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ISBN : 2846943621
Éditeur : VDB (30/11/-1)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Christian Signol n'a jamais vraiment quitté le terroir de son enfance, même si, à onze ans, il dut entrer au lycée, en ville. Il retrouve ici les chemins qui mènent au village de cette enfance dans le Quercy. Il ressucite les figures familiales et familières, les saisons et les jours, les jeux et les apprentissages, les moissons et les fenaisons - toute la vie d'une campagne française avant les bouleversements des "Trente Glorieuses"...
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
domisylzen
  03 juillet 2017
Un magnifique petit ouvrage ou l'auteur revient au temps de sa préadolescence. Cette fin d'enfance riche sur laquelle notre vie d'adulte se construit.
Pour lui ce temps se situe au cours des années cinquante. La population sort de la seconde guerre mondiale et le temps du bonheur est là. Pourtant la vie est rude, très rude surtout dans les campagnes ou pour vivre décemment il convient de travailler dès l'aurore jusqu'à l'aube. Les campagnards sont en total immersion avec la nature. Il revient sur les métiers de cette époque qui aujourd'hui ont disparu ou quasiment: maréchal-ferrant, bourrelier, garde-champêtre qui arrivait avec son tambour : Rantanplantanplan, avis à la population (prononcer avisse) les bouilleurs de cru et bien d'autres encore. Cette époque ou les boulangers préparaient à la main leur pâte : quarante kilos de farine avec 15 litres d'eau tiède ou était délayé le levain et le gros sel, le tout brassé à la main.
En lisant ce livre, dix, vingt fois une critique vous vient. Inévitablement sa lecture vous renvoi à votre passé.
Nous sommes des ponts entre nos parents, grands-parents et nos enfants, petits-enfants qui seront à leur tour un pont pour les générations futures.
Un livre qui se pourrait nostalgique pourtant qu'il est doux de retrouver ces visages surgit du passé.
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Annabelle31
  05 février 2017
Avec "Adeline en Périgord",Christian Signol nous avait fait le cadeau de partager avec nous les souvenirs de sa famille en nous contant l'histoire de sa grand-mère. Avec "Trésors d'enfance" ce sont ses plus belles années d'enfance qu'il nous raconte. On y découvre ses seconds grand-parents toujours très présents dans sa mémoire, mais aussi tout le village du Quercy dans lequel il a grandi, les petits et grands événements de la vie rurale, et les personnes qui ont marqué ces années qu'il affectionne. le garde champêtre du village, mais aussi le bouilleur de cru qui s'installait provisoirement ou encore les cirques qui sillonnaient la campagne à cette époque, sans oublier le maréchal ferrand et aussi, l'école et les premiers maîtres, ceux qui sauront faire découvrir au petit Christian ce qui deviendra une passion : la lecture.
On y découvre également l'importance de la Dordogne dans le coeur de cet enfant, qui saura d'ailleurs si bien, beaucoup plus tard, écrire une véritable ode à ce fleuve avec "la rivière espérance"
J'ai beaucoup aimé ce récit, qui m'a permis de mieux connaître cet auteur dont j'apprécie toujours les romans, je le conseille à les amateurs des romans de Christian Signol.
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BVIALLET
  21 mai 2012
Dans le années cinquante, le jeune Christian passe une enfance heureuse et insouciante dans un petit village du Quercy. Il apprécie particulièrement la compagnie de sa grand-mère, qui fut servante chez des gens aisés pendant sa jeunesse et de son grand-père, qui revint blessé de la guerre de 14 et dut se battre pour se faire une toute petite place au soleil. A l'âge de onze ans, il doit partir à la ville pour étudier, car ses parents savent que le monde agricole va subir de profondes mutations et que les jeunes vont devoir faire plus d'études qu'eux pour pouvoir exercer d'autres métiers. Mais l'amour de ce petit coin de paradis sera le plus fort, jamais Christian ne quittera complètement son village. Il rachètera la maison du grand-père et devenu écrivain à succès, il y reviendra pour s'y installer définitivement.
Un très joli livre de souvenirs d'une époque révolue qui évoquera bien des souvenirs aux lectrices et lecteurs de la même génération que Christian Signol, les sexagénaires, qui ont connu un monde que les plus jeunes ne peuvent ni connaître ni même imaginer. Un monde sans voitures ou presque, sans télévision, ni internet, ni jeu video, ni sida. le temps des villages vivants avec tous leurs petits métiers aujourd'hui : forgeron, maréchal-ferrant, bourrelier... Nostalgie, nostalgie... Sans doute enjolive-t-on toujours le territoire de l'enfance ? L'auteur le reconnaît lui-même : « Ma mémoire sélectionne ce que je vis de meilleur et occulte le reste. Quoi qu'il en soit, je demeure persuadé que les années qui ont suivi la Deuxième Guerre mondiale ont été des années plus heureuses que les autres. Ne possédant presque rien, les gens, surtout dans les campagnes, se contentaient de peu. » « C'est le superflu qui nous dépouille. » précise-t-il en citant Sabatier. Un beau texte très court (93 pages), mais dense et émouvant.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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whynotgrove
  02 octobre 2016
Petit plaisir personnel de l'auteur qui peut être partagé par les nostalgiques des années 50, sans prétention mais joli retour dans le passé simple.
