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EAN : 9782266037594
186 pages
Pocket (05/01/2008)
4.02/5   153 notes
Résumé :
Marie ne connaissait pas la date exacte de sa naissance. Johannes, le vieux pâtre de Maslafon, l'avait trouvée endormie parmi les brebis un matin d'automne 1901. Il la baptisa « Marie des brebis » et l'aima comme sa fille.

Près d'un siècle plus tard, cette même Marie, en sa grande vieillesse, confie sa vie à Christian Signol. Il l'écoute avec passion et nous offre un livre qui fleure bon le laurier sauvage des Causses, le miel et l'orange de Noël.>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
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YannMarcDrieu
  14 décembre 2021
Une époque révolue.
Quel magnifique témoignage que celui de Marie des brebis sur sa vie passée dans les Causses tout au long de ce XXe siècle plein de mutations.
Une vie inscrite dans une ruralité pleine de sobriété, en accord avec le rythme de la nature et où les interactions humaines sont pleines de solidarités désintéressées et de joies simples.
Les grands tourments du XXe vont effriter progressivement ce petit monde idyllique: les guerres mondiales qui vont broyer mentalement son mari et prendre un de ses fils; la grande transformation sociétale qui vient absorber deux autres de ses enfants au sein de villes dénaturées. Marie reste, quant à elle, ancrée à tout jamais dans son monde natale, observant et portant toutes ses mutations avec un regard toujours généreux pour sa progéniture, sans haine mais avec une sorte d'amertume. Une amertume que ses enfants aient été extirpés de cette vie simple, certes laborieuse, mais pleine de la richesse d'une Nature bienveillante.
L'époque est révolue, l'Homme civilisé s'est écarté de cette dernière, une nouvelle ère est annoncée.
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FLaureVerneuil
  17 mai 2020
C'est Marie la narratrice qui partage, avec simplicité, sa vie faite de petits et grands événements, de moments tristes ou joyeux. Bien sûr, la vie de la bergère n'est pas trépidante, elle se contente de peu, il y a une certaine routine. Elle prend le temps de regarder et nous entraîne avec elle. Elle sait écouter, vivre avec les saisons dans son Quercy. La moindre rencontre ou occasion est une fête. Elle ouvre sa porte en disant "finissez d'entrer". L'entraide et de belles valeurs sont mises en avant.
La collection de ce livre est "mémoire vive", il a trouvé sa place ainsi que le classement "roman terroir", la région est aussi un personnage.
Marie est une héroïne très attachante, mais elle n'est pas la seule. On s'image être à la place de Christian, à CAHORS, sur la petite place. le calme nous envahit. Merci Christian de nous avoir permis de connaître, un peu, une si belle personne.
Lien : https://vie-quotidienne-de-f..
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coquinnette1974
  16 janvier 2017
Marie des brebis est un très joli livre, que j'ai beaucoup aimé.
La narratrice est Marie, vieille dame qui a raconté son histoire à Christian Signol il y a de cela de nombreuses années.
Il a recueillit son témoignage dans les années 1980, et Marie est depuis décédée puisqu'elle est partit doucement, deux ans après avoir raconté son histoire à Monsieur Signol.
Douce Marie, si touchante, que nous découvrons de sa toute petite enfance à ses vieux jours.
Elle est née en 1901, donc elle a connue les deux guerres, et nous découvrons avec elle ces deux périodes, compliquées, et qui l'ont évidemment marqué.
Elle a eu une vie simple, mais bien remplit.
Elle a vécut de peu et pourtant elle était heureuse.
Elle le reconnait elle-même, elle a eu la chance de rencontrer un homme gentil, un bon mari qui buvait peu, ne la battait pas et était un bon père.
En ces temps là, un homme pareil, c'était bien rare.
C'est un très joli témoignage, qui m'a beaucoup touché, et à qui je donne avec plaisir 5 étoiles :)
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WhiteRose
  08 octobre 2018
J'ai eu un énorme coup de coeur pour ce roman de Christian Signol, que j'ai lu il y a quelques mois. Si je ne devais garder qu'un seul livre, ce serait celui-ci, sans aucune hésitation ! Une histoire vraie, prenante, bouleversante, et qui m'a complètement chamboulée. Une belle leçon de vie et de courage. La simplicité, l'authenticité. J'aurais bien aimé connaître Marie. Au moins je connais un petit peu les endroits où elle a vécu, car ce roman m'a donné l'envie irrépressible d'aller découvrir les Causses du Quercy, ce que j'ai eu l'occasion de faire cet été. Je suis donc partie sur les traces de Marie, j'ai parcouru avec bonheur les villages et les collines qu'elle aimait tant... Il y a des livres comme ça, qui vous transportent, qui vous marquent, Marie des Brebis fait partie de ceux-ci me concernant. C'était mon premier livre de cet auteur et sûrement pas le dernier. La plume de Christian Signol est magnifique, poétique, elle invite au voyage et éveille les sens.
