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Catherine Eyjolfsson (Traducteur)
ISBN : 2350870804
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (23/10/2008)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Le chagrin d'amour est-il une maladie ? L'épédémie aura-t-elle raison de toute la famille de Li ?

avec son frêre Mummi, Li est perdue dans une demeure de 360m carrés où les calins n'existent pas. Ses parents médecins sont trop préoccupés par leurs petits malades pour se soucier d'elle.
Aussi sa vie ne commence-t-elle pour de bon qu'avec le grand amour.
Pourtant Li refuse le bonheur et rompt trop vite. Impossible pour elle d'échapper à un... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Melopee
  11 juin 2011
Je viens de finir ce livre qui m'aura tenu en haleine peu de temps, un livre islandais qui m'a fait le même effet que Rosa candida. J'ai eu le "malheur" d'engloutir le début, de le poser quelques jours et de le reprendre en étant complétement perdue, mal m'en a pris. En reprenant le cours de l'action, on est tout de suite absorbé par cette plume tout à fait authentique, tout à fait poétique et quant à moi, elle m'a tout de suite interpellée. J'ai même été jusqu'à presque louper mon arrêt de train tellement je suivais avec palpitation la narration. Et d'ailleurs, quelle est-elle?
Nous sommes à Sjafnargata, bourgade islandaise pareille à toutes autres. Lilla c'est la narratrice mais son nom est très peu évoqué. C'est son surnom, Li, qui est chuchoté dans le creux de l'oreille, car c'est le petit nom que lui a donné son amoureux. Nous la suivons de l'enfance jusqu'à sa vie adulte, elle qui est un peu perdue dans son quotidien peu banal. Car ses parents sont médecins et n'ont d'intérêt que pour les petits corps malades. Raghnildur, la mère, est impitoyable dans ses diagnostics, elle a le don de reconnaître la maladie à sa base. Haraldur, le père, est plus coulant mais non moins tout autant absent à son devoir paternel. C'est ainsi que grandissent Li et son petit frère Mummi, comme des mauvaises herbes. Étaient-ils désirés? Leurs parents, qu'ils appellent entre eux "Les Époux", les évitent et semblent toujours extrêmement étonnés lorsqu'ils les croisent dans une pièce.
Heureusement la maison est grande, les rencontres sont rares et chacun respecte donc l'espace de l'autre comme un colocataire imposé. Les parents entre eux adoptent la théorie de l'autruche en s'enfermant dans des rôles de conjoints ordinaires : "où sont passés mes lunettes?" sont le lot quotidien de ces deux-là qui se sont retrouvés liés presque malgré eux (c'est du moins la sensation qu'on en a). D'ailleurs, l'hypothèse se confirme puisque Raghnildur garde en secret le poème d'un de ses amants de jeunesse et Haraldur lui, conserve une photo d'une ancienne petite amie décédée. Mais qu'est-ce que c'est que cette famille, me direz-vous? C'est exactement la question que je me suis posée car on a tout à fait l'impression d'être tombé dans un milieu de fous où tous les gens se côtoient presque forcés (sauf les enfants qui grandissent ligués contre les adultes). Voilà pour le schéma familial de Li ! Sauf que Li n'est pas seulement une enfant non choyée par ses parents, elle est aussi une femme qui a connu l'amour. C'est d'ailleurs cet homme, qui l'a fait vibrer par le passé, qui est le fil conducteur du livre. En effet, ils se sont connus adolescents, se sont aimés très sérieusement (l'amour peut-il être sérieux?) et se sont séparés, comme par la force des choses. Sauf que l'homme est de retour en Islande après un long périple en Italie et que c'est toute une histoire qui ressurgit. Les retrouvailles sans doute sont fortes car il y a tant à raconter...
J'ai l'impression d'avoir raconté beaucoup mais j'ai malgré tout omis des éléments importants qui ponctuent la vie de cette petite Li. Elle marche dans les traces de sa mère, se lie d'amitié pour l'"herbivrogne" du village, succombe à un homme, part et revient. C'est en somme une histoire loufoque où se mêlent les poèmes et une narration subtilement menée. Il y a les flash-backs, les apartés pour l'amoureux, les réflexions sur l'amour et la vie, enfin il y a cette famille, autant un poids qu'un indestructible attachement auquel on se rapporte lorsque le doute l'emporte.
Un livre fort et que j'ai aimé... beaucoup !
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5Arabella
  25 juillet 2016
Le personnage principal, Lilla nous dévoile petit à petit sa vie. Et surtout son enfance, avec des parents médecins très dévoués à leurs patients, mais complètement absents de la vie quotidienne. A partir du départ de leur nounou, les enfants se trouvent plus ou moins livrés à eux-mêmes. Ils s'en sortent physiquement, mais beaucoup moins affectivement. Nous suivons donc Lilla, qui raconte sa vie, avec une certaine distance et détachement, jusqu'à un moment clé, où elle pense que les choses peuvent changer, qu'elle a une chance de ressentir d'une autre manière et donner un autre cours au reste de sa vie.
