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ISBN : 2915793298
Éditeur : Les Moutons Electriques (13/04/2007)

Note moyenne : 4.44/5 (sur 55 notes)
Résumé :
Le vent a soufflé sur le Royaume... En Hiver, la Reine des Neiges déchiffre la Trame du Temps et voit venir les jours derniers, la fin de tous les Chants. Elle confie à l'un des membres les plus inattendus de la Cour Froide une mission capitale, porteuse de tous ces espoirs : retrouver Angharad, Dame de la Sève et du Givre, qui a quitté les Dix-Neuf Royaumes depuis deux cents années mortelles. La retrouver, la ramener, telle est la mission de Kelis, le barde incerta... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
facteur84
  07 août 2011
J'ai attendu un moment avant de lire la suite de « la sève et le givre ». Ce premier livre m'avait tellement transporté loin et je suis resté un bon moment après la lecture, l'esprit dans un autre monde, une autre sphère, une autre dimension. Rare et unique le livre qui m'as procurer ces sentiments ! Ce n'est pas peu dire que le défi de donner une suite à ce premier livre était de taille.

Un conseil de ma part : attendez un bon moment avant de lire la suite. Questionnez vous, et restez ouvert. C'est même plus qu'un conseil car, autant le premier livre est rédigé sous forme d'introspection, de contemplation, de poésie, de nostalgie, d'amour et de sacrifice, autant le second est un roman plus actif, plus dans une aventure ou les personnages sont les rôles centraux. Alors que dans « la sève et le givre », le destin était le personnage principal et les autres personnages étaient sous son joug implacable.

Enfin bref, Nigredo est très différent. Tous ces conseils pour que vous ne vous attendiez pas à retrouver la même narration et ambiance que dans le premier livre. Et qu'au moment de la lecture du second livre vous ne soyez pas frustré ou déçu et que vous puissiez appréciez pleinement et différemment l'écriture de l'auteur. Ce serait dommage de gâcher son plaisir. D'autant plus que les narrateurs changent.

On retrouve la plume enchanteresse de la musicienne des mots dans ce second opus. Mais finit la contemplation, place à un peu plus d'action. Pour les conseils que j'ai prodigué auparavant, même si on ne fait pas cette réflexion, j'ai trouvé que l'auteur réussit à nous le faire assez bien comprendre, et pas de manière brutale. Elle arrive bien à nous emmener et à nous transporter dans ce nouveau voyage. Elle ne renie pas ni n'oublie les écrits du passé, mais veut simplement montrer que l'on peut voir le monde qu'elle a créée d'une manière différente mais tout aussi attachante et puissante. Elle y arrive grâce au personnage du barde Kelis demi-coeur, au début sous les ordres de sa reine qui lui confie une quête vitale pour le monde de Féérie : retrouver « La Dame de la Sève et du Givre ».

Personnellement j'ai quand même préféré le voyage émotionnel et la puissance narrative du premier livre. Mais chacun sa sensibilité. Je n'ai pas du tout boudé le livre. Je l'ai laissé s'infuser en moi et apprécier son goût et sa texture différente mais tout aussi intéressante.

Ce roman est et sera une quête et un questionnement continuel pour le personnage de Kelis demi-coeur. Comment se trouver soi-même quand on est une personne différente et mise à part ? Comment changer le regard que l'on a sur soi et par la conséquente, changer le regard des autres ? Il ira de découverte en surprise et prendra confiance en lui et peut être bien plus... Ce livre sera-t-il aussi des retrouvailles ? On se doute bien que oui. Et franchement que sa fait du bien ! Que c'est beau de voir des fées en action et démonstration de leur talents, en combat contre l'inévitable, le néant et le vide de toute chose après l'existence, pour avoir l'espoir de perdurer.

