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Guy Abadia (Autre)
ISBN : 2070319377
Éditeur : Gallimard (04/01/2007)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 279 notes)
Résumé :
David Selig, Juif new-yorkais d'une quarantaine d'années, se considère comme un raté. Il est pourtant télépathe et pourrait profiter de ce don pour faire fortune, conquérir - et garder ! - les plus belles femmes... Mais non, rien à faire, il estime être un monstre tout juste bon à faire le nègre sur des devoirs d'étudiants, incapable de réussir sa vie. La dernière preuve en date : ce talent qu'il déteste tant, mais qui est finalement son seul lien avec le reste de l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
thimiroi
  03 mai 2018
Magnifique !
David Selig a le pouvoir de lire dans les esprits des autres, hommes ou femmes.
La science-fiction a souvent traité le thème de la télépathie, notamment en relation avec le thème du surhomme : une nouvelle race humaine aux pouvoirs supérieurs devait apparaître, des hommes dont « le niveau intellectuel est deux à trois fois celui d'un homme normal » (van Vogt, « A la poursuite des Slans »), supplantant l'homo sapiens comme celui-ci a supplanté l'homme de Neandertal.
Rien de cela dans le roman de Silverberg : David Selig est un homme tout à fait ordinaire à qui échoit un don tout à fait extraordinaire. On peut même dire qu'il est un anti-héros : il mène une existence sans amour et sans amitié, il n'a ni métier ni projets, il se contente de vivoter au jour le jour. Seul compte pour lui ce don qui le conduit à l'extase et qui donne un sens à sa vie.
Ce don lui a procuré une infinie jouissance pendant une dizaine d'années où « la vie ressemblait à un songe éveillé » (page 109), mais il ne l'a utilisé ni pour pour se construire, ni pour améliorer ses conditions d'existence, bien au contraire ! Bien qu'il ait eu accès aux autres, David n'a fait aucun effort pour aller vers eux, mais il les a jugés sommairement et a préféré s'isoler, en se contentant notamment de rapports sexuels épisodiques après l'échec de quelques rares relations amoureuses. Il n'en a pas profité non plus pour s'assurer une certaine aisance matérielle, contrairement à un autre personnage doté du même pouvoir et qu'il rencontre par hasard. En fait, à cause de sa faiblesse de caractère, ce don l'a empêché de grandir, de devenir adulte, de développer sa personnalité.
Et justement, ce don, il est en train de disparaître, il meurt en lui (« Dying inside », titre original du roman). David va devoir apprendre à vivre dans le silence. Un silence assourdissant.
Le nom choisi par Silverberg pour son personnage évoque parfaitement sa trajectoire : « selig » signifie en allemand « comblé, bienheureux », mais aussi « défunt », David Selig, c'est donc « David le bienheureux » puis « feu David ».
Silverberg décrit avec une rare sensibilité les expériences, les illusions, les regrets, les atermoiements, les contradictions d'un personnage complexe, mais il restitue également l'ambiance des années qu'il a lui-même vécues, car « L'oreille interne » présente une dimension autobiographique non négligeable : comme Silverberg, David est un juif new-yorkais, il est né en 1935, il évoque les événements vécus par l'auteur, la mort de Kennedy, les études à l'Université de Columbia, les expériences psychédéliques, l'émancipation sexuelle…
Enfin, « L'oreille interne » est le roman d'un écrivain au sommet de son art, écrit dans un « style clair, où l'économie de moyens n'exclut pas la distanciation et la maîtrise, où les difficultés techniques se dissolvent dans un texte parfaitement transparent. » (Jacques Goimard).
Oui, vraiment, une oeuvre magnifique.
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Crazynath
  12 juin 2018
Qui n'a pas rêvé de pouvoir entendre les pensées des autres ? Un sujet qui en a déjà fait rêver plus d'un ou une ! Après tout ce sujet a même déjà été traité en film. Je me rappelle vaguement avoir vu il y a fort longtemps une comédie intitulée « ce que pensent les femmes » avec Mel Gibson.
Donc, entendre les pensées des autres, est-ce un véritable pouvoir sur les autres ou finalement un handicap ?
David Selig, qui est le héros d cette histoire est donc affligé de ce don. Il entend effectivement les pensées de ses protagonistes depuis son enfance. Ce new-yorkais d'une quarantaine d'années se retrouve cependant à faire des devoirs pour les étudiants moyennant finances. Comment, alors qu'il possède ce don, ce talent inestimable en est-il arrivé là ?
Robert Silverberg nous entraine dans le sillage de la vie de David, avec des rétrospectives sur différentes étapes de sa vie présente et passée. Même si l'histoire date un peu, (le livre date de 1972) le contexte reste d'actualité. Différents thèmes sont abordés avec David Selig comme par exemple la solitude, la différence face aux autres.
