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EAN : 9782258136564
208 pages
Éditeur : Omnibus (20/10/2016)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Au début de l'hiver, dans une petite ville, débarque un inconnu, vêtu de façon anonyme, quelconque à tout point de vue. Malgré son apparence, Justin Ward possède une grosse liasse de banknotes qu'il porte toujours sur lui. Ce n'est pas son statut d'étranger à la région qui attire l'attention (la tannerie voisine emploie des immigrés), mais bien son extrême réserve : il vit une vie fort réglée, se conforme aux habitudes de la population ; il rachète même un café-bill... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
kielosa
  24 août 2019
Un des 550 millions de bouquins vendus de Georges Simenon, si l'on prend les tirages cumulés de ses 193 romans et 158 nouvelles. Si l'on ne compte que ses histoires du commissaire Maigret on en arrive déjà à 103 titres. J'ignore si les staticiens ont tenu compte de ses oeuvres autobiographiques comme "Je me souviens" de 1945 et "Mémoires intimes suivis du livre de Marie-Jo" de 1981... ? Il est aussi l'écrivain francophone le plus traduit après Jules Verne.
Selon Wikipédia, 187 films sont basés sur ses oeuvres.
Cela va faire 55 ans que je lis des livres de mon compatriote prolifique et je me réjouis lorsque je découvre de nos jours un ouvrage pas encore lu de ce Liégeois des records.
Tout au long de sa carrière et de sa vie, il y a eu la controverse si oui ou non ce que Simenon écrivait pouvait être considéré de la littérature ou pas. Un faux débat, auquel je ne tiens pas à me mêler. Tout ce que je sais c'est que, sans grande prétention, il m'a procuré, comme à des milliers d'autres lectrices et lecteurs je présume, quelques agréables heures d'évasion.
"Un nouveau dans la ville" de 1950 s'inscrit dans cette réalité.
Avertissement : Ne lisez surtout pas la présentation du livre par chachoura, okta et poppy64 de Babelio, qui est tellement détaillée qu'elle enlève, malheureusement, toute curiosité et toute envie de se plonger dans ce roman. Je me demande ce que l'auteur aurait dit d'un tel résumé totalement contreproductif !
Quelque part dans une ville au nord des États-Unis dont le nom n'est pas spécifié, mais qui se trouve près de la frontière canadienne, avec sa "main street" (rue principale), son shérif, son hôtel douteux, ses petits magasins, bars et snacks, où tout le monde se connaît, un beau jour d'hiver un nouveau se pointe, qui dit s'appeler Justin Ward. Son allure est d'une banalité inquiétante : la quarantaine, gras sans être gros, mal fagoté et peu soigné de sa personne, mais nonchalamment il trimbale en poche une belle liesse de billets de dollars.
C'est surtout l'exploitant du plus important débit de boissons, Charlie, d'origine italienne malgré son nom, qui s'inquiète. D'autant plus que peu avant l'arrivée du nouveau, le riche fermier, Morton Price, avait été tué, derrière le volant de sa bagnole d'une balle de revolver en pleine poitrine !
Charlie est tellement intrigué et soupçonneux qu'il éprouve le besoin d'en référer d'urgence au shérif, Kenneth Brookes, qui amène Justin au poste pour un interrogatoire. Mais comme il n'y a strictement rien qui permettrait de l'enfermer, il le relâche à la grande consternation de Charlie de plus en plus méfiant.
Georges Simenon, à son habitude, réussit à créer une certaine atmosphère pleine de tension, bien que rien de très important ne se passe et que l'auteur nous présente paisiblement toute une équipe de personnages colorés, soit des habitants, soit des visiteurs du bled.
Nous faisons la connaissance du vieux et gâteux Scroggins, qui loue des billards quasi aussi antiques que lui-même ; du Yougoslave Mike Mlejnek qui est souvent ivre et vie avec une Maria et une Ella ; du plâtrier Jef Saounders ; du monumental Jim Coburn, boxeur ; du fermier des "Quatre-Vents" Dwight O'Brien et son épouse Lemma, de la logeuse de Justin, la veuve Eleanor Adens etc.
