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EAN : 9782253142379
192 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (24/10/2001)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 32 notes)
Résumé :

Gaston Meurant est accusé du meutre de sa tante et de la petite fille qui était pensionnaire chez elle. Mais à la Cour d'assises où Maigret vient rendre compte de l'enquête menée huit mois plus tôt, Meurant est acquitté, faute de preuves suffisantes. Un nouvel élément est intervenu : Ginette, son épouse, avait un amant. Maigret soupçonne alors ce dernier d'avoir commis le double assassinat. Reste... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
dourvach
  18 mai 2019
Gaston Meurant est le présumé coupable. Autant dire "The Wrong man" [1956] selon St-Alfred HITCHCOCK... Léontine Faverges (62 ans) et la petite Cécile Perrin (4 ans) ont été sauvagement assassinées. Scène du crime atroce : l'ancienne travailleuse du sexe s'étant mise à son compte puis retirée des affaires a eu la gorge tranchée (à la mode des futurs tristes psychopathes "daëchiens") et l'enfant dont elle avait la garde a été lentement étouffée sous un coussin. Sordide et habituel.
Maigret patiente dans la salle des Jurés aux sons étouffés et aux lumières de sacristie. Il ne rêve que de sa petite maison de campagne à Meung-sur-Loire : la route est encore longue jusqu'à l'heure si douce et chaude de la retraite. Apprenons d'ailleurs qu' "Attendre la retraite" se traduit magiquement – en castellano, por favor – par : "Esperar la jubilación"...
Alors il faut bien continuer à "sentir" les choses de la vie, démêler leurs fausses évidences, refaire avec bienveillance et patience les enquêtes juste un peu bâclées... (Ce Meurant surpris dans les escaliers de l'immeuble après le crime, cette pièce à conviction d'un costume à la manche tachée du sang d'une des victimes retrouvé "sur étrange "dénonciation anonyme" dans la penderie du "faux coupable"... ).
C'est qu'à Maigret, "on ne la lui fait pas" [*]. Et le voila qui s'intéresse dare-dare à la femme de l'encadreur : la belle Ginette...
Oubliant de dire que Gaston exerce l'humble profession d'artisan encadreur (genre Simenon...) ; pendant que Madame va (officiellement) au cinéma l'après-midi, travaillant besogneusement en son atelier au fond d'une cour du Vieux Paris, dans les toiles d'araignée et les lumières vermeeriennes des "scènes d'atelier" de l'excellent film de Wim WENDERS, "L'Ami américain" [1977] où ce ce bon Jonathan Zimmermann fut incarné par l'immense Bruno GANZ face à Tom Ripley/Denis HOPPER...
"Cherchez la femme", dit le cliché : il cherche donc bien-bien du côté de LA Femme, flaire l'infidélité, se trompe rarement... La bonne vieille intuition de l'auteur... C'est que Ginette a une vie amoureuse plutôt... heum, désinhibée (le genre Simenon, voyez ?). Pas la sagesse provinciale de Jules Maigret, donc.
Ce livre aux sept chapitres, - certainement composé en une seule semaine en novembre 1959 dans sa maison de Noland (canton de Vaud, "pays" de notre cher C.F. RAMUZ...) - se lit résolument d'une traite.
D'une habileté diabolique.
Comme on l'aime, "notre" Maigret s'épuisant - après pareille enquête ! - puis retrouvant cette bonne Mme Maigret venant l'accueillir sur le palier de leur appartement rue Richard Lenoir, cernée d'un halo de lumière jaune et d'une bonne odeur de rôti joliment doré au four...
_______________________________________________________________________________________________________
[*] Aheum ... toutes proportions prudemment gardées, un peu comme pour des types comme moi, toujours très-très-très circonspects face à l'Oeuvre "évidemment" décisive et considérâââble du sieur Houellebecq (Affaire de goût et de points de repère esthétiques)... Tels un Jules Maigret bougonnant, bien isolés face au phénomène suiviste/moutonnier habituel, aujourd'hui internationalisé et présumé intimidant... " Machin est génial ! " versus " – Ah oui ? Eh bien, voyons ça d'un peu plus près... " :-)
Lien : http://fleuvlitterature.cana..
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Woland
  15 avril 2015
Encore un Maigret qui parle d'erreur judiciaire. Mais là, le commissaire, avec l'aide d'un juge bien éloigné de la devise "Un coupable à tout prix" de Coméliau, parvient à stopper la machine. le présumé coupable, Gaston Meurant, encadreur de son métier, est acquitté.
