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ISBN : 2253142425
Éditeur : Le Livre de Poche (14/11/2002)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 62 notes)
Résumé :
Paisiblement retiré à Meung-sur-Loire, le commissaire Maigret se laisse convaincre par un tout jeune homme, Jean Maura, de l'accompagner à New York. Maura s'inquiète pour son père, un homme d'affaires d'origine française, qui semble en proie à de graves soucis.
Maigret va se trouver aux prises avec une ténébreuse affaire. Le jeune Maura disparaît inexplicablement. Bien des années plus tôt, Maura Père a débarqué à New York avec un ami, Daumale, violoniste de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Woland
  21 novembre 2014
Maigret est toujours en retraite et toujours à Meung-sur-Loire où viennent littéralement le supplier le jeune Jean Maura et son notaire, le vieux M. d'Hoquélus, afin qu'il accompagne le jeune homme à New-York pour y rejoindre son père, John Maura, lequel serait en danger. Un danger mal défini, auquel John Maura - né français et à Toulouse, sous le nom de Joachim Maura - fait allusion en transparence dans les lettres qu'il expédie régulièrement à son fils. Pour il ne sait trop quel raison et presque honteux de l'avouer à sa femme, Maigret finit par accepter. Après tout, il a tout de même quelques connaissances au niveau de la police new-yorkaise ...
Dès l'arrivée à New-York, premier gros problème, complètement inattendu : disparition pleine et entière de Jean Maura. Est-il descendu du navire avant Maigret ? La foule les a-t-elle faits se perdre de vue ? Quand on connaît le grouillement d'un port tel que celui-là, cela reste possible. Maigret se rend donc au Saint-Regis, hôtel cinq étoiles où se tient d'habitude John Maura lorsqu'il est à New-York, persuadé qu'il va retrouver le jeune homme chez son père. Mais là, entre l'employé hautain du desk, le secrétaire particulier de Maura, un dénommé Jos Mc Gill et Maura lui-même, sortant de sa chambre alors qu'on venait de le prétendre à Rio ou au Vénézuéla, il est pratiquement reçu comme un chien dans un jeu de quilles. Pire : le fait d'apprendre la "disparition" de son fils ne semble faire ni chaud ni froid à celui que le milieu des affaires a fini par surnommer, en raison de sa taille, "Little John."
Oh ! Maigret est bien tenté de reprendre le premier paquebot en partance pour la France mais ... Mais il ne serait plus Maigret s'il le faisait. Il renoue donc avec un homologue new-yorkais, le capitaine O'Brien - dont le lecteur se souviendra, je pense, toute sa vie, qu'il est roux et ressemble à un mouton - et, malgré les conseils (officiels) de celui-ci et peut-être avec ses encouragements (tacites et officieux), il décide de tirer l'affaire au clair.
John Maura a beau sortir son carnet de chèques et jouer de tout son mépris, Mc Gill a beau faire preuve tour à tour d'ironie et d'attention, de curieux individus ont beau sortir des trottoirs new-yorkais pour suivre un Maigret en pleines cogitations bougonnes et humiliées, rien n'y fait : notre commissaire finira par avoir la clef de l'énigme.
Mais, pour ce faire, Simenon recourt ici à un procédé qui ne m'a vraiment pas convaincue. Ca aurait pu marcher, notez, mais non, j'ai lu ce livre deux fois et, toujours, cette scène m'a paru aussi artificielle : devant les témoins concernés, dont Mc Gill et John Maura, convoqués pour cela à une heure moins dix du matin dans la chambre du commissaire à l'hôtel Berwick, dans le Bronx, Maigret se livre, tenez-vous bien, à un véritable interrogatoire téléphonique auprès d'une personne alors en France, à La Bourboule, très précisément, où, décalage horaire oblige, il est sept heures du matin. Alors, c'est gros, c'est énorme ... et ce n'est pas crédible. le "coupable" - en tous cas le responsable de tout cela - qui ne connaît pas Maigret, qui n'a jamais eu affaire à la Police, qui possède un casier vierge et qui n'a jamais trempé dans aucune affaire louche, un homme qui peut aisément passer pour un notable, cet homme s'effondre au téléphone presque immédiatement. Deux ou trois timides protestations mais c'est tout : il avoue tout de suite, ou presque. Evidemment, le personnage est un lâche patenté mais tout de même ...
