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Hélène Collon (Traducteur)
ISBN : 2070420760
Éditeur : Gallimard (30/09/2001)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 56 notes)
Résumé :
S'il eût été plus court, toute la face du monde aurait changé. Avec les textes du Nez de Cléopâtre, Robert Silverberg nous invite à détourner le cours de notre Histoire pour imaginer ce qui aurait pu advenir si... Si l'Empire romain, loin de prendre fin sous le choc des invasions barbares, s'était maintenu et élargi au monde entier ? Si les " réalités virtuelles " auxquelles donne accès l'informatique se constituaient en mondes parallèles autonomes, des mondes où So... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  05 août 2016
Silverberg nous écrit six uchronies dans ce recueil. Et j'avoue que c'est une belle façon de découvrir l'auteur.
J'aime beaucoup les uchronies, l'histoire par un petit grain de sable pourrait ou aurait pu être différente. J'aime a penser que tout est possible.
De plus l'auteur a une très belle façon d'écrire et nous fait voyager dans le temps et dans l'espace. Mais il y a quand même un petit bémol c'est que malheureusement les nouvelles sont de qualités assez inégales. Et c'est bien dommage.
Pour une première immesion dans le monde de Silverberg, je n'ai quand même pas été déçue , et je compte bien continuer ma découverte de l'auteur.
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boudicca
  12 décembre 2013
« Le nez de Cléopâtre ». Avec un titre comme celui-ci autant vous dire que la grande amatrice d'histoire ancienne que je suis n'a pu résister à la tentation de découvrir ces six nouvelles uchroniques signées Robert Silverberg. Seulement voilà : pas de Cléopâtre, peu de références antiques, et surtout des textes qui, bien que pour la plupart basés sur une idée originale, peinent à éveiller l'intérêt. Il faut dire aussi que la première nouvelle (« Légendes de la forêt Veniane ») n'est pas pour mettre le lecteur en confiance : cadre peu original (un empire romain toujours debout à l'époque moderne), intrigue bancale, personnages fades..., bref ça démarre mal. de même « Le sommeil et l'oubli », consacré à la rencontre improbable entre un homme du XXIe siècle et le célèbre chef mongol Gengis Khan, se lit sans réel déplaisir mais sans passion non plus. Les quelques récits relevant davantage de la science-fiction que de la fatnasy historique, sont pour leur part un peu plus réussis car plus originaux, qu'il s'agisse du « Traité de Düsseldrof » mettant en scène un extraterrestre chargé de ralentir aussi longtemps que possible les progrès techniques et scientifiques terrestres en faisant de l'Allemagne le grand vainqueur de la Première Guerre Mondiale ; ou encore de « Basileus », nouvelle consacré à la fascination d'un homme pour les anges bibliques auxquels il tente de donner vie sur son ordinateur.
Sans être pour autant mémorables, certaines nouvelles se font malgré tout plus intéressantes, à commencer par « Entre un soldat, puis un autre » où l'on découvre que des pros de l'informatique sont parvenus à mettre au point un programme permettant de recréer sous la forme d'hologrammes des personnages historiques capables de penser et de discuter avec des interlocuteurs de notre époque. « Imaginez Louis XIV vantant les fontaines du château de Versailles, Picasso faisant la visite des musées parisiens, Sartre échangeant des bons mots avec les passants depuis la terrasse du Café de Flore ! » Voilà ce dont il est ici question. Silverberg opte cela dit pour des choix plus originaux et c'est ainsi que l'on assiste avec une certaine curiosité amusée à la rencontre de Francisco Pizzare, capitaine espagnol du XVIe siècle vainqueur de l'empire inca, et Socrate, célèbre philosophe grec encensé par Platon pour sa sagacité. L'idée ne manque pas de piquant et fait de cette nouvelle sans aucun doute la meilleure du recueil. « Tombouctou à l'heure du lion », texte consacré aux intrigues de cour africaines dans un monde où l'islam serait parvenu dès le Moyen Age à supplanter le christianisme, n'est pour sa part pas dénuer d'intérêt, même si là encore je doute d'en garder un souvenir impérissable
« Le nez de Cléopâtre » se révèle ainsi être un recueil très décevant, composé de nouvelles qui sont loin de représenter le meilleur de ce dont est capable Robert Silverberg. A ceux qui voudrait s'initier aux récits de l'auteur, je conseillerai plutôt un ouvrage du genre du « Dernier chant d'Orphée », tout aussi court mais bien plus captivant. Dommage.
