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ISBN : 2253086088
Éditeur : Le Livre de Poche (01/02/2017)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 63 notes)
Résumé :
J'ai une deuxième vie : celle de Furio Guerri, le monstre. ". C'est ainsi que commence la confession du héros de ce livre, commercial dans une société d'imprimerie, bien sous tous rapports. Soigner son sourire et ses chaussures, tel est le secret, selon lui, du bon vendeur. Il a une belle maison dans la province de Pise, une femme qu'il aime, une fille pour qui il s'efforce d'être un père présent et compréhensif. Un modèle. Mais, derrière les apparences, il y a la f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
cannibalector
  29 novembre 2016
Vous voulez la plus belle femme de la région, elle vous résiste, vous insistez et vous l'obtenez.
Vous voulez un enfant et vous donnez à votre femme un belle petite fille,ça l'occupera.
Vous voulez être le meilleur vendeur de votre boite: vous cravachez, vous éliminez vos concurrents internes et externes et vous réussissez.
Vous voulez une belle maison, la plus belle, et vous l'achetez.
Vous vouliez, vous vouliez, vous vouliez tout et vous l'avez.
You are the best.
Mais votre patron veut plus de chiffre, la pression augmente et votre belle assurance s'effrite et le chiffre ne rentre plus comme avant.
Mais les traites de la maison sont constantes et la peur s'immisce.
Mais votre femme veut bosser, elle n'est plus là uniquement pour vous, insupportable pour votre ego.
Heureusement, vous vous détendez en bichonnant votre superbe Alpha Roméo de collection mais votre fournisseur ne vous donne pas les bonne pièces.
Alors là, basta, stop: vous pétez une durite .
Et vous devenez un monstre.
Et, un monstre, à votre avis, peut-il avoir droit à la rédemption?
Roman noir psychologique plutôt atypique qui narre, de façon plus ou moins alternative,l'effritement psychique du héros et sa quête de rédemption, 10 ans plus tard.
C'est vraiment le genre de roman qui ne peut laisser indifférent soit on aime soit on n'accroche pas, ce qui a été mon cas. Ma déception provient de la caricature du métier de commercial qui est d'ailleurs appelé dans le bouquin "représentant", terme désuet qui ne s'emploie pas plus beaucoup. Mais c'est surtout la structure narrative du livre qui m'a déplu, j'ai souvent été largué entre le présent et le passé.
Mais ce n'est que mon avis.

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Ziliz
  06 février 2016
Nous sommes au début des années 2000. Furio a trente ans, il est VRP dans une société d'imprimerie. Selon lui, la recette pour être un bon commercial, c'est 30% de chaussures impeccables, 30% de sourire, 30% de « faculté à construire des relations ». Et les 10% restant ? « Il reste toujours 10%. Mais je n'ai jamais compris à quoi ils correspondent. Je sais juste qu'il suffit de ces dix pour cent, parfois, pour que tout foire. » (p. 242)
De fait, ces 10% vont gagner du terrain et pourrir sa vie familiale.
Les ventes de Furio chutent, la concurrence est rude. Son équilibre précaire s'effondre, surtout que sa splendide femme Elisa manifeste des velléités d'indépendance. Ce n'est pas comme ça que Furio voyait les choses, il a en tête un schéma très classique du couple, celui en vigueur dans les classes moyennes pendant les 'trente glorieuses' : madame n'a pas besoin de travailler. « Tu as une femme et une fille à entretenir, et même à choyer, comme des princesses. Tu as un crédit sur trente ans à payer à chaque fin de mois. » (p.75)
En clair, il est persuadé d'être « le mari que toutes les femmes voudraient ». (p. 188)
Crise conjugale (et donc familiale) vue par un homme. On rencontre plus fréquemment la version féminine, dans ce genre d'ouvrage - du moins dans ceux que je lis.
Histoire effrayante d'un tyran domestique, d'un pervers narcissique ? Pas si simple... D'un homme mal en point surtout, en échec professionnel, et qui souffre de voir que l'organisation de son foyer lui échappe.
