AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782253046059
636 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1988)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 101 notes)
Résumé :
Après les fièvres du règne de Louis XIV, où se sont enrichis et illustrés Ces Messieurs de Saint-Malo, le Régent s'est installé et John Law a créé la grande Compagnie des Indes. Le Temps des Carbec est venu. Mère, fils et fille vont se lancer à l'assaut des grandes affaires, de l'administration, de l'armée et des beaux mariages. On les verra à Paris, Venise, Pondichéry, en Guinée... et à Nantes devenu le premier port du royaume grâce à la traite négrière et à ses ma... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Crazynath
  28 mars 2018
C'est tout de suite après la fin « Des messieurs de Saint-Malo » que commence « le temps des Carbec »
En effet, c'est avec le décès de Jean-Marie Carbec que nous terminions le premier tome de cette saga, et nous retrouvons sa veuve Marie-Léone, le jour même de l'enterrement de son feu mari.
Se retrouver veuve, avec quatre jeunes enfants dans un monde d'hommes est un défi de taille que la jeune femme va relever. Pour pouvoir assurer leur part d'héritage à ses enfants, elle va se révéler une redoutable femme d'affaires.
On assiste ici à l'histoire de la grande bourgeoisie qui n'a de cesse de s'allier avec la noblesse et de rajouter une particule à leur nom. Nous sommes à la période ou Louis XV est encore trop jeune pour gouverner, et les rênes du pouvoir sont entre les mains du Régent.
Marie-Léone est indéniablement le personnage central et le plus attachant de ce deuxième tome. On assistera à l'envol et l'essor de sa famille car effectivement, le temps des Carbec est bien venu. Je reconnais qu'autant j'aimais bien Marie-Léone, autant ses enfants m'étaient bien plus indifférents, la faute surement à des caractères moins attachants et empathiques.
Invitation aussi au voyage avec cette histoire qui nous emmène par moments loin de Saint-Malo avec comme destinations Venise, Saint-Domingue ou Pondichéry.
Sympathique, malgré quelques longueurs.
Challenge Pavés 2018
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
sylvie2
  15 décembre 2012
Après "Ces monsieurs de Saint Malo", l'épopée continue... C'est le temps de la grande Compagnie des Indes. La bourgoisie, avide d'honneur et d'argent, affronte la noblesse, s'installe au parlement et dans les bureaux du Roi.
On passe de Venise, à Saint Domingue, Pondichéry, Versaille et Nantes. On y rencontre John Law, Dupleix, le Cardinal Fleury et Louis XV.
Un très beau voyage dans l'histoire.
Commenter  J’apprécie          70
Ys
  26 décembre 2011
A ce second volume, j'ai un peu moins accroché qu'au précédent. le sujet reste intéressant, mais les personnages moins accrocheurs, plus grands-bourgeois et moins fantaisistes. le rythme est aussi plus lent, plus décousu, et les thématiques moins variées.
Cela reste un bon roman historique, ponctué de quelques scènes très réussies, mais dépourvu d'une partie de cette magie qui faisait tout le charme des Messieurs de Saint-Malo.
Commenter  J’apprécie          60
peneloppe277
  23 octobre 2019
Quel bonheur de suivre les parcours des Carbec en retrouvant les épisodes historiques plus ou moins connus. Les Malouins sont toujours au front ! et les femmes tirent formidablement leur épingle du jeu.
Commenter  J’apprécie          70
gill
  07 juin 2012
Bernard Simiot poursuit ici la saga familiale des Carbec, armateurs à St Malo, commencée avec le tome premier "ces messieurs de St Malo".
"Le temps des Carbec" est le roman puissant et profond d'une époque nouvelle traversée par une bourgeoisie française, intrépide et laborieuse, avide d'honneurs et d'argent, de titres et de luxe, et qui établit son pouvoir.
C'est aussi un passionnant roman d'aventures rempli de comploteurs, de négriers, de séducteurs, de banquiers, de capitaines, de diplomates et de toute une galerie de femmes dont le charme et la force ont une résonance curieusement moderne.
Commenter  J’apprécie          30

Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   20 juin 2012
Marie-Léone savait que, si elle ne revenait pas tout de suite dans leur chambre et n'y couchait pas cette nuit là, elle n'en franchirait plus jamais le seuil.
