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Critiques sur Gemma Bovery (43)
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chartel
  17 décembre 2008
"Gemma Bovery" de Posy Simmonds est bien une bande dessinée, mais, pour être plus précis, il faudrait parler de roman graphique. le texte y tient en effet une place importante s'associant à un dessin monochrome porté par un trait noir fin et précis. C'est ce qui fait la force de cette oeuvre. Posy Simmonds nous impressionne par sa grande maîtrise picturale, mais aussi par son sens de la narration.
L'histoire savamment construite qui, vous l'aurez compris d'après son titre, fait écho au célèbre roman flaubertien, est portée par un narrateur affreux, exaspérant mais hilarant : un certain monsieur Joubert, le boulanger du village normand de Bailleville et voisin d'un jeune couple anglais venu chercher en France l'authenticité perdue de la vie anglaise.
Bien qu'ayant eu du mal à entrer dans l'histoire – j'ai surtout pu le faire à partir de la réelle entrée en lice de Joubert – j'ai été séduit par la distance ironique et critique prise par l'auteur, offrant une peinture sociale assez plaisante. Des bobos londoniens aux provinciaux normands, chacun y dévoile ses faiblesses, ses bassesses et ses ridicules. Mais, au-delà des personnages, c'est la distance prise avec le roman de Flaubert qui est intéressante. Une appropriation réussie qui permettra même à ceux qui ne connaissent pas "Emma Bovary" de lire sans manque l'histoire de son double.
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Missbouquin
  27 octobre 2015
Gemma Bovery est une jeune Anglaise qui s'installe au fin fond de la Normandie avec son mari, Charles. Les deux Anglais découvrent avec délices le charme de la culture française : bon vin, pain, douceur de vivre. Et puis très vite aussi la pluie, la vie morne d'un village normand.

Le boulanger du village est un bon bougre, avec une forte imagination et une solide culture littéraire : ce sera le narrateur de notre histoire. Dès l'installation des nouveaux venus, il pressent que leur vie peut mal tourner, tout comme dans le roman de Flaubert. Et quand il voit Gemma se rapprocher du châtelain local, il tente d'empêcher le pire …

Considéré comme un des premiers vrais romans graphiques, l'oeuvre de Posy Simmonds est remarquable à la fois par la qualité des dessins et par le texte, les deux trouvant un équilibre parfait pour produire une oeuvre atypique, qui peut déstabiliser au premier abord : on est en effet tenter de lire à toute vitesse, suivant les images, ou au contraire de le lire à la manière d'un roman, dont les images ne seraient que l'illustration … Or ces deux lectures seraient une erreur tant les deux modes sont indispensables.

Concernant l'histoire elle-même, on se laisse prendre facilement à la paranoïa du boulanger, et on suit avec consternation la dérive de la jeune Anglaise, dont l'auteur a transposé le spleen flaubertien en une déprime contemporaine bien connue, même si elle semble avoir plus de caractère que son alter-ego du XIXe siècle.

Cette lecture est par ailleurs à compléter par le visionnage du film éponyme, d'Anne Fontaine, avec Fabrice Luchini interprétant à la perfection un boulanger à la fois sous le charme de Gemma et agacé par ses a priori sur les Français. le film est par ailleurs extrêmement fidèle, et va même plus loin que le roman graphique, en offrant une vraie touche comique dans les dernières minutes.

En bref une fiction franco-anglaise entre tragique et humour, qui ne peut pas laisser indifférent.
Lien : http://missbouquinaix.com/20..
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RaphThiKiMaster
  06 avril 2019
De Mme Bovary, je ne gardais que la fin du film. le roman est dans ma PAL depuis des mois. Et c'est là qu'arrive I., une collègue ayant capté mon goût pour la lecture, me proposant de me prêter un '' roman graphique ''. Mais-qu'est-que-cela-est-il-donc''? je suis intriguée, j' accepte. Me voici donc avec cette adaptation très libre de ce roman que j'esquive depuis si longtemps ; je m'y plonge et accroché dès les premières pages.
Moi qui ai toujours du mal à mettre un visage sur les personnages que les auteurs décrivent, je suis servie. L'écriture est fluide, ce qui est très bien pour la découverte d'un nouveau style. le parallèle avec Flaubert est subtile et bien amené.
I. m'a également confié un autre roman graphique ce même jour, je crois que je ne vais pas attendre très longtemps pour attaquer.
Quid de Mme Bovary, l'original ? Eh bien Gemma m'a donné envie d'ouvrir ce monument de nos classiques, donc je connais déjà la trame, certe, mais pas la faute à Posy Simmonds, mais à mes cours de français il y a quelques années ; l'instant de lecture restera intact.
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MissVio
  12 septembre 2014
C'est avec Gemma Bovery que l'on a découvert en France la dessinatrice de presse et illustratrice britannique Posy Simmonds. Cette bande dessinée, publiée d'abord en feuilleton dans The Guardian, mérite plus qu'aucune autre le nom de "roman graphique", car le texte y envahit tout l'espace laissé libre par les dessins. Son sujet aussi est éminemment littéraire, puisqu'il s'agit d'un détournement de Madame Bovary.

