AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253142417
Éditeur : Le Livre de Poche (15/05/2003)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 29 notes)
Résumé :

Quand, plus tard, Maigret penserait à cette enquête-là, ce serait toujours comme à quelque chose d'un peu anormal, s'associant dans son esprit à ces maladies qui ne se déclarent pas franchement, mais commencent par des malaises vagues, des pincements, des symptômes trop bénins pour qu'on accepte d'y prêter attention. Il n'y eut, au début, ni plainte à la PJ, ni appel à Police Secours, ni dén... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
book-en-stock
  07 août 2017
C'est par une suite de circonstances et le sens aigu de l'intuition du commissaire Maigret que commence cette enquête singulière qui va l'emmener jusqu'à Londres.
Dans cet épisode, on côtoie un Maigret du quotidien avec les repas en soirée chez des amis et ses habitudes avec son épouse. C'est le mois de juin et l'auteur se plait à décrire Paris en cette période, ce qui offre de beaux paragraphes.
J'ai choisi cette lecture pour remplir l'item d'un challenge mais je ne regrette pas d'avoir plongé dans l'univers de Simenon et son écriture simple, précise, tranquille à l'image de son personnage au grand flegme. Une écriture assez cinématographique finalement, grâce à laquelle il est aisé d'imaginer les scènes décrites. L'atmosphère des années 50 est fort bien rendue dans des descriptions aux détails bien choisis.
Une lecture fort agréable qui en appelle d'autres !
Commenter  J’apprécie          222
Woland
  20 janvier 2015
De ses nombreux voyages d'étude aux USA, le commissaire Maigret a ramené un automatique que lui ont offert, en souvenir, les membres du F. B. I. L'arme, déchargée, est soigneusement rangée dans un tiroir, dans le salon de l'appartement du boulevard Richard-Lenoir. Mais il se trouve que, un jour, pour une raison quelconque, elle reste, bien en vue, sur la cheminée - Mme Maigret l'aurait volontiers rangée mais elle a horreur des armes à feu même si elle les sait déchargées. Et c'est ce jour-là qui, par une coïncidence fort bien placée, voit apparaître, devant une Mme Maigret en plein ménage, un jeune homme qui ne paie pas de mine question finances mais qui a l'air, en tous cas, "de bonne famille" et demande à voir le commissaire. Prévenu, celui-ci arrive ... mais en retard, selon son habitude. Bien ennuyée, Mme Maigret lui avoue alors que non seulement le jeune homme a disparu mais que, selon toute vraisemblance, il a emporté l'arme avec lui.
Maigret fronce les sourcils. Voilà qui est tout de même contrariant. Et cela va le devenir bien plus quand il réalise que le jeune homme en question n'est autre qu'Alain, le fils de François Lagrange, un ancien condisciple du Dr Pardon, qui, justement, était invité au souper de la veille chez le médecin mais, pour une raison inconnue, ne s'y était pas rendu. Lagrange voulait à tous prix faire la connaissance de Maigret et avait insisté pour que son ancien camarade de lycée l'invitât en même temps que lui. le médecin, un peu gêné, un peu intrigué aussi, avait obtempéré tout en prévenant Maigret.
Que le père ait tenu à le rencontrer la veille du jour où le fils exprimait à Mme Maigret le même désir, voilà, pour notre commissaire, une coïncidence pour le moins étrange. Il se rend chez Lagrange, qui le reçoit couché car il est "malade." Pardon le confirmera : il est plus ou moins hypocondre. Au milieu de tout ça, une malle est saisie à la consigne de l'une des gares parisiennes, une malle à l'odeur douceâtre, où l'on découvre le cadavre, plié en deux, du député-trublion André Delteil. Ajoutons encore que la concierge, fort peu aimable, de François Lagrange affirme solennellement que, le fameux soir où son locataire devait se rendre chez Pardon et tout malade qu'il se déclare, il a fait venir un taxi où, avec l'aide du chauffeur, il a chargé une lourde malle ...
Pendant ce temps-là, le jeune Lagrange agresse un provincial en goguette du côté de la Gare du Nord pour lui dérober son portefeuille et prend un train pour Calais. L'Angleterre l'attire visiblement autant qu'une certaine Jeanne Debul, qui fut la maîtresse de son père et que le jeune homme semble poursuivre de sa hargne, pour ne pas dire de sa haine ...
Entraîné dans la spirale, et sachant désormais le jeune Alain pourvu de balles adaptées à l'automatique, Maigret se résout, lui aussi, à franchir la Manche, ce qui lui donne l'occasion de retrouver à Londres, toujours aussi serviable, l'inspecteur Pyke, que nous connaissons depuis "Mon Ami Maigret".