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Lynnae
  09 novembre 2012
Une relecture plaisir dans le cadre du Winter Time Travel de Lhisbei ^^ A l'origine, je l'ai découvert par pu hasard à la FN*C. Je fouinais au rayon science-fiction, et puis ce titre m'a attirée, fan de l'Egypte que je suis. Néanmoins, j'ai été très déçue à lecture du recueil de nouvelles : il n'y en a PAS sur le nez de Cléopâtre ! Ce n'est qu'un exemple, pour expliquer ce qu'est l'uchronie, le genre des nouvelles. J'aurais bien voulu que Silverberg ait écrit cette nouvelle :(
Silverberg part de ce tout petit mot : « si ». Et si Rome n'avait jamais été envahie ? de là, il bâtit des univers que je trouve très plausibles et passionnants. Excepté la dernière nouvelle que je trouve plus apocalyptique qu'uchronique (même si l'un n'exclut pas l'autre), mais qui reste savoureuse tout comme son écriture. Elle m'a donné l'impression de changer selon la nouvelle et selon le narrateur, comme en s'adaptant, ce qui la rend pleine de surprises.
Légendes de la forêt Veniane est ma nouvelle préférée. Dans cet univers, l'empire romain n'a jamais été envahi par les barbares et s'est développé sur la Terre entière, au Japon, aux Amériques. On suit deux enfants, Tyr et Freya, frère et soeur. Tyr, le narrateur, évoque ses souvenirs, et surtout cette mystérieuse rencontre avec un authentique descendant des Césars. Il nous raconte l'histoire de Rome, par petits bouts, qui est plutôt compliquée. Mais en contexte de République, il ne fait pas bon entretenir la flamme de la royauté …
Le Traité de Düsseldorf nous entraîne plus tard. Un extra-terrestre est envoyé par sa race surveiller les terriens, qui sont soupçonnés de se développer dans le futur jusqu'à être une menace pour leur peuple. Un côté très science-fiction, donc, à cette nouvelle, qui évoque Karn, l'Héthivarien, ses particularités, ses buts. Il a entre autres été l'instigateur du Traité de Düsseldorf, qui marque la victoire de l'Allemagne sur les autres pays à la fin de la première guerre mondiale. Mais alors qu'il revient quelques années plus tard, il n'y a pas la moindre trace de ce traité, et l'Allemagne a perdu la guerre. Ici l'uchronie n'est pas décrite directement mais en comparaison avec ce monde que Karn se désespère de découvrir. La fin est marquée par un retournement de situation très drôle !
Tombouctou à l'heure du Lion doit être celle qui m'a le moins plue, je pense. Les 3/4 de l'Europe ont péri à cause de la peste, au lieu du quart que nous connaissons. La colonisation des autres continents ne s'est pas faite et la Turquie est maîtresse de l'Europe. Grand Père, qui règne sur le royaume du Songhaï, en Afrique, est sur le point de mourir et les principaux royaumes envoient une délégation pour présenter leurs condoléances. Tout un jeu de politique se met en place (je suppose que c'est ce que je n'ai pas aimé). Pour cette nouvelle, Silverberg rédige une petite introduction, en italique, pour informer de ce qui est arrivé à ce monde. Ce qui est intéressant car il présente les conséquences qu'a eue cette expansion de victimes de la peste noire.
