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ISBN : 2253142328
Éditeur : Le Livre de Poche (02/10/2002)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.56/5 (sur 40 notes)
Résumé :

Qui a tiré un coup de revolver, en pleine nuit, dans l'hôtel particulier de la puissante famille Gendreau-Balthazar, rue Chaptal ? Tout jeune secrétaire du commissariat du quartier Saint-Georges, Jules Maigret se voit confier une enquête officieuse - car on n'attaque pas de front ces gens de la haute société, aux relations influentes. Maigret va habilement débrouiller l'écheveau des secrets de la famille Gendreau. E... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Woland
  04 décembre 2014
Par l'intrigue, ce n'est sans doute pas l'un des "Maigret" les plus extraordinaires. En revanche, ce roman qui nous conte la première fois - en 1913 très précisément - où celui qui n'était alors que le secrétaire du commissaire Le Bret, au commissariat Saint-Georges, Jules Maigret, se retrouva, par le hasard des circonstances, se pencher, seul et de nuit, sur une affaire particulièrement délicate parce que se déroulant au sein de la haute bourgeoisie parisienne de l'époque, est à notre avis essentiel sur deux points : 1) la compréhension des rapports presque mystiques de Maigret avec la profession qu'il a choisie, faute de pouvoir poursuivre ses études de médecine ; 2) et ses premiers pas, bien chancelants, dans cette voie alors qu'il n'est rien, ou peu de chose puisque, à cette époque, le secrétaire du commissaire principal est souvent surnommé "le chien du commissaire" (premier titre d'ailleurs que Simenon envisagea de donner à son roman) et que, bien entendu - ce qui ne changera pas - seules les membres du fameux 36, Quai des Orfèvres sont considérées, jusque par leurs collègues, comme seuls dignes du nom de policiers.
On a souvent vu Maigret tâtonner mais ici, il tâtonne dans ses tâtonnements. Ce sont ses tout débuts dans ce qui, en principe, relève de la faiblesse, mais dont il va, au fil des ans, se faire une arme véritable. La force de Maigret, nous le savons tous, ce sont bien ces tâtonnements d'aveugle, ces faux départs, ces silences, ces cogitations qui, comme il aime tant à le rappeler lui-même, naissent d'un esprit qu'il a complaisamment vidé de tout le reste. Et c'est ce Maigret-là que nous voyons naître sous nos yeux dans cette "Première Enquête."
D'abord, il est jeune, bien plus jeune que nous n'aurions osé nous l'imaginer jamais : vingt-six ans et tout juste marié. Mme Maigret, elle aussi, est jeune, toute fraîche, appelle encore son mari par son prénom et n'a pas encore traversé la sinistre plaine de la mort de leur fille unique. Il porte des moustaches que, s'il ne les protège pas pendant la nuit par un filet style Poirot, il doit, au matin, durcir au fer à friser. Et puis, bien sûr, il est maigre, les volées d'escaliers à grimper ne lui font pas encore peur et il court peut-être pas comme un cabri - il lui faut garder sa dignité - mais sans s'essouffler trop vite. Mieux encore : Maigret n'a pas l'habitude de ces attentes dans les bistrots du coin où le lecteur l'a croisé et recroisé tant de fois, en train de s'offrir une bière ou un petit blanc ou encore un calvados. Cette adaptation à l'alcool n'a pas encore fait son apparition, pas plus que l'aisance silencieuse avec laquelle le bon policier effectue sa planque sans se préoccuper de ce que pense de lui le tenancier des lieux.