Si vous aimez l'action et les coups de théâtre, passez votre chemin. Même si ce récit est clairement à sa place dans la catégorie fantastique (ou science-fiction si vous préférez), l'histoire est solidement implantée dans la réalité des années soixante-dix. On va aussi découvrir que le talent de David a tendance à s'étioler. Comment va-t-il pouvoir gérer cette future perte ? Apres tout, ce don a toujours fait partie de lui, même s'il n'a pas forcément su en tirer profit ou bénéfice …
J'ai beaucoup aimé cette histoire, et je reconnais que le talent de Robert Silverberg m'a bluffée. Ce n'est que le troisième livre que je découvre de cet auteur après Lettres de l'atlantide et Les Monades Urbaines, mais je pense que je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin, car j'en possède encore dans ma Pal.
Pour conclure, je saluerais Nadou, qui m'a proposé une petite lecture commune avec ce livre, et qui m'a permis cette belle découverte.
Challenge Robert Silverberg
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basileusa
  11 novembre 2018
Dans les années 60, David est un type qui a l'air bien seul et un peu chiant il faut le dire .Sa vie ne fait pas rêver ! Et pourtant il est télépathe ...moi qui croyait qu'avoir un pouvoir c'était cool , Silverberg me fait bien douter . On est loin du super-héros et plus proche du super-zéro. L'auteur malmène les clichés et nous montre la face moins reluisante. En effet David est plutôt un "exclu social" , il a tendance, à cause de son pouvoir de télépathe à fuir la compagnie et à la faire fuir surtout . Son pouvoir est en train de le quitter justement ...alors bonne ou mauvaise nouvelle ?
J'ai trouvé ce récit bien construit , il questionne sur les limites de la télépathie et au-delà de ça sur l'intimité et les relations sociales. Bien sympa, encore !
Challenge auteur Silverberg
Challenge Mauvais genre
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Nadou38
  06 juin 2018
David Selig a un don, il peut lire dans les pensées des gens !
Vous allez me dire : Bah ! Encore un roman de SF avec un super-héros qui va sauver la planète d'un vilain méchant grâce à son pouvoir !?
Et bien pas du tout !
Si Selig utilise quotidiennement ce don qu'il a en lui depuis son enfance, cela ne l'a pas pour autant servi à améliorer sa vie. Quadragénaire, il n'a pas de boulot, ni d'amis, ni de compagne. Pour se faire un peu d'argent, il rédige des dissertations sur la littérature pour des étudiants, quand il n'en demande pas directement à sa soeur...
Il a un don, oui, un sacré don même... mais lui se considère comme un monstre, un voyeur, un violeur. Après tout, il entre dans la tête des personnes qu'ils croisent sans leur accord, découvre leurs secrets, leurs pensées les plus intimes. Si ce pouvoir lui permet de se sentir au plus proche des gens qu'il «ausculte», il se sent en même temps seul, car c'est à sens unique, et déprimé du fait qu'il perçoit alors leur nature profonde, pas forcément agréable à lire.
Selig n'a donc rien d'un héros, encore moins d'un super-héros, mais plutôt d'un anti-héros. Il se sent minable car n'a pas su exploité ce pouvoir qu'il vit finalement comme une malédiction.
Et puis, il se passe quelque chose de bouleversant pour Selig : ce don, il le perd chaque jour un peu plus... Il s'en rend compte et cela l'inquiète. Certes, le perdre serait peut-être finalement pour lui l'occasion d'avoir une vie nouvelle, normale, mais comment s'adapter ? Il a toujours vécu avec et ne voit pas comment il va pouvoir communiquer avec les autres sans ce pouvoir.
Dans ce roman, Selig est le narrateur et à chaque chapitre, il nous raconte un passage de sa vie, en lien avec ses capacités, qui nous permet de mieux le connaître et le comprendre. On va faire la rencontre de sa famille, de quelques amis et relations, de quelques amours aussi et découvrir toutes ses difficultés à établir des relations normales, à aimer.
Silverbeg écrit là un magnifique roman psychologique sur les relations humaines et leurs complexités. Ce n'est pas une histoire où l'on doit s'attendre à de grands rebondissements, mais l'écriture agréable de l'auteur nous laisse nous emporter dans ce récit où c'est le lecteur qui devient finalement une sorte de télépathe qui voyage dans le tête de David Selig.
A lire, incontestablement.
Lu dans le cadre du challenge «2018, l'année Robert Silverberg...»
