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ISBN : 2253142565
Éditeur : Le Livre de Poche (09/06/2004)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 36 notes)
Résumé :
La toute première prise de contact entre le commissaire Moigret et le mort, avec qui il allait vivre des semaines durant dans la plus déroutante des intimités, eut lieu le 21 juin 1930 en des circonstances à la fois banales, pénibles et inoubliables

Inoubliables surtout parce que, depuis une semaine, la Police judiciaire recevait note sur note annonçant le passage à Paris du roi d'Espagne pour le 21 et rappelant les mesures à prendre en pareil cas.>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Woland
  21 septembre 2014
ISBN : 978-2258073401
L'une des réussites de Simenon : un véritable tour de passe-passe criminel où, contrairement à ce qu'il se passe sur les scènes où s'exhibent les prestidigitateurs, le mécanisme du numéro est impeccablement démonté et expliqué au lecteur qui trépigne à l'idée de savoir enfin la vérité. Car, comme le disait Eustrabirbéonne en d'autres termes, "M. Gallet, Décédé", repose sur la négation de l'une des règles-clefs du roman policier. Inutile de nous appliquer les poucettes : nous ne vous révèlerons pas la nature de cette règle. Tout simplement parce que, du coup, vous perdriez tout intérêt pour l'intrigue en apprenant dès cette fiche le fin mot de l'histoire.
Ce que vous pouvez et devez savoir, c'est que Maigret n'avait pas besoin de l'Affaire Gallet. En effet, le roi d'Espagne s'apprêtait à passer par Paris et, nombre de collègues du commissaire étant soit en vacances, soit déjà pris par d'autres crimes, notre limier au chapeau melon et à la pipe se voit accablé de responsabilités. Mais il n'y a personne pour traiter la mort de ce Joseph Gallet, une mort étrange dont on a du mal à distinguer s'il s'agit d'un assassinat (on a tiré sur la victime à sept mètres de distance) ou d'un suicide (Gallet semble avoir retourné contre lui le couteau qu'il tenait). Songer qu'il puisse s'agir des deux est évidemment encore plus absurde, nul ne nous contredira sur ce point ...
Comme à son habitude - et un peu à celle de l'Inspecteur Columbo, bien plus tard et en d'autres paysages - Maigret pense d'abord à la victime et comme elle aurait pu penser. Au début, ce M. Gallet, qu'affligeaient une femme dédaigneuse, un fils unique et revêche, une belle-famille méprisante et enfin une maladie hépatique le contraignant au régime, ne l'inspire guère. Son entourage, déjà énuméré, ne fait pas mieux : les membres en sont trop petit-bourgeois, trop raidis dans leurs a prioris et aussi dans leurs faux-semblants. Un à un, le commissaire débusque les mensonges de Gallet mais aussi ceux dont on l'a gavé. Ainsi, pendant dix-huit ans, M. Gallet s'est évertué à faire croire à toute sa famille qu'il continuait à travailler pour Niel, une maison ayant depuis belle lurette pignon sur rue et vendant argenteries diverses et autres brimborions du même type. En réalité, il s'était fait une petite spécialité de "taper" les aristocrates légitimistes de province afin que ceux-ci participassent financièrement à tel ou tel projet en faveur de l'un des leurs tombés dans le besoin, voire d'une restauration des Bourbons sur le trône.
Thomas Gallet, lui - je ne sais pas si vous avez remarqué avec notre actualité du XXIème siècle, mais le prénom "Thomas" recouvre souvent des imposteurs qui oublient de déclarer leurs impôts, font des séries-rap vantant le sexe, la drogue et l'alcool ou encore se créent des ardoises énormes dans les casinos ou en achetant des appartements à Paris tandis que Papa s'évertue à payer tout ça et à faire disparaître les raisons de poursuites pénales - Thomas Gallet, donc, déjà gagné semble-t-il, au tout début des années trente, par la malédiction qui semble poursuivre le prénom reçu à son baptême , a trouvé un emploi dans une grande banque parisienne où son tempérament froid et bilieux fait merveille. Mais, avec la complicité de sa maîtresse, Eléonore Boursang, une blonde assez bien roulée, un peu plus âgée que lui et épouvantablement calculatrice, il fait en parallèle chanter son père dont il a découvert le secret. Chaque mois, le pauvre défunt se défaisait ainsi d'une somme bien confortable, au bénéfice un certain "M. Jacob", qu'il ne connaissait que par la voie épistolaire et qui n'était autre que son fils unique, aiguillonné par Eléonore à l'arrière-plan.