Maigret est jeune, encore inexpérimenté, plein d'illusions : Maigret nous renvoie le reflet de notre propre jeunesse, quand nous y croyions encore, quand nous ne nous étions pas retirés derrière le bouclier de notre cynisme, le seul qui permette de survivre aux braves gens qui voudraient bien que tout aille mieux en ce monde pourri mais qui savent bien que, pourri il était à leur naissance, pourri il le sera encore quand ils lui tireront leur révérence.
Officiellement, l'intrigue tourne autour d'un coup de feu tiré dans la chambre de Melle Gendreau-Balthazar, héritière richissime des Cafés Balthazar, au beau milieu de la nuit, coup de feu perçu par un jeune flûtiste qui rentrait chez lui, Justin Minard. Homme de devoir malgré son âge, Minard s'en va prévenir le commissariat voisin où Maigret est de service pour la nuit. Un appel au secours jeté par une fenêtre, un coup de feu dans les ténèbres, bon, hôtel particulier ou pas, Gendreau-Balthazar ou pas, il faut aller voir. Flanqué de son témoin, Maigret est accueilli par les membres de l'honorable famille avec l'enthousiasme qu'ils mettraient à accueillir l'arrivée en trombe d'un chien bâtard et pouilleux au beau milieu d'une élégante réunion mondaine organisée par leurs soins. le fils, Richard, se moque carrément du pauvre Maigret. Mais celui-ci n'en fait pas moins son rapport. Et là, les choses se compliquent un peu - comme il se doutait bien qu'elles le feraient : il se trouve que son commissaire, Le Bret, mondain par excellence, connaît bien les Gendreau-Balthazar. N'empêche, l'affaire semble bizarre et Le Bret, mettant officiellement son subordonné en vacances pour lui permettre, dit-il, de mieux mener son enquête, l'envoie sur le terrain. "Mais soyez discret !" lui rappelle-t-il.
Maigret est heureux, Maigret est fier : son chef lui fait confiance ... Ce n'est bien plus tard - quand il aura résolu l'affaire car il y a bel et bien eu crime dans cette fameuse chambre - que le jeune inspecteur comprendra que Le Bret n'avait qu'un seul désir : le voir se planter. Xavier Guichard, vieil ami du père de Maigret, protecteur de celui-ci et grand-patron du Quai des Orfèvres, arrangera les choses en permettant à son protégé de quitter son commissariat de quartier pour entrer enfin au 36 mais quelque chose aura changé en Maigret. D'abord, il sera devenu le Maigret-limier que l'on connaît, avec ses habitudes et ses manies particulières ; ensuite, il sera désormais un peu plus désabusé. Un seul point positif : lui qui, tout au long de ce roman, passe on ne sait trop combien de paragraphes à rêver qu'il démissionne avec fracas, aura compris que, en définitive, il ne saurait vivre sans son métier de policier.