Dans la célèbre série télévisée "L'Heure Simenon", créée par Pierre Grimblat et diffusée en 1987 et 1988, "Un nouveau dans la ville" constituait le 7e des 13 épisodes.
Je vous souhaite bonne chance dans votre découverte des mystères et énigmes qui entourent le personnage central de ce court roman (191 pages) de Georges Simenon.
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Iboo
  29 octobre 2017
Je ne lis pratiquement jamais de polars, je ne m'aventurerais donc pas à juger ce livre en tant que tel.
À dire vrai, je l'ai acheté parce que j'ai flashé sur sa couverture. J'aime beaucoup les lignes nettes et les tons contrastés des dessins de Loustal et ses illustrations m'ont vraiment aidée à m'imprégner de l'ambiance du roman.
Une de mes amies m'a confié avoir un peu de mal avec Simenon en raison de l'atmosphère sombre, pesante, cafardeuse, de ses romans. Bizarrement, cela ne m'a pas dérangée, bien au contraire, car j'ai trouvé que cette ambiance collait parfaitement à l'intrigue.
J'ai, par contre, été gênée par certains effets de style dans son écriture qui ont fait que quelques passages ne m'ont pas semblé très clairs, voire même inachevés.
Mais bon, dans l'ensemble, j'ai passé un agréable moment bien qu'il faille reconnaître que l'action n'était pas franchement haletante.
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Brooklyn_by_the_sea
  02 janvier 2020
Commencer l'année avec un bon Simenon des familles, voilà qui met de bonne humeur !
Ecrit pendant sa "période américaine", ce court roman (qui n'est pas un Maigret) raconte une étrange histoire de haine dans un patelin du Maine : un drôle de bonhomme débarque un jour dans cette petite ville et s'y installe, sans chercher à se rendre sympathique auprès du barman chez qui il passe plusieurs heures par jour. Peu à peu, il devient l'obsession dudit barman, qui s'entête à enquêter sur lui, finissant par éveiller la perplexité des autres clients du bar.
Qui a raison ? Qui devient fou ? Qui cache des choses ? Où sont les bons, où sont les méchants ?
Comme toujours chez Simenon, la psychologie a la part belle dans cette histoire, et j'ai adoré sa façon de décortiquer les rouages du cerveau humain. J'ai également adoré l'ambiance hivernale de ce livre, la neige, le froid, l'humidité, l'obscurité -et la chaleur d'une cuisine, les loupiottes de Noël dans les rues glacées. Et puis, j'ai été touchée par la fascination (lucide) de l'auteur pour l'Amérique, notamment quand il ponctue son texte de mots anglais au charme exotique désormais désuet ("High School", "gambler", "hamburger steak") : c'est si pur !
J'ai donc passé un très bon moment avec ce roman singulier ; certains diront peut-être qu'on s'y ennuie, mais je l'ai trouvé d'une incroyable densité, mise en exergue par la redoutable simplicité du style de Simenon.
Pour finir, je suis stupéfaite de découvrir sur ce site un résumé du livre (copié-collé sur Wikipédia, ou vice-versa) qui raconte l'histoire jusqu'à la fin (sans lui rendre hommage) ! Si vous envisagez de découvrir ce roman, je vous conseille de ne pas lire ce résumé.
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Renod
  04 mai 2020
« Il se trouva installé dans la ville sans que personne l'eût vu arriver, et on en ressentit un malaise comparable à celui d'une famille qui apercevrait un inconnu dans un fauteuil de la salle commune sans que personne l'ait entendu entrer, ni que la porte se soit ouverte. » Qui est ce drôle de type qui traverse la ville en claudicant ? D'où vient-il et surtout que vient-il faire ici ? Pourquoi a-t-il choisi de s'installer dans ce quartier ? L'homme s'est présenté sous un nom d'emprunt : Justin Ward. Ses journées sont rythmées par lune routine immuable. Charlie le voit ainsi entrer dans son bar à heures fixes pour y commander les mêmes consommations. Ward lui est antipathique dès le premier jour. Il faut dire que ce dernier ne fait aucun effort pour paraître agréable ou se faire accepter. ‘On' ne l'aime pas ? Il ne le leur rend bien.
