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EAN : 9782253142829
188 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/02/1999)
3.62/5   32 notes
Résumé :

Il y a deux heures à peine, après le déjeuner, dans le salon où nous venions de passer pour prendre le café, je me tenais debout devant la fenêtre, assez près de la vitre pour en sentir l'humidité froide, quand j'ai entendu derrière moi ma femme prononcer : - Tu comptes sortir cet après-midi ? Et ces mots si simples, si ordinaires, m'ont paru lourds de sens, comme s'ils cachaient entre leurs syllabes des p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
kielosa
  10 juillet 2017
Avec 46 livres de Georges Simenon à mon compteur de livres lus, il serait peut-être grand temps que je consacre une critique à mon compatriote, sûrement le plus lu depuis longtemps et probablement tenant du titre pour encore de longues années à venir. Battre un record de plus de 500 millions de livres vendus est assurément tout sauf une sinécure. Un polar de lui était pour moi le passe-temps idéal pour un voyage en train de 2 à 3 heures, après une journée de labeur.
Un conteur-né qui avec son légendaire commissaire Maigret et ses nombreuses affaires amoureuses, dont le compteur des conquêtes féminines dépassé allègrement les dix mille, pouvait difficilement s'attendre à une reconnaissance de la part de l'académie Nobel. C'est au réalisateur de cinéma italien Federico Fellini, qui l'interviewait un jour, que Georges Simenon affirma qu'il avait partagé la couche de 10.000 femmes.
Sur ses histoires de femmes, je mentionne 2 ouvrages. de Jean-Marc Loubier 'Georges Simenon, Joséphine Baker : l'amour sauvage'. Il est vrai que la vie de Joséphine Baker, née Freda McDonald en 1906 à Saint-Louis aux États-Unis, et toujours célèbre pour son 'evergreen' "J'ai deux amours". L'un est Paris, cela on le sait, si le deuxième est notre Georges n'est pas dit dans la chanson ( j'ai vérifié !). Cette métisse afro-americaine et amérindienne, souvent représentée dans son fameux costume-bananes, est devenue française et résistante pendant la guerre et a obtenu pour son courage la Croix de guerre avec palmes.
L'autre ouvrage, 'Un oiseau pour le chat' de Denyse Simenon, née Ouimet, sa seconde épouse d'origine canadienne avec qui il a vécu 15 ans et qui lui a donné 3 enfants, est logiquement moins enthousiaste pour les exploits sexuels de l'écrivain. Si sa frustration et colère sont légitimes, il convient, toutefois, de prendre ses récriminations et accusations avec une bonne dose de sel.
L'embarras avec Simenon c'est de faire un choix entre ses nombreux livres. Faut-il opter pour une oeuvre autobiographique, un roman ou un Maigret ? Finalement, n'ayant pas trop confiance dans ses écrits autobiographiques et bien que fasciné par le succès mondial de son illustre héros, c'est sur un de ses romans, plus spécifiquement : 'En cas de malheur' que ma préférence s'est arrêtée. Peut-être à cause de l'éblouissante Brigitte Bardot, qui, à côté d'un grand Jean Gabin, a dominé la version cinématographique par Claude Autant-Lara de 1958, ou même tout bêtement l'affiche mémorable de ce film dans mon subconscient ? Je n'ai pas noté au juste quand j'ai lu ce livre de 1956, puisque je l'ai lu en cachette à l'abri de mes parents, qui n'auraient pas trop apprécié la fascination de leur galopin pour le sex-symbol de ces jours lointains. Mais la trame de l'histoire est gravée dans ma mémoire !
