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La Glace et la Nuit tome 1 sur 3
EAN : 9782915793291
372 pages
Les Moutons Electriques (13/04/2007)
4.45/5   74 notes
Résumé :
Le vent a soufflé sur le Royaume... En Hiver, la Reine des Neiges déchiffre la Trame du Temps et voit venir les jours derniers, la fin de tous les Chants. Elle confie à l'un des membres les plus inattendus de la Cour Froide une mission capitale, porteuse de tous ces espoirs : retrouver Angharad, Dame de la Sève et du Givre, qui a quitté les Dix-Neuf Royaumes depuis deux cents années mortelles. La retrouver, la ramener, telle est la mission de Kelis, le barde incerta... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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200 ans ont passé depuis que Angharad, dame de la Sève et du Givre, a refusé son destin et quitté le royaume de Faerie. A la cour d'hiver, la reine est agitée. Les fils qui relient Mortalité (royaume des mortels) et Faerie se délitent, annonçant la chute des cours.
Kelis demi-coeur est scribe à la cour de la Reine des Neiges. Lorsque cette dernière lui confie le soin de retrouver Angharad, la Très Aimée, fille du printemps et de l'hiver, il s'acquitte avec ardeur de sa tâche afin de sauver le royaume. Ses pas le mèneront à travers Faerie jusqu'en Mortalité.

Léa Silhol adapte les mythes en tant qu'histoire et confirme une fois de plus son talent de conteuse. La Sève et le Givre se présentait comme une longue ballade. Dans ce récit, le style est plus accessible mais la prose conserve toujours une note poétique.

Avec le personnage de Kelis, moitié fae moitié humain, l'auteure nous emmène dans un voyage fascinant fait de rencontres, de découvertes et d'abandon de soi. Où les personnages, les symboles et le texte même sont autant d'étreintes du vertige.
Afin de retrouver la Dame Blanche, Kelis devra marcher dans ses pas. Il se rendra ainsi en Obscurité. Ses entretiens avec des monarques d'ombre et sa liaison avec l'un des gardes d'Irshen, capitale du royaume de l'Obscur, l'interrogeront sur le regard qu'il porte sur lui-même.

Le récit gagne en rythme dès lors que la quête de Kelis se voit fructueuse . C'est en compagnie de l'Ombre et de la Lumière que la sauvegarde de Faerie va commencer.
L'histoire nous amène à rencontrer de nombreuses figures mythologiques celtes et grecques. J'ai aimé le parallèle entre Angharad et Persphone ainsi que celui de Finstern et Hadès. de même, l'image des premiers grands rois d'Irlande résonne tragiquement dans le récit.
Les personnages sont tous majestueux. La symbolique des contraires et leur unité apparaît d'autant plus forte dans cet opus.
L'auteure dessine les contours de Seuil et établit le lien avec une autre de ses sagas, sur les changelings. J'ai hâte d'en voir plus.

Un superbe voyage, guidé par une plume magnifique. Léa Silhol s'illustre toujours autant dans une certaine esthétique du langage.
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J'ai attendu un moment avant de lire la suite de « la sève et le givre ». Ce premier livre m'avait tellement transporté loin et je suis resté un bon moment après la lecture, l'esprit dans un autre monde, une autre sphère, une autre dimension. Rare et unique le livre qui m'as procurer ces sentiments ! Ce n'est pas peu dire que le défi de donner une suite à ce premier livre était de taille.


Un conseil de ma part : attendez un bon moment avant de lire la suite. Questionnez vous, et restez ouvert. C'est même plus qu'un conseil car, autant le premier livre est rédigé sous forme d'introspection, de contemplation, de poésie, de nostalgie, d'amour et de sacrifice, autant le second est un roman plus actif, plus dans une aventure ou les personnages sont les rôles centraux. Alors que dans « la sève et le givre », le destin était le personnage principal et les autres personnages étaient sous son joug implacable.


Enfin bref, Nigredo est très différent. Tous ces conseils pour que vous ne vous attendiez pas à retrouver la même narration et ambiance que dans le premier livre. Et qu'au moment de la lecture du second livre vous ne soyez pas frustré ou déçu et que vous puissiez appréciez pleinement et différemment l'écriture de l'auteur. Ce serait dommage de gâcher son plaisir. D'autant plus que les narrateurs changent.