En bonne logique, cette "Première enquête DE Maigret" aurait aussi bien pu s'intituler "Première enquête SUR Maigret" puisque Simenon, sur un ton plus humoristique, remettra plus tard le couvert avec les fameux "Mémoires" du commissaire. Dans toute la série, c'est un récit à part, qui dissimule, sous ses airs très classiques (renforcés encore par l'époque à laquelle se situe l'action : songez qu'on voit Maigret consommer une absinthe, une vraie ! en compagnie de Dédé, peut-être le premier demi-sel envers qui il éprouvera de la sympathie, sympathie d'ailleurs réciproque) une réflexion de l'auteur sur sa création, un peu comme si Simenon, consciemment ou pas, avait jugé le moment utile de s'interroger sur le personnage qu'il avait fait jaillir de son esprit (avec son poêle à bois) sur le bateau où il écrivit "Pietr-le-Letton." Une fois le livre refermé, on s'aperçoit que "La Première Enquête de Maigret" nous apprend avant tout énormément sur les rapports du créateur et de sa créature. C'est pudique, c'est ironique aussi mais toujours affectueux, comme si le "père" Simenon guidait, avec vigilance mais bien décidé à le laisser commettre des erreurs qui lui permettront de devenir plus fort, les premiers pas de son "fils", Jules Maigret. ;o)
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sylvaine
  23 août 2015
Pietr le Letton, première enquête officielle de Maigret fut aussi le premier roman que Simenon signa de son patronyme en 1931.
Paris, Novembre, Maigret, commissaire de la première Brigade Mobile s'apprête à quitter la chaleur douillette de son bureau pour sortir dans le vent glacial et affronter la tempête qui sévit sur Paris. Direction gare du Nord. L'Étoile du Nord en provenance de Bruxelles entre en gare. Il est 11 heures.
Si Maigret est planté là sur le quai, en personne, c'est qu'il vaut vérifier qu'un individu surveillé par toutes les polices d'Europe descend bien du train comme prévu. Cet individu, connu pour ses nombreuses escroqueries financières, s'appelle Pietr le Letton signalement :Pietr le Letton :32 169 01512 0255 02732 O3116 etc….
Eh oui !!! à l'époque pas d'internet, de téléscripteur, de photographies, seulement des portraits parlés et là on traduirait : Pietr le Letton âge apparent 32 ans, taille 169cm, sinus dos rectiligne, etc
Voir débarquer un tel individu à Paris c'est à coup sûr s'attendre à apprendre sous peu qu'une énorme entourloupe à été menée à bien. Maigret a bien l'intention de garder un oeil sur Pietr le Letton et l'empêcher de nuire .
C'est bien lui qui descend du train, il est accueilli par un employé du Majestic l'un des palaces de Paris. Maigret s'apprête à le suivre lorsqu'un remue ménage démarre à la hauteur de la voiture 5.Vient d'être découvert dans les toilettes le cadavre d'un homme et là Maigret hallucine s'il n'avait pas vu de ses propres yeux Pietr le Letton passer devant lui sur le quai il jurerait que l'homme dans les toilettes n'est autre que Pietr le Letton !
Vous pensez bien que Maigret ne peut laisser les choses en l'état ! Assisté par son fidèle lieutenant Torrence, il va essayer d'élucider cette énigme. Quels sont donc ces rapports privilégiés qui existent entre ce voyou de Letton et Mr Mortimer ce richissime industriel américain ?Pourqui les deux hommes disparaissent ils pendant 48 h pour réapparaître comme si de rien n'était dans leur chambre au Majestic ? Pourquoi Maigret part il rôder à Fécamp ?
Tout Maigret est là dans ce premier roman, le gabarit, les habitudes, la pipe, l'amour de la bonne table, la patience….et l'amour de la chaleur d'un bon poêle !
Consacré comme l'un des meilleurs livres du XXème siècle, cette enquête de Maigret ne peut que plaire. Pour un coup d'essai c'est un coup de maître !

