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Patrick Berthon (Traducteur)Gérard Klein (Préfacier, etc.)
ISBN : 2253072052
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 40 notes)
Résumé :

Le Mur est une montagne qui perce les basses couches de l'atmosphère et pointe sa cime vers l'espace.

Pourtant, chaque année, quarante jeunes aventuriers partent à sa conquête dans l'espoir de parler aux dieux détenteurs de la sagesse, qui habitent son sommet presque inaccessible.

Personne n'est jamais revenu. Mais Poilar Bancroche, cette année-là, a été choisi pour commander les quarante. Et affronter les royaumes du Mur ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  12 février 2013
Au pied du ciel ...
Tel Olympus Mons sur Mars , le Kosa Saag , le mur , est une montagne sacrée qui s'élève jusque les basses couches de l'atmosphère d'une planète étrangère , et plus haut encore même , où l'auteur nous invite .
Tous les ans dans ce pays au pied du ciel , quarante jeunes gens se doivent de faire l'ascension de cette montagne , dont peux sont jamais redescendus , et d'où aucun n'est jamais revenu intact , avec toute sa tête en tous les cas ...
Alors ici , le lecteur mesurera sa chance d'être aux premières loges de cette expédition mouvementée , et en compagnie des « pèlerins « qui vont parcourir ce pays sacré .
Un roman sur le pèlerinage initiatique et sur son retentissement individuel et collectif ...
Le récit des pèlerins sur la montagne sacré , à la rencontre du sacré ( du numineux ) : On a déjà lu cela des dizaines de fois ... ?
Oui , mais , c'est un texte avec des personnages touchants , une société subtilement étrangère à la nôtre , qui se localise dans un environnement à l'altérité indiscutable et dans une civilisation intéressante , bien campée du point de vue narratif . Bien incarnée aussi , dans des personnages crédibles aux problématiques convaincantes .
Des descriptions nombreuses rendent cet univers palpable , de même que les péripéties qui émaillent le long voyage , sont variées et inscrivent dans ce récit principalement contemplatif autrement , un certain sens du rythme et du « timing « .
Un texte qui relève à mon humble avis du genre ethno-SF et qui n'est pas fait , pour les inconditionnels du thriller orthodoxe , pour ce qui est de la forme .
Décidément il s'en passe , et s'en « repasse « , sur toutes ces montagnes que les dieux élisent généralement pour domicile .
Aller toquer à leur porte est périlleux pour la vie , pour les certitudes , qui peuvent alors branler sur leurs socles , pourtant si fermes généralement..
Et puis si on revient des pays sacrés , que peut-on avoir compris et vu , sur ces chemins qui transpercent le ciel ( dans ce roman , au sens propre comme au sens figuré ) ?
Le mieux est-il de se taire à son retour ? et d'y réfléchir longtemps ? ..
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Fifrildi
  29 octobre 2017
C'est en lisant la critique d'Alfaric de l'adaptation BD de « La horde du Contrevent » que j'ai eu envie de lire ce livre. J'ai déjà lu quelques livres de Robert Silverberg et c'est un auteur qui me botte bien.
J'ai lu le roman d'Alain Damasio et mon avis était (et est resté) assez mitigé. Mais l'accroche d'Alfaric, je cite :
« Avec son livre-univers "La Horde du Contrevent", Alain Damasio a transposé une histoire planet opera de Robert Silverberg ("Les Royaumes du mur") à un univers planet opera de Serge Brussolo ("La Planète des Ouragans") » a éveillé ma curiosité. Je n'ai pas encore lu celui de Brussolo mais j'y compte bien.
L'histoire est racontée par Poilar Bancroche - notre héros - à la première personne. Et je dois avouer qu'il m'a tellement emmenée dans son univers que j'avais complètement zappé que c'était un planet opera mais au fur et à mesure de la lecture… on finit par s'en souvenir ^_^
La vie du peuple de Poilar est articulée autour d'un Pélerinage à Kosa Saag. Poilar lui en rêve depuis toujours. Chaque année, après plusieurs années de préparation, 40 pélerins (20 femmes et 20 hommes) tentent d'en rejoindre le sommet afin d'y rencontrer leurs dieux. le chemin qu'il faut emprunter pour y parvenir est tortueux, dangereux et on y croise aussi parfois l'horreur…
Ce n'était vraiment pas ce quoi je m'étais attendue mais je préfère être surprise que de deviner le pourquoi du comment dès le début du livre (ou plus loin). Cela étant dit, j'ai eu des petits indices qui m'ont mis sur la piste. Cette histoire m'a fait penser d'une certaine manière au livre de Christian Chavassieux « Les Nefs de Pangée » mais aussi à la nouvelle « Long cours » de Poul Anderson. Un bien curieux mélange qui m'a ravie.
«le Mur est un monde, le Mur est un univers»
Je n'ai pas vraiment envie d'en dire plus car j'en ai déjà dit trop !
Je dois juste ajouter que ce livre est truffé de petites perles sur le sens de la vie.
Excellent moment de lecture.
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Millencolin
  20 décembre 2017
Et voilà encore un bouquin de Silverberg que j'ai dévoré !
Ce n'est certes pas un chef d'oeuvre, mais nous avons ici un excellent récit d'aventure, avec toujours son lot de thèmes intéressants que l'auteur développe sous forme de métaphores, et cela tout au long de ce pélerinage, qui veut que notre héros, et ses acolytes, gravissent une montagne sacrée dans l'ultime but de pouvoir s'adresser à leurs Dieux. Pourquoi ils le font ? Car c'est ce qu'il faut faire, c'est ce que les générations d'avant ont fait et qu'il n'y a rien de plus noble que de le faire aussi.
Il est clairement ici question de la crédibilité de nos croyances, et de l'hérédité de ces croyances. Celles-ci vont être mises à rude épreuve au fur et à mesure que les personnages confrontent l'image qu'ils se faisaient de la vie, avec la réalité qu'ils vont être amenés à observer.