On retrouve la plume enchanteresse de la musicienne des mots dans ce second opus. Mais finit la contemplation, place à un peu plus d'action. Pour les conseils que j'ai prodigué auparavant, même si on ne fait pas cette réflexion, j'ai trouvé que l'auteur réussit à nous le faire assez bien comprendre, et pas de manière brutale. Elle arrive bien à nous emmener et à nous transporter dans ce nouveau voyage. Elle ne renie pas ni n'oublie les écrits du passé, mais veut simplement montrer que l'on peut voir le monde qu'elle a créée d'une manière différente mais tout aussi attachante et puissante. Elle y arrive grâce au personnage du barde Kelis demi-coeur, au début sous les ordres de sa reine qui lui confie une quête vitale pour le monde de Féérie : retrouver « La Dame de la Sève et du Givre ».


Personnellement j'ai quand même préféré le voyage émotionnel et la puissance narrative du premier livre. Mais chacun sa sensibilité. Je n'ai pas du tout boudé le livre. Je l'ai laissé s'infuser en moi et apprécier son goût et sa texture différente mais tout aussi intéressante.


Ce roman est et sera une quête et un questionnement continuel pour le personnage de Kelis demi-coeur. Comment se trouver soi-même quand on est une personne différente et mise à part ? Comment changer le regard que l'on a sur soi et par la conséquente, changer le regard des autres ? Il ira de découverte en surprise et prendra confiance en lui et peut être bien plus... Ce livre sera-t-il aussi des retrouvailles ? On se doute bien que oui. Et franchement que sa fait du bien ! Que c'est beau de voir des fées en action et démonstration de leur talents, en combat contre l'inévitable, le néant et le vide de toute chose après l'existence, pour avoir l'espoir de perdurer.


En fait, quand on a lu ce deuxième opus, « la sève et le givre » fait office de magnifique prologue, a une autre épopée qui commence avec la glace et la nuit. On comprend cela quand les personnages décident de leur futur destin commun. On comprend que cela ne va pas tenir dans un seul roman. On comprend que l'auteur a trouvé une trame tenace et prolixe pour d'autre aventures dans ce monde et ses personnages. Mais comme beaucoup se doute, à la fin on reste frustré car l'auteur a cessée d'écrire. Et c'est vraiment dommage. J'étais à la fin dans une situation contradictoire. Enchanté par l'aventure qui venait de se dérouler sous mes yeux, mais à la fois déçu car je ne connaitrais peut être jamais la fin de ces aventures. J'ai été emballé à la fin de la lecture et nostalgique car je n'aurais peut être pas aimé connaitre la suite et rester sur la fin du premier livre qui nous laissé dans le suspens des choix d' »Angharad la double », de ses sacrifices, et de sa plénitude face au destin implacable.


Encore à la fin de se livre, et comme à la fin du premier, c'est très dur d'exprimer ce que l'on ressent par des mots. Car justement il n'y a pas de mots pour expliquer l'engouement pour cette histoire dans le premier livre. La fusion de deux êtres opposés mais qui ne font qu'un, différents, incompatibles mais pourtant ne formant qu'un. L'auteur a été très forte pour cela. Bravo.

Lien : http://templedulivre.centerb..
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1er opus de la saga La glace et la nuit, Nigredo commence directement après la fin de la sève et le givre. Au royaume d'Hiver, la Reine des Neiges envoie le barde Kélis sur les traces d'Angharad, qui a quitté les Dix-Neuf Royaumes depuis deux siècles. Il doit la retrouver et la ramener, car d'elle, tout dépend. Titania, Haute-Reine de Faërie, est sur le point de prendre une décision irrévocable. Angharad pourrait la contrer et apporter une réponse moins radicale. Mais elle choisit une autre voie, au risque de fracturer davantage le royaume déjà très fragilisé. Commence alors une quête de clefs, de passages et de chemins semés d'embûches, de pactes, de promesses et de compromis.

