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Henri Delgove (Autre)
EAN : 9782020097260
283 pages
Éditeur : Seuil (01/09/1987)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Voici une date dans l'histoire du roman anglais : Alan Sillitoe décrit l'évolution contemporaine de la classe ouvrière anglaise comme un changement important de la condition de l'homme d'aujourd'hui. Son héros Arthur Seaton a le même âge que lui, c'est un véritable a angry young man ». Mais son instinct de révolte n'a déjà plus d'objet : il a de l'argent, la télévision et une série de com-plets dans son armoire. Samedi soir, dimanche matin démêle avec une grande int... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
dezecinte
  29 juillet 2020
Super bouquin! Sorti en 1958, il décrit le quotidien d'un prolo anglais de Nottingham, entre journées harassantes à l'usine, virées au pub, parties de jambes en l'air avec des femmes mariées, bagarres avec leurs maris jaloux, mais aussi moments d'introspection pendant la pêche à la ligne du dimanche. Un vrai rebelle de 22 ans, allergique à quelque sorte d'oppression que ce soit, qu'elle soit militaire, politique, économique, religieuse, conjugale où même syndicale, mais qui finira par rentrer dans le rang, d'une certaine manière, ce que l'on se prend à regretter, même si son nihilisme égocentré était, il faut bien l'avouer, incompatible avec le minimum d'organisation indispensable à la vie en société. Mais Dieu que cet amour de la liberté absolue était beau...
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Tu_vas_voir_ce_que_tu_vas_lire
  01 janvier 2020
"Car c'était un samedi, soir, le meilleur moment de la semaine, celui où l'on s'amuse pour de bon, l'un des cinquante-deux jours de gloire de la grande roue de l'année qui tourne si lentement" Ouvrier dans une usine de vélos, Arthur Seaton, 21 ans, trompe l'ennui des semaines rythmées par le travail chaque samedi soir. Il les passe invariablement au pub où l'alcool coule à flot. Ivre, tout devient alors possible ... Classique de la littérature britannique, la lecture de Samedi soir, dimanche matin trouve un écho particulier encore aujourd'hui. Ecrit durant les années 1950, il accorde une place inédite aux jeunes des classes laborieuses, oubliés de la littérature de l'époque, et à leur soif de liberté dans une Angleterre désenchantée.
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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moravia
  17 mars 2013
Un style qui me rebute, je n'ai pas pu m'en remettre de ce week-end.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
dezecintedezecinte   30 juillet 2020
Quand on est un révolté, on le reste toujours. On ne peut pas s'en empêcher, on ne peut pas le nier. Et ça vaut mieux d'être un révolté, parce que ça leur fait voir que ça n'prend pas, leurs trucs pour essayer de vous avoir. Les usines, les Bourses du travail et les assurances sociales, c'est pour vous faire gagner votre vie et défendre vos droits – qu'ils disent! Mais c'est jamais que des astuces qui vous enfonceraient dans des sables mouvants si vous ne restiez pas sur vos gardes. A l'usine, on vous fait trimer à en crever, à la Bourse du travail, on vous engourdit à en crever avec de belles phrases, et les assurances sociales et les contributions vous pompent les sous de votre paie et vous vident à en crever. S'il vous reste la moindre bribe de vie dans les tripes après toutes ces saloperies, c'est l'armée qui vous appelle et vous envoie vous faire trouer la peau. Ah oui bon Dieu, c'est pas rose la vie si on veut tenir le coup, si on arrive pas à empêcher cette vache de gouvernement de vous enfoncer la gueule dans la merde, bien qu'y ait pas grand chose à faire contre ça, sauf de s'mettre à fabriquer d'la dynamite pour foutre en l'air leurs horloges à quat'zyeux.
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dezecintedezecinte   30 juillet 2020
T'es pas un peu dingue? lui dit-elle. Qu'est-ce que tu crois que c'est que d'avoir un enfant? T'es mal fichue pendant neuf mois. T'as les seins qui grossissent, et puis voilà que tu te mets à ballonner. Et un beau jour, t'accouches en gueulant et t'as l'gosse. Si c'était encore que ça. Mais c'est pas tout. Le bobo, c'est qu'il faut que tu t'en occupes à chaque minute pendant quinze ans. Tu veux essayer?
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dezecintedezecinte   30 juillet 2020
Une fois dehors, l'usine vint se rappeler à eux par le grondement qui, d'une centaine de mètres, leur parvenait par-dessus les hauts murs. Les dynamos geignaient à longueur de nuit et, dans la journée, les machines-outils géantes de l'atelier d'estampage, mues à coups de leviers et de pédales, donnaient dans les maisons de la cité l'impression de se trouver à portée de souffle de quelque être monstrueux souffrant de maux d'estomac. Un relent de mousse, de désinfectant, de graisse et de copeaux d'acier fraîchement taillés imprégnait l'atmosphère du faubourg bâti autour de l'usine, de la panse et des flancs de laquelle s'allongeaient des rues et des cités ouvrières comme de petits animaux qui tètent les mamelles d'une gigantesque mère.
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dezecintedezecinte   30 juillet 2020
Il ne tenait pas à se battre et l'évitait autant qu'il le pouvait. Il n'y a que les imbéciles qui jouent de leurs poings parce qu'ils n'ont pas assez d'intelligence pour discuter ; c'était là une piètre façon de résoudre les différends. Mais quand vous étiez coincé par deux grands gaillards résolus à vous avoir, deux brutes sans cervelle et insensibles aux arguments d'une discussion, alors, fallait bien accepter la bagarre et cogner, même si c'étaient des sacs de charbon d'un quintal que vous aviez devant vous.
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dezecintedezecinte   30 juillet 2020
Qu'est-ce que je suis, au fond? Un grand poteau de mine de 1,83 m qui a grande envie d'une pinte. Voilà ce que je suis. Et si n'importe quel malin me l'dit, j'suis en plus un marchand de dynamite ou un tourneur sur tour revolver qui n'demande qu'à envoyer l'armée aux cinq cents diables. J'suis moi, et rien d'autre, et si on pense que j'suis autre chose, ou qu'on me l'dit, c'est précisément qu'je ne l'suis pas, parce qu'on n'me connait pas du tout.
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Videos de Alan Sillitoe (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alan Sillitoe
Saturday Night and Sunday Morning (1960) film, extrait
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