Simenon excelle à créer ces hommes étranges et étrangers qui apparaissent comme un furoncle sur un corps social qui semblait jusque-là harmonieux. Sa présence gêne les croquantes et les croquants. Tous les gens bien intentionnés le regardent avec méfiance et curiosité. Ils rêvent de percer le mystère qui entoure son existence. La crise couve... le malaise gonfle au fil des jours... La société devra se purger de ce corps étranger…
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morganex
  28 octobre 2018
Nord-est des Etats Unis, à deux pas de la frontière canadienne, une petite bourgade de 10000 habitants à peine, à l'approche d'un Noël des années 40.
Un homme est venu.
Seul.
Dans le froid de la nuit, sous la neige qui tombait drue. Personne ne l'a vu boitant sous le halo pale des réverbères. Il n'a demandé son chemin nulle part. Et pourtant il aurait pu. Dans les bars encore allumés, par exemple, où scintillait déjà la féerie lumineuse des fêtes à venir.
Il savait où il allait, sans hésitation.
La ville attendait Santa Clauz, et non pas un inconnu qu'on allait vite finir par haïr.
Personne pour raconter, pour le décrire, commencer à broder sur son compte. Il n'est venu ni en bus, ni en train; quelqu'un l'aurait vu sinon, et surtout l'aurait dit. Tout se sait, tout s'invente même, dans cette petite ville des USA. Tout le monde y connait tout le monde, invente sur le compte des autres, médit, espionne et ment.
Comme ailleurs...partout dans le monde.
L'inconnu est, dès le lendemain matin, désormais là, présent au milieu des autres, sans bruit, sans heurt, sans parler ou presque:
_dans la vieille pension de famille où il a loué une chambre sous le nom de Justin Ward (mais est-ce sa vraie identité..? C'est si facile de mentir, de porter un masque qui n'est pas le sien). Il ne cherche pas le contact avec les autres locataires, si ce n'est avec la jeune Mabel qui le soignera contre finances quand il sera malade. Et de cette intimité qu'on constate entre eux deux, sans en savoir vraiment plus (couchent t'ils ensemble ?), naît la rumeur qu'il la convaincu de porter des talons hauts quand elle va le rejoindre dans sa chambre... vous pensez, sur du parquet ciré ..!
_On le voit, toute la journée durant, au comptoir du bar de Charlie, à boire en silence, en observateur patient, presque à l'affût, sournois et calculateur. Que cherche t'il ? Que veut t'il ? On le sent aux aguets, à l'affût d'une proie, de quelqu'un dans la ville.
Qui est sa cible..?
L'homme sort souvent et ostensiblement de sa poche une énorme liasse de grosses coupures quand il s'agit de payer. Chapeau mou, duffel-coat élimé, teint bilieux, maladif ... et surtout cette étrange façon de regarder les autres, de les peser, de les tester, de les prendre de haut, de chercher la place du mal dans les âmes. On le sent suspicieux, manipulateur, adroit à laisser faire aux autres ce qu'il se défend de faire lui-même.
Quand il est là au comptoir, on souhaiterait qu'il soit ailleurs, loin d'ici et pour longtemps, qu'il disparaisse, retourne au néant d'où il est venu. Sa seule présence bizarrement indispose. Les conversations s'effondrent, la gène naît d'être simplement à ses côtés et perdure comme une mauvaise ombre noire posée sur le bar et les clients. La convivialité d'antan meurt.
Un pressentiment de mauvais augure naît: un drame attend, tapi dans l'ombre.
Charlie, le barman, traîne un passé de maffieux new-york repenti. Justin Ward cherche t'il le règlement de compte au nom d'une vengeance à assouvir ?