Le sommeil et l'oubli m'a laissée un peu perplexe. Bon, il faut dire aussi que c'est une période historique et un personnage que je ne connais guère. le narrateur est spécialiste du khalka, le principal dialecte mongolien, et il se retrouve à discuter, d'une certaine manière, avec un homme du nom de Temujin, qui existait des siècles auparavant. Mike a beau être quelqu'un de timoré, il n'hésitera pas à le pousser à prendre une décision, qui pourrait avoir des conséquences inattendues. J'ai trouvé cette nouvelle intéressante, mais un peu étrange, peut-être parce que je n'ai pas compris le rapport entre le titre et le thème.
Entre un soldat, puis un autre propose la coexistence impossible et amusante d'un homme de la Grèce Antique et un autre de la conquête des Amériques. Pizarre et Socrate sont recréés virtuellement, mais de manière si réelle. Ils en viennent à discuter, Pizarre seul d'abord avec les gens qui l'ont fait apparaître, puis dialoguant. Hum, après réflexion, je n'ai pas l'impression que cette nouvelle soit très uchronique car elle se contente de confronter deux personnages d'une manière anachronique. J'ai surtout aimé le récit des précédentes créations faites grâce à la machine.
Basileus, enfin, ne me semble pas vraiment uchronique. Mais elle m'a passionnée ! Elle évoque Cunningham, un informaticien qui travaille pour le gouvernement américain. Son hobby ? Créer des anges dans le disque dur de son ordinateur, selon les textes anciens, avec invocations. Il passe une partie de ses soirées à les créer, et l'autre à converser avec eux. Bien sûr, il a toujours le dernier mot. Jusqu'à ce que Raphaël, l'archange, lui fasse une proposition particulière. J'ai beaucoup aimé suivre ce personnage et entendre parler d'anges, c'est un sujet que j'adore (je suis fan enthousiaste d'Angel Sanctuary de Kaori Yuki^^).
Une lecture passionnante.
Lien : http://falaiselynnaenne.word..
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Chiwi
  25 août 2013
Comme ce recueil ne contient que six nouvelles, je vais faire une petite critique pour chacune d'entre elles.
Légendes de la forêt Veniane : l'Empire romain ne s'est pas effondré avec les invasions barbares mais il s'est étendu au monde entier et perdure toujours. le contexte historique est assez peu développé, Silverberg profite de la nouvelle pour raconter une légende destinée à faire peur aux enfants.
le Traité de Düsseldorf : un extraterrestre a pour mission de changer le cours de l'Histoire pour que l'Homme n'évolue pas trop rapidement et pour préserver la suprématie de sa civilisation extraterrestre sauf que … . Cette nouvelle mêle à la fois uchronie et réalités parallèles. Elle peut paraitre un peu fouillis mais la pirouette finale m'amène a penser que quand ça doit se réaliser , ça doit se réaliser; on peut faire n'importe quoi pour dévier le cours des choses, ça arrivera.
Tombouctou à l'heure du Lion : l'épidémie de peste de 1348 a décimé les trois quarts de l'Europe occidentale. Les nouvelles puissances sont l'Empire ottoman et le royaume Shongaï d'Afrique. Cette nouvelle est sûrement la plus aboutie, sa longueur plus conséquente que les autres permet de rentrer dans plus de détails. En tout cas c'est la nouvelle la plus réussie des six.
le sommeil et l'oubli : un spécialiste de l'Orient est contacté par un de ses amis qui a mis au point une machine permettant de converser avec des personnes décédées depuis longtemps. Il arrive à être mis en contact avec celui qui aurait dû être Gengis Khan. Avec celle-ci on se dirige un peu plus franchement vers les réalités parallèles. Mais on ne sait pas bien si ça en est vraiment une et ça semble étrange qu'elle soit différente de la nôtre, alors on essaye de la modifier pour qu'elle ressemble à la nôtre.
Entre un soldat, puis un autre : un génie de l'informatique réussit à créer les intelligences artificielles de Pizarre et de Socrate et les fait converser ensemble. Ici on quitte l'uchronie. On se retrouve avec deux personnages qui ont vécu à plusieurs siècles d'intervalle mais discutent ensemble. Ça donne un duel intellectuel sympa mais qui m'a laissé sur ma fin.