Non, ça ne passe pas. En tous cas pour moi. Il me semble que, dans ce "Maigret" - qui regorge par contre de personnages secondaires tout bonnement merveilleux comme le "clown" Ronald Dexter, l'impassible lieutenant Lewis, Germain, l'ancien M. Loyal et Lucile, voyante extra-lucide, sans oublier Jim Parson, un journaleux qui vous postillonne sa haine à la figure et qui finira en outre très mal - Georges Sim étouffe Georges Simenon au moment même où, justement, il aurait dû le soutenir de toutes ses forces et de toute son imagination.
Cela dit, vu le rythme d'écriture de l'écrivain, on ne s'étonnera pas de trouver, dans sa production, y compris celle qui ne se rapporte pas à Maigret, quelques "flops" mémorables. C'est la rançon du génie et l'imperfection aussi à son charme. Peut-être, en définitive, New-York ne convenait-il à ce moment-là ni à Maigret, ni à Simenon. Pourtant, l'ambiance est superbement rendue et certaines manies anglo-saxonnes en prennent pour leur grade. Mais on préfèrera certainement à ce roman "Maigret chez le Coroner" qui se déroule, lui, dans l'Amérique profonde et qui, bien que rappelant assez un film américain avec duel de prétoire, possède plus l'"esprit Simenon" que "Maigret à New-York."
Toutefois, ce n'est qu'un avis personnel. Pour vous faire votre idée de "Maigret A New-York", lisez-le. Qui sait, vous adorerez peut-être de bout en bout. ;o)
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Meps
  17 novembre 2018
Livre particulier dans la chronologie des Maigret, puisqu'il est loin d'être dans les derniers écrits par Simenon... mais qu'il nous présente un Maigret à la retraite, que l'on vient chercher évidemment pour résoudre un mystère, et que l'on emmène à l'autre bout du monde.
Une bonne partie de l'intérêt de cette aventure est la confrontation entre le célèbre commissaire français et la vie new-yorkaise même si, de façon assez invraisemblable, il arrive à s'y recréer certaines de ses habitudes parisiennes. On arrive aussi, malgré la retraite et leur absence, à voir évoquer les anciens inspecteurs Janvier ou Torrance.
Simenon, même avec un Maigret hors de ses bases, garde donc les anciens réflexes, et sa méthode de déduction reste la même, bien détaillée ici dans sa façon de se confondre avec les protagonistes de l'intrigue pour réellement comprendre leurs motivations.
Le dénouement est riche en rebondissements et assez original, avec un Maigret à qui son statut de retraité et son éloignement de la France permet certaines libertés.
Le livre reste donc bien fidèle à la mythologie du personnage et dépeint une Amérique à travers les yeux d'un Simenon résolument européen !
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Sharon
  19 mai 2013
On peut ne pas aimer Maigret. On peut même le décrier largement. On peut dire aussi qu'il est passé de mode. Je synthétise ainsi des propos que j'ai entendu ici ou là dans des émissions littéraires. Maigret ? Plus personne n'y pense, voyons ! Pourtant, il est bien là, inconsciemment, quand des cinéastes veulent montrer que le 36, quai des orfèvres, ce n'est pas cela – et je ne pense pas qu'ils fassent référence à Navarro ou Julie Lescault. le modèle du policier actuel au cinéma est un cliché tenace montrant un flic alcoolique, violent, pour ne pas dire ripoux et drogué, dont la vie privée est un fiasco. Et si je parle cinéma et télévision, c'est parce qu'un nouveau modèle de flic en littérature a bien du mal à percer dans les lettres françaises, et ce n'est pas faute d'auteurs talentueux.
Aussi, je le dis, j'aime Maigret, j'aime relire ses enquêtes, qui ne parlaient encore ni d'experts, ni de profiler, ni de tueurs en série. Bien sûr, Simenon a parfois utilisé des procédés tirés par les cheveux pour emmener son commissaire hors des sentiers battus. Qu'importent les procédures, tant qu'on a l'ivresse littéraire, et je préfère lire ses enquêtes hors normes à trois pages d'autopsie dans un thriller.
