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EAN : 9782907888899
222 pages
Sepia (01/04/1996)
3.9/5   5 notes
Résumé :
Les rapports entre la communauté portugaise et les Africains durant la période coloniale en Guinée-Bissau sont décrits avec réalisme et subtilité à travers l'histoire de N'dani, dont le seul rêve était de devenir domestique dans une famille expatriée.

La tragédie a toujours deux versants. L'un tragique pour pleurer, l'autre comique, pour rire aux larmes. L'ultime tragédie n'échappe pas à cette ambivalence et présente deux aspects : celui du colonisat... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Myrinna
  24 mai 2020
L'ultime tragédie d'Abudlai Sila nous narre la colonisation du blanc sur le peuple noir et en particulier de Guinée-Bissau. On voit le blanc qui souhaite évangéliser les africains pour une soi-disant une noble cause. Ce roman nous propose de suivre 3 personnages : Ndjani, Kamal Djongo et le professeur
J'ai adoré de suivre les aventures de Ndjani qui reste pour moi le personnage le plus attachant du livre. Elle trouve une place de bonne dans une famille aisée. J'étais indignée par le drame qu'elle subit. J'aurais mis cet homme à une potence. Ensuite vient Kamal Djongo, un régulo.
L'auteur nous explique davantage comment se déroule les impôts, les fonctions. Cela donne des couleurs locales. Les us et les coutumes du Guinée-Bissau.
Le dernier personnage vient assez tard mais qui dénoue la situation des 2 premiers. Un être idéaliste et cultivé qui se bat contre les croyances d'un peuple pour être avec sa bien-aimée ?
Le destin va-t-il encore frappé ? Vous le saurez en lisant ce titre.
Malgré une couverture assez pauvre, on retiendra un roman dit de qualité et riche en couleurs. On remercie aussi les éditions Sépia pour la publication de l'Ultime tragédie…Si l'éditeur pouvait poursuivre son exploration littéraire sur le continent africain vers des pays quasi méconnus du grand public...
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Cronos
  06 janvier 2022
Lu en anglais, ma lecture de ce petit livre fût ralentie par le manque de concentration que j'avais, le livre et très intéressant mais nécessite de bonnes conditions pour être lu. L'histoire de N'dani reflète avec réalisme les rapports entre les portugais et les africains durant la période coloniale, on a deux points de vue qui s'opposent. Celui du colonisateur, tragique, convaincu de son pouvoir sur l'autre tandis que le colonisé, dans la tragédie aussi, recherche ses droits.
Les relations entre les personnages sont complexes, j'ai eu un peu de mal à suivre tout ça mais la profondeur dont ils font preuves est remarquablement bien écrite. Ndani est le personnage central, c'est par elle que tout commence et par elle que tout fini, sans trop en dévoiler, elle sera tour à tour amante, femme, et objet de désir non réciproque. J'ai aimé l'intrigue qui nous plonge au coeur de la Guinée Bissao, dans ses traditions comme dans son présent de colonisé, c'est très coloré et les termes en créoles sont un plus que j'apprécie toujours, c'est l'occasion d'apprendre plus que des us et coutumes mais aussi la langue locale.
Pour être bref, le roman se lit bien, il n'a pas de gros point négatif et propose un récit prenant, tout en couleur et dénonce aussi bien certaines traditions (le rejet de Ndani car possédée) que certains agissements de colons (le viol de Ndani).
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Nadrouge
  19 septembre 2019
Nous voici donc face à une tragédie contant l'histoire de la colonisation en Guinée-Bissao, vue au travers de trois personnages.
Tout d'abord Ndani, qui se voit chassée de son village, car habitée par un esprit mauvais (aux dires du sorcier). Elle n'aspire qu'à travailler comme servante pour une famille de blanc. Elle est acceptée chez des maîtres portugais, qui vont entreprendre sa christianisation. Mais elle devra les quitter suite à l'agression de son patron et retourner au village.
Nous avons ensuite "le régulo". Chef de son village, il élabore un plan pour se venger d'une humiliation de l'administrateur local. Il épouse par la suite Ndani, mais la rejette aussitôt, apprenant qu'elle n'avait plus sa virginité.
Puis l'instituteur, qui tombe éperdument amoureux de Ndani. Ils déménageront, fonderont une famille, mais se feront rattraper par la malédiction.Tout cela sur un fond de couleurs locales et de créole.
Vraiment une très bonne surprise !
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Norlane
  02 décembre 2021
Je n'ai pas aimé le ton de ce roman qui nous met d'abord dans les pensées d'une jeune fille quittant son village, et la prédiction d'un sorcier qui l'a jugée maudite, pour découvrir le monde des Blancs en étant domestique ; viennent ensuite un chef (le régulo) et un instituteur noirs. Si j'ai trouvé intéressant d'être dans la société de Bissau et de Catio en Guinée portugaise, je n'ai pas accroché : j'ai trouvé beaucoup de stéréotypes (généralités) sans réussir à décider si c'était de l'humour ou une pensée de l'auteur, beaucoup de répétitions qui m'ont donné envie de lire en biais... En cherchant à en savoir plus sur l'auteur, je vois qu'il est "ingénieur, économiste chercheur en sciences-sociales"... bingo ! C'est ça, j'ai manqué de littérature, peut-être parce que j'ai d'autres écritures africaines en tête bien plus enthousiasmantes que celle-ci.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
NorlaneNorlane   29 novembre 2021
La majeure partie des Blancs qui viennent en Guinée sont de pauvres Blancs. Ils viennent pour améliorer leur sort car là-bas, dans la métropole, ils n'ont rien. S'ils viennent du nord, ce sont des pêcheurs. S'ils viennent du sud, ce sont aussi des pêcheurs. S'ils viennent du centre, ce sont des paysans, ils cultivent les pommes de terre ou ramassent le raisin pour faire du vin. Quand ils arrivent ici, ils oublient tout et pensent que personne n'est au courant. Mais lui le savait. Il le savait même très bien.
C'était le chef Magalhaes qui lui avait expliqué tout ça, comment était la vie dans son pays. C'était un chic type Magalhaes. C'était le meilleur des Blancs qu'il avait connu jusqu'à présent. Très simple et honnête, comme s'il n'était pas un véritable Blanc.
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NadrougeNadrouge   19 septembre 2019
Réfléchir, c'est comme manger : il faut le faire tous les jours, sans faute. Sinon des malheurs peuvent arriver. Si quelqu'un croit qu'il ne doit pas penser à ces choses-là, ce quelqu'un est dans une profonde erreur et ne peut pas être un bon "régulo".
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NadrougeNadrouge   19 septembre 2019
Le blanc pense à tout, mais la tête du blanc n'est pas plus grande que celle du noir.
Commenter  J’apprécie          40

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