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EAN : 9782266037594
186 pages
Éditeur : Pocket (05/01/2008)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 128 notes)
Résumé :
Marie ne connaissait pas la date exacte de sa naissance. Johannes, le vieux pâtre de Maslafon, l'avait trouvée endormie parmi les brebis un matin d'automne 1901. Il la baptisa « Marie des brebis » et l'aima comme sa fille.

Près d'un siècle plus tard, cette même Marie, en sa grande vieillesse, confie sa vie à Christian Signol. Il l'écoute avec passion et nous offre un livre qui fleure bon le laurier sauvage des Causses, le miel et l'orange de Noël.>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
FLaureVerneuil
  17 mai 2020
C'est Marie la narratrice qui partage, avec simplicité, sa vie faite de petits et grands événements, de moments tristes ou joyeux. Bien sûr, la vie de la bergère n'est pas trépidante, elle se contente de peu, il y a une certaine routine. Elle prend le temps de regarder et nous entraîne avec elle. Elle sait écouter, vivre avec les saisons dans son Quercy. La moindre rencontre ou occasion est une fête. Elle ouvre sa porte en disant "finissez d'entrer". L'entraide et de belles valeurs sont mises en avant.
La collection de ce livre est "mémoire vive", il a trouvé sa place ainsi que le classement "roman terroir", la région est aussi un personnage.
Marie est une héroïne très attachante, mais elle n'est pas la seule. On s'image être à la place de Christian, à CAHORS, sur la petite place. le calme nous envahit. Merci Christian de nous avoir permis de connaître, un peu, une si belle personne.
Lien : https://vie-quotidienne-de-f..
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coquinnette1974
  16 janvier 2017
Marie des brebis est un très joli livre, que j'ai beaucoup aimé.
La narratrice est Marie, vieille dame qui a raconté son histoire à Christian Signol il y a de cela de nombreuses années.
Il a recueillit son témoignage dans les années 1980, et Marie est depuis décédée puisqu'elle est partit doucement, deux ans après avoir raconté son histoire à Monsieur Signol.
Douce Marie, si touchante, que nous découvrons de sa toute petite enfance à ses vieux jours.
Elle est née en 1901, donc elle a connue les deux guerres, et nous découvrons avec elle ces deux périodes, compliquées, et qui l'ont évidemment marqué.
Elle a eu une vie simple, mais bien remplit.
Elle a vécut de peu et pourtant elle était heureuse.
Elle le reconnait elle-même, elle a eu la chance de rencontrer un homme gentil, un bon mari qui buvait peu, ne la battait pas et était un bon père.
En ces temps là, un homme pareil, c'était bien rare.
C'est un très joli témoignage, qui m'a beaucoup touché, et à qui je donne avec plaisir 5 étoiles :)
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ioionette
  18 avril 2014
J'ai, dans ma bibliothèque, des livres que je n'ai pas encore lu, récupérés d'untel ou d'un autre pour leur éviter de finir leur vie à la poubelle, ils forment un tas dans lequel je pioche de temps en temps, lorsque je n'ai pas d'autres idées de lecture. C'est ainsi que je suis tombée sur Marie des Brebis, un livre paru en 1989, écrit par Christian Signol. La couverture et le titre clament qu'il s'agit là d'un "roman de terroir", genre dans lequel je ne m'étais jamais risquée car il reste pour moi associé a l'idée d'une littérature "de vieux". Comprenez-moi, c'est le style de livre qu'affectionne ma grand-mère, ça donne quelques préjugés.
Ce roman nous raconte la vie de Marie, depuis le jour où on la trouva abandonnée tout bébé sur les pentes du Causse de Gramat en 1901, jusqu'au moment de la narration. On comprend assez vite que c'est Marie elle-même qui nous fait part de son histoire et qu'elle le fait aux dernières heures de sa vie. le récit est donc ponctué par des "c'était mieux avant" typiques d'une vieille dame qui je vous l'avoue, m'ont prodigieusement agacée au début de ma lecture. Et puis, plus on avance dans la lecture, plus on voit le monde dans lequel elle est née qui se délite autour d'elle, ses enfants qui partent en ville, les foires qui disparaissent, la modernité qui vide les villages de leurs habitants, et moins on lui en veut de ses regrets. En suivant son parcours à travers les ans on fini par comprendre cette lassitude du monde actuel qu'elle ressent, parce qu'on comprends l'amour qu'elle éprouvait pour sa vie d'avant, malgré ses difficultés et sa frugalité. Marie est aussi attachante parce qu'elle prend ce qui est bon à prendre à chaque instant de sa vie, elle a donc beau nous dire qu'elle a connu bien des malheurs, elle conserve une espèce d'acceptation des choses telles qu'elles sont qui l'amène à prendre le meilleur du peu qui lui est donné et à essayer de comprendre au moins un peu ce qui lui semble au prime abord agressivement nouveau.
