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ISBN : 2266002309
Éditeur : Pocket (09/09/1998)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Au même moment, on les prend pour des heures comme les autres et, après coup seulement, on s'aperçoit que c'était des heures exceptionnelles, on s'acharne à en reconstituer le fil perdu, à en remettre bout à bout les minutes éparses.

Pourquoi, ce soir-là, Maloin était-il parti de chez de mauvaise humeur? On avait diné à sept heures, comme d'habitude. Il y avait des harengs grillés, puisque c'était la saison. Ernest, le gamin, avait mangé proprement.>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Woland
  01 juillet 2015
Un roman qu'on est tenté de qualifier d'intime parce que l'histoire se déroule en fait dans la tête de deux hommes. de l'un, le lecteur ignorera jusqu'au bout ce qu'il a pensé. Tout au mieux pourra-t-il se vanter d'avoir de temps à autre supposé que ... Mais il ne sera jamais sûr de ses suppositions . de l'autre au contraire, il saura la moindre pensée, les mauvaises, les sournoises comme les bonnes, les généreuses. Ce qui lui permettra de se faire un portrait extrêmement juste de Maloin, l'un des tristes héros de cette histoire lamentable, qui finit si mal alors que, peut-être, si le premier homme avait par exemple grimpé les marches de l'échelle menant à la cage de verre de l'aiguilleur maritime quand il a compris que la valise qu'il recherchait avec tant d'ardeur ne pouvait se trouver que là, avec l'aiguilleur ... et si le second, l'aiguilleur justement, Maloin, s'était décidé à rendre la valise à cet homme au visage de clown triste qui, visiblement, en avait un tel besoin ...
Seulement voilà, ni l'un ni l'autre n'ont fait le pas décisif en temps utile. Et quand Maloin se décide, il est trop tard. Les nerfs de celui qu'il n'a cessé d'appeler "l'homme de Londres", puis Brown, craquent et il agresse Maloin qui vient pourtant l'aider. Alors, d'instinct, l'aiguilleur se défend et frappe, frappe ... Et voilà : Brown, le clown triste, l'acrobate de génie, qui ne savait pas dire non à Teddy, son mauvais ange, mais avait pourtant trouvé le courage, par une nuit de brume, de l'expédier d'un bon coup de poing dans la Manche, sous les yeux mêmes d'un Maloin qui n'était à son poste que par hasard, Brown, l'Escroc bien connu de Scotland Yard, Brown est étendu raide, les yeux ouverts sur l'Eternité - Brown est mort.
Maloin n'hésite pas sur ce qu'il a à faire : se livrer, bien sûr. Mais avant cela, il range tout autour de lui, dans la petite cabane où Brown avait trouvé refuge, juste en face de chez l'aiguilleur et où celui-ci, apprenant par sa fille Henriette, terrorisée, que quelqu'un s'y cachait et rapprochant deux et deux, avait pensé un temps le laisser mourir de faim. Et puis il ferme doucement les paupières du mort. Maloin est un homme d'ordre et tout ceci n'aurait pas dû arriver. Il a eu le tort de laisser faire, de s'emporter : il doit remettre tout en ordre.
Ah ! Pourquoi y avait-il eu cette satanée valise, bourrée à ras-bord de banknotes ? Pourquoi y avait-il eu ce milieu honnête mais si humble dont sortait Maloin, et ce beau-frère que son épouse, Jeanne, admirait tant parce qu'il avait une meilleure situation, parce qu'il avait une auto, parce que ... Cet argent, dans la valise encore humide, ces livres anglaises changées en bons et solides francs de l'époque, eussent fait de Maloin et de sa famille des gens vraiment riches et respectables - comme le beau-frère, sinon plus. Mais le Diable devait passer par là ... Et puis, Brown n'avait jamais eu de chance ... Et puis ...
Et puis, c'était le Destin, ce Destin dont Simenon se sert parfois pour nous raconter des intrigues d'une noirceur singulièrement profonde.
En langage familier, on dirait, de l'histoire de Maloin et de Brown, de l'aiguilleur et de l'escroc, que c'est "la faute à pas de chance". Car, l'un comme l'autre, ils ont essayé de se joindre, de se parler et si quelque chose ne les avait arrêtés ou détournés de leur chemin à un moment bien précis, ils y seraient parvenus, Maloin ne serait pas devenu un meurtrier et Brown, qui sait, aurait pu repasser la Manche et rejoindre sa femme et ses deux enfants.