Ca, ce n'est rien que pour la famille. ;o)
Passons maintenant au lieu où Gallet a trouvé la mort. Une petite auberge paisible, où il avait bien demandé qu'on lui réserve une chambre "donnant sur la cour" et où il descendait, depuis des lustres, sous le nom de "M. Laurent." L'aubergiste et son personnel ne comprennent rien à ce décès étrange qui risque surtout de compromettre la renommée de l'établissement. Non plus que Tiburce de Saint-Hilaire, le châtelain du coin et voisin immédiat de l'auberge. Certes, il finit par confesser à que les activités "légitimistes" de Gallet avait amené ce dernier bien souvent en son manoir mais pour le reste, il n'en sait pas plus que les autres. Il ne savait même pas que "M. Laurent" s'appelait en réalité "Gallet."
Et là, nous arrêtons parce que, en conscience, nous ne pouvons pas aller plus loin. C'est tordu et pourtant des plus rectilignes, bourré d'ornières en tous genres mais guidé par une volonté solidement déterminée, à la fois très complexe et ... très simple. Si simple que, que ce soit aux yeux de Maigret ou à ceux du lecteur, fût-il chevronné, la vérité tarde à se faire voir. Peut-être aussi parce que notre esprit cartésien ne peut qu'être pris en défaut.
Une chose demeure cependant : "M. Gallet, Décédé" est l'un des meilleurs opus de Simenon. Et c'est aussi l'un des "Maigret" où l'analyse psychologique poussée reprend tous ses droits. Il y a, dans ce livre, malgré le cadavre, les coups de revolver, les promenades nocturnes et les bassesses des uns et des autres, plus de cogitation que d'action. Pour la petite histoire, sachez également que c'est ici qu'apparaît pour la première fois Moërs, le spécialiste de la Technique Judiciaire que l'on retrouvera fréquemment au gré des enquêtes de Maigret.
Voilà, vous savez tout - ou presque. Si vous voulez le morceau final du puzzle, lisez "M. Gallet, Décédé." ;o)
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SZRAMOWO
  24 avril 2019
Monsieur Gallet décédé, roman écrit en 1931, dans lequel Maigret n'est pas encore le commissaire devenu célèbre au fil du temps, avec sa pipe, son embonpoint, son air matois, sa façon d'aborder les choses et les gens avec une fausse distance, ses problèmes de poids, de cholestérol et de diabète, sa réticence à écouter les conseils de son ami le docteur Pardon qui essaye désespérément de le mettre à la diète.
Un Maigret qui n'a pas encore été phagocyté par Bruno Cremer qui lui a donné, c'est peu de le dire, une certain « épaisseur »
L'histoire se passe à Sancerre. Un homme a été assassiné dans la chambre de l'hôtel dans lequel il a coutume de séjourner.
Gallet, connu sous le nom de Clément à Sancerre est originaire de Saint-Fargeau dans l'Yonne. Sa femme est persuadé qu'il est à Rouen à faire sa tournée de vendeur pour une maison spécialisée dans l'orfèvrerie pour cadeaux.
Maigret découvre qu'il n'exerce plus depuis dix-huit ans et qu'en fait il mène une double vie dédié à se constituer un trésor de guerre en utilisant les réseaux légitimistes travaillant au retour d'un roi (Un Bourbon de préférence) sur le trône de France.
Son escroquerie est découverte et, soumis à un chantage qui le ruinera bientôt, il décide de maquiller son suicide en meurtre.
Maigret va de surprise en surprise. Gallet usurpe en fait deux identités et se retrouve au coeur d'un imbroglio invraisemblable d'échanges d'identités qui est de moins en moins soutenable.
On retrouve dans ce roman les mécanismes sociaux chers à Simenon qui conduisent les personnages à des impasses dans lesquelles seule le mort ou le crime peut les en tirer.
Maigret agit avec compassion, cherchant la vérité, mais cherchant avant tout à comprendre. Dans cette enquête c'est un Maigret actif, chapeau melon sur la tête, moins buveur et mangeur, plus actif, sautant pas dessus des clôtures, sortant par la fenêtre de sa chambre, n'hésitant pas à « mouiller le maillot » ce qu'il fera de moins en moins pour donner la partie belle à l'observation et à la compréhension avant l'action.
Un roman fondateur de ce que deviendra Maigret par la suite.

