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ISBN : 9791094902042
Éditeur : Nitchevo Factory (17/04/2016)

Note moyenne : 5/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Une fois encore, les lignes des fils tendus se croisent, et les quêteurs de secrets se rassemblent, cherchant le chemin vers les codes, rites et fragrances du grand carrefour du monde, et ce qu’il reste de la splendeur…
Autour... de la lueur d’une lampe noire dans une boutique d’antiquités de Kensington ~ des cérémonies initiatiques des adeptes de Morphée, et des songes de braise des Khazars ~ du pas des Nephilim sur la route des âges, et des formules d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
jeanneretc
  29 août 2016
Pouvant se lire de manière indépendante, mais représentant le second volet du recueil Sacra, et son pendant les nouvelles de ce recueil répondant aux nouvelles du premier tome, Sacra propose quasiment que des textes inédits (nouvelles ou novellas) où fortement remaniés et enrichis de Léa Silhol.
Bien qu'il serait réducteur de ne donner qu'un thème à chaque recueil, il est probablement possible de dire que si le premier tome était sous le signe de l'art, ce second volume est sous celui de l'héritage / la transmission; Héritage/transmission entre générations, mais aussi de l'histoire et du poids des décisions passées (et présentes).
Chaque texte de ce recueil tissent des liens avec le reste de l'oeuvre de Silhol (comme toujours chez elle, mais c'est ici très très présent) et principalement avec celle du premier tome (mais, à l'exception peut-être d'un texte, tous les textes, je le répète, peuvent se lire pour eux même).
Difficile de parler des nouvelles du recueil sans soulever au moins un petit peu la trame, que ceux qui veulent garder une surprise totale sautent directement à la fin de cette chronique.
"Lumière Noire" est une une ré-édition à l'identique (il me semble) d'une nouvelle que je connaissais, elle suit une jeune femme atteinte de syphilis, à une époque où la maladie est incurable, et son petit-ami qui mettent la main sur une lampe Oscuro de Isenne et découvre un autre monde dans les ombres. Une nouvelle qui ouvre en douceur aux mystères de ce recueil.
"Sfrixàda, l'Empreinte, dans la cendre" est un dialogue, en la cité d'Isenne, entre une visiteuse prestigieuse et un artisan qui narre une histoire d'amour et la chute d'un Royaume. Une belle écriture pour une nouvelle faisant le lien entre une du tome précédant et une histoire de tailleur présent dans Les Conte de la Tisseuse.
""D'une étoile à l'autre" est probablement le texte qui pourrait sembler le plus obscure pour les lecteurs peu habitué à la trame "silholienne". C'est une version longue de la nouvelle "L'étoile au matin" qui se déroule, de nos jours, à Istanbul. Elle met en scène Lucifer lui même qui, suite à une visite, décide de se préparer à choisir un camp dans un conflit ancien. La novella voit se succéder une brochette d'immortelles et de factions occultes (Fays, Djinns, Nephilims, etc.) qui tissent entre eux la quasi totalité des textes de la Trame et laisse présager d'un conflit imminent. Un très beau texte qui parlera sans doute le plus aux familiers de l'auteure et surtout de son oeuvre.
"Béni soit l'Exil", version longue et d'un autre point de vue de "La Faveur de la Nuit", narre la grandeur, la chute et l'exil (se terminant à Isenne) d'une nation qui a cherché, obtenu et perdu, les faveurs d'un prince sombre de féerie. Un texte très bien maitrisé et agréable à lire.
"Le Maître de Kodo", une longue novella (probablement mon texte préféré du recueil) se déroulant au Japon et qui voit un groupe de Fay (avant la découverte de Frontière) se rendre au près d'une ancienne famille du pays afin de sauver sa plus jeune membre. Celle ci, Fay, est perdu dans le monde virtuel (le GRID) à la recherche de son âme soeur. Il est question ici de malédiction famille, de flocons, de tatouages, de secrets et de découvertes. Je ne peux qu'adhérer, surtout quand se rencontre la trame de Frontière avec la nouvelle qui m'avait le plus marqué dans Les Conte de la Tisseuse : "la loi du flocon". J'espère pouvoir en lire d'avantage sur la Fay de la famille dans le futur.