L'action se situe à Dieppe, en plein hiver, avec le vent froid qui vient du Nord ou de l'Est, le givre qui se forme au matin, les étrilles qui crapahutent dans les sables, auprès de la cabane. Scotland Yard, en la personne de l'inspecteur Molisson, débarque et ne tarde pas à retrouver le cadavre de Teddy. Mais pas la valise, évidemment - cette valise que Maloin a récupérée presque immédiatement après le crime et enfermée dans son casier personnel d'employé du chemin de fer maritime, dans son bureau, la fameuse "cage de verre" qui domine le port jour et nuit et dont on voit tout, y compris un homme en pousser un autre à la mer, et la valise ou un paquet qui s'échappe à ce moment et tombe elle aussi, et l'assassin qui s'enfuit ... Parce que l'assassin ne sait pas que, tant que la marée sera basse, on pourra récupérer cette valise dont Maloin se demande d'ailleurs ce qu'elle contient. C'est presque la curiosité plus que le lucre qui le pousse à aller voir. Mais après, bien sûr, une fois la valise ouverte ...
Scotland Yard n'est pas le seul à débarquer. Arrivent dans la foulée deux personnages secondaires dont l'un va se révéler particulièrement ignoble. Il s'agit des Mitchel, le père (un vieillard) et la fille (qui ressemble à une poupée anglaise), ceux à qui la somme contenue dans la valise a été volée. C'était en principe la recette du "Palladium", un music-hall que tenait le père et où avait d'ailleurs jadis débuté Brown - mais il y a bien plus dans la valise que les 5 000 livres dont il parle. Si Mitchel Père se comporte relativement correctement, sa fille, elle, ne trouve rien de mieux que de joindre l'épouse de Brown et de convaincre la malheureuse de venir à Dieppe afin d'y rechercher son mari, lequel, assurément, ne pourra que se laisser toucher par sa présence et ses supplications. Il sortira enfin de son repaire, il rendra l'argent ... et après, Miss Mitchel s'en fout complètement.
Les scènes qui font intervenir la petite poupée anglaise et Mrs Brown comptent parmi les plus écoeurantes que Simenon ait jamais restituées dans un roman. J'ai pensé, je l'avoue, mais dans un autre contexte, à "L'Ombre Chinoise." A ceci près - et c'est très important - que la folie n'explique pas le comportement infâme de Miss Mitchel.
A bien y réfléchir, cependant, je pense que "L'Homme de Londres" est à réserver aux seuls inconditionnels de Simenon et aussi aux adeptes des huis-clos. Parce que, malgré tous ceux qui s'affairent dans leur sillage, qui rient, questionnent, se mettent en colère, se promènent ou simplement badaudent et flânent autour d'eux, Maloin et Brown sont seuls. Ce sont, foncièrement, deux solitaires. Deux solitaires qui auraient pu se comprendre et s'apprécier. Deux solitaires qui se sont ratés. Et leur tragédie est la tragédie de deux solitaires. C'est un genre de romans que tout le monde n'apprécie pas et c'est, certainement, l'un des plus psychologiques de Simenon mais sans Maigret. le liant que met l'humanité du commissaire dans ce genre d'intrigues est ici inexistant. Et cela peut dérouter certains. Quoi qu'il en soit, "L'Homme de Londres" reste l'une des meilleures analyses psychologiques qu'ait faites Simenon - et aussi l'une des plus noires. ;o)
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LiliGalipette
  23 janvier 2011
Roman de Georges Simenon.
Louis Maloin est aiguilleur à la gare maritime de Dieppe. Toutes les nuits, du haut de sa cabine de verre, il regarde passer les trains et il observe les lumières de la ville endormie et les petites gens qui vivent dans l'obscurité. Un soir, il est témoin d'un meutre. Et le meurtrier sait qu'il a été vu. Malouin récupère une malette, objet de la dispute mortelle, qui contient plus de 5000 livres soit plus de 500000 francs. Dans les rues de Dieppe, Maloin ne cesse de croiser celui qu'il appelle "l'homme de Londres" car, à coup sûr, l'assassin est anglais. "Quel genre d'être était-ce? Il n'avait pas une tête de brute. Au contraire ! il avait plutôt l'air d'un pauvre diable mal portant qui traîne une vie solitaire." (p. 30) Alors que Scotland Yard dépêche un agent à Dieppe, on découvre que l'homme de Londres est un ancien acrobate devenu cambrioleur de haute-voltige. Maloin, du haut de sa tour, vit de sombres nuits, partagé entre remords et bravade.