La première Enquête de Maigret est parue en 1949
Cette fois-ci nous sommes en 1913 et Jules Maigret, jeune marié, déjà installé boulevard Richard-Lenoir, est secrétaire du Commissaire le Bret quartier Saint Georges.
Dans Paris c'est l'effervescence rapport à la visite d'un souverain étranger. de garde, la nuit, il est amené à enquêter au 17 bis rue Chaptal dans l'hôtel particulier de la famille Gendreau-Balthazar, richissime négociant en café.1h du matin Justin Minard, flutiste de son état, rentre chez lui. Une fenêtre au 2ème s'ouvre, une femme essaye de se pencher, crie « au secours », elle est tirée en arrière. Au même moment un coup de feu éclate.
Tout jeune secrétaire d'un commissariat de quartier, Maigret va essayer de mener seul une enquête. Son commissaire lui a confié une mission : enquêter le plus discrètement possible car ces gens-là sont intouchables !
Une histoire bien ficelée, un Paris de l'avant-guerre bien croqué ,un Maigret en devenir avec sa toute jeune épouse, en voie d'être nommé inspecteur de police dans la brigade du commissaire Barodet premier pas vers une fabuleuse carrière qui le mènera au sommet !



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Polars_urbains
  09 janvier 2018
La première enquête d'un Maigret de 26 ans, secrétaire du commissaire du quartier Saint Georges à Paris, qui lui ouvrira la porte du quai des Orfèvres et qui contient tout ce qui fait le futur commissaire : l'aisance dans tous les milieux, le sens de l'observation, le goût de travailler seul, les planques dans les bistrots, la manie de tisonner les poêles à charbon… Sans oublier Mme Maigret et le logement du boulevard Richard Lenoir… le début d'une carrière, d'un style, d'une conception humaine du métier de policier (raccommodeur de destins) dans ce qui est le trentième roman de la série dans l'ordre d'écriture.
Maigret ne semble pas très à sa place dans la bonne société de la haute bourgeoisie industrielle et l'on ne se gêne pas pour le lui faire savoir. Mais peu lui importe puisqu'il va son chemin sans s'inquiéter des différences sociales et encore moins de l'opinion d'un commissaire mondain bien décidé à protéger ses relations au prix de quelques arrangements avec la vérité. Tout le personnage est dans La première enquête de Maigret, un homme issu du peuple à l'aise avec les petites gens mais qui connaît bien aussi le monde d'en haut. Qui devra donc s'accommoder des arrangements de la loi avec les puissants et les riches (« - Vous comprenez ? Faire le moins de dégâts possible. A quoi cela aurait-il servi ? – A la vérité. – Quelle vérité ? ») mais ne perdra rien de sa révolte intérieure. Un roman mal connu, parfois considéré comme mineur, mais essentiel à mon sens.
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dido600
  01 juin 2014
Remarquable !
Où l'on voit le jeune secrétaire d'un petit commissariat, nomme Jules Maigret, faire sa première enquête de sa épatante carrière. Bien que débutant il s'aperçoit qu'il faut tenir compte de certains impératifs dans le métier .La haute bourgeoise reçoit des égards auxquels d'autres classes n'ont pas droit .Dans ce récit il Ya du rififi dans l'air dans la haute bourgeoisie un style très simple se dévore goulument bref un régal
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isa120268
  17 février 2015
Grande lectrice de Georges Simenon, j'apprécie plus particulièrement les aventures du Commissaire Maigret.
Ce n'est certes pas de la grande littérature mais j'aime beaucoup le ton de l'écrivain, la facilité de la lecture, les intrigues qui nous tiennent souvent en haleine jusqu'au dernier moment.
Jules Maigret est un personnage très sympathique, très attachant, avec lequel j'ai passé une bonne partie de mon adolescence, fascinée que j'étais pas la lecture de ses enquêtes. Je me suis souvent prise au jeu et j'ai mené l'enquête avec lui...
La première enquête de Maigret est un des romans de l'auteur que j'ai le moins aimé.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   04 décembre 2014
[...] ... - "Vous êtes ici, Maigret ? Venez donc me voir."

[Le Bret] voulait se montrer désinvolte.

- "Asseyez-vous. Je me demande si vous avez eu raison de revenir si vite au bureau. Je voulais vous proposer un congé de convalescence. Ne croyez-vous pas que quelques jours à la campagne vous feraient du bien ?

- Je me sens en parfaite santé.

- Tant mieux ! Tant mieux ! A propos, comme vous avez pu le voir, toute cette histoire est arrangée. Je vous en félicite, d'ailleurs, car vous n'étiez pas loin de la vérité. Juste le jour où je suis allé chez vous, Louis [= le maître d'hôtel des Gendreau-Balthazar] a téléphoné à la police.

- De son propre chef ?

- Je vous avoue que je n'en sais rien. Au surplus, cela importe peu. L'essentiel, c'est qu'il se soit accusé. Il a dû avoir vent de votre enquête, comprendre que vous aboutiriez à la vérité."

Maigret regardait fixement le bureau et son visage n'exprimait aucun sentiment. Mal à l'aise, le commissaire poursuivait :

- "Il a passé par-dessus nous et s'est adressé directement à la Préfecture. Vous avez lu les journaux ?

- Oui.

- Evidemment, la vérité a été un peu arrangée. C'est une nécessité que vous comprendrez un jour. Il existe des cas où le scandale ne sert à rien, où la vérité crue ferait plus de mal que de bien. Nous savons tous les deux que le comte n'est pas entré dans la maison comme un cambrioleur. Peut-être était-il attendu ? Lise Gendreau a eu des bontés pour lui. Je prends le mot dans son meilleur sens.

" N'oubliez pas qu'elle est née au château d'Anseval, que des liens existent entre cette famille et la sienne.

