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Catherine Eyjolfsson (Traducteur)
ISBN : 2350870804
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (23/10/2008)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Le chagrin d'amour est-il une maladie ? L'épédémie aura-t-elle raison de toute la famille de Li ?

avec son frêre Mummi, Li est perdue dans une demeure de 360m carrés où les calins n'existent pas. Ses parents médecins sont trop préoccupés par leurs petits malades pour se soucier d'elle.
Aussi sa vie ne commence-t-elle pour de bon qu'avec le grand amour.
Pourtant Li refuse le bonheur et rompt trop vite. Impossible pour elle d'échapper à un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  16 janvier 2019
Comment raconter une enfance, qui n'en ai pas vraiment une, alors qu'on a eu ses deux parents avec soi, un petit frère complice, une grande maison et en apparence pas de soucis matériels ?
La romancière et poète Steinunn Sigurdardottir, donnant la parole à Lilla, enfant et adulte, d'une prose très poétique, égayée d'humour, raconte la triste histoire d'une famille de pédiatres, qui trop occupés à soigner les enfants des autres négligent royalement les leurs (« ...ils étaient honteusement dans la lune, ceux-là même qui s'intitulaient papa et maman... et ils se comportaient en réalité comme si Mummi et moi n'existions pas.»), pourtant ils sont inoffensifs, trop. Une maison où une fois la bonne allemande “Magdamamma” partie, sera abandonnée aux bons soins de deux petits enfants, sans parler du côté affectif quasiment absent. Une histoire extrêmement tragique et émouvante, où la petite fille secondé de Mummi le petit frère, va se transformer en la reine de la débrouille pour survivre.
«  Je me débrouillai tant bien que mal pour exister, à peu près à mon image, jusqu'à aujourd'hui . », une image de soi qu'elle trouvera dans l'amour d'un homme, bien que sa vie en deviendra beaucoup plus compliquée par la suite.......
Ce livre qui au fond est d'une tristesse infinie irradie jusqu'à la fin, d'une énergie magique, celle de la Vie, celle qu'on peut toujours entrevoir pourvu qu'on s'en donne la peine ou qu'on soit doué pour l'entrevoir ( à mon âge je ne suis toujours pas sûr lequel des deux est valable), cette énergie qui nous fait supporter tous les revers, tous les maux de l'existence auxquels nous sommes tous exposés, sans exception. Sauf que comme dit Lilla, trop de revers, trop de maux, même l'énergie s'essouffle, les compensations n'arrivent plus à être à l'ordre du jour. “Toute l'existence, une tripotée de compensations pour quelque chose qui manque”, un manque que finalement on ne rattrape pas......
Un livre poignant que j'ai beaucoup aimé !

“J'en suis venue à penser que c'est l'indifférence qui déclenche les choses bien plus
que ne le ferait n'importe quelle intervention”.
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Annette55
  03 mai 2018
Voici un roman traduit de l'Islandais qui témoigne, à l'aide d'une très belle écriture, de l'enfance pas très heureuse de Lilla, dite "Li, "petite fleur fragile qui n'a jamais eu le temps d'éclore: ni regardée, ni aimée, ni protégée, niée, seule (avec son frère Mummi )et pourtant dans un appartement de huit pièces, dans l'aisance matérielle !
Ses parents, , ne s'occupaient jamais d'elle ni de Mummi,: "Les Époux " comme ils les nommaient , "Indifférents" , ne pensaient pas à leurs propres enfants en bonne santé mais seulement aux enfants malades de l'hôpital , trop occupés à soigner les enfants des autres.........
Son manque d'amour est si cruel qu'elle s'invente une amie imaginaire .
C'est l'histoire, en réalité , d'une femme à qui personne n'a expliqué la vie: depuis "la gousse moisie " de l'enfance, Li remue la terre souillée de ses souvenirs, d'adolescence et d'enfant avec ses blessures, ses manques , ses fêlures qu'elle a du mal à supporter .