En fait, quand on a lu ce deuxième opus, « la sève et le givre » fait office de magnifique prologue, a une autre épopée qui commence avec la glace et la nuit. On comprend cela quand les personnages décident de leur futur destin commun. On comprend que cela ne va pas tenir dans un seul roman. On comprend que l'auteur a trouvé une trame tenace et prolixe pour d'autre aventures dans ce monde et ses personnages. Mais comme beaucoup se doute, à la fin on reste frustré car l'auteur a cessée d'écrire. Et c'est vraiment dommage. J'étais à la fin dans une situation contradictoire. Enchanté par l'aventure qui venait de se dérouler sous mes yeux, mais à la fois déçu car je ne connaitrais peut être jamais la fin de ces aventures. J'ai été emballé à la fin de la lecture et nostalgique car je n'aurais peut être pas aimé connaitre la suite et rester sur la fin du premier livre qui nous laissé dans le suspens des choix d' »Angharad la double », de ses sacrifices, et de sa plénitude face au destin implacable.

Encore à la fin de se livre, et comme à la fin du premier, c'est très dur d'exprimer ce que l'on ressent par des mots. Car justement il n'y a pas de mots pour expliquer l'engouement pour cette histoire dans le premier livre. La fusion de deux êtres opposés mais qui ne font qu'un, différents, incompatibles mais pourtant ne formant qu'un. L'auteur a été très forte pour cela. Bravo.

Lien : http://templedulivre.centerb..
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Vertigen
  22 juin 2016
(quelques mots de la part de l'auteur)
En prévision de la "grande recomposition" de la Trame pour réédition, j'ai passé beaucoup de temps, il y a quelques mois, avec "Nigredo". En conséquence, il n'y a pas une seule page qui n'ait été réécrite, et le volume a pris pas mal de poids. C'est toujours le problème, au final : aucun livre n'est jamais "parfait" ou "fini" aux yeux de son auteur !
"Nigredo" reviendra cette année, précédant son jumeau dont nous ne murmurerons pas le nom, de peur de susciter une excitation bien prématurée. ;-)
Il faut cela, puisque Vertigen court vers Frontier, et que c'est là ma principale motivation. Boucler la boucle, dire là "où on doit en venir".
Dans l'attente, ô lecteur... attention aux trappes, aux miroirs aux alouettes et aux masques. ;-)
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Violyne
  18 novembre 2014
200 années mortelles après la Sève et le Givre, Kelis part à la recherche de la « Très-Aimée » avec, au dessus de son épaule, le lecteur impatient de la retrouver…mais le chemin sera long et semé d'embûches avant de découvrir la retraite d'Angharad…et de Finstern. Lorsque Kelis retrouve Angharad, une nouvelle voie se dessine pour le Royaume et la quête change alors de nature.
Plus épique que la Sève et le Givre, la Glace et la nuit se révèle tout aussi fascinant que le premier opus. Nous retrouvons ici des personnages grandioses, dangereux et mystérieux mais l'auteur va plus loin en intégrant à son récit des figures mythologiques grecques, échos des personnages féériques mis en scène, ajoutant encore à la profondeur des symboles qui parsèment son texte. le nouveau personnage qu'est Kelis apporte beaucoup au récit : son statut de sang-mêlé, mi-fée, mi-homme, font de lui un être à part et il permet donc au lecteur d'obtenir un point de vue neuf sur les Cours.
L'histoire possède un rythme plus soutenu et cadencé. L'intrigue est assez linéaire mais évoque par là même les chansons de geste et les contes.
Le style de Léa Silhol, enfin, est toujours aussi charmant, au sens le plus puissant du terme : la poésie affleure souvent au détour de la prose.
Un seul immense regret : la glace et la nuit est un premier tome (intitulé nigredo), et n'a jamais eu de suite (qui devait s'appelait Albedo et clore ce diptyque)…l'auteur nous laisse à un moment cruciale de l'histoire, à mi-chemin, et pour diverses raisons, le tome 2 n'a jamais été publié.
Finissons par une note plus réjouissante : de belles illustrations alchimiques de Dorian Machecourt parsèment le récit et sont une lecture supplémentaire de l'oeuvre.
Je savais en lisant ce livre que j'allais connaître la frustration de ne pas pouvoir lire la suite de l'histoire. Qu'à cela ne tienne, je voulais retrouver le charme de « La Sève et le Givre » : non seulement je l'ai retrouvé, mais la dimension épique de « La Glace et la Nuit » m'a transportée vers d'autres horizons ! Une très belle oeuvre de fantasy.

