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ISBN : 2913939333
Éditeur : Oxymore Edition (07/06/2003)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Dans une maison obscure, durant les douze nuits les plus dangereuses de l'année, un écrivain noue avec la Mort en personne un dangereux dialogue. L'enchantant de ses récits, à l'instar d'une moderne Schéhérazade, il lui montre son propre visage à travers le miroir de nos yeux. Nos yeux de mortels, de tombes ensevelies dans le désert à d'étranges laboratoires ; d'opéras viennois en planètes portant le nom d'antiques Enfers ; de studios d'étudiants sanguinaires aux ru... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Delaetitia
  23 février 2008
Ce qui est agréable dans ce recueil composé de douze nouvelles, c'est que chaque nouvelle est différente de la précédente. Que ce soit dans la narration, dans le thème ou dans le style. En effet, le lecteur déambule d'un genre à l'autre, du fantastique à la fantasy en passant par la science-fiction.
De plus, la thématique de la mort est abordée avec originalité. Un écrivain converse en tête à tête avec la mort elle-même, personnifiée sous les traits d'une jeune femme, avant de lui conter, chaque nuit, une histoire mêlant la réalité à l'extraordinaire. Il est le fil conducteur qui relient ces douze nuits. de la nativité à l'épiphanie. Ces récits dont la finalité est de retarder l'inéluctable, en charmant la mort, mais aussi de lui démontrer les bizarreries de la vie. Et chaque nuit, assise au pied du conteur, la mort revient pour écouter. L'écriture y est poétique, envoûtante et bien maîtrisée.
Léa Silhol ouvre le bal avec « Assassin », un écrivain possédant un miroir qui le mène au bord de la folie. « le lied d'Intransigeance » et « Lucifer Opiomane » ont la saveur de la littérature du XIXe et de son style décadent. L'une nous amène dans l'univers du grand opéra de Vienne et d'une cantatrice au destin tragique tandis que l'autre nous égare dans les fumées chimériques d'une discussion entre un jeune homme et un Lucifer aux allures de Dorian Gray. « Sur la terre comme au ciel » se tourne vers la SF : la science met au monde une créature angélique qui n'est pas sans conséquence. Dans « Dialogue avec les ombres » et « Nos funérailles », l'amour et la mort sont intimement liées. La première est teintée de deuil avec en toile de fond un chat qui perce l'invisible. La seconde, plus terrifiante, mène dans un élan de folie et d'amour, un couple à une mort atroce. Retour à la SF avec deux récits, « L'ordalie des matriarches » qui relate un lien entre soeurs mis à mal par une froide société matriarcale autoritaire et « Xolotl » qui narre à la façon d'un conte, la relation entre une enfant et une créature extraterrestre offerte par un père aimant. Poursuivons avec une histoire vampirique « Discours direct : un baiser de vampire », le lecteur assiste à la transformation d'un jeune couple en vampires. « Maillon d'une ancienne chaîne » a des accents d'Indiana Jones. En effet, une équipe de chercheurs découvre un tombeau égyptien inviolé et qui cache des secrets oubliés. Suivent deux dernières histoires tournant autour de la mythologie. Dans « Une Hécate et son chien », un homme croise la route d'une sibylle accablée d'un lourd fardeau et dont elle cherche à échapper. « de nuit, de glace, d'argent » est la rencontre étonnante entre une jeune mortelle et la mort à la beauté troublante.
Nous refermons ce recueil sur « Fins de siècle », une longue postface aux airs de confidences. Léa Silhol y décrit la naissance de ses nouvelles et cette passion pour l'écriture qui l'anime tant.
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Senora
  07 septembre 2008
Dans ce recueil, chaque nouvelle est différente. En effet, on plonge à chaque fois dans une nouvelle histoire mais aussi dans un nouveau genre : alternant entre Fantastique, Fantasy et Sience-Fiction, l'auteur nous emmène à la rencontre de Vampires, d'Anges et de Dieux.
Ces histoires sont contées par un écrivain tourmenté, que la Mort est venue chercher. Pendant douze nuits, elle va lui rendre visite et écouter, silencieuse...
Un recueil très troublant, à lire et à relire.
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psycheinhell
  09 décembre 2011
Que la Mort, car il s'agit bien d'elle, s'introduise dans une maison, et son hôte peut s'attendre à être emporté. Mais lorsqu'elle apparaît, par une glaciale nuit d'hiver, sur le seuil de la demeure d'un auteur à succès, et s'installe en silence près de la fenêtre, l'écrivain se voit offrir l'occasion d'une étrange et dangereuse conversation. Au fil des douze nuits qui séparent la Nativité de l'Epiphanie, alors que les frontières entre les mondes s'amincissent, il se fait conteur et porte-parole de l'humanité pour livrer à son invitée tout ce qu'il sait d'elle-même. Douze nuits déclinées en nuances de gris, douze nuits pour décliner les aspects de la mortalité : douze nuits pour instruire la Mort, et peut-être la séduire…
[Impression développée sur Psycheinhell :]
Lien : http://psycheinhell.wordpres..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
psycheinhellpsycheinhell   04 janvier 2013
Elle n'avait que la beauté de ceux que la vie investit de sa quintessence. Opaques et transparents à la fois, ils laissent filtrer à travers l'argile de leurs peaux une lumière proche du divin. Et leurs visages, fermés ou ouverts, sont si vrais qu'à côté d'eux tous les autres mortels font figure de contrefaçons.

[Une Hécate et son chien]
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EferyEfery   01 septembre 2012
Parfois les hommes, et les femmes, sont d'acier, mais en nous il y a toujours, toujours, des fêlures. C'est là que la vie pousse, et que naît, étincelle frappée contre d'étranges silex, la colère. La colère et la haine, contre l'autre mais toujours, à la fin, exercée contre soi.
(Deuxième/ La Nuit d'Acier)
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EferyEfery   01 septembre 2012
Chaque être est investi de la mission qu'il se donne, et cette quête n'a de valeur que pour lui. Il en est de même pour le destin. Il n'existe aucun destin, monsieur. Le destin est le nom que donnent les hommes faibles à leur incapacité.
(Lucifer Opiomane)
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EferyEfery   01 septembre 2012
Une splendide créature, entre nous soit dit, d'une beauté surnaturelle. Une chevelure à faire pâlir Théophile Gautier et une élégance à concurrencer Beau Brummel. Un Dorian Gray, enfin.
(Lucifer Opiomane)
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