Le retour de son amoureux provoque chez elle le retour sur sa vie passée .Elle désire faire enfin pousser le bonheur ........Elle s'aperçoit seulement à la mort de son père qu'il l'aime ..........
L'auteur tisse une toile à la fois irréelle et intimiste, aérienne et prenante , dense .
On notera de très beaux passages poétiques , délicats, des réflexions touchantes , profondes sur le sens de la vie et de la mort , du chagrin , du manque ......
Un ouvrage nimbé de poésie , en demi- teinte, sensible et tendre, infiniment triste et nostalgique et surtout un témoignage vibrant prouvant qu'un enfant ne peut se construire sans amour ni contact humain ........
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latina
  22 décembre 2018
Ce roman conte l'essentiel. Ce qui nous relie à nos parents. Ce qui nous tourne vers un être en particulier, à nous destiné. Ce qui nous penche vers nos enfants. Ce qui nous rend humains.
Ce roman poignant et d'une écriture très poétique m'a prise dans ses rets de vie, de mort et d'amour.
Manque d'amour dès le début de vie, pourtant. Indifférence totale des parents envers la petite Lilla et son frère Mummi. Médecins pour enfants tous deux, ils se consacrent entièrement à leur métier, aux enfants des autres. D'ailleurs Lilla et Mummi ne les appellent pas « papa et maman » mais « les Epoux » ou tout simplement « Ragnhildur et Haraldur ».
Indifférence ignoble, meurtrière.
Et pourtant ! Comment une femme indifférente peut-elle à ce point hanter sa fille ? « Ragnhildur s'était introduite dans les recoins de notre esprit. Tous les chemins ramenaient à cette personne - c'était comme si elle dirigeait tout, du plus petit au plus grand, la fin et la cause fatale ».
Mais Lilla a de la ressource. Elle se tournera vers d'autres personnes et déversera son amour sur son petit frère, sur une femme en manque de son enfant, et sur celui qui l'éveillera à son propre être. Tout tourne autour de ce dernier, d'ailleurs, qui part et qui revient. Qui l'attend.
Lilla deviendra infirmière auprès des êtres en fin de vie.
Le début d'une vie, la fin d'une vie : tout passe par l'amour.
Roman poignant, je l'ai dit. Pas mièvre pour un sou !
Tendre et tragique.
Philosophique, finalement. Car il remonte aux sources.
A la source essentielle.
Merci à mon amie Annette qui, par sa critique sensible, m'a orientée vers cette histoire islandaise mais universelle.
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kuroineko
  18 janvier 2019
Le titre le cheval soleil de l'Islandaise Steinunn Sigurdardottir et la jolie couverture des éditions 10/18 avaient tout pour m'attirer. Attraction renforcée par les critiques élogieuses parcourues sur Babelio. Présent dans les rayonnages de la médiathèque, j'ai sauté sur l'occasion. Hélas, la rencontre attendue n'a pas eu lieu.
Je reconnais des qualités à l'écriture de l'auteure, dans un style plutôt froid et clinique. Elle dépeint une famille dysfonctionnelle où les parents, tous deux médecins grandement préoccupés par leurs patients infantiles, semblent à peine avoir conscience de leurs propres enfants, Lilla et son frère Mummi. Tant que Magda, la domestique, était là, les choses se tenaient. Une fois partie, ce fut la déréliction et l'obligation pour la petite Lilla, même pas dix ans, de prendre en main les lessives, le récurage, etc. La situation de ces deux gamins qui s'élèvent l'un l'autre dans l'indifférence quasi complète des Époux, comme ils nomment leurs parents, m'a certes offusquée.
Mais je n'ai pas ressenti d'émotions particulières émaner du récit. On y parle également d'amour, de vie, de mort, avec beaucoup d'interrogations sur ce que constitue une existence. Lilla prend conscience en retrouvant son amour d'adolescence que sa vie ne fut remplie que de rien ou de faux-semblants. Il y a une certaine amertume dans ce constat ; "S'en aller de rien pour aller à rien. En attendant l'ultime douleur.
