AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2207117871
Éditeur : Denoël (13/05/2014)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 66 notes)
Résumé :
«Ces chroniques ont paru chaque samedi entre 2002 et 2005 dans The Gardian Review, supplément littéraire du célèbre quotidien britannique. Ma seule consigne était que tout devait tourner autour de la vie des lettres. Je travaillais en flux tendu - recherche d'une idée le lundi, fol espoir de l'avoir trouvée le mardi, et le mercredi, jour de remise, frénésie de travail matinal, en robe de chambre parmi les miettes de toast. Puis à 11 h 50, course jusqu'au bureaux du ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  11 décembre 2018
Il y a quelques années j'avais passé un très bon moment en lisant « Tamara Drewe ». du coup, lorsqu'à la bibliothèque j'ai vu le nom de l'auteure Posy Simmonds accolé à un titre alléchant, « literary life : scènes de la vie littéraire », ma curiosité a immédiatement été piquée. Cet album est une compilation regroupant les chroniques dessinées que Simmonds créait chaque semaine pour les pages littéraires du Guardian. Pour tous ceux qui aiment les livres, cet ouvrage de Posy Simmonds est un régal.
Qu'elle s'intéresse aux tourments des auteurs ou aux difficultés des librairies, Simmonds fait preuve dans chacune de ces chroniques d'une grande finesse et de beaucoup de subtilité. Si l'auteure pointe du doigt les travers du monde littéraire, finalement bien souvent une industrie mercantile comme une autre, elle le fait sans se départir d'une certaine douceur. Son regard, s'il est lucide et parfois acide, n'est jamais aigri ni agressif. A la méchanceté gratuite, Simmonds préfère l'ironie, l'humour et une certaine forme de tendresse. Les chroniques sont variées, du coup l'ouvrage peut se lire d'une traite. J'ai particulièrement apprécié les personnages récurrents du Dr Derek et de son infirmière qui soignent les maux des écrivains (page blanche, abondance de clichés, traumatisme après de mauvaises critiques…).
De plus, le dessin de Simmonds est toujours aussi agréable à l'oeil. Son trait fin, délicat et très vif prend ici un air de dessin de presse qui sied parfaitement à l'exercice.
« Literary life » offre un moment de lecture à la fois drôle et intelligent. Je pense que ce recueil supporterait très bien des relectures, en picorant une planche de-ci de-là. Délicieux !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          320
Under_The_Moon
  06 avril 2016
Petits dirty little secrets du monde de l'édition présentés par Posy Simmonds , chaud devant !
Cette bande dessinée rassemble des planches faites pour différents périodiques britanniques. Tout le monde en prend pour son grade, des auteurs aux éditeurs, en passant par les universitaires pédants , les critiques littéraires, les libraires et les lecteurs aux goûts pourris (enfin, assez peu dans ce dernier cas quand même).
Le constat est assez navrant. Oui, l'édition est une entreprise comme une autre avec les mêmes objectifs : profits, rentabilité, marketing. Et quand est-il du fond ? Sur les "missions" de la littérature ? On s'en moque ! C'est comme en politique : ses promesses n'engagent que ceux (ci, les lecteurs) qui y croient.
Toutes les planches ne se valaient pas. J'ai plus particulièrement aimé celles qui mettaient en scène le Docteur Derek et l'agent spécial Rick Raker. Ces deux personnages ont notamment le mérite d'offrir une nouveauté (un peu rafraîchissante) dans l'oeuvre de Posy Simmonds.
Une lecture qui ravira les amateurs de littérature.. et d'humour !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
clude_stas
  26 août 2014
Je me souviens très bien d'avoir découvert l'univers graphique de Posy Simmonds dans le supplément littéraire du Guardian, un samedi de 2004. J'avais été séduit par un dessin proche de celui de Sempé, me semblait-il. La chronique, cette semaine-là, racontait l'anecdote d'une libraire faisant la fine bouche face au nouveau livre d'un auteur à succès, mais en commandait une douzaine pour pouvoir vivre. Pendant près de trois ans, Posy Simmonds a donc croqué les travers de la vie littéraire en Angleterre, de l'écrivain au lecteur, en passant par l'éditeur, l'agent littéraire, le journaliste, le libraire. Tous les protagonistes de ce qui est devenu une véritable industrie, sont croqués par la plume caustique de la cartooniste avant d'être broyés par l'irrésistible moulinette de son humour. Bref, toutes ces chroniques sont aujourd'hui disponibles en un recueil en français, sous le titre de « Literary Life » (la Vie littéraire). Et le public n'ignore plus rien des contradictions de ce monde (par bien des aspects, très proche du marché de l'art). Prenons l'auteur en séance de dédicaces auquel on demande le chemin des toilettes ; au contraire, l'écrivain arborant en permanence des lunettes noires pour échapper à ses admiratrices et râle quand il n'y en a pas aux alentours. Prenons l'éditeur qui veut transformer toute fille belle et jeune en auteure. Prenons le Docteur Derek, le seul praticien qui prête une oreille compatissante aux doléances des écrivains incompris. L'égocentrisme élevé au rang de manière de vivre. Mais les écrivains ne sont-ils pas égotiques à cause de tous ceux qui les entourent et vivent de leur production ?