La description de l'enfance de l'héroïne est bien écrite et bien rendue, il y a des moments forts et touchants. En revanche ce qui suit, l'âge adulte, n'est qu'esquissé et pas forcement toujours crédible. Il y a des points communs à pas mal de romans islandais contemporains, de belles descriptions de souvenirs d'enfance ou d'adolescence, des blessures ou fêlures qu'on a du mal à surmonter, sans vraiment savoir pourquoi. Une sorte de nostalgie et de manque. le tout dans une belle écriture poétique. Mais au bout de quelques livres de ce type, on finit pas ne pas trouver cela si original et sans doute moins touchant. Comme si le bonheur était par définition impossible en terre d'Islande, comme une fatalité, sans véritable raison, sauf ces jours trop courts, et le manque de soleil….
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Lilidoic
  25 septembre 2013
Fruit de pérégrination en librairie, j'ai choisi ce livre, un peu comme ça, parce que la couverture était très belle, parce que je suis très attirée par l'Islande et que j'ai remarqué que j'étais très sensible à l'écriture islandaise (si on peut faire une généralisation...). Et ce fut gagnant! Une lecture très belle, riche et poétique.
Ce roman est l'histoire d'une femme, Lilla, qui se souvient de son enfance d'enfant mal-aimée ou plutôt non-aimée. Lilla a grandit dans une grande maison vide et bordélique de Sjafnargata, accompagnée seulement de son frère adoré Mummi. Lilla, dès sa naissance, prend conscience qu'elle gêne ses parents et surtout sa mère, Ragnhildur. Lilla et Mummi grandissent donc seuls, sans une once d'intérêt de la part de leurs parents, ni même d'amour. Lilla prend l'amour là où elle le peut, au près d'une nounou qui disparait du jour au lendemain sans qu'elle ne le comprenne, d'une dame alcoolique et abandonnée de tous. Lilla ne comprend pas bien ce qui se passe autour d'elle, Lilla perçoit seulement les choses et les événements et les interprètent comme elle peut. Personne ne lui explique la vie. Lilla va se sacrifier pour devenir ce qu'elle pense qu'une petite fille doit être pour être digne d'amour. le manque d'amour est si cruel qu'elle va même s'inventer une amie qui elle aura une vie remplie d'amour auprès d'une mère merveilleuse.
Le portrait que Lilla brosse de sa mère lorsqu'elle est adulte, est implacable mais pour autant pas accusateur ni rancunier, comme le montre cette citation:
"Pour elle, la vie, et celle des enfants en particulier, devenait de ce fait une monstruosité intolérable.
Ragnhildur estimait qu'il était carrément immoral de regarder de trop près les bons côtés des choses quand les mauvais étaient si prédominants. Elle ne connaissait rien de plus bête que l'optimisme"
Le Cheval Soleil est vraiment la démonstration de toute les théories psychologiques comme quoi un enfant ne peut se construire sans amour ni contact humain. c'est un vibrant plaidoyer:
"L'enfant est dépendant des adultes. Les adultes peuvent le traiter exactement comme bon leur semble et profiter de la différence de force physique et d'aptitude mentale qui les sépare. La souffrance d'un enfant est le plus inexcusable de tout ce qui est inexcusable et des millions d'enfants naissent en des lieux et des pays où rien ne les attend qu'un cortège ininterrompu de souffrances depuis l'instant où ils voient la soi-disant lumière du jour. Soi-disant. Non, je n'appelle pas ça lumière du jour. J'appelle çà la nuit noire de l'éclipse causées par les hommes"
Mon résumé pourrait faire passer ce livre pour un roman glauque et lourd, il n'en ai rien, c'est élevé, aérien, magnifique et surtout prenant. On avance avec Lilla, on veut qu'elle trouve la paix, qu'elle se laisse aller à l'amour quand il arrive. J'ai été particulièrement émue quand elle s'aperçoit que son père, en fait, l'aime.

Lien : http://lisouworld.blogspot.f..
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maevedefrance
  09 mars 2013
Un roman islandais tout mince en volume et pourtant tellement touffu qu'il est difficile d'en parler et de le résumer ! Une écriture d'une beauté à couper le souffle, dans la lignée de celle d'Entre ciel et terre de Jon Kallman Stefansson. Un concentré de poésie, qui fait voyager dans une atmosphère à la fois intimiste et irréelle. Un mélange de prose et de vers, de mots savamment recherchés, quitte à y glisser quelques touches d'argot au passage pour mieux attirer l'attention du lecteur (effet garanti).
Je me suis régalée avec ces 187 pages d'une histoire d'amour peu banale, caustique à souhait par endroits, un zeste masochiste. "On dit que les femmes se chargent de se choisir un mari, mais ce ne fut pas mon cas. le père de mes filles s'était mis dans la tête de m'avoir et j'étais tellement à côté de mes pompes que je me laissais faire."