Mais, même si Marie est attachante, le personnage principal du livre ce n'est pas elle, c'est la région du Quercy, celle-la même que notre héroïne aime plus que tout et qu'elle observe et décrit en permanence, on n'est pas dans un "roman de terroir" pour rien. L'observation fine que fait Marie de la nature qui l'entoure m'a d'ailleurs touchée parce que c'est ce que dont j'ai l'impression de m'être rapprochée ces temps-ci, grâce au projet 12x2, avec lequel j'ai commencé à apprendre à m'arrêter un peu de courir pour contempler les choses.
Plutôt une bonne surprise donc que ce livre. Je ne sais pas si je lirai d'autres "roman de terroir" mais en tout cas celui-ci à fait beaucoup pour réhabiliter le genre dans mon classement littéraire personnel.
Lien : http://ioionette.blogspot.fr..
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WhiteRose
  08 octobre 2018
J'ai eu un énorme coup de coeur pour ce roman de Christian Signol, que j'ai lu il y a quelques mois. Si je ne devais garder qu'un seul livre, ce serait celui-ci, sans aucune hésitation ! Une histoire vraie, prenante, bouleversante, et qui m'a complètement chamboulée. Une belle leçon de vie et de courage. La simplicité, l'authenticité. J'aurais bien aimé connaître Marie. Au moins je connais un petit peu les endroits où elle a vécu, car ce roman m'a donné l'envie irrépressible d'aller découvrir les Causses du Quercy, ce que j'ai eu l'occasion de faire cet été. Je suis donc partie sur les traces de Marie, j'ai parcouru avec bonheur les villages et les collines qu'elle aimait tant... Il y a des livres comme ça, qui vous transportent, qui vous marquent, Marie des Brebis fait partie de ceux-ci me concernant. C'était mon premier livre de cet auteur et sûrement pas le dernier. La plume de Christian Signol est magnifique, poétique, elle invite au voyage et éveille les sens.
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BVIALLET
  30 mars 2012
Ceci est une histoire vraie . Marie est une enfant abandonnée et découverte endormie sur le Causse par un vieux berger qui la recueille et l'élève avec sa femme .Comme il s'agit d'un témoignage , Signol écrit à la première personne du singulier . En fait , il sert de porte plume à Marie qui n'est pas capable d'écrire elle même car il l'a rencontrée à la fin de sa vie alors qu'elle a été recueillie par son fils et qu'elle est paralysée des deux jambes .
La vie de cette femme est un véritable roman presque plus fantastique que s'il avait été imaginé par un romancier .Elle commence comme bergère au début du siècle dans un hameau perdu des Causses sans eau , sans électricité , sans télé , sans voiture , mais dans la nature , au milieu des brebis . Mais , Marie est heureuse . Elle rencontrera un homme qu'elle aimera profondément . C'est un rescapé de la guerre de 14 qui y survivra mais sera touché par la tuberculose qu'on ne savait pas soigner à cette époque . Elle perd un fils , abattu d'une balle en plein coeur pendant la guerre de 40 , puis son mari d'un arrêt cardiaque . Les épreuves ne lui manquent pas . Ses deux autres enfants , ayant fait des études et obtenu de bonnes situations la quittent et la laissent seule dans la bergerie .Elle reste pourtant dans le bonheur et la sérénité . Elle ne découvre que sur le tard la lecture et la musique ainsi que les facilités du monde moderne . Marie est vraiment une merveilleuse figure . Une vieille dame pleine de douceur et de sagesse qui se contente de petits bonheurs , entourée de l'affection de ses enfants et de ses petits enfants . Jamais Marie ne se plaint , au contraire , elle est dans la louange et le remerciement . Une très belle âme , qui est décédée maintenant . On sort de ce livre heureux d'avoir rencontré une si charmante personne . Merci , Monsieur Signol !