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colimasson
  04 février 2012


Est-il possible d'avoir un pouvoir extraordinaire -la télépathie- et d'avoir totalement échoué en tous les domaines de l'existence ? Même si son cas n'est pas désespéré, David Selig sait qu'il ne mène pas le train de vie qu'un homme de son âge et de sa condition devrait avoir. Ce qui le dérange le plus dans cette situation, c'est le regard des autres, surtout lorsqu'il devine les pensées que ceux-ci croient lui dissimuler. Il est vrai qu'en dehors de cela, David Selig se satisfait plutôt bien de son mode de vie sans prétention. Célibataire, il a connu un nombre d'aventures suffisant pour savoir que la vie de couple n'est décidément pas ce qu'il recherche. Sans autre charge que celle de veiller à lui-même et à sa survie, il loge dans un appartement modeste mais suffisamment grand pour lui. Bien sûr, comme tout le monde, il nourrit un certain nombre de regrets et déplore peut-être de n'avoir pas eu une carrière à la hauteur des études qu'il s'est donné la peine d'effectuer, mais il s'en tire bien en jouant le nègre des étudiants en manque d'inspiration et en rédigeant à leur place leurs dissertations littéraires. La solitude est peut-être l'aspect de sa vie que David Selig regrette le plus, mais il l'accepte comme une fatalité inhérente à sa condition de télépathe. La différence isole, surtout lorsque cette différence donne le pouvoir de discerner clairement les pires immondices qui traversent l'esprit de chacun.

Dès son plus jeune âge, David Selig apparaît à son entourage comme un garçon intelligent et doté d'une acuité troublante. le petit se garde bien d'expliquer la raison d'une telle perspicacité et il cultive son pouvoir en essayant toutefois de l'utiliser à bon escient. Il sait que certains aspects de la vie psychique relèvent de l'intimité de chacun, et il se garde d'y poser son 3e oeil. Mais parfois, la tentation est trop forte, et David Selig ne peut s'empêcher de céder au voyeurisme, cédant au désir d'accéder aux pensées de deux adolescents qui font l'amour ou de sa petite amie en plein trip psychédélique. La désillusion, dans ces cas extrêmes comme dans les cas les plus ordinaires, est toujours immense. Alors qu'il pensait peut-être accéder à des expériences spirituelles supérieures, David Selig prend pleinement conscience de l'absurdité de la condition humaine rongée par le vice, l'égoïsme et le peur. Hanté par cette vision des choses, David Selig traverse l'existence comme un pèlerin solitaire, avec tout le cynisme né de ses incursions télépathiques.

Lorsque le pouvoir commence à s'estomper, alors que les pensées d'autrui se font de plus en plus opaques, David commence à paniquer. Ce qu'il avait toujours considéré comme une malédiction prend subitement une toute autre forme. Que va devenir Selig s'il perd la seule caractéristique de son être qui le différenciait des autres ? Comment pourra-t-il se définir si le pouvoir qui donnait un intérêt à son existence disparait ? Cette perte progressive sera pour Selig l'occasion de remettre en question plusieurs aspects de sa vie, notamment en ce qui concerne les rapports qui le lient à autrui. En effet, s'il ne peut plus sonder les arcanes des pensées de chaque nouvelle personne qu'il rencontre, il devra se confronter à leur individualité brute pour la découvrir au fil du temps. Un peu difficile pour quelqu'un qui n'a jamais été obligé de faire le moindre effort pour connaître autrui, mais l'ignorance s'avèrera finalement bénéfique pour l'homme blasé et désabusé qu'était devenu David Selig. Au fil des pages, la sérénité revient, même si la lutte dans l'espoir de recouvrer ses anciennes dispositions télépathiques est acharnée. Malgré bien des peines, entrecoupées de brefs espoirs, David Selig semble peu à peu devenir raisonnable. Il lui faut accepter de céder à la providence le don qu'elle lui avait confié sans raison. David craint de voir s'effacer sa personnalité mais il comprend que rien ne pourra faire disparaître l'expérience inédite qu'il aura acquise à traîner avec lui ce pouvoir extraordinaire. A présent, il lui faut simplement apprendre à vivre d'une autre manière.


Ce livre procure un plaisir de lecture indéniable. L'écriture est fluide et ne se limite jamais. Elle mélange allègrement considérations scientifiques, philosophiques et littéraires, s'infiltre dans la psychologie du personnage, alterne entre passé et présent avec une facilité étonnante. le récit est érudit et fourmille de références. Oreille Interne redonne toutes ses lettres de noblesse à la SF. D'ailleurs, s'agit-il vraiment de SF ? Dans le fond, la télépathie ne sert ici que de prétexte pour mettre en scène toute la dualité de l'homme possédé : dominé par une force qui le dépasse et qu'il déteste, en même temps qu'il y tient comme à la prunelle de ses yeux, terrorisé à l'idée de la perdre alors qu'elle le dévore. Dans ce récit, on peut aimer la peinture acerbe des relations humaines dressée par Robert Silverberg, mais ce qui est préférable par-dessus tout, c'est cette histoire d'un homme qui chemine durement pour parvenir à ce débarrasser de son obsession et à se définir au-delà de cette dépendance.