La construction du roman, assez originale, nous montre, durant les premiers chapitres, un Maigret qui, témoignant aux Assises, n'évoque le sujet du procès que par des "retours en arrière" particulièrement détaillés. Comme il l'avoue au juge sans gêne aucune, la résolution de l'enquête ne le satisfaisait pas et, du coup, alors que Meurant était déjà mis en accusation, il s'est permis de suivre une ou deux pistes. Et ces pistes l'ont amené à constater que l'épouse de Meurant, Ginette, avait au moins un amant en titre, un mystérieux personnage très brun et plutôt rablé, qu'elle rencontrait chaque semaine dans un hôtel meublé. Au regard que lui jette un Meurant, qui sait que cette révélation de dernière minute ne pourra qu'influencer les jurés en sa faveur, Maigret comprend que l'homme aurait préféré étreindre la lame d'acier de la Veuve plutôt que d'être rendu à la liberté, auprès d'une femme qu'il a sans doute profondément aimée, qu'il aime encore peut-être mais dont il sait désormais qu'elle l'a toujours trompé ...
... Et, ce qui est bien plus grave, qu'elle a aidé à monter cette machination qui devait faire accuser son mari du meurtre de sa tante et d'une fillette de quatre ans, qui passait souvent ses journées chez elle.
Même si l'identité de l'amant très brun et rablé nous reste inconnue pratiquement jusqu'aux dernière pages, ce n'est pas elle qui nous soucie mais bien ce que, remis en liberté, va faire Meurant dont le frère appartient au milieu - et a été quelque temps, lui aussi, l'amant de Ginette, ce qui a été également prouvé au procès.
La lecture est fluide et sans temps mort. Que nous soyons allongés sur notre lit ou encore assis dans un fauteuil douillet, Simenon connaît mieux que personne la recette pour nous entraîner, avec naturel et émotion, dans cette véritable traque d'un innocent, malheureux et qui souffre, mais qui entend bien se venger. Certes, nous souhaitons - et Maigret le tout premier - que Gaston Meurant ne commette pas l'une de ces bêtises irréparables qui le mènerait une fois encore aux Assises. Sa femme, une garce simple qui n'a rien d'exceptionnel, ni le poison habituellement distillé par la mégère haineuse ni ce mépris sadique de la conjointe tyrannique, mais absolument tout de la femme pratique qui veut du sexe et de l'argent et, pour cela, est prête à sacrifier n'importe qui et n'importe quoi, ne mérite pas l'honneur de se voir abattre par celui qu'elle a trahi. L'amant ne vaut guère mieux. Mais le coeur et l'orgueil blessé sont puissants chez un homme comme Gaston Meurant et, s'il épargne Ginette, ce n'est que pour mieux exécuter son complice.
Saura-t-on jamais vraiment qui, des deux, a eu l'idée de tuer la tante Léontine Faverges, dont le "coffre-fort chinois" recelait une petite fortune ? Et qui, surtout, a dressé le plan, en principe imparable, avec horaires bien calculés et indices soigneusement placés pour accuser Gaston Meurant, qui devait amener à la mort de deux innocentes dont l'étranglement-étouffement d'une petite de quatre ans ? L'amant ? D'accord, lui aussi appartenait au milieu mais le sang-froid dont, pas un instant, ne se départit Ginette Meurant, abandonnant tranquillement le domicile conjugal dès qu'elle a compris qu'elle ne parviendrait pas à "récupérer" son mari et que celui-ci demanderait sinon le divorce, à tout le moins la séparation de corps et de biens, laisse planer sur le caractère de cette femme un certain nombre de soupçons qui obsèdent jusqu'au bout le lecteur.
En se retrouvant aux Assises pour l'assassinat de son rival, on est toutefois en droit de penser que Meurant bénéficiera des circonstances atténuantes. N'empêche ... Tout cela est bien triste, bien noir. Meurant n'était pas parfait mais ce n'était pas le méchant homme. Certes, amoureux fou, il avait volontairement fait miroiter aux yeux de sa femme des espérances qu'il n'avait pas. Mais elle aurait pu le quitter en douceur : il se serait réveillé un beau matin et elle n'aurait plus été là ... Ce n'aurait pas été très élégant mais c'eût été beaucoup plus correct que cette perversité qui la pousse à révéler à son amant la fortune de la tante Faverges, toujours à portée de main dans son appartement, une fortune dont la vieille dame a d'ailleurs toujours usé pour aider son neveu à régler ses dettes. Un homme du milieu pouvait-il résister à pareille tentation ? ... Donc, bien qu'il soit techniquement l'assassin, peut-on le tenir, sans scrupule de conscience, comme le seul criminel de l'histoire ? Et quel sera le sort de Ginette après l'assassinat de son amant ? Sera-t-elle convoquée en simple témoin ou affrontera-t-elle les Assises en tant que complice du meurtre de Mme Faverges et de la petite fille ?
Sur ce dernier aspect, Simenon ne nous dit rien. Maigret est triste, et nous le sommes avec lui. Mais nous savons aussi que le geste de Gaston Meurant était inéluctable et qu'il ne s'agissait que d'une question de temps.