Elle y entra, patron de pêche dans la tempête, et s'activa aussitôt avec sa servante à en réparer le désordre, retourner le matelas, mettre des draps propres.
Tire bien la toile, mieux que cela, encore, l'oreiller au milieu, tu ne sauras donc jamais faire un lit ?
Elle avait toujours été maîtresse dans sa maison, après Dieu, avant le Capitaine.
Aujourd'hui, il lui fallait durcir son autorité pour que personne ne puisse en douter, enfants ou gens de service, familiers, commis ou n'importe quels autres Malouins soucieux de l'aider pour mieux mettre le nez dans ses comptes....
(extrait du premier chapitre de l'édition de poche parue en 1986)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
meknes56meknes56   02 novembre 2019
Contrats de mariages ou d’armements, séparations de biens, douaires, testaments, donations, prêts à la grosse aventure, chartes-parties et les plus humbles écritures faites pour tous ceux qui ne peuvent signer leur nom qu’en traçant une croix, Me Huvard, fils et petit-fils de notaire, aurait pu raconter l’histoire de trois générations malouines. Respectueux des secrets de famille et d’argent, il les devinait avec une perspicacité de vieux recteur qui sait entendre tout ce que son pénitent tait mal. Les nobles le traitaient de haut et oubliaient de rémunérer ses services, les grands bourgeois ne l’acceptaient pas toujours dans leur société, tous sollicitaient sa pratique du droit et son habileté à trouver des expédients pour tourner les lois. Se frottant à ceux-ci et à ceux-là, Me Huvard était cependant parvenu à leur prendre quelques manières de tenue et de langage sans parvenir pour autant à farder la filiation du grand-père tabellion mort en joignant ses gros doigts toujours tachés d’encre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
meknes56meknes56   02 novembre 2019
Les convenances exigeaient qu’on voilât les tableaux, les glaces, les petits meubles de la salle à manger et du salon pendant trois mois, et que les murs lambrissés de la chambre conjugale fussent recouverts de tentures grises pendant un an. À cette besogne de tapissier les deux femmes s’activèrent, taillant et épinglant, grimpant sur des chaises ou une échelle pour masquer les guirlandes d’ébène qui entouraient des peintures hollandaises, les menuiseries de bois précieux, les cadres dorés à la feuille, les lustres de cristal scintillant sous les hauts plafonds, tout le luxe que les bourgeois de Saint-Malo étalaient volontiers avec la bonne conscience de l’avoir gagné par leur audace sans trop se soucier de connaître si leurs écus sentaient la cannelle, le nègre, la morue, la ruse, parfois la fraude.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
RolletonRolleton   10 août 2019
Trop insouciant pour le négoce, trop boiteux pour l'armée et trop pauvre pour la cour, trop paresseux pour l'agriculture et trop ignorant pour le Parlement, que reste-t-il à un gentilhomme de son âge? L'amour, le jeu, l'agiotage, la lecture et ces inutiles bavardages souvent inséparables des intrigues politiques où se complaisent si souvent les retraités.
Commenter  J’apprécie          30
RolletonRolleton   10 août 2019
Il n'y a pas de petits contrats, il n'est que de petits notaires, assurait Maître Bellormeau avec assez de componction pour faire croire à chacun de ses clients qu'il s'occuperait de son affaire avec un soin particulier. Maître Bellormeau n'était pas un petit notaire et portait son nom avec l'assurance d'un homme qui a du lingot dans sa bedaine. Autant ses confrères ruraux et autres procureurs fiscaux ressemblait à quelque faquin habillé de friperie sombre, tous rompus aux détours et expert en cautèle, autant sa prestance, sa perruque et sa barbe blanche disaient déjà le Droit avant même qu'il n'eut ouvert la bouche.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Video de Bernard Simiot (1) Voir plusAjouter une vidéo

Sagas
Bernard PIVOT propose comme thème de l'émission, les sagas, histoires d'une communauté ou d'une famille ou encore aventures d'un héros.Bernard SIMIOT a écrit "Ces messieurs de Saint-Malo", roman sur les aventures des commerçants et corsaires du 18ème siècle. Alain DUGRAND et Anne VALLAEYS sont auteurs de "Les Barcelonnettes" dont le premier tome "Les Jardins de l'Alameda" raconte...
autres livres classés : saint-maloVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2056 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre