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Guy Abadia (Autre)
EAN : 9782070319374
336 pages
Gallimard (04/01/2007)
3.75/5   386 notes
Résumé :
David Selig, Juif new-yorkais d'une quarantaine d'années, se considère comme un raté. Il est pourtant télépathe et pourrait profiter de ce don pour faire fortune, conquérir - et garder ! - les plus belles femmes... Mais non, rien à faire, il estime être un monstre tout juste bon à faire le nègre sur des devoirs d'étudiants, incapable de réussir sa vie. La dernière preuve en date : ce talent qu'il déteste tant, mais qui est finalement son seul lien avec le reste de l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
3,75

sur 386 notes
Magnifique !
David Selig a le pouvoir de lire dans les esprits des autres, hommes ou femmes.
La science-fiction a souvent traité le thème de la télépathie, notamment en relation avec le thème du surhomme : une nouvelle race humaine aux pouvoirs supérieurs devait apparaître, des hommes dont « le niveau intellectuel est deux à trois fois celui d'un homme normal » (van Vogt, « A la poursuite des Slans »), supplantant l'homo sapiens comme celui-ci a supplanté l'homme de Neandertal.
Rien de cela dans le roman de Silverberg : David Selig est un homme tout à fait ordinaire à qui échoit un don tout à fait extraordinaire. On peut même dire qu'il est un anti-héros : il mène une existence sans amour et sans amitié, il n'a ni métier ni projets, il se contente de vivoter au jour le jour. Seul compte pour lui ce don qui le conduit à l'extase et qui donne un sens à sa vie.
Ce don lui a procuré une infinie jouissance pendant une dizaine d'années où « la vie ressemblait à un songe éveillé » (page 109), mais il ne l'a utilisé ni pour pour se construire, ni pour améliorer ses conditions d'existence, bien au contraire ! Bien qu'il ait eu accès aux autres, David n'a fait aucun effort pour aller vers eux, mais il les a jugés sommairement et a préféré s'isoler, en se contentant notamment de rapports sexuels épisodiques après l'échec de quelques rares relations amoureuses. Il n'en a pas profité non plus pour s'assurer une certaine aisance matérielle, contrairement à un autre personnage doté du même pouvoir et qu'il rencontre par hasard. En fait, à cause de sa faiblesse de caractère, ce don l'a empêché de grandir, de devenir adulte, de développer sa personnalité.
Et justement, ce don, il est en train de disparaître, il meurt en lui (« Dying inside », titre original du roman). David va devoir apprendre à vivre dans le silence. Un silence assourdissant.
Le nom choisi par Silverberg pour son personnage évoque parfaitement sa trajectoire : « selig » signifie en allemand « comblé, bienheureux », mais aussi « défunt », David Selig, c'est donc « David le bienheureux » puis « feu David ».
Silverberg décrit avec une rare sensibilité les expériences, les illusions, les regrets, les atermoiements, les contradictions d'un personnage complexe, mais il restitue également l'ambiance des années qu'il a lui-même vécues, car « L'oreille interne » présente une dimension autobiographique non négligeable : comme Silverberg, David est un juif new-yorkais, il est né en 1935, il évoque les événements vécus par l'auteur, la mort de Kennedy, les études à l'Université de Columbia, les expériences psychédéliques, l'émancipation sexuelle…
Enfin, « L'oreille interne » est le roman d'un écrivain au sommet de son art, écrit dans un « style clair, où l'économie de moyens n'exclut pas la distanciation et la maîtrise, où les difficultés techniques se dissolvent dans un texte parfaitement transparent. » (Jacques Goimard).
Oui, vraiment, une oeuvre magnifique.
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Décidément mes lectures de ce début d'année sont grisantes.

J'avais une petite appréhension avec ce roman, me demandant si je n'allais pas trouver un récit sur un télépathe qui perd peu à peu ses pouvoirs un peu pauvre. Honte à moi d'avoir douté de Robert Silverberg ! C'est justement dans ce genre d'exercices qu'il était incroyablement doué dans les années 1970.
L'auteur est profondément inspiré. Je l'imagine lâcher la bride à sa plume ou sa machine à écrire, écrivant sans réfléchir, presque en écriture automatique. de nombreux passages hors sol sont de purs moments de bonheur alors que leur thème paraît anodin, comme quand le héros, Selig, met symboliquement sa casquette de guide pour faire visiter son appartement quelque peu décrépi. Silverberg mélange les chapitres de la vie de Selig comme un jeu de cartes et les aligne en apparence au hasard ; un épisode des années 70 est suivi d'un épisode de son adolescence… Parfois Selig parle à la première personne, parfois un narrateur le fait parler à la troisième.

Et chaque épisode apporte son lot d'intérêt, permet de poser une nouvelle pièce sur le puzzle de la vie du héros. Celle-ci est pathétique ; ce n'est pas celle d'un vainqueur qui arrache des avantages à l'existence à coup de dents. On aurait pu penser – et Selig le pense lui-même – qu'un tel don de télépathie l'aurait favorisé. Mais il n'est pas de ceux qui marchent sur les autres sans scrupules, pas comme son soi-disant pote Nyquist. Quelque part, il craint les réactions des gens. Il souffre d'un sentiment certain d'infériorité que le moindre écueil remet en avant. Son don l'enferme dans une solitude. Il le déteste et pourtant il ne supporte pas de le voir disparaître, lentement, peut-être trop lentement justement, avec de courts retours de force qui lui donnent de faux espoirs.

Le sexe irrigue le roman. le Robert Silverberg des années 1970 sait l'insérer naturellement dans son récit ; il a longtemps pratiqué la littérature érotique pour manger. La drogue aussi. Imaginez un coït ou un trip ressentis par télépathie. D'aucun pourrait transformer cela en de l'ignoble pornographique, mais pas Silverberg, en tout cas je ne le ressens pas ainsi. En corollaire, les relations de Selig avec les femmes, ses maitresses mais aussi sa soeur, sonnent souvent tristement mais intensément. Bien qu'il lise dans leur tête, il passe à côté de leurs véritables désirs.

Je ne vous dirai pas comment cela se termine. Je vous dirai seulement que je ne m'attendais pas à une telle fin, en crescendo de tempête avant le calme qui les suit toujours.
Je classe ce livre parmi les études psychologiques de personnages réussies, tel L'homme stochastique, un autre livre de l'auteur que j'ai adoré.
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Qui n'a pas rêvé de pouvoir entendre les pensées des autres ? Un sujet qui en a déjà fait rêver plus d'un ou une ! Après tout ce sujet a même déjà été traité en film. Je me rappelle vaguement avoir vu il y a fort longtemps une comédie intitulée « ce que pensent les femmes » avec Mel Gibson.
Donc, entendre les pensées des autres, est-ce un véritable pouvoir sur les autres ou finalement un handicap ?
David Selig, qui est le héros d cette histoire est donc affligé de ce don. Il entend effectivement les pensées de ses protagonistes depuis son enfance. Ce new-yorkais d'une quarantaine d'années se retrouve cependant à faire des devoirs pour les étudiants moyennant finances. Comment, alors qu'il possède ce don, ce talent inestimable en est-il arrivé là ?
Robert Silverberg nous entraine dans le sillage de la vie de David, avec des rétrospectives sur différentes étapes de sa vie présente et passée. Même si l'histoire date un peu, (le livre date de 1972) le contexte reste d'actualité. Différents thèmes sont abordés avec David Selig comme par exemple la solitude, la différence face aux autres.
Si vous aimez l'action et les coups de théâtre, passez votre chemin. Même si ce récit est clairement à sa place dans la catégorie fantastique (ou science-fiction si vous préférez), l'histoire est solidement implantée dans la réalité des années soixante-dix. On va aussi découvrir que le talent de David a tendance à s'étioler. Comment va-t-il pouvoir gérer cette future perte ? Apres tout, ce don a toujours fait partie de lui, même s'il n'a pas forcément su en tirer profit ou bénéfice …
J'ai beaucoup aimé cette histoire, et je reconnais que le talent de Robert Silverberg m'a bluffée. Ce n'est que le troisième livre que je découvre de cet auteur après Lettres de l'atlantide et Les Monades Urbaines, mais je pense que je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin, car j'en possède encore dans ma Pal.
Pour conclure, je saluerais Nadou, qui m'a proposé une petite lecture commune avec ce livre, et qui m'a permis cette belle découverte.

Challenge Robert Silverberg
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Hugo tu cours après quoi ?
Après la mort
mais avant
La vie…

Alors marche mon ami, marche…

J'aimerai ne plus être en colère, ne plus être jaloux, ne plus être dans le non-sens même du sens lui-même, aller à contre courant d'objectifs incertains, en marge d'une société capitaliste érigée pour la gloire d'une élite hasardeuse promue chef de rang par la seule loi du hasard, à regarder ces gens se compétitionner le bout de richesse, « fier valoir » d'un système voué à l'inégalité, à la domination et à l'asservissement de masse, pour survivre il faut brouter, trouver sa place, sans écouter, sans penser, sinon, nous sommes condamnés à ne plus prospérer, il faut survivre et ne pas vivre, profiter du malheur des uns au détriment des autres qui galèrent pour un bonheur jamais rassasié, les mots définissent des illusions qui se meurent dans l'esprit, à jamais perdu au fond de l'inconscient.