Le shériff confie à ses concitoyens que sa hiérarchie lui a interdit de creuser autour de l'inconnu. Un moyen, en mentant, de botter en touche ou, en vérité, une réelle mise en garde ?
L'imprimeur pense l'avoir reconnu, l'homme est peut-être celui qui il y a longtemps ....
Et puis il y a le Yougo, un quasi clandestin que la communauté tolère malgré ses samedis ébrieux. Il vit dans un taudis aux confins de la ville, ostensiblement polygame, chèvres et poules dans la pièce commune. Ward le paie grassement pour retaper la décrépite salle de billard qu'il vient de racheter à prix d'or à deux doigts d'un bail finissant. le Yougo a désormais beaucoup d'argent en poche: ses habitudes et son humeur change...
Charlie, le barman, va cristalliser la haine de toute une ville pour un homme mystérieux. Sous son seul regard s'alignent les obsessions curieuses d'une ville repliée sur elle-même, au coeur d'un hiver qui l'isole. Tout un troupeau d'hommes focalisé sur un être falot, quelconque, mais qui pourtant va...
La suite appartient au roman.
"Un nouveau dans la ville" (titre à mon sens représentatif du contenu mais peu porteur) est un roman "dur" de Simenon qui se plaisait à les nommer ainsi. Il est daté de 1950. Pas le plus connu certes, pas le plus réussi, mais existe t'il un mauvais Simenon ?
Loustal , en 2016, a illustré une réédition de ce court roman (Ed. Omnibus). Je suis curieux de voir comment il a pu rendre l'atmosphère lourde, pesante et tendue; la complexité des interactivités entre les protagonistes; les non-dits, les menaces à demi-mot, les sous-entendus menaçants; cette haine effrayante d'une ville à l'encontre d'un homme seul. Nul doute que le dessinateur a su user de dessins sombres, lourds de nuit, de brouillard, de pluie et de neige, de trottoirs mouillés, de devantures scintillantes.
Suivre Simenon, dans un cadre américain typique des années 40, m'a semblé totalement inattendu, étonnant, presque incongru. J'y ai cherché bêtement l'ombre lourde de Maigret, celle de sa pipe et de son chapeau. le shériff, personnage auquel Simenon n'a que peu recours, ne parvient pas à le remplacer et ne doit pas le faire. Simenon pose ainsi délibérément son roman en pur polar: la police n'intervient que peu, c'est une affaire d'hommes.
Comme d'habitude chez l'auteur, les hommes et ce qu'ils sont, montrent et cachent, pèsent plus que leurs actes. Simenon fouille les âmes, dissèque les personnalités au plus près des causes qui les ont fait naître, agir pour le bien, le mal ou dans l'entre-deux. Pas de manichéisme, tout se situe dans les gris de vies de personnages lambda.
Si vous lisez ce roman, en débutant de l'oeuvre de Simenon, ne vous y trompez pas: l'apparente simplicité du style cache la complexité redoutable d'une vraie étude de moeurs. Simenon pose un cadre, dresse des hommes les uns face aux autres en coeur d'un drame commun.
Et pour finir, presque en post-scriptum, j'ai trouvé en "Un nouveau dans la ville" un processus thématique presque similaire à celui contenu dans Bazaar de Stephen King. Un homme vient à Castle Rock, y ouvre le "Bazar des Rêves", chacun y trouve exactement ce qu'il désire profondément. Leland Gaunt, le propriétaire, à l'image d'un diable tentateur, dresse peu à peu les habitants les uns contre les autres, jusqu'au paroxysme final.
Lien : https://laconvergenceparalle..
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critiques presse (1)
Telerama   22 décembre 2016
Le dessinateur confirme son compagnonnage avec le romancier des petites gens. On l'avait cru abonné au soleil des îles et aux océans d'un bleu pétaradant, le voilà bien à son aise dans ces heures crépusculaires qui n'annoncent rien de bon pour les inconnus.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   02 mai 2020
Il les haïssait et les effrayait.