Histoire poignante d'une lose poisseuse qui rappelle celle de 'Mort d'un commis voyageur' (Arthur Miller), d'une dégringolade accompagnée d'une quête inavouable, dont on saisit très lentement la nature. Ce n'est qu'à mi-parcours que j'ai compris. Est-il normal que je me sois réveillée si tard ? Me suis-je laissée engourdir par la narration à la 2e personne un peu agaçante, et par les passages ennuyeux sur les visites chez les éditeurs Walter & Augusto ? Aurais-je loupé des indices ? Je file voir les avis des autres lecteurs...
Un grand merci à Babelio et aux éditions Sonatine pour ce thriller psychologique surprenant et vraiment atypique.
♪♫ - https://www.youtube.com/watch?v=-1pMMIe4hb4
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Stelphique
  14 février 2016
Ce que j'ai ressenti:…Une bonne pioche sur la blogosphère!
Un roman Noir, donc, où le jour et la Nuit finissent par s'entremêler jusqu'au bain de sang, où les personnalités se confrontent dans un clair obscur, où les caractères se révèlent dans les ténèbres. Je trouve cette couverture très à propos, on n'a pas idée de ce qui peut se passer derrière les rideaux d'une maison, de ce que cet homme seul, dehors et dans cette obscurité, est en train de penser….En poussant votre curiosité vers ce livre vous découvrirez, un homme au sourire et chaussures impeccables, mais qui pourrait, derrière les failles se révéler plus monstrueux que ce que vous pouviez imaginer!
A bord de la Duetto année 1970, ce VRP italien vous mènera par le bout du nez dans tous les travers du Sud, la fierté jusqu'au bout des ongles: la belle femme, la belle voiture, les belles chaussures, le père gaga, la carrière au tacle…Cette atmosphère est suffocante, mais elle ne manque pas de charme ni de richesse!
alfa-romeo-duetto-graphic

Plus qu'un roman noir, quand le psychologique prend le pas, ça nous donne une lecture des plus réjouissante! La première personne du singulier rencontre la deuxième, rendant plus déstabilisante encore notre aversion envers un monstre caché. Quel régal ce montage de narration, et quelle tenue sur toute la ligne! On adore voir comment la lente dégringolade du quotidien parfait de cet homme, va le faire devenir un tout un autre homme…
On dit que beaucoup d'hommes ont une deuxième vie.
Je suis l'un d'eux.
Il est certain que très peu d'entre eux peuvent la raconter.
Je suis l'un d'eux.
Mon nom est Furio Guerri.
Petit plus: D'habitude, je lis des romans noirs américains, mais souvent je perds un peu de plaisir à ne pas me reconnaître dans leurs références. Ici, j'ai vraiment apprécié à sa juste valeur, et pour une fois, enfin dans mon temps, les multiples clins d'oeil. Je me sentais en phase, souriant enfin de connivence avec l'humour de l'auteur!
En bref, une lecture à découvrir!!! A découvrir de nuit, de préférence, histoire de voir de vrais monstres cachés derrière la porte de votre chambre!

Lien : https://fairystelphique.word..
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Ydamelc
  03 février 2016
La nuit derrière moi fait partie de ma catégorie livre "craquage" ! D'habitude quand je vais à la librairie, c'est avec une idée bien précise... Mais parfois, il y a des bouquins qui me tendent tellement les bras... Alors, je les admire, je les touche, je les retourne et je les découvre un petit peu... Puis je craque...
La nuit derrière moi peut être aussi rangé dans la catégorie "belle surprise". Dans une précédente critique, Peau d'ange de PD Viner pour ne pas la nommer, j'expliquais que la 4éme de couverture était importante pour moi, que j'avais des attentes par rapport à celle-ci. En plus, quand il s'agit d'un craquage, elles sont 2 fois plus nombreuses ! Et là, la 4éme est judicieuse, perverse, très maline. La surprise est énorme quand on découvre l'histoire. Un livre que l'on repose qu'une fois achevé.
Je recommande à tous de se laisser piéger par cet excellent thriller psychologique...
Et n'oubliez pas... Derrière le mot "monstre" se cache bien des choses...
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gruz
  22 janvier 2016
Les livres de ce genre sont une denrée rare. Roman noir, noir serré.