L'intrigue est cousue de fil blanc mais, comme souvent chez Simenon, le but du jeu, c'est surtout l'analyse des personnages et l'ambiance. François Lagrange est très, très spécial et quasi impossible à cerner : on a pitié de lui et, en même temps, on le trouve un peu plus rusé qu'il ne le devrait pour un pauvre type dans son genre. Son fils, quant à lui, est le modèle du fils parfait - il est vrai qu'il est encore jeune, pas même vingt ans - et un peu également celui du fils qui se responsabilise en lieu et place de ses parents parce qu'il n'a pas encore compris que des parents normaux ne devraient pas accepter cet échange de rôles. Debul, toutes les fois qu'on la voit, est une garce, mais sans réelle envergure particulière. La victime est au final comme tous les politiciens. Quant à Londres, pour une fois, il y fait un soleil d'Enfer, ce que toute personne croisant Maigret au Savoy où il est descendu, s'empresse de lui faire remarquer avec une gaieté que le commissaire, en grognant dans sa pipe, trouve tout bonnement puérile et malvenue.
Un "Maigret" mineur, sans doute. Mais il se laisse lire et, comme toujours, l'atmosphère saisit le lecteur même si les personnages ne sont pas tous vraiment à la hauteur habituelle. Ne passez pas pour autant à côté : compte tenu de sa vitesse de production, Simenon avait bien le droit d'avoir des baisses de forme. ;o)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
sylvaine
  28 décembre 2016
Pourquoi a t'il fallu que Maigret arrive en retard pour déjeuner? Il serait arrivé à l'heure il aurait pu rencontrer le jeune homme qui était venu le voir chez lui , que Mme Maigret avait fait assoir dans le salon et qui s'était sauvé en emportant le « Smith & Wesson 45 spécial, à canon court » que lui avait offert ses collègues américains.
De fil en aiguille, d'un repas chez leurs amis les Pardon , d'un invité qui en fin de compte n'est pas venu François Lagrange, de la consigne de la Gare du Nord, voilà notre commissaire embarqué à résoudre une affaire. Un petit tour à Londres et le mystère s'éclaircira . Un bon Maigret qui se dévore , que du plaisir !
Commenter  J’apprécie          210
Malabar_
  24 mars 2013
Un jeune homme se présente au domicile des Maigret et disparaît avec l'arme du commissaire. Mais dans quel but?
Une bien curieuse affaire qui conduira notre héros, loin de son confortable quotidien jusqu'en Angleterre.
Je m'étais promis depuis longtemps de lire un roman de la série et je ne regrette pas.
Avant, Maigret était pour moi un feuilleton à destination soporifique, à classer au même rang (rance?) que Derrick et consorts. L'option sieste fournie avec la télé, en somme (si je puis dire).Mais ça c'était avant.
De fait, on est loin du polar testostéroné habituel. Pas de coups de feu, pas de bastons épiques. le héros n'est pas plus torturé que vous et moi. Pour tout dire, il paraît tellement banal et empêtré dans ses petites habitudes qu'il pourrait en devenir ennuyeux. Sauf, que Maigret est doté d'un flair peu commun et ça change tout. On se laisse embobiner par ce récit au charme désuet, tout en retenue et analyse psychologique, par ces descriptions qui rendent parfaitement l'atmosphère de l'époque. On se surprend même à tourner les pages à toute berzingue. C'est qu'il savait y faire le Georges!
Peut-être pas le meilleur opus pour découvrir la série puisqu'une partie de l'action se déroule à l'étranger, hors du terrain de jeu préféré du commissaire mais qu'importe: Maigret mon pote, ça dépote!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
dido600
  17 septembre 2014
Alain Lagrange Un jeune homme se pointe au domicile de Maigret. Il souhaite parler au plus vite au commissaire. Pendant que madame Maigret téléphone à son mari, Alain dérobe le révolver qui se trouve dans un tiroir. Peu de temps plus tard, le député Delteil est retrouvé raide mort dans une malle à la gare du nord et le père du jeune voleur, un certain François Lagrange, est plus que subodoré du meurtre. On fait également la connaissance d'une dame dont un comportement mal famé et arrogante: Cette fois ci Maigret se rend à Londres. Il se révèle alors être le modèle même du Français moyen, une ville peuplée de personnages assez navrants, aux Us aussi étonnantes que inhabituelles ,L'histoire nous tient en haleine le long du récit qui n'a pas délivré tous ses secrets puisque les circonstances particulières du crime ne sont pas révélées .Un bon Maigret dans l'ensemble
Commenter  J’apprécie          120
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   21 janvier 2015
[...] ... Il se faufila dans la foule, trouva Lucas qui bavardait paisiblement avec un inspecteur du commissariat spécial.