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Caran
  11 mars 2022
Une littérature du terroir… ma drogue… Comment je savais d'avance que j'allais prendre du plaisir à parcourir les quelques pages que comprend ce livre. Gourmand, j'aurais aimé en avoir plus mais l'histoire dont j'ai pris connaissance a suffit à me rendre heureux pendant ces cinq derniers jours. Ouais, j'ai terminé cette lecture bien plus tôt que prévu alors que j'aurais aimé rester en sa compagnie encore un peu plus longtemps. A travers ce récit, j'ai pu revivre une part de mon enfance. Je ne cesse de répéter que je connais très bien l'ambiance des terroirs puisque j'y réside. Ici, dans cette ville qui a su si bien m'accueillir, les lavoirs sont préservés et protégés. Ces lieux sont présents dans ce livre que je viens tout juste de refermer. Je ne le cache à personne, je suis nostalgique de cette période même si je l'ai connu sur sa fin. Les feux de Saint-Jean, ces réunions entre voisins, sur des cadres ouverts au ciel nocturne si chaleureux des soirs d'été qui donnaient l'impression de ne jamais se finir… Comme je voudrais revenir à ces petites périodes de ma vie… En attendant, la tête gonflée de souvenirs plus que précieux, je me dois de passer à la rédaction de mes fameuses listes :
Point négatif :
• Il m'a manqué ce petit truc pour faire de cette oeuvre, un véritable coup de coeur même si j'ai su savourer chaque jour passé en sa présence.
Points positifs :
• Et ils vont être nombreux ces derniers. Tout d'abord, la taille aléatoire des chapitres et des paragraphes.
• J'ai aimé parcourir les souvenirs multiples de cette brave femme à qui ce livre est consacré. Cette Marie, quelle brave humaine. Je choisis ce terme car elle a su l'être à chaque fois que l'occasion s'y est prêtée. Chaleureuse, protectrice, altruiste, un être comme je sais les aimer et à qui je tente de ressembler tous les jours même si parfois, je cède un peu à ces éléments parasitaires autour de moi dont je ne donnerai aucun nom. Pourtant, Marie a rencontré beaucoup de difficultés sur son chemin mais jamais elle ne s'est plainte. J'ai compris fort facilement son attachement à cette terre qui l'a vu grandir, vivre, et j'ignore si à mon tour, je serais prêt à quitter la mienne. Certes, les gens dans mon terroir, dans certains endroits, présentent un esprit archaïque et je partage avec eux ce besoin de ne pas voir les choses changer… mais tout de même…
• J'ai encore trouvé un joli signe dans ce livre, celui de me remettre dans la spiritualité et surtout, l'ésotérisme. Cette volonté m'accompagne depuis quelques temps mais avec mes plannings de ministre, ça va être chaud. En tout cas, savoir que Marie possédait un don dit de guérison tandis que sa fille exprimait elle, un don de voyance, a su me faire sourire. Aucune surprise déplacée, ces deux femmes étaient clairement de la famille, si je peux me permettre de m'exprimer ainsi.
• Avec Marie, j'ai pu traverser les deux guerres mondiales. Forcément, j'ai pu y trouver mon compte et avec elle, j'ai partagé ses craintes de voir disparaître ses êtres chers. Les guerres sont un véritable fléau mais tant que nous aurons des hommes à la tête de certains pays, qui passent plus leur temps à se la mesurer plutôt qu'à se montrer humain, nous serons toujours à redouter cette épée de Damoclès au-dessus de nos têtes.
• J'ai su apprécier également les nombreuses pensées de Marie concernant notre monde actuel, univers dans lequel je n'ai pas ma place et dans lequel j'ai de nombreuses difficultés à y vivre. Même si je suis encore jeune, ma vieille âme pleure ce 21e siècle qui n'a rien de charmant et nourrit cet espoir, à pure perte, de retourner en arrière.
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Citations et extraits (106) Voir plus Ajouter une citation
SlySly   17 mars 2011
Peut-être un jour viendra où les femmes seront plus nombreuses à gouverner les pays, et alors seulement les choses changeront. Car il faut avoir porté un enfant pour connaître le vrai prix de la vie, son mystère et sa force.
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SlySly   18 mars 2011
Aujourd'hui, les vieux ne meurent plus dans leur familles, mais seuls, dans les hospices où ils se consument à petit feu, sans la moindre joie, pressés de disparaître pour ne plus être à charge.
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AuroraeLibriAuroraeLibri   22 avril 2019
Sans nous en rendre compte, nous étions en train de devenir des vieux sur le bord d'une route où ne passait plus personne, riches seulement de nos brebis et de nos souvenirs. Moi aussi, d'une certaine manière, j'ai abdiqué : après avoir refusé plusieurs fois, j'ai fini par accepter la machine à laver que Françoise et Jean voulaient m'acheter. Pourtant, même si je ne leur ai jamais dit, j'ai continué à me rendre au lavoir une fois à l'automne, et une fois au printemps; Là, seule au bord de l'eau, j'écoutais les voix de mes compagnes disparues, le bruit mat du battoir sur les banchous, je regardais les libellules et les papillons, je guettais les charrettes sur la route qui demeurait déserte. Il m'arrivait aussi d'aller à la carrière abandonnée par le nouveau propriétaire, de m'asseoir sur les pierres, de fermer les yeux. (...)