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits (104) Voir plus Ajouter une citation
SlySly   17 mars 2011
Peut-être un jour viendra où les femmes seront plus nombreuses à gouverner les pays, et alors seulement les choses changeront. Car il faut avoir porté un enfant pour connaître le vrai prix de la vie, son mystère et sa force.
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SlySly   18 mars 2011
Aujourd'hui, les vieux ne meurent plus dans leur familles, mais seuls, dans les hospices où ils se consument à petit feu, sans la moindre joie, pressés de disparaître pour ne plus être à charge.
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AuroraeLibriAuroraeLibri   22 avril 2019
Sans nous en rendre compte, nous étions en train de devenir des vieux sur le bord d'une route où ne passait plus personne, riches seulement de nos brebis et de nos souvenirs. Moi aussi, d'une certaine manière, j'ai abdiqué : après avoir refusé plusieurs fois, j'ai fini par accepter la machine à laver que Françoise et Jean voulaient m'acheter. Pourtant, même si je ne leur ai jamais dit, j'ai continué à me rendre au lavoir une fois à l'automne, et une fois au printemps; Là, seule au bord de l'eau, j'écoutais les voix de mes compagnes disparues, le bruit mat du battoir sur les banchous, je regardais les libellules et les papillons, je guettais les charrettes sur la route qui demeurait déserte. Il m'arrivait aussi d'aller à la carrière abandonnée par le nouveau propriétaire, de m'asseoir sur les pierres, de fermer les yeux. (...)
Aussi ai-je compris très vite que cela ne pouvait pas durer et qu'il ne servait à rien de vivre dans le passé. même si j'avais soixante-dix ans, je devais regarder devant moi et non pas derrière, entreprendre quelque chose qui me permette d'aller vers les autres au lieu de me refermer sur moi.

Chapitre 11
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AuroraeLibriAuroraeLibri   08 avril 2019
Au reste, comme beaucoup de gens, à la campagne, elle croyait aux présages. Elle détestait les pies, les chouettes et les corbeaux qui, à ses yeux, étaient tous des oiseaux de mauvais augure. Elle prétendait que, si l'un d'eux tournait trop longtemps autour d'une maison, c'était que quelqu'un allait y mourir dans l'année. Seul le pivert trouvait grâce à ses yeux : il ne faisait qu'appeler la pluie. du chat, elle assurait que, s'il se passait la patte sur la tête, c'était le présage d'une visite dans la journée. Le chant du coq à minuit annonçait du brouillard pour le lendemain, si l'on ne remuait pas aussitôt les cendres dans la cheminée.
Elle savait qu'on l'accusait de jeter des sorts, et je suis sûre qu'elle s'en réjouissait. Je crois bien même qu'elle faisait tout pour justifier cette réputation. On venait pourtant la chercher avant de creuser un puits, afin qu'elle trouve le bon endroit avec une baguette de coudrier.Elle se faisait payer en volailles et repartait en lançant des imprécations qu'on faisait semblant de ne pas entendre. (...)
Elle est morte, seule, dans un bois, et on l'a retrouvée trois jours après, à moitié mangée par les renards. Elle avait eu une " attaque " et n'avait pu se relever. J'ai beaucoup regretté sa présence à laquelle je m'étais habituée, et quelquefois je pense à elle comme à une véritable amie qui a partagé un peu de ma vie.

Chapitre 5
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AuroraeLibriAuroraeLibri   01 avril 2019
On m'a trouvée endormie au milieu des brebis, là-haut, un jour de grand soleil, au pied d'un genévrier. c'était à l'automne de l'année 1901. Je me suis demandé souvent qui m'avait couchée là, sur un lit de mousse blanche, entre les baies sauvages, et je n'ai jamais su le jour exact de ma naissance. Il y avait une feuille de papier glissée entre la couverture de laine et ma peau, où quelqu'un avait écrit : "Elle s'appelle Marie. " C'est pourquoi on m'a longtemps appelée "Marie des brebis".

Chapitre I
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