Le genre de lecture que l'on débute en se disant que, même s'il est bien écrit, on se retrouve face à une même et sempiternelle histoire de malade mental. Un récit, qui raconte « de l'intérieur » la double personnalité d'un homme : le commercial bon père de famille d'un coté, le monstre durant le chapitre suivant. Double vie. Une ambiance étrange flotte pourtant dès le début, comprend-on bien de quoi il retourne réellement ?
Les livres de ce genre sont une denrée rare. Vous pensez donc entrer dans une certaine zone de confort… Et puis c'est la claque, l'uppercut au foie qu'on ne voit pas venir, la mandale en pleine tronche, impossible à anticiper. Et là, votre perception du livre et du monde change. Vous avez l'air fin maintenant, avec vos grimaces simiesques face au contre-pied mémorable de Simi.
Eh oui, ce roman de Giampaolo Simi, ce n'est pas du similicuir, c'est une histoire tannée avec un savoir faire digne des plus grands. Non, malgré les (fausses) apparences, le roman noir de Simi n'est pas similaire à la cohorte de ses congénères.
Quelle construction du récit ! Une telle maîtrise dans l'art d'échafauder une histoire est tout bonnement diabolique. L'auteur italien fait montre d'une incroyable adresse à concocter une intrigue inattendue et surtout à donner vie à un personnage complexe. Son art de jouer avec les mots, les sous-entendus et les non-dits à travers une étude psychologique d'une rare finesse et d'une vraie profondeur, rend cet récit immersif. Attention à ne pas se noyer.
Le suspense vous prend à la gorge, sans qu'il n'y ait le moindre excès de violence, tout en développement psychologique.
Les livres de ce genre sont une denrée rare. 286 pages à lire en apnée, en essayant (en vain) d'anticiper les coups. Une lecture qu'on termine meurtri, émotionnellement contusionné. Une intrigue qui flotte dans votre esprit, une fois la dernière page tournée, longuement, durablement.
Bleus à l'âme à la lecture d'un livre dont le sujet et le personnage marquent l'esprit.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   15 février 2016
« Écoute-moi bien, Furio : ne te tape jamais les filles ou les femmes des clients. Elles sont comme les vaches sacrées, tu piges ? C’est la seule fois où le F de flouze prévaut sur le F de foufoune, n’oublie pas ça.
— Il y en a que deux, des F ? » lui as-tu demandé.
Magnani s’est passé deux doigts dans les moustaches, perplexe.
« Dans ces cas-là, ça marche toujours par trois. Du genre le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Riri, Fifi et Loulou. Flouze, Foufoune, et… il doit y avoir un autre F. »
Magnani a écrasé fermement une autre cigarette dans le cendrier qui débordait.
« Le F de famille, Magnani, non ?
— T’as raison : foufoune, flouze et famille. Qu’est-ce qu’un homme pourrait rêver de plus ? »
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ZilizZiliz   07 février 2016
Au fond, peu de gens ont assisté à votre dispute, du moins personne qui vous connaisse et puisse jaser. Parce que tu sais bien que c'est ça, la véritable préoccupation de ta femme. Eviter la honte, ne rien laisser filtrer hors de vos murs achetés sur plan. Pour le meilleur et pour le pire, défendre votre intimité, et le nom des Domini.
(p. 186)
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RenodRenod   16 février 2016
(...)un livre, il n’en a pas lu la moitié d’un dans sa vie, et maintenant il se targue d’en imprimer dix par mois. Telle est sa curieuse conception du rachat social. La culture ne lui a jamais servi et ne lui servira jamais, mais lui, il sert à la culture.

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YdamelcYdamelc   31 janvier 2016
Alors, elle se met à parler, elle parle pour briser la peur, pour remplir le silence qui vous sépare de chez vous. Chez vous, il y a ta mère, il y a la petite. Chez vous, rien ne peut arriver.
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ZilizZiliz   05 février 2016
Parce que le bonheur, c'est peut-être seulement de pouvoir s'endormir la bouche pleine de sucre, sans devoir se relever pour se laver les dents.
(p. 58)
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