Lien : http://casentlebook.fr/la-gl..
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psycheinhell
  27 juillet 2012
"J'admire une intelligence en action." L'intelligence en action, et la beauté en mouvement, oui. le charme opère à chaque lecture, à neuf, à vif, intense.
Le charme opère, le souffle passe, emporte – et bouleverse.
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Anassete
  23 mars 2012
L'écriture est moins lourde que dans le premier tome et donc plus agréable à lire. Cependant, j'ai eu l'impression qu'en contrepartie le texte devenait plus froid, à l'image de cette saison si chère aux tourtereaux. Il est dommage que la suite annoncée n'existe pas. Léa Silhol sait toujours amener ses connaissances sans que cela n'offusque le lecteur.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
facteur84facteur84   14 juillet 2011
"J'ai été dans ma première existence, un instrument, un enjeu, une fonction. On a usé de moi, on a abusé de moi. J'ai connu cela, et tu sais, toi, ce dont je parle : être entraîné, balloté, acheté vendu et donné. J'ai pris ma liberté, dans la négation et dans le sang. La peur me reste, gravée dans les os, d'être à nouveau l'outil des plans d'un autre. Mais je sais, au bout de mon chemin d'errance, de refus et de terreur, que cette trahison-là ne me viendra jamais de l'Osbcur. Que, de prime abord, il est le premier dont elle me soit venue.

Alors ne crois surtout pas, Kélis, ne crois pas que je lui aie dit "non", ce jour là, en Irshem. Je lui ai dit "pas ici" et "entièrement ou rien". Je l'ai voulu dépouillé de tout, au moment même où il venait d'être élevé au pinacle par les siens. Et c'est ce que, contre toutes mes attentes, il m'a donné. Et, se rendant, ma vaincue. Alors, peut-être est-ce être faible, que de vivre sous cet esclavage, car oui, je suis en esclavage. Je respire de son souffle, et ne vibre qu'à sa voix... et son coeur... Son coeur bat là... Je n'avais que moi, et ma futile liberté, et voici que je porte son coeur... l'esclavage, ah... cet esclavage... de ne plus jamais rien vouloir sans l'autre, je l'ai accepté, voulu, épousé. Et la force que ceci exige vaut pour toutes les puissances de ces autres qui n'ont rien que ce que j'avais. Rien qu'eux-mêmes, et rien de plus. Et, si souvent, moins que cela encore. Et je te dis, Kelis : maudits sont ceux qui n'ont pas ce que j'ai. Ni la liberté, qu'on n'acquiert en notre monde qu'à grand coût, ni la gloire de cette dépendance. Veux-tu que je te dise à quel moment j'ai été, oui, faible, et lâche ? Pendant toutes ces interminables années où je n'ai pas cru. Où j'ai fait à l'aimé cette injustice. Où j'étais aveugle, et stupide. Arrogante de me croire la seule à pouvoir faire ce choix.