Nigredo forme avec Albédo, sa suite, un duo uniforme, une duologie complète.
- Dans la manière de raconter, déjà.
Ossian rapportait, dans La Sève et le givre, les événements qui s'y déroulaient. Ici, c'est Kélis qui s'y colle. Il est pleinement barde : archiviste, témoin de temps à marquer dans les mémoires, mais aussi poète. La structure en cantos des deux romans complète cette position. le récit alterne donc deux voix : un point de vue omniscient, et celui de Kélis dans son journal. On jongle entre l'extérieur et l'intérieur de ce qui se trame. Cela permet d'élargir le point de vue forcément plus restreint de Kélis, et de remettre ce qui se joue en perspective avec quelque chose de plus large.
- Et dans le rythme, également.
Nigredo amorce un rythme binaire, qui se poursuit avec Albédo ensuite. Une division par cantos, deux par tome. Comme les deux faces d'un miroir, une parfaite symétrie. toute la symbolique du 2 et du 4 se retrouve dans les pages de Nigredo.
Poésie en deux temps avec une mise en scène très théâtrale. Comme une sorte d'épopée qui se joue sur scène, réunissant les plus grands des Royaumes. Nigredo constitue les deux premiers actes de ce récit hautement épique.

Avec Nigredo, on est dans de la fantasy celtique assez classique, dans le fond. Un royaume de faës, des codes, des valeurs, des cours et des monarques, de la grandeur, du sublime, des émotions contenues, des chants et des jeux, des bastons XXL, des lieux connus. Un univers qui semble familier donc, mais ce background est à un niveau de détails et de peaufinage rarement atteint. Parce qu'il s'étoffe de tome en tome, de texte en texte, comme un fil rouge. L'autrice tisse sa toile au fil des mots.
La quête est également un schéma assez classique. La baston majeure qui se profile aussi. Malgré tout, tout ceci est superbement bien pensé, mené, structuré. L'autrice nous offre des pages d'anthologie qu'on ne voit pas venir.
Et puis tout ceci revêt une symbolique très alchimique, ce qui donne un sens supplémentaire à l'oeuvre.

Un roman dans la suite de la sève et le givre donc, un peu plus classique dans sa facture mais mené avec un souci du détail et une plume d'une merveille absolue, et surtout qui nous offre un enchantement total.


Lien : https://zoeprendlaplume.fr/l..
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Grande fan de la plume de Léa Silhol, j'avais déjà lu La Glace et la Nuit 1 : Nigredo lors de sa première édition en 2007. Celle que je chronique à l'heure actuelle, parue en 2020, a été entièrement révisée et augmentée. Ma mémoire ne se rappelant pas tous les détails, hormis certains événements phares du récit, je ne saurais guère vous dire où se trouvent les différences. Mais une chose est sûre : je me suis régalée, avec cette édition 2020 ! 🙂

Suite directe de la Sève et le Givre – dont on a un petit résumé au fil des pages de Nigredo – nous marchons dans les pas de Kelis Demi-Coeur, barde qui est chargé par la Reine des Neiges de retrouver Angharad, la Dame de la Sève et du Givre, dont on ignore la localisation. Car les temps changent, et les Royaumes Féeriques voient arriver ces changements avec inquiétude. Quel avenir les attend ? Seule Angharad, toujours accompagnée de Finstern l'Obscur, pourrait détenir, entre ses mains, une réponse plus satisfaisante que celle, radicale, qu'envisage Titania, Haute-Reine des Faes.

La plume de Léa Silhol est, comme toujours, exquise. Extrêmement travaillée, chaque mot posé comme un joyau sur une parure. La première partie pose (ou re-pose) les personnages, le décor, les enjeux, puis vient la mise en branle de ce qu'Angharad et Finstern entreprennent, un plan dangereux, un plan d'envergure. L'action, alors, intervient et ne cesse pas, mais la plume reste toujours aussi poétique.

La Glace et la Nuit, comme toute la saga Vertigen, met en scène des Faes. de fait, leurs actions et modes de pensée diffèrent quelque peu de ceux des humains. C'est à garder en tête au cours de sa lecture. Ils sont quasi immortels, évoluent au sein d'un échiquier politique particulier, et sont aussi beaux que cruels. de fait, l'ampleur de leurs discours, positions, et émotions peuvent rappeler, à juste titre, les grandes tragédies théâtrales, ce qui n'est pas non plus pour me déplaire ! 🙂

La maîtrise de Léa Silhol du folklore féerique celtique est visible : elle se réapproprie ce terreau riche pour fournir sa propre épopée féerique, sans trahir l'essence de ce matériau de base. le glossaire, à la fin, permettra d'ailleurs de mieux appréhender cette inspiration, que l'on soit néophyte ou amateur du sujet.