Gemma n'en peut plus de la vie londonienne. Elle a un chagrin d'amour à oublier et un nouveau fiancé à éloigner de son ex-femme et de ses enfants. C'est ainsi qu'après avoir épousé Charlie Bovery, elle le convainc d'acheter une maison en Normandie, non loin de Rouen, et d'aller s'y installer. A Bailleville, ils deviennent les voisins de Raymond Joubert, le boulanger grand amateur de littérature, que les noms de ses nouveaux voisins ne vont pas laisser indifférent...

L'idée forte de Posy Simmonds dans ce détournement du roman de Flaubert est de déplacer le bovarysme de Gemma à Joubert. Car c'est lui dans le roman graphique qui a lu trop de livres au point de voir le monde à travers eux et d'attendre de la vie qu'elle se conforme à la fiction. C'est lui aussi, l'ex-éditeur parisien, qui s'ennuie en Normandie et devient voyeur de sa voisine, comme pour vivre par procuration la vie d'aventures qui est la sienne. Gemma, quant à elle, est plutôt heureuse (même si elle aussi s'ennuie rapidement en Normandie). Et si nous savons dés le début qu'elle va mourir comme son modèle, sa fin sera amusante et ridicule, mais absolument pas tragique.

Au-delà de la thématique littéraire, il y a une dimension satirique au roman graphique de Posy Simmonds. Elle s'y moque gentiment de ses compatriotes, de cette tendance très contemporaine qu'ont les Anglais à acheter des maisons en France, alors qu'ils ne parlent pas un mot de français, ignorent tout de la culture française (qu'ils réduisent aux vins et aux fromages) et n'ont pas vraiment envie de fréquenter les autochtones.

Bien sûr je suis allée voir au cinéma l'adaptation qu'a réalisée Anne Fontaine de Gemma Bovery. J'y ai prolongé très agréablement le plaisir de cette relecture. le charme du film provient en grande partie de son casting. La pulpeuse Gemma Aterton (qui avait déjà incarné Tama Drewe) apporte une sensualité que son personnage de bd n'avait pas vraiment (Anne fontaine exploite d'ailleurs cet aspect jusqu'à l'outrance). Quant à Fabrice Lucchini, il apporte à son personnage sa propre passion pour la littérature. On croit donc à fond à son personnage, qui semble vivre beaucoup plus en littérature que dans le monde réel. La fin du film, tout en s'inspirant de celle de la bd, est plus enlevée, plus drôle. Gemma Bovery au cinéma est donc une très sympathique comédie, qui devrait même donner envie aux plus jeunes de lire Madame Bovary...

Malgré tout, pourquoi ma préférence va-t-elle toujours à la littérature ? Pourquoi une oeuvre littéraire, même graphique, a-t-elle toujours plus de force pour moi que le meilleur des films ? Dans le film, tout paraît atténué. La dimension satirique a pratiquement disparu (il n'en reste plus que le personnage de snobinarde jouée par Elsa Zylberstein). Au cinéma, Gemma Bovery a perdu de son mordant, sans doute parce que Posy Simmonds est beaucoup plus impertinente qu'Anne Fontaine, ou parce que le cinéma n'est jamais qu'une pâle imitation de la littérature.