Particulièrement éloquente, la chronique où, lors d'une réunion d'un comité de lecture, une femme s'écrie, au grand dam de ceux qui l'entourent : « C'est juste superbement écrit… Je veux dire, je sais que ça ne se vendra pas… mais est-ce une raison pour ne pas le publier ? » En effet nous connaissons tous des exemples de livres devenus célèbres, refusés à plusieurs reprises : « Autant en emporte le vent » (38 refus), « Sa Majesté des Mouches » (20 refus), « Harry Potter à l'école des sorciers » (12 refus), entre autres.
Tous ces paradoxes où s'entrechoquent d'une part, l'élégance, la spiritualité et la littérature, et de l'autre, la décadence, la mesquinerie et la vulgarité, sont férocement soulignés par Posy Simmonds. Et de la parodie à la satire, il n'y a qu'un pas. Pourtant, le lecteur perçoit toujours à travers l'éclat de rire, la sympathie que la dessinatrice porte à ces gens, ses collègues en quelque sorte.
Mon personnage préféré reste Penny, la libraire déjà évoquée précédemment, dont la boutique est au 16 Wintergreenes, qui n'a pas assez de métaphores bien crades pour qualifier les best-sellers, têtes de gondoles des supermarchés, véritables pompes à fric, surtout pendant la période de Noël. Ailleurs, Posy Simmonds revisite un conte de Charles Perrault, à savoir Cendrillon ; elle en fait une vamp, une allumeuse incendiaire, qui fume de longues cigarettes et flûte le champagne à gogo, le corps moulé dans une robe fourreau très sexy. Enfin, pour un court récit, elle reprend le héros de sir Arthur Conan Doyle et nous livre une enquête inédite de Sherlock Holmes.
Bref, méchamment drôle mais sans être jamais stupide, « Literary Life » est l'exemple même de l'humour raffiné dont les Britanniques ont le chic. Je me demande par ailleurs ce que donnerait la vision d'un caricaturiste sur le monde de l'édition dans un pays francophone comme la France ou la Belgique. Lui aussi possède ses stars : Amélie Nothomb, Marc Lévy, Guillaume Musso, Anne Gavalda et Katherine Pancol. Lui aussi comprend ses moutons noirs et ses auteurs parodiques comme Gordon Zola. Lui aussi mériterait d'être disséqué sous le microscope de l'humour.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
outofzebra
  09 mai 2016
Les libraires doivent rire jaune en lisant la satire du milieu littéraire anglais par Posy Simmonds ; en effet "Literary Life", BD traduite de l'anglais et publiée par Denoël Graphic (2014) est transposable au milieu littéraire français, à quelques détails près.
Posy Simmonds crève la baudruche de la culture en peignant un tableau peu flatteur de l'homme de lettres moderne (la femme de lettres n'est pas épargnée non plus).
On ne peut s'empêcher de penser à Claire Bretécher en lisant les planches de Posy Simmonds, dessinatrice au "Guardian Review" outre-manche depuis des lustres, dans lequel ses tranches de "vie littéraire" sont parues. Si Bretécher a croqué le milieu "bobo" d'une façon aussi réaliste, c'est -à l'en croire-, parce qu'elle l'éprouva de l'intérieur ; de même on a l'impression que Posy Simmonds (de cinq ans la cadette de Claire Bretécher), sait bien de quoi elle parle quand elle parle de librairies, de salons du livre, de dédicaces, d'éditeurs, de critique littéraire... Il est plus juste de parler d'ironie que de satire, pour qualifier la démarche de P. Simmonds ; son cynisme et sa franchise l'inclinent à ne pas embellir la réalité.
Sans doute certains gags sont un peu "attendus" ; ce n'est pas la première fois que le milieu littéraire est la cible de sarcasmes ; souligner le narcissisme de l'écrivain, son désir de plaire et de se rassurer, ce n'est pas un scoop.
Cependant Posy Simmonds se rattrape en proposant des angles variés, qui permettent de cerner le métier; le métier, tout est dans ce mot car le ridicule de l'homme de lettres moderne tient largement à ce qu'il est devenu un "professionnel", l'écriture un travail, et les librairies des étals de plus en plus banals. du décalage entre la littérature, qui peut sembler parfois une échappatoire à la condition humaine, et le carriérisme de l'homme de lettres moderne, Posy Simmonds extrait la plupart des situations comiques. On pourrait traduire cette évolution autrement : on a affaire aujourd'hui à une littérature produite d'abord par des éditeurs, assisté par des écrivains. le rapport des prérogatives s'est peu à peu inversé. Cette évolution est particulièrement visible dans le domaine de la bande-dessinée où les recettes technico-commerciales se sont vites imposées sur des méthodes plus artisanales.