Maigret n'est plus commissaire dans ce roman, il est à la retraite, après trente ans de bons et loyaux services. S'il se rend à New York, c'est pour aider un jeune homme angoissé à l'idée qu'il puisse arriver malheur à son père tant aimé. Il se rend aux Etats-Unis par bateau, comme un immigrant qui cherche la terre promise, et ce n'est pas ce qu'il y trouvera.
Ne pas se fier aux apparences semble un des mots d'ordre. Etre attentif à ce qui est dit, à ce qui ne l'est pas, au langage du corps et surtout, au regard, qui révèle ce qui n'aurait pas dû être dit. Dans un pays qui n'est pas le sien, sans réel pouvoir d'enquêteur, Maigret va, du coeur de Nex York flamboyant aux bas-fonds de Harlem, à la recherche de ce qui était caché. Son enquête le mènera bien plus loin qu'il ne le pensait, ou plus près, cela dépend de quel point de vue on se situe. Comme toujours chez Simenon, le crime fait irruption dans des existences ordinaires, et les conséquences sont terribles. La lâcheté et la bassesse ont rarement des limites, en France ou aux Etats-Unis – Maigret à New York, ou un modèle du genre pour l'analyse de la bourgeoise provinciale étriquée, mais aussi de la grandeur des petites gens qui gardent leur dignité, même dans la pauvreté la plus sordide.
Si vous ne connaissez pas Maigret, n'hésitez plus !
Lien : http://deslivresetsharon.wor..
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bina
  02 octobre 2013
Maigret vient de prendre sa retrait et ne souhaite plus entendre parler de la PJ. Et pourtant, lorsqu'un jeune homme vient le solliciter parce qu'il pense que son père a des ennuis, voila Maigret embarqué en Paquebot pour rejoindre New York, où il ne connait qu'un policier déjà venu à Paris pour étudier ses méthodes. Son anglais est plus que scolaire, et son absence apparente de méthode surprend ceux qui l'entourent.Jeune homme enlevé, père milliardire qui ne semble porter aucun intéret pour son fils, secrétaire chien de garde... Et milieu des artistes quelques quarante ans plus tôt.
Que s'est-il passé plusieurs décennies en arrière, pour que des individus se mettent à tuer de vieux messieurs? Qu'auraient-ils bien pu raconter? Maigret se lance sur une piste plus que froide, pour une affaire qui ne lui réussit pas plus que ça, surtout qu'il ne peut dire la vérité avant de s'embarquer. Pas un grand Maigret.
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Polars_urbains
  18 juin 2018
Simenon tire une fois de plus Maigret de sa retraite de Meung-sur-Loire pour l'envoyer à New York, suite à la visite d'un jeune homme qui s'inquiète pour son père, un richissime homme d'affaires. Ce qui pourrait n'être qu'une banale aventure exotique se révèle vite une véritable enquête de terrain « à la Maigret » dans une ville étrangère. L'ex-commissaire bénéficie certes de l'aide d'un de ses collègues du FBI mais, surtout, il s'imprègne de New-York, de la 5ème avenue au Bronx, traverse Harlem, monte les étages, frappe aux portes, pose des questions, fréquente quelques bars… tout cela dans un anglais approximatif. Sa patience et sa ténacité finiront par payer et le mystère - une histoire de jalousie et de chantage, de faits cachés remontant à la surface - sera résolu, un peu trop facilement peut-être. Les dernières pages – l'interrogatoire téléphonique en règle à 5 000 km de distance d'un témoin capital, responsable plus que coupable – sont d'ailleurs peu crédibles. C'est certainement la faiblesse de Maigret à New York, qui reste avant tout un bon roman d'atmosphère.
Maigret se demande en effet ce qu'il est venu faire à New York, une ville qu'il semble rejeter dès son arrivée - « Il pleuvait. On roulait dans un quartier sale où les maisons étaient laides à en donner la nausée. Etait-ce cela New York ? » - et dans un pays qu'il n'est pas certain de sentir. D'où un séjour de découverte (presque d'initiation), qui le confrontera à la modernité des jukebox, aux limites de l'action de la police face à la question des libertés, à la mafia sicilienne et à la difficulté de recueillir des témoignages dans des immeubles où il n'y a pas de concierge. Il en résulte une impression de lenteur et de lourdeur, avec un Maigret confronté à un monde qu'il peine à comprendre et qui, finalement l'agace profondément.