De quoi s'agit-il ? Un avocat, passé la cinquantaine, reçoit un jour la visite d'une ravissante nouvelle cliente (alerte jaune), en tombe amoureux et commence une liaison (alerte rouge) avec cette jeune beauté. Je vous parle d'un temps avant l'adoption de lois visant à punir l'harcèlement sexuel au travail et, en plus cette séduisante cliente est tapineuse à ses heures. Non que j'approuve la démarche de l'avocat, comme bon catholique et respectueux de la gent féminine, je désapprouve formellement ! Un certain nombre de facteurs compliquent outrageusement cette relation prohibée : l'avocat est marié (une convaincante Edwige Feuillère joue le rôle de sa femme dans le film), la cliente est non seulement responsable du crime dont elle est accusée, en plus, elle commence une affaire avec un jeunot de son âge, bien que ce soit l'avocat qui lui ait évité un passage en prison. Pour savoir comment cet imbroglio se termine, il faudra soit lire le bouquin, soit visionner le film.
Un ouvrage qui n'appartient pas à la littérature avec un grand 'L', mais dont l'intrigue vous assure un moment d'évasion bienvenue.
J'ignore si j'ai réussi à rendre hommage à notre éminent auteur comme il le mérite, par contre je ne crois pas que BB, protectrice des animaux et aimant les setters comme moi, serait offusquée par ma critique, si, toutefois, elle n'a pas oublié d'adhérer à Babelio.
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Maxime12
  16 mars 2015
Difficile d'oublier l'adaptation du film de Claude Autant-Lara qui fit sensation à sa sortie, en 1957, parce qu'il marquait la rencontre de Brigitte Bardot, alors au faîte de la gloire, avec Jean Gabin. Pour la première fois, BB abordait un rôle dramatique après que Vadim l'eut révélée avec « Dieu créa la femme ». Chacun se demandant alors comment elle se comporterait face à un partenaire aussi solide et écrasant que Gabin, promu de surcroît, ici, maître du barreau. Eh bien, Bardot s'en sortit avec tous les honneurs et les critiques les plus sévères lui reconnurent des vrais qualités de comédienne !
Jean Gabin, lui aussi, abordait un rôle auquel il ne nous avait pas habitués. Si l'on ajoute que ce ténor des assises était marié à la grande Edwige Feuillère, on imagine bien que la situation n'a pas dû être toujours facile pour le réalisateur, confronté à ces trois monstres du cinéma. Claude Autant-Lara qui entendait s'attaquer à l'hypocrisie de la société bourgeoise et à ses conventions, à travers cette tragédie.
Difficile de dire s'il faut d'abord relire le roman de Simenon avant de visionner le film. Pour les inconditionnels de Bardot et Gabin comme moi, j'aurais, quand même une préférence pour la version cinéma.
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Pirouette0001
  17 décembre 2016
Voici un excellent Simenon. Je pense préférer de plus en plus ses livres dépourvus du commissaire Maigret, dont j'ai tant lu les enquêtes, jeune, que je les ai oubliées, sauf l'atmosphère, car c'est là qu'excelle véritablement l'auteur. De nous plonger dans le contexte, les odeurs, les relents fades des vies bourgeoises. Et ici, Simenon réussit parfaitement son ouvrage. Expliquer qu'il s'agit d'un avocat pénaliste sans grands scrupules qui va s'éprendre d'une de ses jeunes clientes ne révèlerait pas toute la subtilité des rapports humains que Simenon nous tissent si justement.
Et si, pour une fois, il y a des scènes de sexe explicite, il n'y a aucune hémoglobine ou violence.
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YvPol
  26 mars 2011
Ecrit comme un journal que tient l'avocat, ce livre remonte à la rencontre entre les deux personnages. Puis, Maître Gobillot raconte ensuite son quotidien, partagé entre ses affaires, sa femme et Yvette, la jeune femme, qui prend une place de plus en plus importante. C'est remarquablement écrit et mis à part quelques détails prosaïques, l'histoire tient encore bien la route 55 ans après sa première parution.