Lien : http://colimasson.over-blog...
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
thimiroithimiroi   01 mai 2018
(David Selig est un marginal qui a le pouvoir de lire dans l’esprit des autres, hommes ou femmes)

Le pouvoir apporte l’extase (...). Les mortels viennent au monde dans une vallée des larmes et ils se distraient comme ils peuvent. Certains, à la recherche du plaisir, se tournent vers le sexe, la drogue ou la télévision. D’autres ont recours au cinoche, à l’ivresse, au rami, à la bourse, au tiercé, à la roulette, aux chaînes et au martinet à pointes, aux éditions originales, aux croisières dans les Caraïbes (…) et je ne sais quoi encore.
Mais pas lui. Pas David Selig le maudit. Tout ce qu’il avait à faire, c’était de s’installer tranquillement n’importe où, les écoutes bien ouvertes, et de boire les pensées portées par la brise télépathique. Sans se fouler, il menait une centaine de vies par personnes interposées. Il accumulait dans son coffre à trésor les trophées de mille âmes dépouillées. L’extase. Mais bien sûr, tout ça c’était il y a longtemps. (page 108)
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BeatsonBeatson   31 mai 2018
Quelle est la définition de l’amour, de toute façon ? Nous préférions notre compagnie réciproque à celle de n’importe qui d’autre. Nous nous accordions de toutes les manières imaginables. Nous ne nous ennuyions jamais ensemble. Nos corps reflétaient l’harmonie de nos âmes. Jamais je ne ratais une érection, jamais elle ne manquait de lubrification. Nos unions nous menaient immanquablement à l’extase. Tels sont, à mon avis, les paramètres de l’amour.
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colimassoncolimasson   04 février 2012
Le Seigneur donne, le Diable sait pourquoi, et le Seigneur reprend. C’est ce qu’Il vient de faire. Le pouvoir a disparu. Je suis redevenu comme tout le monde, comme vous, et vous, et vous. Ne vous méprenez pas : j’accepte mon sort. J’y suis complètement résigné. Je ne vous demande pas d’avoir pitié de moi. Je voudrais simplement que tout cela ait un sens. Maintenant que le pouvoir n’est plus, qui suis-je donc ? Comment me définir ? J’ai perdu ma particularité, mon pouvoir, mon don, ma blessure, ma raison d’être à part. Tout ce qui me reste, maintenant, c’est le souvenir d’avoir été différent.
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BeatsonBeatson   30 mai 2018
Je ne comprends pas pourquoi quelqu’un qui a l’âge de raison se marie, de toute façon. Pourquoi l’amour aurait-il besoin d’un contrat ? Pourquoi se fourrer dans les griffes de l’État et lui donner barre sur vous ? Inviter les hommes de loi à fourrer le nez dans vos affaires ? Le mariage est pour les instables, les inquiets, les ignorants. Nous qui savons la vérité sur ces institutions devrions nous estimer heureux de vivre ensemble, sans aucun moyen de coercition légal, n’est-ce pas, Toni, hein ?
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colimassoncolimasson   04 février 2012
Si la justice existe, pourquoi une si grande partie de l’existence semble-t-elle injuste ? Si tu es réellement de notre côté, Seigneur, pourquoi nous donnes-tu une existence de misère ? Om est la justice pour le bébé qui naît sans yeux ? Pour le bébé qui naît avec deux têtes ? Pour le bébé qui naît avec un pouvoir que les hommes ne devraient pas avoir ? Je demande, c’est tout, Seigneur. J’accepte tes décrets, crois-moi, je m’incline devant ta volonté, parce que je ne peux pas faire autrement, de toute façon. Mais j’ai le droit de demander. Non ?
Hé, Dieu ? Tu m’écoutes, Dieu ?
Je ne crois pas que tu m’écoutes. Je crois que tu t’en fous. Dieu, je crois que j’ai été baisé par toi.
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Ancienne colonie, la planète Belzagor a été rendue à ses deux espèces intelligentes. Des scientifiques décident d'assister à leur rituel secret, la cérémonie de la renaissance... Dessin : Laura Zuccheri Oeuvre originale : Robert Silverberg Scénario : Philippe Thirault
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