Si j'ai apprécié ce roman policier, c'est parce qu'on connaît le coupable immédiatement et que l'enquête première tourne court assez rapidement. Ce qui est plus intéressant, c'est la façon dont Maloin se perçoit lui-même coupable, se juge et condamne. En s'emparant de la malette, il devient receleur et complice du crime. Mais il développe à outrance sa culpabilité qui se traduit en susceptibilité, nervosité, inquiétude et fébrilité. Cet argent, il ne sait qu'en faire, il ne prévoit même pas de le garder. Pour calmer ses nerfs, il boit, dépense le maigre argent du ménage, réfléchit trop et agit sans projet. Maloin ne supporte pas son premier crime pourtant mineur mais assume sereinement celui qui clôt l'affaire. Simenon dresse un portrait sans tendresse de cet homme sans ambition et sans charisme.
"Au même moment, on les prend pour des heures comme les autres et, après coup seulement, on s'aperçoit que c'était des heures exceptionnelles, on s'acharne à en reconstituer le fil perdu, à en remettre bout à bout les minutes éparses." (p. 5) C'est sur ces phrases que s'ouvre le roman. Immédiatement, on comprend que l'affaire sera banale, faite de détails sans importance. Mais cette banalité affichée est la même qui caractérise le personnage principal. Maloin n'est pas un héros, il n'est même pas un anti-héros. Son passage dans cette histoire est tout à fait anodin mais sans lui, l'affaire aurait tournée court. Maloin n'est qu'un minuscule ressort qu'on ne remarque pas mais qui ne saurait faire défaut à la machine.
Une lecture plaisante, même si je n'ai guère envie de me frotter davantage à la plume de Simenon que je trouve un peu trop sèche.
Voici ma modeste contribution - parce que l'essentiel, c'est toujours de participer - au mois du polar de Babelio ! Jusqu'au 5 février 2011, Babelio vit à l'heure du crime et propose 40 places pour siéger au jury polar. Toutes les infos en cliquant sur la très chouette affiche de l'opération !
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isa120268
  17 février 2015
Grande lectrice de Georges Simenon, j'apprécie plus particulièrement les aventures du Commissaire Maigret.
Ce n'est certes pas de la grande littérature mais j'aime beaucoup le ton de l'écrivain, la facilité de la lecture, les intrigues qui nous tiennent souvent en haleine jusqu'au dernier moment.
Jules Maigret est un personnage très sympathique, très attachant, avec lequel j'ai passé une bonne partie de mon adolescence, fascinée que j'étais pas la lecture de ses enquêtes. Je me suis souvent prise au jeu et j'ai mené l'enquête avec lui...
L'homme de Londres est un roman que j'ai aimé.
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pilou62200
  23 mars 2015
Un Simenon lent et poussif.
Malouin, notre héros, va prendre possession d'une valise qui lui fait tourner la tête : ensuite, il s'enfonce lentement dans un scénario sans issue.
Et puis, est ce qu'un Simenon sans Maigret est un vrai Simenon ?
Pour moi, la réponse est sans appel....
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Ponna
  15 janvier 2015
Maloin travaille sur le port de Dieppe, il est témoin d'un meurtre qui lui permet de s'emparer d'une valise.
Potentiellement riche, comment se comportera-t-il envers sa famille et les malfrats à qui il a joué un mauvais tour...
La psychologie du personnage est déconcertante...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
WolandWoland   02 juillet 2015
[...] ... Sans y penser, parce qu'il était venu pour cela, il tira le saucisson de sa poche, le posa sur le doris et pendant ce temps il cherchait à s'assurer qu'un pied, ou une main, ne dépassait pas de quelque part.