Chaque femme, ancienne petite fille à tresses apprendra que "les tresses ne coul[en]t jamais et bourlingu[en]t comme des bouteilles à message par toutes les mers du monde jusqu'à ce qu'elles échou[en]t en Australie"....
La fin de l'histoire vous attaque au coeur, écraser des ombres peut vous envoyer dans l'au-delà...
Un très beau roman d'une qualité littéraire indéniable.
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yaki
  21 juin 2014
Le Cheval Soleil raconte l'histoire touchante de Li' que l'on suit de son enfance pas tellement heureuse à l'âge adulte pas tellement plus heureux. Elle vit une enfance sans parents, non pas parce qu'ils sont absents physiquement mais parce qu'ils ne s'occupent jamais d'elle et de son frère. Ils ont bien plus à faire dans leur métier... Les deux enfants vivent donc leur propre vie, à l'écart de ceux qu'ils nomment entre eux Les époux. La période de l'enfance est extrêmement bien rendue, Li' ne reproche rien à ses parents, elle constate seulement, elle fait un état des lieux, elle pense juste que ses parents n'étaient surement pas faits pour être parents... Alors elle et son frère se débrouillent sans l'affection de leurs parents, ils se créent leur monde à eux... La vie de Li' se déroule ainsi, ni vraiment triste ni vraiment heureuse, elle rencontre un homme, se marie, a deux filles mais dans son coeur la place est prise par son Amoureux dont elle s'est éprise à l'adolescence. C'est le retour de cet amoureux qui provoque le retour de Li' sur sa vie passée. Il y a de beaux passages très poétiques (très bien traduits !), de très belles réflexions sur le sens de la vie, sur la mort, c'est à la fois triste et nostalgique... Mais je ne sais pas trop si j'ai aimé ou pas ce livre. J'ai aimé son style mais je trouve l'histoire et la façon dont elle est traitée un peu trop déprimante...
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Citations & extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
LilidoicLilidoic   25 septembre 2013
"L'enfant est dépendant des adultes. Les adultes peuvent le traiter exactement comme bon leur semble et profiter de la différence de force physique et d’aptitude mentale qui les sépare. La souffrance d'un enfant est le plus inexcusable de tout ce qui est inexcusable et des millions d'enfants naissent en des lieux et des pays où rien ne les attend qu'un cortège ininterrompu de souffrances depuis l'instant où ils voient la soi-disant lumière du jour. Soi-disant. Non, je n'appelle pas ça lumière du jour. J'appelle çà la nuit noire de l’éclipse causées par les hommes"
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val-m-les-livresval-m-les-livres   26 mai 2011
C'est qu'ils étaient honteusement dans la lune ceux-là même qui s'intitulaient papa et maman, ceux que les enfants appelaient Haraldur et Ragnhildur ou bien les Epoux. On ne comprend pas comment ils ont pu traverser la vie- et ce, en Cadillac dont ils ignorèrent toujours le gabarit- sans y laisser leur peau. Ils brûlaient les feux rouges, fonçaient en sens interdit et cabossaient des voitures en stationnement dans toute la ville sans s'en apercevoir.

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val-m-les-livresval-m-les-livres   27 mai 2011
C'est généralement une dure épreuve pour les mères de voir leurs fils "tomber homo" comme disait Mummi: à plus forte raison quand il s'agit d'un fils unique. Les mères passent alors par une phase de déni aigu et sont même disposées à patienter jusqu'à ce que cette crise s*d*mique se dissipe. Leur fils fnirait bien, comme tout le monde, par rencontrer une femme qui fera de sa maman une mamie. Elles sont comme les autres mères qui trouvent que les petits-enfants issus de leurs filles ne comptent qu'à moitié. Leur plus cher désir est que leur fils leur donne un petit-fils.
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pavlovapavlova   14 février 2010
J'appliquai à Mummi son propre mot et lui dis que c'étaient des conneries - les sirènes n'avaient pas de nattes et n'habitaient pas l'Australie. Mummi dit que les sirènes avec des tresses étaient au contraire très communes et que j'en savais rien, si elles pouvaient pas tout aussi bien habiter en Australie qu'à Copenhague.
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zazyzazy   25 janvier 2012
Ce que je finis par dire à Nelli était presque aussi bête que le cheval soleil, mais j'y allai de bon coeur dans l'espoir de lui faire plaisir : Vous avez fini d'être soule, dis-je.
Oui, fit Nelli en souriant
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Vidéo de Steinunn Sigurdardóttir
Steinunn Sigurdardottir - Yo-yo .Steinunn Sigurdardottir vous présente son ouvrage "Yo-yo" aux éditions Héloïse d'Ormesson. Traduit de l'islandais par Catherine Eyjolfsson. http://www.mollat.com/livres/steinunn-sigurdardottir-yoyo-9782350872391.html Notes de Musique : "The Moments of Our Mornings" by Engel (http://kaiengelmusic.wix.com/kaiengel)
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