Il avait ressenti la peur, la ressentait peut-être encore, et il s'ingéniait à l'infliger aux autres, sachant le mal que ça fait, même à Charlie, qui s'était toujours cru malin et qui finissait par flancher.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   22 mars 2016
Il se trouva installé dans la ville sans que personne l'eût vu arriver, et on en ressentit un malaise comparable à celui d'une famille qui apercevrait un inconnu dans un fauteuil de la salle commune sans que personne l'ait entendu entrer, ni que la porte se soit ouverte. Il n'était pas descendu du train du matin, qui passe à huit heures, et il était là bien avant le train de nuit. Il n'était pas venu non plus par le bus. Il n'avait pas de voiture ni de vélo. Quant à l'avion, il aurait fallu qu'un appareil privé le déposât à l'aéroport des Quatre-Vents, qui appartient au club local, car il n'y a pas d'aérodrome commercial à moins de cinquante milles.
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AntoinePeetersAntoinePeeters   17 août 2020
C’est la première fois de ma vie que je lis un livre de Simenon et j’ai bien apprécié. Il faut par moment s’accrocher car l’auteur passe d’un personnage à l’autre sans spécialement le signaler, ce qui nécessite une concentration importante durant la lecture. J’aime son côté plutôt direct, avec ce sentiment d’être dans la pièce auprès de Charlie entrain de servir sa bière à Justin, ressentir l’animosité présente. Tout au long du roman, nous sommes intrigués par cet « homme », fonctionnement plus comme un robot qu’autre chose et attirant une certaine déprime à son approche. J’apprécie la vie quotidienne des personnages que nous fait découvrir Simenon et aussi la chaleur d’un bel hiver.
Par la suite, lorsque nos habitudes se bousculent, comme ici, un étranger qui débarque, l’homme est en effet assez vite curieux, intrigué.
Par moment, un peu plat et répétitif, ce qui est selon moi recherché par l’auteur dans le sens ou des journées dans une vie sont semblables, certains passages sont longs à lire.
La conclusion finale, est je trouve un peu simpliste comme révélation concernant Justin mais cela suit le fil rouge de l’histoire, ce qui est cohérent.

Je salive déjà de découvrir un deuxième roman de Simenon !
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lechristophelechristophe   19 juin 2019
- Charlie : Tu n'as pas été grossière avec lui ?
- Julia : Je lui ai simplement fait remarquer qu'il y avait suffisamment de cendriers sur le bar pour ne pas jeter ses mégots par terre.
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rkhettaouirkhettaoui   19 mai 2017
Bien que célibataire, il ne sortait pas avec les filles et fréquentait peu les « parties ». Une fois par semaine, il se rendait en voiture à Saint-Stevens, juste de l’autre côté de la frontière en face de Calais, où on prétendait qu’il avait une amie, mais il n’en parlait jamais. Il fronçait les sourcils lorsqu’on faisait certaines plaisanteries. Presque toujours, il avait sous le bras des livres de formats inusités dont les couvertures n’étaient pas bariolées.
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Vidéo de Georges Simenon
Dans ce nouvel épisode, nous continuons notre visite des coulisses du genre en compagnie de Fabienne Gondrand, traductrice littéraire, qui nous raconte ses débuts dans le métier et sa passion pour les éditions du Masque, héritage d'un grand-père italien fan des polars d'Agatha Christie et de Simenon. Au fil de la conversation, on évoque sa traduction "jubilatoire" de Meurtres à Kingfisher Hill de Sophie Hannah, l'héritière de la Reine du crime, ainsi que les romans noirs électriques de Joseph Knox, où la ville de Manchester se dresse comme un personnage. Pour finir, Fabienne nous parle en avant-première de la nouvelle aventure de l'inspecteur John Rebus, par l'immense Ian Rankin, auteur phare de la maison. Bonne écoute !
CRÉDITS : Conversation dans le noir est un podcast des éditions du Masque. Réalisation : Paul Sanfourche Générique : Longing - Joachim Karud
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