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sld09
  28 juin 2017
J'ai bien aimé ce très joli récit où l'auteur évoque ses souvenirs d'une enfance heureuse dans un village du Quercy.
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
domisylzendomisylzen   05 juillet 2017
Certes, on peut bien vivre sans savoir distinguer un orme d'un charme, mais cela me paraît caractéristique d'une évolution contestable, comme je l'ai déjà écrit quelque part en reprennant simplement les termes de Konrad Lorenz qui assure " que le plus grand drame de ce siècle, c'est que l'humanité, dans les sociétés occidentales, a brisé ses liens avec la nature, rompant du même coup l'équilibre qui avait jusqu'à ce jour assuré sa permanence".
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gean25gean25   16 janvier 2016
Quel est cet écho qu'une simple lecture peut réveiller au fond de nous, éveillant en même temps une vibration qui semble provenir de plus loin que notre naissance ? Est-il la trace de vies antérieures dont la lumière vacillante parvient quelquefois jusqu'à nous comme celle des étoiles lointaines ?
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BVIALLETBVIALLET   21 mai 2012
Ma mémoire sélectionne ce que je vis de meilleur et occulte le reste. Quoi qu'il en soit, je demeure persuadé que les années qui ont suivi la Deuxième Guerre mondiale ont été des années plus heureuses que les autres. Ne possédant presque rien, les gens, surtout dans les campagnes, se contentaient de peu.  C'est le superflu qui nous dépouille.
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Annabelle31Annabelle31   05 février 2017
Je ne dirai jamais assez combien la Dordogne et ses rives furent pour nous un lieu enchanté, durant ces étés où la passion de l’eau nous incitait à toutes les imprudences. C’est sans doute à ces heures éblouissantes que je dois d’avoir écrit La Rivière Espérance, dont les longues dérives sur les courants et les échouages sur les plages de galets m’ont été dictés par les sensations d’une époque où je ne mesurais pas la profondeur du lit qu’elles creusaient en moi, pareilles à ces crues d’automne qui changent le cours des rivières comme le flot des souvenirs, parfois, transforme les vies
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Annabelle31Annabelle31   04 février 2017
Aujourd’hui je suis devenu écrivain, et je pense à cet instituteur qui n’a pas ri, et qui m’a encouragé, au contraire, sur ce chemin incertain. Mieux encore : depuis deux ans, la bibliothèque de mon école porte mon nom. J’ai essayé, le jour de l’inauguration, en découvrant la plaque de cuivre sur la porte, d’expliquer tout ce que je devais à ces livres, mais je en ai pas trouvé la force. Toute une somme d’émotions s’est levée en moi avec la violence d’un ouragan, et j’ai saisi la première occasion pour m’enfuir, poursuivi que j’étais par des rayons et des ombres dont la redécouverte venait de me foudroyer.
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Videos de Christian Signol (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Signol
Se souvenir des jours de fête - Christian Signol .1939. L?orage qui gronde au loin sonne la fin des années d?insouciance. A Toulouse comme ailleurs, les hommes qui refusent de voir grandir leurs enfants dans une Europe soumise aux nazis s?engagent et partent pour le front. Beaucoup n?en reviendront pas. D?autres, comme Etienne, prisonniers en terre ennemie se retrouvent ballotés de camps en camps, toujours plus rudes à chaque tentative d?évasion. Au pays, les femmes ne baissent pas les bras. Mélina, qui vient de mettre au monde un petit garçon, est persuadée que pour revoir un jour son mari, elle doit se montrer digne de lui. Confiant leur enfant à un couple d?amis, elle s?engage dans la lutte et rejoint la Résistance? Après Nos si beaux rêves de jeunesse, cette vaste fresque, qui nous entraine des bords de la Garonne à la Prusse orientale, est un hymne à la vie, la liberté et l?espérance. Vous n?êtes pas prêts d?oublier Etienne et Mélina, ce jeune couple qui se bat avec la folle certitude que rien ni personne ne pourra jamais les séparer. albin-michel.fr/Se-souvenir-des-jours-de-fete-EAN=9782226325761 Découvrir un extrait du livre : fr.calameo.com/read/001918672971d8e9b3d0a
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