Certaines idées sont vraiment originales, et on navigue de surprises en surprises tout en partageant les réflexions, pensées et rêves du héros qui est également le narrateur.
Pourtant je trouve, que par moments, le fait de n'être qu'à la place de ce héros permet trop facilement de se passer de certaines explications et justifications quant à l'attitude et au comportement des autres protagonistes. Certains agissent parfois étrangement et, en tant que lecteur, on reste frustré de ne jamais savoir pourquoi.
Mais bon, c'est ici pour moi le seul point négatif.
J'ai donc passé un bon moment à faire l'ascension de cette gigantesque montagne, et le talent de Silverberg réussit à rendre l'histoire vraiment très visuelle.
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Beatson
  30 octobre 2018
Un récit de science-fiction de Robert Silverberg avec pour sujet une initiation mystique sous forme de pèlerinage vers le sommet inaccessible de la montagne Kosa Saag. Chaque année le village de Jespodar envoie 40 jeunes formés pour grimper vers le sommet et la seule personne qui en est revenue saine d'esprit il y a plusieurs siècles a raconté avoir rencontré les Dieux. On découvre petit à petit que l'on n'est pas sur la terre, que les habitants subissent des « modifications » physiques par exemple afin d'avoir des expériences sexuelles ou de faire pousser des ventouses sur leurs mains à six doigts afin de grimper.
Ce que ces 40 découvriront au cours de leur pèlerinage je vous le laisse découvrir mais le message que Robert Silverberg voulait faire passer in fine est assez clair. Je cite: "Il est temps de faire table rase de ces fadaises.... Nous pouvons être comme des dieux : telle est la vérité que vous offre Poilar Bancroche."
On pourra faire le parallèle avec "La Horde du Contrevent" d'Alain Damasio mais j'ai pensé bien évidemment aussi au film La Montagne Sacrée de Alejandro Jodorowsky.
Le récit se raconte à la première personne par le jeune Poilar qui va prendre le rôle de chef dans cette expédition. Comme toujours le style narratif de Robert Silverberg est plaisant et je me suis laissé entraîné par ce récit même si pour certains aspects on ressent un peu que ce type de scénario date un peu (d'un âge de la SF antérieur à l'ère des technologies numériques).
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H-mb
  27 décembre 2017
Ce roman a un aspect ethnographique : une montagne sacrée, des jeunes gens mis à l'écart pour subir des épreuves afin de faire partie du groupe des héros - des héros qui doivent affronter la tentation et la mort. C'est un voyage labyrinthique que les pèlerins entreprennent avec toujours la masse écrasante du Mur en arrière-plan comme en premier plan. le Mur ne se laisse jamais oublier. Pour finir, les résultats de cette longue initiation ne sont pas ceux qui étaient attendus.
Le texte est à la première personne. A travers la vision de Poilar Bancroche, nous découvrons les choses, les coutumes, l'organisation sociale, etc. , sans nous appesantir sur elles puisqu'elles lui apparaissent comme la normalité. Nous suivons l'évolution psychologique de cet alien de l'intérieur - mais cet aspect n'est pas particulièrement développé.
Au final, c'est bien un pèlerinage extra-terrestre qui se déroule tout au long du livre, avec ses peines, ses royaumes pleins de tentations et la révélation "divine" de la fin.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
FifrildiFifrildi   28 octobre 2017
C'est un sujet que nous avions abordé quelques fois, Traiben et moi, quand étions plus jeunes, et nous avions la même opinion : il n'y a pas de conscience dans la mort. C'est un effacement. Chacun vit ses quatre dizaines d'années, ou quelques dizaines de plus si les dieux lui ont donné le privilège de la double vie, puis disparaît et c'est tout.
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BeatsonBeatson   30 octobre 2018
L’idée du divin qui s’imposerait en somme objectivement et que personne ne saurait raisonnablement contester est une invention politique géniale qui soulage le détenteur du pouvoir, et la classe dominante, d’avoir sans cesse à refaire leurs preuves et qui permet en principe l’évitement de perpétuelles luttes intestines. Cette invention a certes quelques conséquences, comme la nécessaire opacité à maintenir entre le détenteur du pouvoir et ses administrés, qui contraste avec l’immédiateté de la relation dans les sociétés premières et qui nuit à l’écoute de la base ; et comme le pouvoir concédé à des prêtres, garants de l’authenticité du divin.
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FifrildiFifrildi   23 octobre 2017
- Ce que je veux dire, fit-il en esquissant un sourire, c'est qu'être choisi pour faire le Pèlerinage, ce n'est pas une prouesse en soi. C'est un honneur appréciable, d'accord, mais, au bout du compte, les honneurs ne signifient pas grand-chose.
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FifrildiFifrildi   29 octobre 2017
Puis une question me vint à l'esprit : que sommes-nous donc, tous autant que nous sommes, sinon des êtres qui marchent interminablement, qui montent et descendent sans trêve les sentiers de notre vie? Et dans quel dessein?
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FifrildiFifrildi   26 octobre 2017
Je veux savoir ce que je suis. Après quoi, je veux savoir ce que je suis capable de devenir. Et, encore après, je veux le devenir. Je veux progresser continuellement.
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Vidéo de Robert Silverberg
Ancienne colonie, la planète Belzagor a été rendue à ses deux espèces intelligentes. Des scientifiques décident d'assister à leur rituel secret, la cérémonie de la renaissance... Dessin : Laura Zuccheri Oeuvre originale : Robert Silverberg Scénario : Philippe Thirault
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