A présent, suis-je moins forte d'être avec lui ? Je suis plus fragile, car je sers ses causes en sus des miennes, et tremble à ses combats. Lui, est-il amoindri de n'être plus roi, et d'avoir renoncé à la solitudes des aigles ? D'être asservi à mes veines comme je le suis aux siennes ? Libres, voilà ce que nous sommes, libres hormis de cet incendiaire esclavage qui nous donne l'un à l'autre, et seulement l'un à l'autre. Ensemble. Qui se préoccupe des mots et des codes ? Les maudits. Et qu'ils le restent, si c'est là leur refuge. Pour voler, Kelis, il faut vouloir le ciel. Le vertige et l'air libre, et rien d'autre où se tenir que son propre coeur... battant dans la poitrine d'un autre."
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facteur84facteur84   16 juillet 2011
"- Si tu me suis, Lugh, et que cet impossible projet soit accompli... tu te perdras. Tu perdras tes jeux, tes chevaux, tes expertises. Tu perdras ton chemin et jusqu'au souvenir de ton nom. Et pourtant par cette voie, et cette voie seule, pourras-tu demeurer Lugh. Rester celui que rien ne limite, et qui refuse de se définir, rester celui aux "multiples talents", rester la lumière du feu. Je te promets la fuite, l'exil, le combat. Le doute, le deuil, la souffrance. L'acier, le sang, la guerre encore. Et chaque jour plus dépourvu de certitude faible, vacillante, promise aux fers et à l'extinction, j'en verrai vers toi, en souvenir du jour de Rodruban, le plus aimé de mes enfants. Et il te ramènera de l'ombre de la captivité. Je l'enverrai pour toi, dusse-t-il tomber et se perdre, et mon coeur en rester frappé de deuil. Je l'enverrai pour toi. Même si cela signifie grande peine pour lui, et pour moi, et péril pour nous. Et même si, à la fin, oui, cela devait précipité dans l'abîme tout ce que nous aurions tant peiné à bâtir. Même si Seuil elle-même devait brûler, en souvenir du jour du cadeau, j'enverrai vers toi mon bien-aimé.

Le roi fronça les sourcils, et son visage se fit grave. Et il demanda doucement :
- Pourquoi ?
- Pas en paiement de la dette, car je ne négocie pas avec toi, Lugh. Mais parce qu'il se peut que moi aussi, vois-tu, je me souvienne de toi, bien que je ne sois plus la Cailleach que tu as aimée. Mais surtout parce que Seuil, au final, doit être cela. Une voie nouvelle, une forme nouvelle. La mémoire dans l'oubli, et des frères qui vont chercher leurs frères. la terre où nul, jamais, n'est laissé derrière. l'espace du courage. Et de l'espoir. Et de la foi. Notre humanité, et mieux que l'humanité. Une force hybride, qui joindra enfin deux mondes. Seuil, cela doit être cela, et rien d'autre, ou Seuil n'est rien."
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psycheinhellpsycheinhell   02 avril 2011
" — Que fais-tu par terre, mon parent ? Est-ce ainsi qu'est l'Hiver ?
Il se redressa lentement.
— J'ai honte de t'avoir forcée à te baisser pour moi.
Elle inclina la tête de côté, comme un oiseau des bois.
— Personne ne me force à rien. Et il faut se baisser souvent, lorsque l'on plante des jardins. Je descendrais pour une fleur, et je ne le ferais pas pour toi ?
Et elle rit doucement, se redressant en même temps que lui, sûre comme une vague."
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facteur84facteur84   16 juillet 2011
"Entre les cours, entre les certitudes de ce que le Peuple nomme Le Royaume, il y a des zones franches, des zones mortes, tissées de promesses d'annonciations, et d'hypothèses.
Des interstices.
Se tenir là, c'est être suspendu éternellement dans l'espace bref du passage. C'est contempler à l'infini, ses propres choix.
Se tenir là, comme à présent, je m'y tiens.
Le conte de la Dame de le Sève et du Givre et du Seigneur de la Haute Nuit est aussi long que le monde. Avec le monde il naquit, et si la Création devait s'engloutir, je le crois, même, capable d'y survivre. De perpétuer le Chant après que toutes les voix se soient éteintes. Au-delà de la chair périssable, les piliers de notre univers demeurent : la main des Saisons est lourde sur l'écorce des sphères ; la Nuit a été, avant même l'avènement de la lumière."
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Video de Léa Silhol (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Léa Silhol
Aperçu du processus de création pour la maquette de l'ouvrage Fo/vea
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