Lire dans les pensées, nous le faisons sans cesse, nous tentons de deviner les attentions de chacun, pour anticiper, pour comprendre, pour s'adapter, pour être accepter et survivre…Nous sommes formatés depuis notre naissance à tromper notre ennui qui se leurre des rêves d'autrui, d'un bonheur envié mais insaisissable, instant capricieux ou nous pensons que… Mais déjà il s'envole vers d'autres délires.

Notre héros fait partit de ces gens qui poussent leur réflexion à la métaphysique, en marge de la société, incapables de trouver leur place au sein de la normalité, qui n'est que la norme qui lui ait attribué par notre société, pure fiction, ceux qui se perdent dans la philosophie, dans une quête de sens, à la recherche d'une vérité, qu'il ne trouveront probablement jamais car elle n'est qu'une croyance qui se dogmatise par l'intérêt que l'on veut lui donner… il y a de nombreuses variétés de réflexions, de pensées, de courants, l'absolu n'est que le temps présent, inexistant, alors ils se marginalisent, sans même profiter de leur richesse intellectuelle qui handicape la simplicité cruelle de toute vie, ils observent sans comprendre, car ils ont compris que l'on courait après le rien, mais en imaginant le tout… mais entre les deux c'est le néant, un monde parallèle plein de parasites insidieux qui leur fait de l'oeil doux, ils s'imaginent rien, improbable, incapable, perdu dans ce monde qu'ils ne reconnaissent pas.

L'imagination par la fuite, la drogue, sans profit, je m'en foutiste, et je t'emmerde…
Ils ont juste oublié de s'aimer.


A la vie tu seras torturé
A la mort tu seras gracié
Entre les deux tu seras baisé
Et tu baiseras l'immonde biaisé par l'éternelle quête de la sagesse
Celle là même éphémère qui te tend l'ennui, à cette paresse de l'esprit qui t'empêche de vivre de tant d'incompréhensions qui t'obsèdent et te perdent dans un monde ou la vie n'est que la vie, sans sentiment ni dessein, juste vivre pour sourire, pleurer et AIMER.

Moi je préfère parler de baise ou deux corps s'abrutissent, sans penser à demain, car demain… Inch Allah

A plus les copains
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Dans les années 60, David est un type qui a l'air bien seul et un peu chiant il faut le dire .Sa vie ne fait pas rêver ! Et pourtant il est télépathe ...moi qui croyait qu'avoir un pouvoir c'était cool , Silverberg me fait bien douter . On est loin du super-héros et plus proche du super-zéro. L'auteur malmène les clichés et nous montre la face moins reluisante. En effet David est plutôt un "exclu social" , il a tendance, à cause de son pouvoir de télépathe à fuir la compagnie et à la faire fuir surtout . Son pouvoir est en train de le quitter justement ...alors bonne ou mauvaise nouvelle ?
J'ai trouvé ce récit bien construit , il questionne sur les limites de la télépathie et au-delà de ça sur l'intimité et les relations sociales. Bien sympa, encore !
Challenge auteur Silverberg
Challenge Mauvais genre
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
(David Selig est un marginal qui a le pouvoir de lire dans l’esprit des autres, hommes ou femmes)