Cela nous console-t-il d'un tel gâchis ? Non. Mais la vie nous a habitués à un nombre invraisemblable de gâchis, des petits, des moyens, des grands, des formidables, comme celui-ci. Ce qui fait que nous soupirons et nous contentons de refermer le livre avec une délicatesse accentuée. Juste pour ne pas envenimer encore les choses et aussi par respect : respect pour les deux mortes et pour le pauvre Meurant - et respect aussi pour l'immense talent de l'écrivain et l'invincible humanité de son Maigret. ;o)
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dido600
  24 juin 2018
Ecrit en 1959
le commissaire Maigret doit faire face ici à deux préoccupations simultanément, celle d'un double assassinat particulièrement odieux et d'un vol de moindre importance. Et puis dans sa tête cette retraite qui s'avance à grand pas, l'oblige à s'y préparer.
Mais pour en revenir à ce double meurtre, l'affaire s'avère très difficile. Si ardue même que notre commissaire ici et là s'arrangera du règlement pour enfin faire aboutir la vérité.
On se plait à lire cette comparaison que fait Simenon, d'une Cour d'assises à l'intimité d'une l'église.
« On était un peu dans la sacristie. Quand, enfant, il allait chaque matin servir la messe à l'église du village. Maigret éprouvait le même trouble en attendant de suivre le curé vers l'autel éclairé par des cierges tremblotants. Il entendait les pas des fidèles invisibles qui allaient prendre leur place, les allées et venues du sacristain ».
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Polars_urbains
  26 octobre 2018
Double(s) peine(s).
Dans la ignée de Maigret et les témoins récalcitrants et d'Une confidence de Maigret, Maigret aux assises est marqué par une grande lassitude du commissaire. Les problèmes des autres semblent moins le concerner et les allusions à sa retraite à Meung-sur-Loire sont de plus en plus fréquentes. Qui plus est, témoigner en cour d'assises n'est pas ce qui l'enchante le plus dans son métier.
Maigret aux assises est en deux parties, deux enquêtes étroitement liées mais distinctes dans la forme : une première, en gros la moitié des chapitres, dans lequel nous voyons Maigret témoignant aux assises (enquête rapportée), témoignage capital puisqu'il mènera à l'acquittement de Gaston Meurant dans une sordide affaire d'assassinat d'une vieille dame, tante de l'accusé, et de sa jeune pensionnaire. Cette décision du tribunal va permettre à l'enquête de rebondir et à Maigret de découvrir finalement la vérité (enquête en temps réel). Deux lieux distincts (le tribunal et la ville), deux séquences temporelles (avant et après le tribunal), deux mondes, les méchants et les justes, deux formes de justice...
Simenon quitte l'ambiance bourgeoise et mondaine des deux précédents romans pour une histoire de droit commun, sordide, impliquant des gens simples (ce qui ne veut pas dire pauvres), des artisans et des petits rentiers, bref ces « gens de tous les jours » que croise régulièrement le commissaire. A qui il faut ajouter quelques truands à la petite semaine. de quoi composer autour d'un assassinat crapuleux une galerie de personnages sans moralité, abjects, guidés uniquement par l'appât du gain. Seul le coupable présumé et blanchi par la justice en sortira grandi d'une certaine façon même s'il devra aller jusqu'au bout de son désir de vengeance pour laver un honneur doublement bafoué. « C'est fini. » dira Meurant, qui n'était pas au départ le « méchant » que l'on croyait mais qui finira presque par le devenir.
Simenon décrit brillamment l'atmosphère des assises, vite oppressante pour Maigret qui est persuadé que l'appareil judiciaire fausse et dévoie la personnalité de ceux qui y sont confrontés. le tribunal devient ainsi un lieu de sacrifice où chacun joue son rôle comme « les officiants d'une cérémonie aussi ancienne et rituelle que la messe », où l'huissier marche « à pas de sacristain » et le président « achève son répons » et où la salle d'attente des témoins est comparée à une sacristie. Ceux que l'on juge ne sont plus les êtres de chair et de sang que la police a filés, arrêtés, interrogés et confondus mais des hommes « schématisés », « désincarnés » : « L'affaire n'est dessinée qu'en quelques traits, les personnages ne sont plus que des esquisses, sinon des caricatures… ». Maigret est bien loin du travail de terrain qu'il affectionne.
Mais rendre sa propre justice n'est pas non plus une solution et le commissaire n'aura pas le même succès que dans La tête d'un homme. Et c'est un Maigret bien las, que l'achat de sa maison des bords de Loire ne parvient même pas à rendre heureux, qui, à la fin du roman, aura l'impression d'avoir vécu un cauchemar.