" Bob était une tête brûlée. Il dégringolait toujours plus bas, avec une sorte de frénésie. Pourquoi n'aurait-elle pas essayé de le remettre dans le droit chemin ?

" C'est l'opinion de ma femme, qui l'a connaît bien.

" Peu importe. Etait-il ivre cette nuit-là, comme cela lui arrivait souvent ? S'est-il conduit d'une façon scandaleuse ?

" Louis est assez avare de détails. Il a été attiré par des cris. Quand il est entré dans la chambre, Bob et Richard Gendreau étaient aux prises, et il a cru voir un couteau briller dans la main du comte.

- On a retrouvé le couteau ?" questionna doucement Maigret sans quitter le bureau du regard. ... [...]
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WolandWoland   04 décembre 2014
[...] ... L'homme était blond, fluet, avec des yeux bleus, le teint rose. Il portait un pardessus mastic sur son habit noir et tenait à la main un chapeau melon, tandis que, de l'autre main, il tâtait parfois son nez tuméfié.

- "Vous avez été assailli par un voyou ?

- Non. J'ai tenté de me porter au secours d'une femme qui appelait à l'aide.

- Dans la rue ?

- Dans un hôtel particulier de la rue Chaptal. Je crois que vous feriez mieux de venir tout de suite. Ils m'ont flanqué à la porte.

- Qui ?

- Une sorte de maître d'hôtel ou de concierge.

- Vous croyez qu'il ne vaudrait pas mieux commencer par le commencement ? Que faisiez-vous rue Chaptal ?

- Je revenais de mon travail. Mon nom est Justin Minard. Je suis second flûtiste des Concerts Lamoureux, mais, le soir, je joue à la Brasserie Clichy, boulevard de Clichy. J'habite rue d'Enghien, juste en face du Petit Parisien. Je suivais la rue Ballu, puis la rue Chaptal, comme chaque nuit."

En secrétaire consciencieux, Maigret prenait des notes.

- "Vers le milieu de la rue, qui est presque toujours déserte, j'ai aperçu une automobile en stationnement, une Dion-Bouton, dont le moteur tournait. Sur le siège, il y avait un homme vêtu d'une peau de bique grise, le visage presque entièrement caché par de grosses lunettes. Comme j'arrivais pratiquement à sa hauteur, une fenêtre s'est ouverte, à un second étage.

- Vous avez noté le numéro de la maison ?

- Le 17bis. C'est un hôtel particulier, avec une porte cochère. Toutes les autres fenêtres étaient obscures. Seule, la seconde fenêtre, en commençant par la gauche, était éclairée, celle qui s'est ouverte. J'ai levé la tête. J'ai aperçu une silhouette de femme qui a essayé de se pencher et qui a crié : "Au secours ..."

- Qu'est-ce que vous avez fait ?

- Attendez. Quelqu'un, qui était dans la pièce, a dû la tirer en arrière. Au même moment, un coup de feu a éclaté. Je me suis tourné vers l'automobile que je venais de dépasser, et celle-ci s'est brusquement mise en marche. ... [...]
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Polars_urbainsPolars_urbains   09 janvier 2018
Et il imaginait un homme très instruit, très compréhensif, surtout, à la fois médecin et prêtre, par exemple, un homme qui comprendrait du premier coup d’œil le destin d’autrui. (…) On serait venu consulter cet homme-là comme on consulte un docteur. Il aurait été, en quelques sorte, un raccommodeur de destins. Pas seulement parce qu’il était intelligent. Peut-être n’avait-il pas besoin d’être d’une intelligence exceptionnelle ? Mais parce qu’il était capable de vivre la vie de tous les hommes, de se mettre dans la peau de tous les hommes.
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dido600dido600   28 mai 2014
Un policier en vacances n’est plus un policier, et il y a des démarches qu’il peut se permettre alors qu’il serait difficile à l’administration de les couvrir.
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dido600dido600   01 juin 2014
Car il comprenait que ce n’était pas seulement une question d’argent. À partir d’un certain degré de fortune, ce n’est pas l’argent qui compte, mais la puissance.
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