Lien : http://liresurunbanc.wordpre..
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gielair
  09 novembre 2018
Quelle belle réalisation que cette BD qui joue sur la frontière entre une réalité observée en voyeur et une fiction qui s'est inscrite résolument dans l'histoire. Est-ce une réécriture de l'oeuvre de Flaubert? Est-ce l'écho de Madame Bovary dans une actualité contemporaine? Est-ce une adaptation? Une méta-adaptation? Est-ce un discours sur Madame Bovary ou est-ce madame Bovary qui nous interpelle dans une histoire d'aujourd'hui? Je ne sais s'il est possible de répondre mais, ce que l'on peut affirmer c'est que Posy Simmonds sait, par son dessin et sa prose, offrir une lecture renouvelée et envoutante dans ce que d'aucuns appellent un roman graphique.
Au travers l'harmonie qu'elle établit entre textes et images, Posy Simmonds nous raconte l'installation d'un couple d'Anglais en Normandie, le regard que porte sur eux un boulanger amateur de littérature et l'ennui qui vient gruger le destin de Gemma.
Cela demeurera tel un grand bonheur de lecture en images.
Lien : http://rivesderives.blogspot..
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Chtimie
  16 janvier 2012
Tout d'abord, j'ai été très étonnée de découvrir cette oeuvre : ce n'était pas une bd mais ce n'était pas un roman non plus. Il y avait à la fois des dessins sur la moitié de la page mais aussi beaucoup de texte : quelques bulles mais surtout de vrais paragraphes. En gros, j'ai lu un roman graphique ! Ouuuaaahhh ! Jusque là je connaissais de nom mais je n'en avais pas vraiment lu. Je pensais qu'une oeuvre était appelée "roman graphique" à cause de son contenu et quand ce n'était pas une série de BD de 50 pages. Bon, trêve de blablas : je n'en ai rien à faire de comment on appelle ceci ou cela, ce que je sais c'est que j'ai beaucoup aimé ce format et la manière dont l'auteur l'a utilisé pour raconter cette histoire.

En parlant de cette histoire, je l'ai appréciée aussi. J'ai aimé découvrir la vie de Gemma : ses joies, ses peines, ses amours, ses ruptures, ses forces, ses faiblesses... C'est une héroïne qui m'a beaucoup plu (c'est assez rare pour être soulignée). Même si elle se plaignait, je ne la trouvais pas du tout agaçante. Elle était juste, honnête et humaine. Comme les autres personnages d'ailleurs. Et c'est cela qui m'a le plus plus dans cette lecture. On a vraiment l'impression de lire les journaux intimes de Gemma grâce à la mise en page et cela permet de rentrer dans son univers, d'essayer de la comprendre et de partager sa vie. On se sent tout de suite plus impliqué dans sa vie.

Malgré quelques passages plutôt tristes, très touchants d'ailleurs, il y a aussi des passages très drôles. L'humour, très anglais (j'adore !), est pertinent et juste. C'est une véritable critique des londoniens un peu bobos agacés par la grande ville tout comme celle des campagnards normands parfois un peu "rustres" (j'en viens et je peux vous certifier qu'ils ne sont pas tous comme ça^^). C'est vraiment un livre qui parle de la vie et des gens.

En plus, je n'avais jamais lu "Emma Bovary" de Flaubert donc même si le parallèle était assez évident je n'ai pas pu faire le rapprochement entre les deux et cela m'a permis de garder quelques surprises. Si vous l'avez lu, ne vous inquiétez pas, je ne pense pas que cela vous gâche la découverte de ce livre.

J'ai vraiment passé un très bon moment de lecture ! Je le conseille pour les amateurs de romans qui trouvent que la BD est un support "un peu creux" (oui je sais c'est difficile à imaginer mais j'en faisais partie il y a encore quelques temps... ) ou pour ceux qui aiment la BD mais qui n'osent pas les romans. C'est un bon compromis pour essayer quelque chose de nouveau. J'ai déjà Tamara Drewe qui m'attend dans ma bibliothèque !!!
Lien : http://lavisdechtimie.over-b..
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soukee
  29 mars 2010
Ce roman graphique est une pure merveille ! Drôle, assez déroutant et esthétiquement incongru, sa lecture est un réel plaisir.
Gemma, double moderne de la célèbre Emma, est une jeune femme préoccupée par son quotidien, et que ni son passe-temps - la décoration de maisons - ni la vie dans son petit village ne satisfait.tamara1
Le personnage de Charlie, doux rêveur solitaire, est parfait en mari trompé.
Les dialogues sont savoureux, tout autant que les textes plus romancés. La lecture se fait lente, à décortiquer chaque page, telle la vie de Gemma.