- "Monsieur Brown ! ... " dit-il de la même voix dont il eût parlé à un interlocuteur ordinaire.

Les deux boîtes de sardines prirent place à leur tour sur le canot.

- "Ecoutez, monsieur Brown ... Je sais que vous êtes ici ... La cabane m'appartient ... Si j'avais voulu vous dénoncer, je l'aurais déjà fait hier ..."

Il écouta, un peu penché comme après avoir laissé tomber une pierre dans le mystère d'un puits. Rien ne vibrait, que le dernier écho de sa voix.

- "Comme il vous plaira ! Vous remarquerez que je viens à vous gentiment. Hier, je n'aurais pas pu, parce qu'il y avait un gendarme juste au-dessus de vous, sur la falaise."

Il tenait le bidon d'émail bleu à la main et, sans raison, il n'osait plus bouger. Il récitait, comme une tirade apprise, et cependant il improvisait :

- "La chose la plus importante, c'est de manger. J'ai apporté du saucisson, des sardines et du pâté. Vous m'entendez ?"

Ses oreilles étaient aussi rouges que quand, enfant, il devait dire un compliment et sa voix devenait plus âpre.

- "C'est inutile de faire le malin. Je sais que vous m'écoutez. Si vous étiez parti, j'aurais trouvé la serrure cassée, ou la porte entrouverte."

Etait-ce derrière le baril de coaltar ? Etait-ce derrière les paniers empilés ? Ou en dessous du doris ? Car il y avait un assez grand espace libre sous l'embarcation.

- "Je vais vous laisser ces vivres ainsi qu'un bidon qui contient de l'alcool. Je crois qu'il vaut mieux que je referme la porte car les gendarmes pourraient faire une ronde et s'ils trouvaient la porte ouverte, ils viendraient jeter un coup d'oeil ..."

Il n'avait jamais parlé à vide. C'était si déroutant qu'il en arrivait à se mettre en colère.

- "Ecoutez bien ! Nous n'avons pas de temps à perdre. J'ai besoin de savoir si vous êtes là, vivant, ou si vous êtes mort."

L'idée de parler à un mort ne le fit même pas sourire. ... [...]
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WolandWoland   02 juillet 2015
...] ... Maloin se versa du café, y ajouta de l'eau-de-vie et bourra une troisième pipe qu'il fuma debout, regardant de haut en bas les silhouettes en mouvement. Pourquoi s'intéressa-t-il à un homme plutôt qu'aux autres ? Comme d'habitude, on avait posé les barrières pour empêcher les passagers de sortir sans passer par la douane. Or, l'homme en question, qui venait de la ville, se tenait en-dehors des barrières, juste au-dessous de la cabine d'aiguillage, et Maloin pensa même qu'il pourrait cracher dessus.

Il portait un pardessus gris, un chapeau de feutre gris, des gants de peau et il fumait une cigarette. Les autres détails, Maloin ne les distinguait pas. Les hommes d'équipe, les douaniers, les employés de la gare s'occupaient des voyageurs qui franchissaient la passerelle. Seul, Maloin, outre son homme en gris, devina une ombre debout à l'avant du navire et à l'instant même cette ombre lançait quelque chose sur le quai.

Ce fut ravissant de précision comme une acrobatie. A cinquante mètres de la foule, une valise venait de passer en dehors des barrières et l'inconnu de la ville la tenait à la main, naturellement, en fumant toujours.

Il aurait pu s'en aller. Nul n'aurait songé à l'interpeller. Mais il resta là, à quelques mètres du rapide, comme un quelconque voyageur qui attend un ami. La valise paraissait légère. C'était une de ces petites mallettes en fibre conçues pour contenir un complet et un peu de linge, Henriette en avait une du même genre.

- "Que peuvent-ils bien avoir passé en fraude ?" se demandait Maloin. ... [...]
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LiliGalipetteLiliGalipette   23 janvier 2011
"Quel genre d'être était-ce? Il n'avait pas une tête de brute. Au contraire ! il avait plutôt l'air d'un pauvre diable mal portant qui traîne une vie solitaire." (p. 30)
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LiliGalipetteLiliGalipette   23 janvier 2011
"Au même moment, on les prend pour des heures comme les autres et, après coup seulement, on s'aperçoit que c'était des heures exceptionnelles, on s'acharne à en reconstituer le fil perdu, à en remettre bout à bout les minutes éparses." (p. 5)
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nina2loinnina2loin   24 janvier 2012
Il y eut un " plouf ", puis un autre plus faible. L'homme était tombé le premier. La valise était tombée ensuite. Quant au grand maigre, après un bref regard autour de lui, il se penchait sur l'eau.
Plusieurs jours plus tard, seulement, Maloin se demanda pourquoi il n'avait pas appelé au secours.
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