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EAN : 9782277116097
253 pages
Éditeur : J'ai Lu (04/01/1999)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 49 notes)
Résumé :

Finalement les fusées étaient trop lentes. Mieux valait confier l'exploration spatiale à des hommes aux pouvoirs télékinésiques prononcés. Leurs facultés psi leur permettaient, sans se déplacer, de projeter leur esprit jusqu'aux étoiles. Leur centre, surnommé l'Hameçon, commercialisait ensuite les idées et les techniques que les explorateurs avaient rapportées des planètes lointain... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  02 août 2017
"Auparavant le phénomène était connu sous le nom de perception extra-sensorielle. Puis on l'avait appelé faculté "psi". Mais tout au début, c'était de la magie."
Encore une fois, le titre français ne me plaît pas. "Time is the simplest thing" et là oui, c'est vraiment le roman. le pêcheur... j'ai toujours pas compris. Comme la pêche à la ligne ? Pour le côté religieux ?... je ne sais pas.
De quoi parle-t-il ? "Un jour, pensait-il, le monde regarderait en arrière et s'étonnerait de la folie de cette époque - de son aveuglement, de son intolérance." de tolérance. Sous couvert de science-fiction, Simak regarde le monde et constate comme son héros, que : "La modération n'était pas une vertu en honneur dans l'humanité, pensait Blaine. Qui n'est pas avec moi est contre moi. Telle était la devise la plus répandue, qui laissait dort peu de place au juste milieu." Ecrit en 1961, je le trouve toujours d'actualité. Déprimant.
Blaine est un PK. Ce n'est pas une chance pour beaucoup de PK : "PK, initiales de parakinésie, qui était trop long à prononcer. Et ceux qui étaient pourvus de ce don, on les appelait également des PK et on les mettait sous les verrous, lorsqu'on ne leur faisait pas subir des sévices encore plus graves." Mais Blaine a eu la chance d'intégrer l'Hameçon (oui.. la pêche). Une grande entreprise qui utilise certains PK pour leurs capacités à s'évader de la terre par l'esprit pour visiter la galaxie, et rapporter des informations, des remèdes ou des secrets. Sauf que Blaine, après une de ses missions, ne revient pas seul, mais avec une entité qui partage son cerveau dorénavant. Blaine sait que c'est dangereux pour lui, L'Hameçon pouvant le mettre à l'isolement pour un avenir très incertain. Il décide alors de s'enfuir avec son compagnon de voyage caché dans la plafond (certains ont une araignée, d'autres un bubble gum rose fluo). Il doit absorber la multitude de connaissance de cette entité qui ne raisonne pas avec les repères terrestres."Il chercha de nouveau l'entité étrangère, et ne la trouva pas ; elle ne se révélait pas, mais il était certain de sa présence. Elle était toujours là, avec son tohu-bohu de souvenirs incohérents, avec ses facultés inattendues, avec sa logique insensée et ses valeurs paradoxales." Dans sa fuite, il s'aperçoit qu'il n'est pas seul. Une journaliste l'aide et il découvre que des PK sont en dangers. La lutte commence pour les sauver et tenter de rétablir un équilibre entre les communautés.
"S'il avait engagé la lutte, c'était (...) peut-être aussi pour une raison indéfinissable, à cause d'un instinct obscur dont il n'avait même pas conscience - une sorte d'idéalisme absurde, un sens profond de la justice, une aversion fondamentale pour les persécuteurs, les bigots et les réformateurs fanatiques."
J'ai beaucoup apprécié ce roman. C'est une histoire prenante, et le personnage principal est intriguant. Je n'avais qu'une envie connaître la fin. C'est bien écrit, ça fait réfléchir et j'ai bien aimé les petits moments "nature" de Simak, les rivières, les saules pleureurs... Ça cadrait bien.
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pictura
  02 avril 2014
Clifford Simak est un auteur régulier dans les atmosphères rendues de ses romans. Et outre la science-fiction, lire un livre de Simak équivaut à une excursion en pleine campagne, en rase-motte dans les champs verts et ça sent bon la nature, les fleurs, les arbres, la terre… Une sérénité bucolique nous assaillit aux lectures et on s'y sent bien.
J'ai lu quelques livres de Simak et à part demain les chiens, les différents ouvrages se confondent un peu dans mon esprit. Une certaine odeur, chaines de l'avenir, au carrefour des étoiles … j'ai un peu oublié les thématiques.
Ici j'avoue que le pêcheur est un roman différent des autres. Un très bon roman d'aventures. On suit la fuite d'un agent travaillant pour l'Hameçon, multinationale qui envoie des hommes dans l'espace jusqu'à des planètes situées à des milliers d'années lumière, non pas à bord d'une fusée mais juste leur esprit (forcément, les distances spatiales sont si immenses, les fusées sont si lente, et il y a tant de radiations aussi). Seuls ceux qui présentent des facultés télékinésiques peuvent faire le voyage.
Et un jour, Shepherd Blaine échange malencontreusement son esprit pour celui d'un extra-terrestre. Retour sur Terre, fuite pour sa vie, sa survie…
La télékinésie dans le récit est très bien rendue, lire dans les pensées des uns, envoyer des images dans l'esprit des autres, un coup de maître.
Le livre sent bon la terre, la bonne terre. Comme les livres de Marcel Aymé, la France d'avant, rurale. Paradoxal pour un livre de science-fiction ? Et oui, ou oh non pas du tout. C'est la magie de Simak, nous narrer des histoires d'ailleurs, d'un autre temps, avec une technologie future mais sans jamais renoncer à ses amours, celui de la terre, celui de la tolérance.