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dido600
  22 janvier 2013
• Dans un hôtel particulier, on découvre le corps d'un homme, Emile Gallet. Connu dans cet établissement sous le nom de M. Clément, il a été tué d'une balle au visage et d'un coup de poignard dans le coeur. Lorsque Maigret apprend à son épouse Aurore Gallet la mort atroce de son mari, il se bute à son scepticisme .
Maigret entame son enquête et découvre la double vie du supposé représentant de commerce. Cela fait dix-huit ans qu'Emile n'exerce plus ce métier :Il s'est converti en aiglefin un escroc autrement dit a aussi contracté une importante assurance-vie en faveur de sa femme.
Or, depuis trois ans, un certain M. Jacob, marchand de journaux à Montmartre, a découvert le jeu de Gallet et le fait chanter. Celui-ci est aussi l'homme de paille d'Henry Gallet (le fils d'Emile), un employé de banque de vingt-cinq ans et de sa maîtresse. Par l'intermédiaire de M. Jacob, Henry soutire ainsi régulièrement de l'argent à son père en menaçant de le dénoncer auprès des personnes qu'il escroque.
Peu avant le crime, M. Jacob réclame 20'000 francs à Emile Gallet. Comme celui-ci ne dispose pas de ce montant, il supplie le châtelain de Sancerre, Tiburce de Saint-Hilaire, de le lui prêter. L'aristocrate refuse. le jour du crime, Maigret apprend qu'Emile a eu deux altercations : l'une avec Saint-Hilaire, l'autre avec son fils venu par hasard dans la région où sa maîtresse, Eléonore Boursang, est en vacances. Rapidement toutefois, le commissaire acquiert la certitude que ni Tiburce, ni Henry, ni Eléonore n'a pu commettre le crime.
Bien que tout en Gallet se révèle médiocre et faux, Maigret ne peut s'empêcher de s'attacher à ce personnage qui, pour lutter contre la malchance, déploie des trésors d'ingéniosité pour arriver à survivre et à faire vivre les siens. C'est sans doute la raison pour laquelle le commissaire garde secret — pour la tranquillité des intéressés — ce que la suite de son enquête lui fait découvrir : Gallet a vécu longtemps en Indochine, Saint-Hilaire aussi.
En poussant plus loin ses investigations, Maigret comprend que les deux hommes ont changé leurs identités respectives. Tiburce de Saint-Hilaire n'est autre que le véritable Gallet et Emile Gallet, alias M. Clément, est le dernier descendant des Saint-Hilaire qui, après une enfance malheureuse et une jeunesse faite de restrictions, a vendu son nom à Gallet, qui savait que Saint-Hilaire devait recevoir un héritage important. Une fois devenu châtelain, Gallet a effectivement touché une fortune colossale et le vrai Saint-Hilaire, frustré, lui a sans cesse réclamé de l'argent. Pour vivre et parce qu'il est obligé de verser de fortes sommes à des inconnus qui, via M. Jacob, le font chanter.
Il en va ainsi jusqu'au jour où Saint-Hilaire refuse à Gallet la somme que lui réclame M. Jacob. Désespéré, Emile camoufle son suicide en crime pour que sa femme puisse toucher la prime d'assurance-vie. Il meurt en ignorant que le véritable auteur du chantage qui provoque son geste fatal n'est autre que son propre fils, Henry.
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Christw
  21 avril 2012
Retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel, Gallet a reçu dans la face une balle tirée à sept mètres. Mais c'est un coup de couteau porté au même moment qui le blesse mortellement au coeur. Personne n'a rien vu. Il y a des suspects: son fils et sa maîtresse, le châtelain voisin. Nouveaux coups de feu alors que l'adjoint de Maigret enquête dans la chambre du crime: il est atteint à l'oreille. Mais là d'où on aurait pu tirer, on n'a vu personne, vraiment personne. Et aucun des suspects ne pouvait matériellement s'y trouver. Épais mystère que je vous laisse le soin d'éclaircir avec ce roman qui voit apparaître le nom de Georges Simenon en librairie. À l'origine le titre était 'La chasse à l'ombre''.