Je n'ai pas vu le film de Calude Autant-Lara avec Jean Gabin et Brigitte Bardot malgré ses nombreuses rediffusions télévisuelles. Ce qui me surprend d'emblée, c'est que dans le texte, l'avocat est une personne laide, aux yeux globuleux et que Yvette est une jeune femme assez quelconque, pas le sex-symbol qu'était BB à l'époque. Bon, passons sur ces détails pour en revenir au livre. Georges Simenon, la petite cinquantaine lorsqu'il écrit le livre, détaille, dissèque les sentiments et la vie d'un homme du même âge et ayant réussi socialement. L'introspection est poussée loin : "Ce qui me poussait avant tout, c'était probablement une faim sexuelle pure, si je puis m'exprimer ainsi sans faire sourire, je veux dire sans aucun mélange de considérations sentimentales ou passionnelles. Mettons de sexualité à l'état brut. Ou cynique.
J'ai reçu, parfois forcé, les confidences de centaines de clients, hommes et femmes, et j'ai pu me convaincre que je ne constitue pas une exception, qu'il existe, chez l'être humain, un besoin de se comporter parfois en animal." (p.117)
Aujourd'hui, avec la même idée, beaucoup feraient un texte sale, trash, avec force sexe et sentiments qui dégoulinent. La force de Simenon est de tout dire avec élégance voire avec suggestion, mais pourtant, son récit va assez loin. Un peu comme un Hitchcok qui suggère plus qu'il ne montre et qui réussit à faire naître et à maintenir un suspense, contrairement à certains films actuels qui doivent tout montrer pour un résultat pas toujours à la hauteur.
Lien : http://lyvres.over-blog.com/..
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ArnoT
  01 décembre 2019
Comme dans tous les romans de Simenon, l'atmosphère, la composition des personnages, qu'ils soient de premier plan ou fugitifs, sont plus importants que l'intrigue. Simenon n'est jamais aussi inspiré et à l'aise que dans la description d'une rue sous la pluie, d'une scène de café, d'une chambre ou d'un paysage. Cette facilité apparente se retrouve aussi dans la description psychologique de ses personnages : leur tourment, leur lâcheté, leur joie et leur souffrance. Ces hommes et ces femmes sont rarement sereins, franchement innocents ou coupables. Ils sont troubles. Simenon l'était lui-même.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Pirouette0001Pirouette0001   17 décembre 2016
- C'est inespéré, non ?
- Tu ne comprends pas ce qu'il attend de moi ?
- Des conseils. N'est-ce pas ton rôle d'avocat d'en donner ?
- Des conseils pour tourner la loi.
- C'est le cas de la plupart des conseils qu'on attend d'un avocat, ou alors je n'y ai rien compris.
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YvPolYvPol   13 mai 2011
Ce qui me poussait avant tout, c'était probablement une faim sexuelle pure, si je puis m'exprimer ainsi sans faire sourire, je veux dire sans aucun mélange de considérations sentimentales ou passionnelles. Mettons de sexualité à l'état brut. Ou cynique.
J'ai reçu, parfois forcé, les confidences de centaines de clients, hommes et femmes, et j'ai pu me convaincre que je ne constitue pas une exception, qu'il existe, chez l'être humain, un besoin de se comporter parfois en animal. (p.117)
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Catel et Bocquet retracent le parcours de la première star mondiale noire en roman graphique !

Joséphine Baker a 20 ans quand elle débarque à Paris en 1925. En une seule nuit, la petite danseuse américaine devient l'idole des années folles, fascinant Picasso, Cocteau, Le Corbusier ou Simenon. Dans le parfum de liberté des années 1930, Joséphine s'impose comme la première star noire à l'échelle mondiale, de Buenos Aires à Vienne, d'Alexandrie à Londres. Après la guerre et son engagement dans le camp de la résistance française, Joséphine décide de se vouer à la lutte contre la ségrégation raciale. La preuve par l'exemple : au cours des années 1950, dans son château des Milandes, elle adopte douze orphelins d'origines différentes, « la tribu arc-en-ciel ». Elle chantera l'amour et la liberté jusqu'à son dernier souffle.
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