"Emblemata" est une courte nouvelle qui narre la rencontre entre un voyageur et un immortelle en 1931 en Orient pour une longue discussion sur les religions et le passage du temps. Si la nouvelle contient d'intéressantes réflexions, elle est pour moi un cran au dessous du reste.
"The Passenger" clôt le recueil et fait écho à la première nouvelle de Sacra I en narrant, à New York alors qu'une ambassade de Frontière est reçu à l'ONU, les retrouvailles entre un traducteur et "son" auteure disparue il y a plus de 20 ans et revenu changée. Une nouvelle qui montre qu'être différent est avant tous un choix et qu'il n'est jamais trop tard ?
Finalement Sacra II est de très très bonne facture et forme un tous avec Sacra I. A noter que l'ordre dans lequel les textes sont présentés n'est pas dû au hasard et forme un voyage très bien pensé.
Lien : https://siku00.blogspot.ch/2..
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Vertigen
  22 juin 2016
Je ne critique pas mes propres livres, mais au lecteur, cette recommandation : le duo "Sacra" comporte énormément de liens et pistes vers mes autres univers, et un grand nombre de réponses et révélations. Je vous recommande, surtout, afin de ne pas vous priver de certains coups de théâtre et surprises, de *ne pas lire le volume II avant le volume I* ! Bon voyage aux quatre angles du Grand Compas :-)
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Juliettedod
  28 juillet 2017
Si j'ai aimé le premier tome, j'ai adoré le second. Je m'y suis perdue, j'y ai voyagé, mon coeur a battu (fort), mon souffle s'est suspendu, ce livre est comme l'empreinte de la lumière du soleil sur la rétine, éblouissant.
C'est le genre de texte que l'on a envie de lire à ceux qu'on aime à la lueur d'une bougie.
Et de relire.
Et de relire...
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psycheinhell
  14 août 2016
Il reste, décidément, de la beauté et du feu sacré parmi les crasses de notre ère. Des oeuvres comme Sacra, des compagnons de route et de barricade, qui nous parlent encore — dans le larsen d'aliéanantes actualités — de la tension douloureuse et extatique des âmes vers l'Ailleurs, et des harmonies que produisent ceux qui se reconnaissent en pareil mouvement.
// Impression de voyage — de Londres à New York, d'Istanbul au Japon, de l'empire kazhar aux terres afghanes, et vers Isenne (tellement) — exposée sur :
Lien : https://psycheinhell.wordpre..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
psycheinhellpsycheinhell   22 mai 2016
"Lorsque l'on personnifie les Muses, Fhaliva, il faut *toujours* courtiser le courroux des dieux. On ne brise de tels interdits qu'en se voulant le disciple — *au moins* — de Prométhée en personne. Isenne aime ses artisans et ses navigateurs, mais ce qu'elle désire, plus que tout, c'est donner naissance à des Titans. Ou gagner le cœur des étoiles elles-mêmes, lorsqu'elles nous font la grâce de tomber à terre, comme vous le fîtes indubitablement."

Sfrixàda (L'Empreinte, dans la Cendre)
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EferyEfery   11 juin 2016
– Dans quel but ? murmura-t-elle en se penchant en avant.
– Aucun but. » répondit-il avec un sourire amusé, et dangereux.
« Pour le *plaisir*. Exclusivement pour le plaisir, adonessa Fhaliva, Muse d’Isenne. Et pour que vous gardiez mémoire du mal que vous nous avez fait : puisque lorsque vous nous aurez quittés, il vous faudra vous souvenir que, d’avoir été contemplés par vos yeux, et de nous en être sentis plus vivants, nous n’existerons plus qu’à moitié lorsque vous prendrez une autre route. Un plaisir en échange de ce plaisir, de la part de ce peuple qui voit des vitraux vivants dans une silhouette de femme, et la beauté même dans une forme censément fracassée. […] »

(Sfrixàda)
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EferyEfery   11 juin 2016
Et dans cette galaxie de lumières éteintes seule brûlait, inlassablement, la lampe noire d'Isenne, nous apprenant pas à pas la valse des pleins et des vides, et la valse des profondeurs.

(Lumière noire)
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