Pour ma part, j'ai toujours adoré le folklore féerique, les mythes, la littérature de fantasy féerique, les grandes tragédies shakespeariennes et les belles plumes. Je retrouve tout cela, et bien plus encore, dans La Glace et la Nuit 1 : Nigredo, pour mon plus grand bonheur littéraire !

D'Ecosse en Irlande mythique, accompagnant Kelis à la suite d'Angharad et Finstern dans le projet fou de la conquête de la Cour féerique de Seuil, ce roman possède, à n'en pas douter, un souffle qui nous emporte. Un souffle glacé, auquel se mêle le piquant de la brise printanière, du renouveau.

D'ailleurs c'est simple : j'ai aussitôt enchaîné avec la lecture du tome 2 !
Lien : https://lullastories.wordpre..
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La Glace et la Nuit est une beauté froide, que l'on (re)lit avec passion. La Sève et le Givre avait déjà ce pouvoir, mais ce second opus nous offre une vision plus intime des Cours de Féérie, à travers le regard du jeune Kelis.

Les thèmes de la conquête et de la perdition sont de nouveau courtisés, et n'ont d'égal que le vertige qui nous saisit.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
"J'ai été dans ma première existence, un instrument, un enjeu, une fonction. On a usé de moi, on a abusé de moi. J'ai connu cela, et tu sais, toi, ce dont je parle : être entraîné, balloté, acheté vendu et donné. J'ai pris ma liberté, dans la négation et dans le sang. La peur me reste, gravée dans les os, d'être à nouveau l'outil des plans d'un autre. Mais je sais, au bout de mon chemin d'errance, de refus et de terreur, que cette trahison-là ne me viendra jamais de l'Osbcur. Que, de prime abord, il est le premier dont elle me soit venue.

Alors ne crois surtout pas, Kélis, ne crois pas que je lui aie dit "non", ce jour là, en Irshem. Je lui ai dit "pas ici" et "entièrement ou rien". Je l'ai voulu dépouillé de tout, au moment même où il venait d'être élevé au pinacle par les siens. Et c'est ce que, contre toutes mes attentes, il m'a donné. Et, se rendant, ma vaincue. Alors, peut-être est-ce être faible, que de vivre sous cet esclavage, car oui, je suis en esclavage. Je respire de son souffle, et ne vibre qu'à sa voix... et son coeur... Son coeur bat là... Je n'avais que moi, et ma futile liberté, et voici que je porte son coeur... l'esclavage, ah... cet esclavage... de ne plus jamais rien vouloir sans l'autre, je l'ai accepté, voulu, épousé. Et la force que ceci exige vaut pour toutes les puissances de ces autres qui n'ont rien que ce que j'avais. Rien qu'eux-mêmes, et rien de plus. Et, si souvent, moins que cela encore. Et je te dis, Kelis : maudits sont ceux qui n'ont pas ce que j'ai. Ni la liberté, qu'on n'acquiert en notre monde qu'à grand coût, ni la gloire de cette dépendance. Veux-tu que je te dise à quel moment j'ai été, oui, faible, et lâche ? Pendant toutes ces interminables années où je n'ai pas cru. Où j'ai fait à l'aimé cette injustice. Où j'étais aveugle, et stupide. Arrogante de me croire la seule à pouvoir faire ce choix.