Non pas venue de la poussière pour retourner à la poussière, mais venue de rien pour redevenir rien.
De rien tu es venu, à rien tu retourneras."
Mes sentiments à l'égard de ce roman sont difficiles à cerner. Pas de grande rencontre révélatrice, comme je l'ai dit plus haut, mais ni détestation ni grosse déception. Malgré la situation et la vie de Lilla, je n'ai pu me sentir proche de cette enfant puis femme. Peut-être cela tient-il du ton utilisé par l'auteure? Ou n'ai-je pas choisi le bon moment pour lire ce livre?
Il faudrait sans doute que je tente une autre lecture de Steinunn Sigurdardottir afin de vérifier si c'est uniquement le cheval soleil ou si c'est avec son style que ça coince.
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Melopee
  11 juin 2011
Je viens de finir ce livre qui m'aura tenu en haleine peu de temps, un livre islandais qui m'a fait le même effet que Rosa candida. J'ai eu le "malheur" d'engloutir le début, de le poser quelques jours et de le reprendre en étant complétement perdue, mal m'en a pris. En reprenant le cours de l'action, on est tout de suite absorbé par cette plume tout à fait authentique, tout à fait poétique et quant à moi, elle m'a tout de suite interpellée. J'ai même été jusqu'à presque louper mon arrêt de train tellement je suivais avec palpitation la narration. Et d'ailleurs, quelle est-elle?
Nous sommes à Sjafnargata, bourgade islandaise pareille à toutes autres. Lilla c'est la narratrice mais son nom est très peu évoqué. C'est son surnom, Li, qui est chuchoté dans le creux de l'oreille, car c'est le petit nom que lui a donné son amoureux. Nous la suivons de l'enfance jusqu'à sa vie adulte, elle qui est un peu perdue dans son quotidien peu banal. Car ses parents sont médecins et n'ont d'intérêt que pour les petits corps malades. Raghnildur, la mère, est impitoyable dans ses diagnostics, elle a le don de reconnaître la maladie à sa base. Haraldur, le père, est plus coulant mais non moins tout autant absent à son devoir paternel. C'est ainsi que grandissent Li et son petit frère Mummi, comme des mauvaises herbes. Étaient-ils désirés? Leurs parents, qu'ils appellent entre eux "Les Époux", les évitent et semblent toujours extrêmement étonnés lorsqu'ils les croisent dans une pièce.
Heureusement la maison est grande, les rencontres sont rares et chacun respecte donc l'espace de l'autre comme un colocataire imposé. Les parents entre eux adoptent la théorie de l'autruche en s'enfermant dans des rôles de conjoints ordinaires : "où sont passés mes lunettes?" sont le lot quotidien de ces deux-là qui se sont retrouvés liés presque malgré eux (c'est du moins la sensation qu'on en a). D'ailleurs, l'hypothèse se confirme puisque Raghnildur garde en secret le poème d'un de ses amants de jeunesse et Haraldur lui, conserve une photo d'une ancienne petite amie décédée. Mais qu'est-ce que c'est que cette famille, me direz-vous? C'est exactement la question que je me suis posée car on a tout à fait l'impression d'être tombé dans un milieu de fous où tous les gens se côtoient presque forcés (sauf les enfants qui grandissent ligués contre les adultes). Voilà pour le schéma familial de Li ! Sauf que Li n'est pas seulement une enfant non choyée par ses parents, elle est aussi une femme qui a connu l'amour. C'est d'ailleurs cet homme, qui l'a fait vibrer par le passé, qui est le fil conducteur du livre. En effet, ils se sont connus adolescents, se sont aimés très sérieusement (l'amour peut-il être sérieux?) et se sont séparés, comme par la force des choses. Sauf que l'homme est de retour en Islande après un long périple en Italie et que c'est toute une histoire qui ressurgit. Les retrouvailles sans doute sont fortes car il y a tant à raconter...