Lien : http://www.polarsurbains.com..
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bina
  21 octobre 2013
Dans Maigret aux assises, SImenon change son système de narration. Habituellement, nous suivons Maigret dans une enquête, depuis le crime ou le délit, jusqu'à l'arrestation et aux aveux.
Cette fois l'enquête est terminée, et Maigret nous la résume en répondant aux question d'un juge, pendant le procès d'un homme soupçonné d'avoir égorgé une femme pour de l'argent et étouffé la petite fille qui vivait chez elle.
Le témoignage de Maigret lui permet d'être acquitté, et sur la deuxième moitié du roman, nous suivons, cette fois de façon plus classique, la reprise de l'enquête, qui part sur de nouvelles pistes. Les révélations imprévues de Maigret aux assises ont donné des idées à l'accusé.
Mais, dans tous les cas, cherchez la femme!! Il y a en a souvent une qui a un rôle à jouer dans les enquêtes du commissaire.
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   15 avril 2015
[...] ... Puis, regardant sa montre, il pénétrait dans son bureau et retrouvait un Meurant plus calme, l'air réfléchi.

- "Il reste une possibilité dont nous n'avons pas parlé" objectait le mari de Ginette. "Une personne, au moins, devait connaître le secret du vase chinois.

- La mère de l'enfant ?

- Oui, Juliette Perrin. Elle rendait souvent visite à Léontine Faverges et à Cécile. Même si la vieille femme ne lui a rien dit au sujet de son argent, l'enfant a pu voir ...

- Vous croyez que je n'y ai pas pensé ?

- Pourquoi n'avez-vous pas cherché dans cette direction ? Juliette Perrin travaille dans une boîte de nuit. Elle fréquente des gens de toutes sortes ..."

Il se raccrochait désespérément à cet espoir et Maigret avait scrupule à le décevoir. C'était pourtant nécessaire.

- "Nous avons enquêté sur toutes ses relations, sans résultats.

" Il y a d'ailleurs une chose que ni Juliette Perrin, ni ses amants d'un soir ne pouvaient se procurer sans une complicité bien déterminée.

- Quoi ?

- Le complet bleu. Vous connaissez la mère de l'enfant ?

- Non.

- Vous ne l'avez jamais rencontrée rue Manuel ?