Maigret casse sa pipe dans cette enquête. Si vous en doutez, on lit pourtant chapitre 11: ''Le tuyau de la pipe que Maigret avait aux dents se brisa net, parce que, en cessant de parler, il avait soudain serré les mâchoires''. Costaud mais quand même...

A propos de dent dure, ayons-la un peu: si l'idée très originale est bien amenée, j'ai personnellement été gêné par son aboutissement qui m'a paru tourner longuement au coeur de l'énigme (le but est d'attiser la curiosité du lecteur) autour de ce chemin des orties, son mur et sa grille. Je pense que ma difficulté à visualiser l'endroit en est la cause. Qu'il s'agisse d'une carence de l'auteur dans sa description ou d'une forme d'inattention à la lecture (je n'aime pas revenir en arrière dans un roman policier, ce serait comme descendre d'un train en marche), on remarque que cette enquête n'a pas eu de version cinématographique. Pas assez visuelle ? Lis-je un Maigret comme un film ?
Je tiens à rester critique avec ces oeuvres que je (re)découvre avec bonheur, sans quoi on risque de me taxer de favoritisme liégeois ! Mon coeur reste certainement bien attaché à ces histoires qui vieillissent bien.
(suite infos ''nostalgie'' Maigret/Simenon sur mon blog)
Lu sur Sony PRS-T1

Lien : http://marque-pages.over-blo..
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Thoxana
  21 juin 2010
Simenon entraîne Maigret sur la piste d'un meurtre a priori sans intérêt. Mais la victime, Monsieur Gallet, s'avère très rapidement mystérieux : contrairement à ce qu'il a laissé croire à sa femme et à son fils, voici 12 ans qu'il ne travaille plus comme représentant de commerce, il se rend deux fois par an à Sancerre sans que l'on sache pourquoi. de quoi vit-il ? de chantage peut-être ? Et qui l'a donc tué ?... Maigret mènera comme toujours son enquête avec brio et trouvera l'explication à toutes ces énigmes.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   22 septembre 2014
[...] ... Petit à petit, le vacarme des assiettes qu'on lavait à l'office devenait irréel et Maigret, engourdi, échappait à l'emprise obsédante de son mort.

A quel moment exact perçut-il comme le bruit de deux détonations ? Elles ne parvinrent pas à l'arracher tout à fait à sa torpeur, parce que aussitôt un rêve s'échafauda dans son esprit, expliquant ces sons intempestifs.

... Il était assis à la terrasse de l'hôtel. Tiburce de Saint-Hilaire passait en costume vert bouteille, suivi d'une douzaine de chiens aux longues oreilles ...

- "Vous me demandiez l'autre jour s'il y a du gibier dans la contrée ?"disait-il.

... Il épaulait son fusil, tirait au hasard, et il tombait une nuée de perdrix qui avaient des allures de feuilles mortes ...

- "Commissaire ! ... Vite! ..."

Il sursauta, vit une fille de salle devant lui.

- "C'est dans la chambre ... Des coups de feu ..."

Le commissaire eut honte de se sentir si lourd. Des gens couraient déjà dans l'hôtel et il fut loin d'atteindre le premier la chambre de Gallet, où il vit Moers, debout près de la table, les deux mains sur le visage.