Un réel plaisir de lecture, déroutant pour qui n'a pas l'habitu2_PosygemmaboveryPagede des romans graphiques. Une esthétique innovante donnant réellement l'impression de lire un journal intime où chaque illustration a été collée.

Avis aux amateurs de Madame Bovary, voici Gemma Bovery, son double en roman graphique absolument génial !!
Lien : http://bouquinbourg.canalblo..
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Follepicarde
  14 mars 2017
J'avais adoré Tamara Dew et cela faisait un bail que je voulais lire ce roman graphique. La réécriture des aventures sentimentales de l'héroïne de Flaubert était alléchante. Cet opus tient toutes ses promesses. On retrouve l'atmosphère du roman de Flaubert à travers les nombreuses références, ( l'anglaise connait nos classiques !) : la Normandie un peu maussade, le mari falot, l'ennui et la détresse de l'héroïne, mais l'auteur se l'ait suffisamment appropriée cette héroïne pour lui forger un autre destin, et pour que nous lecteurs, soyons surpris. le récit est vraiment original.

Ici, le récit commence après la mort de Gemma. C'est le boulanger, Joubert, le narrateur. Il a volé le journal intime de la demoiselle, soucieux de ce que son mari pourrait y trouver. On devine le drame qui couve. P. Simmonds nous dépeint une Gemma londonienne, graphiste de pub, rondelette et éprise d'un goujat. Un peu par hasard, elle se marie à Charlie Bovery, un restaurateur de meubles anciens ( qui ressemble physiquement drôlement à F. Hollande ) mené par le bout du nez par son ex-femme. Recluse dans le petit appart d'un quartier sordide de Londres de Charly Gemma vit une indolente, cesse de bosser dans la publicité, se goinfre de gâteaux et tente de faire avec les enfants de son mari et son ex-femme. Elle étouffe dans son corps et dans sa vie.

Elle voit une opportunité d'en sortir, lorsque son père meurt et lui laisse un bel héritage qu'elle décide d'utiliser pour quitter la GB et fuir l'ex de Charly. Elle achète un cottage en Normandie et se rêve en campagnarde vivant une vie bucolique. Elle chine, s'enthousiasme pour la France et les Français, aménage la maison mais le rêve campagnard tourne court. le cottage est humide, plein de souris, la fosse sceptique refoule, la campagne est d'un ennui mortel, infesté de britanniques et les gens du coin bien trop curieux. Et son mari... il est bien loin de son idéal masculin. This is the end, my friend dirait l'ami Jim. Pour Gemma commence alors la valse des amants et la descente aux enfers sous l'oeil un peu malsain de Joubert.
Lien : http://follepicarde.canalblo..
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lilasviolet
  25 juin 2013
J'ai particulièrement apprécié ce roman graphique, notamment le parallèle entre Gemma Bovery et Emma Bovary. Les références et les clins d'oeil de Posy Simmonds à l'oeuvre de Gustave Flaubert sont très amusants.

La chute de l'histoire est excellente. J'aurais aimé voir des couleurs dans ce livre car les dessins sont uniquement en noir et blanc.

Il y a beaucoup de clichés sur les Anglais mais aussi sur les Français. le pain est presque un personnage à part entière, il va jouer un rôle essentiel dans la vie de nos protagonistes.

J'ai retrouvé avec plaisir l'univers un peu décalé de Posy Simmonds. le format roman graphique me convient parfaitement car il mêle à la fois bande-dessinée et roman.
Lien : http://lilasviolet.blogspot...
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Loutre_des_Rivieres
  29 mai 2013
Dévorée encore plus vite que Tamara Drewe, Gemma Bovery est également un roman graphique plein de suspens et d'humour.

L'histoire est racontée par Joubert, le boulanger d'un petit village normand où un couple d'anglais vient de s'installer. Coincidence : la jeune mariée s'appelle Gemma Bovery, ce qui interloque beaucoup notre Mr Joubert, qui peu à peu découvre beaucoup de références entre sa Gemma et la célèbre Emma Bovary.
Après la mort tragique de Gemma, il enquete et remonte son histoire grace aux nombreux journaux qu'il a subtilisé à son mari Charly Bovery.

Les personnages sont bien fouillés, pas caricaturaux et les illustrations toujours aussi plaisantes : du noir et blanc, beaucoup de détails, de réalisme et une certaine poésie.
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