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Masa
  24 août 2017
Il y a des auteurs dont je ne me lasse jamais. Clifford Donald Simak en fait parti. D'ailleurs, rares sont les personnes qui ne l'apprécient guère.
Imaginons que l'être humain n'ait jamais réussi à envoyer des engins dans l'espace. Imaginons que cet échec lui ait permis toutefois de voyager à travers la Voie Lactée. Ces expéditions lui permettent de découvrir une multitude d'exoplanètes.
Aussi puissante qu'une union entre la NSA et la NASA, l'Hameçon est une entreprise très influente spécialisée dans tout ce qui touche à l'extraterrestre. Par ses visites, elles ramènent des artefacts qu'elle revend à la populace par le biais de “comptoirs”.
Que se passera-t-il maintenant si un de ses employés revient sur Terre avec une créature – une entité millénaire – dont la sagesse et les connaissances dépassent de loin la compréhension humaine ?
J'ai adoré le début du roman où le personnage principal – du nom de Sheperd Blaine – s'enfuit. On suit une chasse à l'homme, une traque pour retrouver ce fugitif. Chose rare, l'auteur nous glisse quelques scènes d'action savoureuse.
J'ai bien aimé aussi cette “chasse aux sorcières” moderne où les êtres évolués dites Parakinésie (alias les PK – rien à voir avec le Potassium).
Malheureusement, le récit prend une tournure chère à l'auteur, pour se contenter sur une morale les différences. le tout prend une trop grande part sur l'histoire et étouffe l'intrigue. À cela on pourrait ajouter des longueurs assommantes et des répétitions.
J'aime beaucoup la plume de Clifford Donald Simak, très tendre, humaine et profondément sentimentale. Il est à la fois optimiste et réaliste sur les rapports qu'ont les êtres humains entre-eux. « Le pêcheur » (« Time is the simplest thing » – 1961) est un savoureux mélange de Science-Fiction et Fantastique (puisque l'on y décèle des pouvoirs psychiques), malgré une moralisation omniprésente et un récit qui traîne en longueur.
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Xian
  31 juillet 2019
Il y a des livres comme celui-ci où on se demande quelle mouche a piqué le traducteur pour sortir un titre pareil. Parce que du pêcheur, ou du poisson, on n'en voit même pas la queue. Aucun rapport. Mais passons…
La science a échoué dans la conquête de l'espace, les humains ne l'apprécient plus à sa juste valeur. À sa place, pour explorer les étoiles lointaines, les hommes se sont tournés vers la télékinésie. Sorcellerie pour certains, capacité humaine évoluée pour d'autres, les TK ne font pas l'unanimité.
L'Hameçon, une entreprise qui a pris à son compte le monopole de l'exploitation des découvertes spatiales avec cette nouvelle technique, n'a d'autre intérêt que ses propres finances.
Le jour où Shep, un explorateur de l'Hameçon, revient « infecté » de l'esprit d'un extraterrestre, il fuit, pour garder sa liberté, ou pour rester en vie…
On assiste à la course poursuite. Il trouve heureusement quelques solides alliés chez des PK. On découvre avec lui le clivage qui se creuse entre les gens normaux et paranormaux, et parmi ces derniers, il y a ceux embauchés par l'Hameçon et les autres, ignorés de la société. On y découvre aussi des rivalités entre PK. Qui sont les bons, qui sont les méchants « sorciers » ?
En fait, sous le prétexte de télékinésie, l'auteur revisite le comportement égoïste et raciste des gens et de leur peur irraisonnée de l'inconnu. le quidam fait davantage confiance aux prédicateurs apocalyptiques qu'aux résultats scientifiques, faute de connaissances…
En conclusion, sur la forme, ce roman bien rythmé se lit facilement, mais n'est pas des plus inventifs, hormis l'être difforme rose en guise d'extraterrestre. Les prouesses de télékinésie, digne de la fantasy, ne m'ont pas convaincu non plus, trop irréalistes pour des humains contemporains. En revanche, sur le fond, il pousse à la réflexion, et ça, j'aime.
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Z3D
  19 juillet 2010
4eme roman de Simak lu et toujours aussi bon! Certes un ton en dessous de demain les chiens, chaine autour du soleil et dans le torrent des siecles mais c'est toujours le style et les thèmes chères à Simak. Une tolérance et une imagination remarquable.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
MasaMasa   23 août 2017
Il fut un temps où les troupeaux de buffles paissaient en liberté dans ces plaines et où les castors peuplaient les moindres courts d’eau. À présent, les buffles avaient disparu et les castors étaient réduit à quelques individus isolés.
L’homme avait tout exterminé : volatiles, buffles, castors et bien d’autres espèces encore.
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AmbagesAmbages   02 août 2017
La noirceur de l'âme, la mesquinerie de la pensée, l'étroitesse des sentiments. Tels étaient les véritables loups-garous du monde.
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picturapictura   29 mars 2014
L'être humain avait une étrange capacité pour détruire ; parfois il était poussé par la haine ou la crainte et parfois par le simple appât du gain.
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MasaMasa   20 août 2017
— Il fut un temps, dit Blaine, où la science était considérée comme l’ennemie de la religion. La situation est identique aujourd’hui.
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MasaMasa   21 août 2017
Une partie de l’humanité ne peut rester enchaînée à la terre, pendant que l’autre vole à travers l’espace.
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