- "Vous avez le mandat, patron ; je vous avertis tout de suite que le type de la consigne est coriace et que la police ne l'impressionne pas."

C'était vrai. L'homme éplucha le document, le tourna, le retourna, mit ses lunettes pour en examiner la signature et les cachets.

- "Du moment qu'on me décharge de ma responsabilité ..."

D'un geste résigné, mais désapprobateur, il désignait une grosse malle grise d'un ancien modèle, à la toile déchirée par endroits, qu'on avait entourée de cordes. Lucas avait exagéré en disant que cela puait, mais il s'en dégageait une odeur fade que Maigret connaissait bien.

- "Je suppose que vous n'allez pas l'ouvrir ici ?"

C'était l'heure du coup de feu, en effet. La foule se pressait aux guichets.

- "Il y a quelqu'un pour nous aider ?" demanda Maigret à l'employé.

- "Il y a des porteurs. Vous ne voulez peut-être pas que je la coltine moi-même ?"

La malle n'entrait pas dans la petite voiture de la P. J. Lucas la fit charger dans un taxi. Tout cela n'était pas très régulier. Maigret voulait faire vite.

- "On la monte où, patron ?

- Au laboratoire. Ce sera le plus pratique. Il est probable que Jussieu y est encore."

Il rencontra Torrence dans l'escalier.

- "Vous savez, patron ...

- Tu l'as trouvé ?

- Qui ?

- Le jeune homme ?

- Non, mais ...

- Alors, tout à l'heure ..."

Jussieu, en effet, était là-haut. Ils furent quatre ou cinq autour de la malle, à la photographier sur toutes ses faces et à tenter diverses expériences avant de l'ouvrir.

Une demi-heure plus tard, Maigret appelait le bureau du directeur.

- "Le patron vient de sortir," lui répondit-on.

Il le sonna à son domicile, apprit qu'il dînait ce soir-là dans un restaurant de la rive gauche. Au restaurant, il n'était pas arrivé. Il fallut attendre encore dix minutes ...

- "Excusez-moi de vous déranger, patron. Ici, Maigret, au sujet de l'affaire dont je vous ai parlé. Lucas avait raison. Je crois que vous feriez bien de venir, car il s'agit de quelqu'un d'important, et cela risque de faire du bruit ..."

Une pause.

- "André Delteil, le député ... J'en suis certain, oui ... D'accord ... Je vous attends ..." ... [...]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
dido600dido600   16 septembre 2014
Il paraît que ses lèvres tremblaient, qu’il a eu toutes les peines du monde à prononcer : « Votre portefeuille… »
Maigret fronça les sourcils. Quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent, un assaillant dit : « Ton portefeuille ! »
Et, à cela même, on reconnaissait l’amateur, le débutant.

Commenter  J’apprécie          80
Polars_urbainsPolars_urbains   18 mai 2018
Et, à son tour, d’une des cabines de l’hôtel, il appela le ministre de l’Intérieur. Ce fut le soir des dîners interrompus, un soir, pourtant, d’une douceur exceptionnelle, avec des promeneurs alanguis dans les rues de Paris. Il y en avait sur les quais aussi qui devaient se demander pourquoi, alors que la nuit n’était pas tombée, tant de bureaux s’éclairaient dans le vieux bâtiment du Palais de Justice.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
dido600dido600   15 septembre 2014
— Dites-moi, Lagrange…
Et, comme il se taisait, il surprenait un regard soudain plus ferme, un de ces regards aigus que les femmes, en particulier, vous lancent à la dérobée quand elles croient se sentir découvertes.
Commenter  J’apprécie          40
WolandWoland   21 janvier 2015
[...] ... Tout de sutie, il avait remarqué l'air inquiet de sa femme. Parlant bas, à cause des portes ouvertes, il avait demandé :

- "Il attend toujours ?

- Il est parti.

- Tu ne sais pas ce qu'il voulait ?

- Il ne me l'a pas dit."

Si ce n'avait été l'attitude de Mme Maigret, il aurait haussé les épaules en grommelant :

- "Bon débarras !"

Mais, au lieu de rentrer dans sa cuisine et de servir le déjeuner, elle le suivait dans la salle-à-manger avec la mine de quelqu'un qui a besoin de se faire pardonner.

- "Tu es allé dans le salon, ce matin ?" questionna-t-elle enfin.

- "Moi ? Non. Pourquoi ?"

Pourquoi, en effet, serait-il entré dans le salon, qu'il avait en horreur, avant de se rendre à son bureau ?

- "Il me semblait bien.

- Alors ?

- Rien. J'essayais de me souvenir. J'ai regardé dans le tiroir.

- Quel tiroir ?

- Celui où tu ranges ton revolver d'Amérique." ... [...]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Georges Simenon (121) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Georges Simenon
Franck Bouysse nous parle de Simenon et de sa lecture préférée.
autres livres classés : romans policiers et polarsVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Le commissaire Maigret

Quel est le prénom du commissaire Maigret ?

Hercule
Édouard
Jules
Nestor

12 questions
186 lecteurs ont répondu
Thème : Georges SimenonCréer un quiz sur ce livre