A présent, suis-je moins forte d'être avec lui ? Je suis plus fragile, car je sers ses causes en sus des miennes, et tremble à ses combats. Lui, est-il amoindri de n'être plus roi, et d'avoir renoncé à la solitudes des aigles ? D'être asservi à mes veines comme je le suis aux siennes ? Libres, voilà ce que nous sommes, libres hormis de cet incendiaire esclavage qui nous donne l'un à l'autre, et seulement l'un à l'autre. Ensemble. Qui se préoccupe des mots et des codes ? Les maudits. Et qu'ils le restent, si c'est là leur refuge. Pour voler, Kelis, il faut vouloir le ciel. Le vertige et l'air libre, et rien d'autre où se tenir que son propre coeur... battant dans la poitrine d'un autre."
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"- Si tu me suis, Lugh, et que cet impossible projet soit accompli... tu te perdras. Tu perdras tes jeux, tes chevaux, tes expertises. Tu perdras ton chemin et jusqu'au souvenir de ton nom. Et pourtant par cette voie, et cette voie seule, pourras-tu demeurer Lugh. Rester celui que rien ne limite, et qui refuse de se définir, rester celui aux "multiples talents", rester la lumière du feu. Je te promets la fuite, l'exil, le combat. Le doute, le deuil, la souffrance. L'acier, le sang, la guerre encore. Et chaque jour plus dépourvu de certitude faible, vacillante, promise aux fers et à l'extinction, j'en verrai vers toi, en souvenir du jour de Rodruban, le plus aimé de mes enfants. Et il te ramènera de l'ombre de la captivité. Je l'enverrai pour toi, dusse-t-il tomber et se perdre, et mon coeur en rester frappé de deuil. Je l'enverrai pour toi. Même si cela signifie grande peine pour lui, et pour moi, et péril pour nous. Et même si, à la fin, oui, cela devait précipité dans l'abîme tout ce que nous aurions tant peiné à bâtir. Même si Seuil elle-même devait brûler, en souvenir du jour du cadeau, j'enverrai vers toi mon bien-aimé.

Le roi fronça les sourcils, et son visage se fit grave. Et il demanda doucement :
- Pourquoi ?
- Pas en paiement de la dette, car je ne négocie pas avec toi, Lugh. Mais parce qu'il se peut que moi aussi, vois-tu, je me souvienne de toi, bien que je ne sois plus la Cailleach que tu as aimée. Mais surtout parce que Seuil, au final, doit être cela. Une voie nouvelle, une forme nouvelle. La mémoire dans l'oubli, et des frères qui vont chercher leurs frères. la terre où nul, jamais, n'est laissé derrière. l'espace du courage. Et de l'espoir. Et de la foi. Notre humanité, et mieux que l'humanité. Une force hybride, qui joindra enfin deux mondes. Seuil, cela doit être cela, et rien d'autre, ou Seuil n'est rien."
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" — Que fais-tu par terre, mon parent ? Est-ce ainsi qu'est l'Hiver ?
Il se redressa lentement.
— J'ai honte de t'avoir forcée à te baisser pour moi.
Elle inclina la tête de côté, comme un oiseau des bois.
— Personne ne me force à rien. Et il faut se baisser souvent, lorsque l'on plante des jardins. Je descendrais pour une fleur, et je ne le ferais pas pour toi ?
Et elle rit doucement, se redressant en même temps que lui, sûre comme une vague."
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"Entre les cours, entre les certitudes de ce que le Peuple nomme Le Royaume, il y a des zones franches, des zones mortes, tissées de promesses d'annonciations, et d'hypothèses.
Des interstices.
Se tenir là, c'est être suspendu éternellement dans l'espace bref du passage. C'est contempler à l'infini, ses propres choix.
Se tenir là, comme à présent, je m'y tiens.
Le conte de la Dame de le Sève et du Givre et du Seigneur de la Haute Nuit est aussi long que le monde. Avec le monde il naquit, et si la Création devait s'engloutir, je le crois, même, capable d'y survivre. De perpétuer le Chant après que toutes les voix se soient éteintes. Au-delà de la chair périssable, les piliers de notre univers demeurent : la main des Saisons est lourde sur l'écorce des sphères ; la Nuit a été, avant même l'avènement de la lumière."
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A présent, suis-je moins forte d'être avec lui ? Je suis plus fragile, car je sers ses causes en sus des miennes, et tremble à ses combats. Lui, est-il amoindri de n'être plus roi, et d'avoir renoncé à la solitude des aigles ? D'être asservi à mes veines comme je le suis aux siennes ?
Libres, voilà ce que nous sommes, libres hormis de cet incendiaire esclavage qui nous donne l'un à l'autre, et seulement l'un à l'autre. Ensemble.
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