Le pouvoir apporte l’extase (...). Les mortels viennent au monde dans une vallée des larmes et ils se distraient comme ils peuvent. Certains, à la recherche du plaisir, se tournent vers le sexe, la drogue ou la télévision. D’autres ont recours au cinoche, à l’ivresse, au rami, à la bourse, au tiercé, à la roulette, aux chaînes et au martinet à pointes, aux éditions originales, aux croisières dans les Caraïbes (…) et je ne sais quoi encore.
Mais pas lui. Pas David Selig le maudit. Tout ce qu’il avait à faire, c’était de s’installer tranquillement n’importe où, les écoutes bien ouvertes, et de boire les pensées portées par la brise télépathique. Sans se fouler, il menait une centaine de vies par personnes interposées. Il accumulait dans son coffre à trésor les trophées de mille âmes dépouillées. L’extase. Mais bien sûr, tout ça c’était il y a longtemps. (page 108)
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Je tenais ma main en l'air avec les doigts recourbés en V en signe de paix, et je hurlais des slogans idiots avec les autres. Je fuyais le long des couloirs de Furnald Hall devant la marée dévastatrice des uniformes bleus au bidule brandi. Je discutais stratégie avec un gauleiter barbu du SDS, qui finit par me cracher à la figure en me traitant de sale indicateur bourgeois. Je regardais les douces filles de Barnard déchirer leur corsage et agiter leurs seins nus devant des flics à la libido exaspérée, tout en hurlant de féroces expressions anglo-saxonnes que les filles de Barnard de mon époque reculée n’avaient jamais entendues. Je regardais un groupe de jeunes étudiants chevelus de Columbia pisser rituellement sur une pile de documents qu’ils venaient de tirer de l’armoire d’un malheureux assistant qui préparait son doctorat. C’est à ce moment-là que je compris qu’il ne pouvait plus y avoir d’espoir pour l’humanité, quand les meilleurs d’entre nous étaient capables de perdre la tête pour la cause de l’amour et de la paix et de l’égalité des hommes. Ces soirs-là, j'entrai dans beaucoup de pensées, et je n'y trouvai rien d'autre que folie et hystérie. Une fois, de désespoir, après avoir réalisé que je vivais dans un monde où deux factions de fous se livraient bataille pour prendre le contrôle de l'asile, j'allai vomir à Riverside Park après une échauffourée particulièrement sanglante et je me laissai prendre par surprise (imaginez un peu, moi, me laisser prendre par surprise !) par un jeune voyou noir de quatorze ans qui me soulagea avec le sourire des vingt-deux dollars que j'avais dans la poche.
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Silence entre mes deux oreilles. Le vide noir résonne. Aujourd'hui, je n'ai absolument rien. Tout est parti. Je ne capte même pas la clameur des Portoricains d'à côté. Novembre est le mois le plus cruel, qui fait pousser des oignons sur l'esprit trépassé. Je suis en train de vivre un poème d'Eliot. Je me transforme en mots sur une page. Vais-je rester comme ça à m'apitoyer sur moi-même . Non. Non. Non. Non. Je me défendrai. Exercices spirituels destinés à me restaurer mon pouvoir. À genoux, Selig. Baisse la tête. Concentre-toi. Transforme-toi en une fine aiguille de pensée, un rayon laser télépathique, partant de cette pièce pour gagner le voisinage de la magnifique étoile Bételgeuse. Tu y es ? Parfait. Le rayon mental effilé et pur perce l'univers. Attends une seconde. Tiens bon. Ne laisse pas s'épaissir. Bon. Grimpe maintenant. L'ascension de l'échelle de Jacob. C'est une expérience hors-du-corps, David. Grimpe, grimpe toujours ! Transperce le plafond, transperce le toit, transperce l'atmosphère, l'ionosphère, la stratosphère. Plus haut. Dans les espaces interstellaires. Oh, noir noir noir. Froid le sens et perdu le motif de l'action. Non, arête ! Seules les pensées positives sont autorisées dans ce voyage. Élève-toi ! Élève-toi ! Vers les petits hommes verts de Bételgeuse IX. Pénètre leur esprit, Selig. Effectue le contact. Effectue... le contact. Grimpe, bordel de yid ! Pourquoi ne grimpes-tu pas ? Grimpe !
Et alors ?
- Rien. Nada. Niente. Nulle part. Nulla. Nichts.
La redescente sur terre. Dans les funérailles silencieuses. D'accord, abandonne, si c'est ça que tu veux. D'accord, repose-toi un peu. Repose-toi et prie, Selig. Prie.
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Mais d'un autre côté, sans ton pouvoir, qu'est-ce que tu es ? Sans cet unique, sans ce faible, sans ce périssable, sans cet inconsistant moyen de contact avec eux, comment pourras-tu les atteindre ? Ton pouvoir te relie à l'humanité, pour le meilleur et pour le pire, et c'est la seule attache que tu aies. Avoue-le. Tu ne peux pas te permettre de le laisser filer. Tu l'aimes et tu le méprises en même temps, ce don que tu possèdes. Tu as peur de le perdre, malgré tout le mal qu'il t'a causé. Tu es prêt à te battre pour te raccrocher à ses derniers lambeaux, même si tu sais d'avance que le combat est perdu. Lutte donc.
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Voyez ces paperbacks introuvables des années 40 et 50, dans des formats de toutes sortes, avec des couvertures de plastique laminé ! Voyez ce que vous pouviez acheter alors avec 25 cents ! Voyez les couvertures lascives, les caractères agressifs ! Ces livres de science-fiction datent de la même époque. Je les gobais tout crus, espérant trouver quelques indices sur la nature de mon pauvre moi disloqué dans les univers fantastiques de Bradbury, Heinlein, Asimov, Sturgeon, Clarke.
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