- "Que tout le monde sorte !" commanda-t-il.

- "J'appelle un médecin ?" questionna M. Tardivon [= l'hôtelier]. Il y a du sang ... Regardez !

- Oui ... Allez ! ..."

La porte fermée, il marcha droit vers le jeune homme de l'Identité Judiciaire. Il avait des remords.

- "Qu'est-ce que c'est, petit ?"

Il le voyait bien, parbleu, qu'il y avait du sang ! Du sang partout ! Sur les mains de Moers, sur ses épaules, sur les plaques de verre et par terre !

- "Ce n'est pas grave, commissaire ... L'oreille ... Voyez ..."

Il lâcha un instant le lobe de l'oreille gauche et aussitôt le sang gicla. Moers était livide. Il essayait néanmoins de sourire et surtout d'arrêter le mouvement convulsif de ses mâchoires. ... [...]
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WolandWoland   22 septembre 2014
[...] ... - "J'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer, madame ... Votre mari est en voyage, n'est-ce pas ?

- Eh ! bien ! Parlez ... Est-ce que ... ?

- Un accident est arrivé, oui ... Pas tout à fait un accident ... Je vous demande d'être courageuse ..."

Elle se tenait toute droite devant lui, la main posée sur un guéridon qui supportait un faux bronze. Son visage était dur, méfiant, et il n'y avait que ses droits grassouillets à s'agiter. Pourquoi Maigret fit-il la réflexion qu'elle avait certainement été mince, peut-être même très mince, pendant la première moitié de sa vie, et qu'elle ne s'était empâtée qu'avec l'âge ?

- "Votre mari a été assassiné à Sancerre, dans la nuit du 25 au 26 ... C'est à moi que revient la tâche pénible de ..."

Le commissaire se tourna vers le portrait, questionna en désignant le premier communiant :

- "Vous avez un fils ?"

Un instant, Mme Gallet parut sur le point de perdre cette raideur qu'elle jugeait indispensable à sa dignité. Elle dit du bout des lèvres :

- "Un fils, oui ..."

Puis aussitôt, la voix triomphante :

- "Vous avez bien dit Sancerre, n'est-ce pas ? ... Et nous sommes le 27 ... Dans ce cas, vous faites erreur ... Attendez ..."

Elle passa dans la salle-à-manger, où Maigret aperçut la servante à quatre pattes. Lorsqu'elle revint, elle tendit une carte postale au visiteur :

- "Cette carte est de mon mari ... Elle porte la date du 26, c'est-à-dire d'hier, et le cachet de la poste de Rouen ..."

Elle avait peine à réprimer un sourire trahissant sa joie d'humilier la police qui se permettait de pénétrer chez elle.

- "Il s'agit sans doute d'un autre Gallet, quoique je n'en connaisse pas ..."

Pour un peu, elle eût ouvert la porte, qu'elle ne pouvait s'empêcher de regarder.

- "Le prénom de votre mari est Emile ? Et ses pièces d'identité lui donnent comme profession voyageur de commerce ?

- Il est l'agent de la maison Niel & Cie pour toute la Normandie !

- Je crains, madame, que vous vous réjouissiez à tort ... Je suis obligé de vous prier de m'accompagner à Sancerre ... ... [...]
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dido600dido600   22 janvier 2013
Le suicide n'est pas une lacheté comme le prédisent les precheurs qui exagerent .Ce n'est pas non plus un acte de courage .C'est une lutte entre deux craintes Il ya suicide quand la crainte de la vie l'emporte sur la crainte de la mort
Victor Hugo
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NikozNikoz   27 mai 2015
Le suicide n'est pas une lâcheté comme le prédisent les prêcheurs qui exagèrent .Ce n'est pas non plus un acte de courage .C'est une lutte entre deux craintes [...]
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dido600dido600   16 janvier 2013
Cela n’avait pas l’air d’un discours préparé. Les phrases lui venaient aux lèvres sans effort et le débit était sans précipitation.
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