Lien : http://www.polarsurbains.com..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   21 novembre 2014
[...] ... Little John ne l'avait pas impressionné, ce n'était pas le mot, mais Little John n'en était pas moins comme une entité, quelque chose, en tous cas, de fabriqué, d'artificiel ...

Mac Gill aussi, peut-être encore davantage.

Et même le jeune homme, Jean Maura, avec ses frayeurs et l'approbation du vieux M. d'Hoquélus.

Et la disparition au moment où le paquebot touchait enfin à New-York ...

Tout cela, en somme, n'avait pas d'importance. C'est le mot que Maigret eût prononcé si O'Brien avait été là en ce moment, avec son sourire épars sur son visage de roux criblé de petite vérole.

Une réflexion, en passant, tandis qu'il marchait, les mains dans les poches, la pipe aux dents. Pourquoi sont-ce toujours les roux qui sont marqués de petite vérole et pourquoi, presque invariablement, sont-ce des gens sympathiques ?

Il reniflait. Il humait l'air où traînaient comme de vagues relents de mazout et de médiocrité. Est-ce qu'il y avait de nouveaux J and J dans ces alvéoles ? Sûrement oui ! Des jeunes gens débarqués de quelques semaines à peine et qui attendaient, les dents serrées, l'heure glorieuse du Saint-Régis.

Il cherchait une boutique de tailleur. Deux taxis le suivaient comme une procession. Et il était sensible à ce que cette situation avait de cocasse.

Deux jeunes gens, un jour, à une époque où l'on portait encore des faux-cols raides et des manchettes en forme de cylindre - Maigret en avait eu de lavables, en caoutchouc ou en toile caoutchoutée, il s'en souvenait encore - deux jeunes gens avaient habité cette rue, en face d'une boutique de tailleur.

Or, un autre jeune homme, voilà quelques jours, avait eu peur pour la vie de son père.

Et ce jeune homme, avec qui Maigret conversait quelques minutes plus tôt sur le pont du navire, avait disparu.

Le commissaire cherchait la boutique du tailleur. Il regardait les fenêtres des maisons, souvent barrées de ces ignobles escaliers de fer qui s'arrêtaient en haut du rez-de-chaussée.

Une clarinette et un violon ...

Pourquoi collait-il le nez, comme quand il était gosse, à la vitrine de l'une de ces boutiques où l'on vend de tout, des légumes, de l'épicerie et des bonbons ? Juste à côté de cette boutique, il y en avait une autre, qui n'était pas éclairée mais qui n'avait pas de volets et à travers la vitre de laquelle on voyait, grâce aux rayons d'un réverbère proche, une machine à presser et des complets qui pendaient sur des cintres.

"Arturo Giacomi."

Les deux taxis le suivaient toujours, stoppaient à quelques mètres de lui et ni les chauffeurs, ni cette brute épaisse de Bill ne se doutaient du contact que cet homme au lourd pardessus, à la pipe vissée entre les dents, prenait, en se retournant vers la maison d'en face, avec deux Français de vingt ans qui avaient débarqué jadis, l'un avec son violon sous le bras, l'autre avec sa clarinette. ... [...]
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WolandWoland   21 novembre 2014
[...] ... [Ronald Dexter] poussait les billets de banque vers Maigret.