Basileus : un informaticien réussit à conserver dans son ordinateur des anges. Une manie qui va l'amener à réaliser un catclysme. Cette dernière nouvelle est celle que j'ai le moins apprécié. Je l'ai trouvé bizarre et elle ne collait pas vraiment avec les autres récits.
Voilà, comme dans tous les recueils de nouvelles il y a des choses que l'on aime et d'autres que l'on apprécie moins. A part les deux dernières, je peux reconnaitre que j'ai apprécié de lire encore une fois Silverberg.
Lien : http://lecturesdechiwi.wordp..
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herve_bleiz
  05 avril 2016
Un recueil de 6 nouvelles fort inégales sur le thème de l'uchronie et de l'univers parrallèle:
Deux que j'ai lues sans réel plaisir, déçu pas un le manque d'originalité et le peu de crédibilité des personnages:
- Légendes de la forêt Veniane - 1989
- le traité de Düsseldorf - 1959
Deux que j'ai abandonnées:
- Tombouctou à l'heure du Lion - 1990
- Entre un soldat, puis un autre - 1989
Les deux dernières m'ont été plus plaisantes avec des personnages plus fouillés, mieux travaillés. Mention spéciale pour 'Basileus' où un programmeur passe ses loisirs à donner vie, sur son ordinateur personnel, à des anges à partir de vieux traités religieux juifs et chrétiens.
- le sommeil et l'oubli - 1989
- Basileus - 1983
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
boudiccaboudicca   09 décembre 2013
A l'origine, les programmateurs français voulaient inclurent des hologrammes de personnages célèbres dans les spectacles touristiques de leurs monuments historiques. Pas seulement des simulacres robotisés, mais d'apparentes réincarnations de grands personnages, capables de se promener librement, de bavarder, voire de lancer de petits traits d'esprit. Imaginez Louis XIV vantant les fontaines du château de Versailles, Picasso faisant la visite des musées parisiens, Sarte échangeant des bons mots avec les passants depuis la terrasse du Café de Flore ! Et pourquoi pas Napoléon, Jeanne d'Arc, Alexandre Dumas ! Et ça ne s'arrêtait pas là : on pouvait les rendre capable de compléter, d'améliorer les réalisations de leurs modèles, d'enrichir le monde d'une foule de tableaux, romans, traités philosophiques et visions architecturales grandioses de maîtres disparus. (Entre un soldat, puis un autre)
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boudiccaboudicca   19 décembre 2013
La Turquie possédait toujours un territoire s'étendant sur des milliers de kilomètres. L'Angleterre, elle, n'était qu'un insignifiant royaume insulaire. Pis encore, elle avait été province turque depuis l'époque médiévale jusqu'à des temps très récents. Las de devoir parler turc et s'incliner devant La Mecque depuis des siècles, les Anglais exaspérés avaient fini par expulser leur maître ottoman pendant la première année du XXe siècle, devenant ainsi le premier peuple d'Europe à reconquérir son indépendance. (Tombouctou à l'heure du lion)
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tgranductgranduc   26 octobre 2012
C'était il y a fort longtemps, dans les premières décennies de la Deuxième République, au temps de mon enfance en Pannonie Supérieure. La vie était très simple en ce temps-là, du moins pour les gens comme nous. Nous habitions un village en forêt sur la rive droite du Danube, mes parents, ma grand-mère, ma soeur Friya et moi. Mon père, Tyr, dont je porte le nom, était forgeron ; ma mère, Julia, faisait l'école dans notre propre maison, et ma grand-mère était prêtresse au petit temple voisin de Junon Teutonica.
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Vidéo de Robert Silverberg
Ancienne colonie, la planète Belzagor a été rendue à ses deux espèces intelligentes. Des scientifiques décident d'assister à leur rituel secret, la cérémonie de la renaissance... Dessin : Laura Zuccheri Oeuvre originale : Robert Silverberg Scénario : Philippe Thirault
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