Aussi ai-je compris très vite que cela ne pouvait pas durer et qu'il ne servait à rien de vivre dans le passé. même si j'avais soixante-dix ans, je devais regarder devant moi et non pas derrière, entreprendre quelque chose qui me permette d'aller vers les autres au lieu de me refermer sur moi.

Chapitre 11
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AuroraeLibriAuroraeLibri   08 avril 2019
Au reste, comme beaucoup de gens, à la campagne, elle croyait aux présages. Elle détestait les pies, les chouettes et les corbeaux qui, à ses yeux, étaient tous des oiseaux de mauvais augure. Elle prétendait que, si l'un d'eux tournait trop longtemps autour d'une maison, c'était que quelqu'un allait y mourir dans l'année. Seul le pivert trouvait grâce à ses yeux : il ne faisait qu'appeler la pluie. du chat, elle assurait que, s'il se passait la patte sur la tête, c'était le présage d'une visite dans la journée. Le chant du coq à minuit annonçait du brouillard pour le lendemain, si l'on ne remuait pas aussitôt les cendres dans la cheminée.
Elle savait qu'on l'accusait de jeter des sorts, et je suis sûre qu'elle s'en réjouissait. Je crois bien même qu'elle faisait tout pour justifier cette réputation. On venait pourtant la chercher avant de creuser un puits, afin qu'elle trouve le bon endroit avec une baguette de coudrier.Elle se faisait payer en volailles et repartait en lançant des imprécations qu'on faisait semblant de ne pas entendre. (...)
Elle est morte, seule, dans un bois, et on l'a retrouvée trois jours après, à moitié mangée par les renards. Elle avait eu une " attaque " et n'avait pu se relever. J'ai beaucoup regretté sa présence à laquelle je m'étais habituée, et quelquefois je pense à elle comme à une véritable amie qui a partagé un peu de ma vie.

Chapitre 5
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AuroraeLibriAuroraeLibri   01 avril 2019
On m'a trouvée endormie au milieu des brebis, là-haut, un jour de grand soleil, au pied d'un genévrier. c'était à l'automne de l'année 1901. Je me suis demandé souvent qui m'avait couchée là, sur un lit de mousse blanche, entre les baies sauvages, et je n'ai jamais su le jour exact de ma naissance. Il y avait une feuille de papier glissée entre la couverture de laine et ma peau, où quelqu'un avait écrit : "Elle s'appelle Marie. " C'est pourquoi on m'a longtemps appelée "Marie des brebis".

Chapitre I
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Videos de Christian Signol (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Signol
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/christian-signol-la-ou-vivent-les-hommes-53065.html
Il est un romancier incontournable en librairie. Pourtant, il n'est pas médiatique, n'intervient pas en télévision ou ne défraie pas la chronique. Mais les lecteurs l'apprécient parce qu'il nous parle de nous, de nos origines, de nos provinces, d'un passé parfois révolu. On pourrait le classer dans les auteurs dit « de terroir » mais cela a-t-il vraiment un sens ? Car derrière tout cela, rien de passéiste ou de nostalgique. Les romans de Christian Signol, même si certains se déroulent dans un passé plus lointain, sont bien des romans d'aujourd'hui, dans lesquels les personnages nous questionnent sur notre temps. La seule différence avec une autre littérature : ici, les personnages ne vivent pas en grande ville et leurs préoccupations ne touchent pas essentiellement leur petite personne. C'est en 1994 avec « Les cailloux bleus » que le public découvre Christian Signol. le succès est immédiat et se confirmera avec de nombreux titres comme « L'amour de nos pères », « L'été de nos vingt ans » ou « La promesse des sources ». Aujourd'hui, ce sont plus d'une cinquantaine de titres traduits en 15 langues. Certains adaptés en série TV comme « La rivière Espérance ». Chaque année, à la sortie de son nouvel opus, sans bruit, si Christian Signol se retrouve dans les meilleures ventes de livres, il le doit aussi à son écriture, belle, généreuse, classique, assumée, fruit d'une discipline de travail et de rigueur dans laquelle le lecteur à la première place. Voici le nouveau roman de Christian Signol, « Là où vivent les hommes » publié chez Albin Michel. Etienne, la trentaine, cadre bancaire, quitte brusquement la grande ville où il vit suite à un drame personnel. Ses pas le mènent par hasard en Lozère, dans une ferme où vit Louise, la propriétaire, qui se fait aider par Achille, le berger. Ces trois êtres, que rien ne prédisposait à se rencontrer, vont s'apprivoiser, échanger, apprendre à se connaitre et s'enrichir mutuellement. Au fil de quatre saisons, chacun sortira grandit de cette rencontre. Avec une plume d'une grande finesse, des personnages attachants, une place privilégiée pour les ambiances et les décors naturels, Christian Signol signe un roman fort, bouleversant, touchant qui parle de notre époque bousculée, de ces campagnes qui se meurent et qui, pourtant, seront peut-être une réponse aux situations que nous vivons désormais. « Là où vivent les hommes » de Christian Signol est publié chez Albin Michel.
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