- Non. Je savais que la mère de Cécile faisait le métier d'entraîneuse, mais je n'avais jamais eu l'occasion de la voir.

- N'oubliez pas non plus que sa fille a été tuée." ... [...]
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WolandWoland   15 avril 2015
[...] ... - "Je répète ma question. Le commissaire Maigret a-t-il, en définitive, poursuivi son enquête d'une façon officieuse ?

- Oui, monsieur le président.

- De votre propre chef ?

- En accord avec le directeur de la Police Judiciaire.

- Vous avez tenu le Parquet au courant ?

- Hier seulement, monsieur le président.

- Le juge d'instruction savait-il que vous continuiez à vous occuper de l'affaire ?

- Je lui en ai parlé incidemment.

- Cependant, vous n'agissiez ni sur ses instructions, ni sur celles du Procureur général ?

- Non, monsieur le président.

- Il est nécessaire que ceci soit nettement établi. C'est pourquoi j'ai qualifié d'officieuse cette enquête en quelque sorte complémentaire. Pour quelles raisons, monsieur le commissaire, avez-vous continué à employer vos inspecteurs à des recherches que le renvoi devant la chambre des Assises par la chambre des mises en accusation ne rendait plus nécessaires ?"

La qualité du silence, dans la salle, avait changé. On n'entendait plus la moindre toux et aucune semelle ne bougeait sur le plancher.

- "Je n'étais pas satisfait des résultats obtenus," grommela Maigret d'une voix bougonne. ... [...]
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Polars_urbainsPolars_urbains   26 octobre 2018
Le président avait une aussi longue expérience que lui, plus longue même, des affaires criminelles. (…) Il avait vu défiler, dans le box des accusés et à la barre, des hommes et des femmes de toutes sortes.

Ses contacts avec la vie, pourtant, ne restaient-ils pas théoriques ? Il n’ »tait pas allé, lui, dans l’atelier de la rue de la Roquette, ni dans l’étrange appartement du boulevard de Charonne. Il ne connaissait pas le grouillement de ces immeubles-là, ni celui des rues populeuses, des bistrots, des bals de quartier.

On lui amenait des accusés entre deux gendarmes, et, ce qu’il connaissait d’eux, il l’avait découvert dans les pages d’un dossier.

Des faits, Des phrases. Des mots. Mais autour ?

Les assesseurs étaient dans le même cas. L’avocat général aussi. La dignité même de leurs fonctions les isolait du reste du monde dans lequel ils formaient un îlot à part.
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dido600dido600   22 juin 2018
Les criminels qui s’en prennent aux enfants sans nécessité sont rares et ceux-là appartiennent à une catégorie bien définie.
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dido600dido600   18 juin 2018
à la police on ne perd jamais complètement de vue une affaire, de sorte qu’une arrestation a parfois lieu, fortuitement, deux ou trois ans après le crime ou le délit.
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Vidéo de Georges Simenon
Georges Simenon : La neige était sale (1950 / France Culture). Photographie : Portrait de Georges Simenon (1909-1989) au Château d'Echandens, 02/1963. • Crédits : Leemage - AFP. 1ère diffusion sur la Chaîne Nationale le 27 novembre 1950. Adaptation de Frédéric Dard. Réalisation : Pierre-Christian Renard et Raymond Rouleau. Musique originale de Jean Wiener. En 1950, la Chaîne Nationale proposait une adaptation théâtrale et radiophonique de “La Neige était sale”, un roman de Georges Simenon adapté par Frédéric Dard. Durant l’occupation allemande, en France, on suit le parcours de Frank Friedmaier. Ce jeune homme vit dans une oisiveté dorée, chez sa mère, tenancière de bordel. Il côtoie les filles de la maison et des voyous, parmi lesquels un certain Fred Kromer. Seule lueur, sa voisine Sissy Holtz qui persiste à l'aimer malgré sa déchéance qui semble inéluctable... Interprétation : Yves Brainville, Jean Brochard, Danièle Delorme, Daniel Gélin, Françoise Lugagne, Jane Marken, Pierre Marteville, André Numès Fils, Gérard Oury, Jacqueline Roman, Raymond Rouleau, Blanche Sylvain et André Valmy.
Source : France Culture
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