J'ai l'impression d'avoir raconté beaucoup mais j'ai malgré tout omis des éléments importants qui ponctuent la vie de cette petite Li. Elle marche dans les traces de sa mère, se lie d'amitié pour l'"herbivrogne" du village, succombe à un homme, part et revient. C'est en somme une histoire loufoque où se mêlent les poèmes et une narration subtilement menée. Il y a les flash-backs, les apartés pour l'amoureux, les réflexions sur l'amour et la vie, enfin il y a cette famille, autant un poids qu'un indestructible attachement auquel on se rapporte lorsque le doute l'emporte.
Un livre fort et que j'ai aimé... beaucoup !
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   03 mai 2018
"L'heure de la mort tombe toujours mal, du moins celles dont j'ai été témoin....
La mort n'arrive jamais au bon moment, et elle le fait exprès.
Car la mort est fausse et cruelle.
Rien n'est plus éloigné d'elle que cette miséricorde pure et simple dont l'affublent ceux qui n'en savent rien ou qui sont hypocrites "...
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latinalatina   22 décembre 2018
Faire en sorte que le mourant abandonne le combat -l'amener lentement et sûrement à la porte qui se refermera sur lui une fois pour toutes et lui dire lorsqu'on y est: "Encore un pas. Tu vas y arriver. Et après ce dernier pas, quand tu auras franchi le seuil, tu n'auras plus besoin d'avoir peur, ni honte, plus jamais."
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kuroinekokuroineko   18 janvier 2019
La vie est donc faite de ce qui ne s'est jamais passé.
(Même pas possible d'oublier, si ça n'a jamais eu lieu.)
Vie faite de rien. Ou de moins que rien.
Une bonne chose qu'elle ne l'ait pas su avant. Ça n'aurait pas été vivable.

S'en aller de rien pour aller à rien. En attendant l'ultime douleur.
Non pas venue de la poussière pour retourner à la poussière, mais venue de rien pour redevenir rien.
De rien tu es venu, à rien tu retourneras.
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Lili39Lili39   25 septembre 2013
"L'enfant est dépendant des adultes. Les adultes peuvent le traiter exactement comme bon leur semble et profiter de la différence de force physique et d’aptitude mentale qui les sépare. La souffrance d'un enfant est le plus inexcusable de tout ce qui est inexcusable et des millions d'enfants naissent en des lieux et des pays où rien ne les attend qu'un cortège ininterrompu de souffrances depuis l'instant où ils voient la soi-disant lumière du jour. Soi-disant. Non, je n'appelle pas ça lumière du jour. J'appelle çà la nuit noire de l’éclipse causées par les hommes"
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val-m-les-livresval-m-les-livres   26 mai 2011
C'est qu'ils étaient honteusement dans la lune ceux-là même qui s'intitulaient papa et maman, ceux que les enfants appelaient Haraldur et Ragnhildur ou bien les Epoux. On ne comprend pas comment ils ont pu traverser la vie- et ce, en Cadillac dont ils ignorèrent toujours le gabarit- sans y laisser leur peau. Ils brûlaient les feux rouges, fonçaient en sens interdit et cabossaient des voitures en stationnement dans toute la ville sans s'en apercevoir.

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Videos de Steinunn Sigurdardóttir (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Steinunn Sigurdardóttir
Steinunn Sigurdardottir - Yo-yo .Steinunn Sigurdardottir vous présente son ouvrage "Yo-yo" aux éditions Héloïse d'Ormesson. Traduit de l'islandais par Catherine Eyjolfsson. http://www.mollat.com/livres/steinunn-sigurdardottir-yoyo-9782350872391.html Notes de Musique : "The Moments of Our Mornings" by Engel (http://kaiengelmusic.wix.com/kaiengel)
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