- "Prenez-les. Faites-en ce que vous voudrez. Ils ne m'appartiennent pas. Cette nuit ... cette nuit ..."

Il avait l'air de prendre son élan pour franchir le cap le plus difficile.

- "... cette nuit, je vous ai trahi pour cinq cents dollars."

Téléphone.

- "Allô ! Comment ? Vous êtes en bas ? Montez, lieutenant. Je ne suis pas seul, mais cela n'a pas d'importance."

Et le clown questionna avec un sourire amer :

- "La police ?

- Ne craignez rien. Vous pouvez parler devant le lieutenant Lewis. C'est un ami d'O'Brien.

- On fera de moi ce qu'on voudra. Cela m'est égal. Seulement, j'aimerais que cela aille vite."

Il oscillait littéralement sur ses jambes.

- "Entrez, lieutenant. Je suis heureux de faire votre connaissance. Vous connaissez Dexter ? Peu importe, O'Brien le connaît. Je pense qu'il a des choses fort intéressantes à me dire. Voulez-vous vous asseoir dans ce fauteuil pendant qu'il parle et que je prends mon petit-déjeuner ?"

La chambre était presque gaie grâce au soleil qui la traversait de biais et qui y mettait tout un fourmillement de fine poussière dorée.

Maigret, pourtant, se demandait s'il avait bien fait de prier le lieutenant d'assister à la conversation. O'Brien ne lui avait pas menti en lui disant la veille que c'était un homme aussi différent de lui que possible.

- "Enchanté de faire votre connaissance, commissaire."

Seulement, il disait cela sans un sourire. On sentait qu'il était en service commandé et il alla s'asseoir dans un fauteuil, croisa les jambes, alluma une cigarette et, alors que Dexter n'avait pas encore ouvert la bouche, tirait un carnet et un crayon de sa poche.

Il était de taille moyenne, de corpulence plutôt en dessous de la moyenne, avec un visage d'intellectuel, de professeur, par exemple, un long nez, des lunettes aux verres épais.

- "Vous pouvez noter ma déposition si c'est nécessaire ..." prononçait Dexter comme s'il se voyait par avance condamné à mort. ... [...]
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Polars_urbainsPolars_urbains   18 juin 2018
Il n’y avait pas de concierge dans la maison, comme dans les maisons françaises, et c’est ce qui compliquait la tâche du commissaire. Rien que des boites à lettres, dans le corridor du rez-de-chaussée, peintes en brun, avec un numéro, quelques-unes avec une carte de visite jaunie ou avec un nom gravé sur une bande de métal.

Il était dix heures du matin et c’était sans doute à cette heure-là que cette sorte de caserne vivait sa vie la plus caractéristique. Une porte dur deux, ou trois, était ouverte. On voyait des femmes aux cheveux non encore peignés vaquer à leur ménage, débarbouiller des mioches, secouer de douteuses carpettes par la fenêtre.
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SharonSharon   18 mai 2013
Cela signifiait, en somme, que les personnages du drame venaient, pour lui, de cesser d'être des entités, ou des pions, ou des marionnettes, pour devenir des hommes.
Et ces hommes-là, Maigret se mettait dans leur peau. Il s'acharnait à se mettre dans leur peau.
Ce qu'un de ses semblables avait pensé, avait vécu, avait souffert, n'était-il pas capable de le penser, de le revivre, de le souffrir à son tour ?
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domisylzendomisylzen   20 août 2015
Ce dont je voudrais vous convaincre, c'est que je ne suis pas un gamin nerveux qui se forge des idées … Depuis six mois environ, il se passe quelque chose de grave … Je ne sais pas quoi, mais j'en ai la certitude … On sent que mon père a peur, qu'il n'est plus le même, qu'il a conscience d'un danger.
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