- Entre autres observations pertinentes, P. Simmonds suggère l'effet délétère de la psychanalyse sur la critique littéraire. Cet effet avait d'ailleurs été anticipé par le journaliste et critique viennois Karl Kraus, contemporain de Freud et auteur d'aphorismes cinglants à l'encontre de son compatriote et de la psychanalyse (Freud s'est notamment ridiculisé en tentant de réduire les personnages de Shakespeare à des symptômes).
P. Simmonds illustre aussi le complexe d'infériorité grandissant de l'écrivain vis-à-vis du cinéma et de la télévision ; au point que les plus serviles se rêvent scénaristes de cinéma, c'est-à-dire au service d'un art beaucoup plus rémunérateur, mais presque entièrement fait de contraintes. Indirectement, P. Simmonds pointe du doigt le rôle que joue la culture afin d'emprisonner l'homme moderne dans la fiction.
Lien : http://fanzine.hautetfort.co..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Myriam3
  13 juin 2015
Amis littéraires de tout bord, lecteurs et surtout écrivains, connaissiez-vous le docteur Dereck et l'infirmière Tozer, toujours prêts à soigner les mots d'auteurs en panne, contaminés par le cliché ou attendant un... nanar?
Aviez-vous les coordonnées de Denis Skewer, le détective prêt à fouiner dans la vie et l'oeuvre de nos adversaires pour en renifler les bassesses?
Pensez-vous que nos chers idoles écrivains sautent de joie à chaque virée dédicace, à chaque invitation à un salon du livre? Quelles pensées passent par la tête de nos auteurs jeunesse, que ressentent les conjoints d'écrivains?
Posy Simmonds n'hésite pas à décortiquer ce monde tellement plus mystérieux que celui de nos chères stars de cinéma et détruit quelques mythes de nos héros.
A lire, si vous avez envie de légèreté mais pas trop, si vous rêvez d'être écrivain ou si vous l'êtes, ou tout simplement si vous fréquentez Babelio et vous intéressez au monde de la plume!
Lien : http://pourunmot.blogspot.fr..
Commenter  J’apprécie          140

critiques presse (3)
LaPresse   27 août 2014
La dessinatrice Posy Simmonds épingle avec beaucoup d'humour les travers du milieu littéraire d'aujourd'hui et force est de constater qu'il est probablement le même partout.
Lire la critique sur le site : LaPresse
BoDoi   08 août 2014
Le trait est à peine forcé, teinté de burlesque. Et vise souvent juste, étalant ici la procrastination d’untel, là la jalousie de l’artiste « sérieux » envers son confrère dit « populaire »…
Lire la critique sur le site : BoDoi
Lexpress   30 juin 2014
La dessinatrice anglaise Posy Simmonds épingle le microcosme littéraire avec férocité, mais non sans empathie, à travers une série de saynètes qui prêtent à rire - parfois jaune.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Myriam3Myriam3   08 juin 2015
Je pris Candice à part et la cuisinai en douceur dur don régime de lecture habituel... comme je l'avais deviné, je découvris qu'il se composait entièrement de cochonneries (mode, cancans people, chick-lit de bas étage)
-Mais est-ce malsain, infirmière?
-pas dans le cadre d'une diète équilibrée... mais vous voyez Candy... ce genre de nourriture est HAUTEMENT TRANSFORMEE , toutes les parties DURES en ont été extraites... c'est de la BOUILLIE! Du hachis de paragraphes à la petite cuillère... ça glisse sans effort... votre système n' absolument plus besoin de travailler... et devient de plus en plus paresseux... voilà pourquoi vous ne pouvez digérer quelque chose d'aussi charnu que Les Misérables.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
Under_The_MoonUnder_The_Moon   05 avril 2016
Tu veux être une mère à plein temps et une femme au foyer... jusqu'au bout... hein ?
hmm.. ça veut dire que tu te sentiras très souvent frustrée... morte d'ennui.. seule... isolée... marginalisée...
Puis tu te sentiras FURIEUSE !! Furieuse d'être financièrement dépendante... furieuse d'être traitée avec condescendance...
... et Dieu sait si tu le seras ! TOUT LE MONDE trouve qu'élever ses enfants à la maison est un boulot tellement VITAL, merveilleux !
Observe le regard vitreux des gens quand tu leur diras ce que tu fais !
Délecte-toi de la façon dont on te traite ! Comme si tu n'avais pas de cerveau ! ... comme si tu étais la petite Mme Nunuche !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
NievaNieva   20 avril 2015
Avant c'était Fustleigh's... Bon Dieu, il fallait attendre des heures avant que ce vieux débris vous serve... Des années pour recevoir une commande. On ne trouvait rien là-dedans. Un stock à la dérive. Fermé la moitié du temps. Les livres étaient pêle-mêle, cornés et poussiéreux. L'endroit était sombre, humide. Ça puait l'Old Holborn et les pets du chien.
— Dieu que c'était déprimant !
Commenter  J’apprécie          30
Under_The_MoonUnder_The_Moon   05 avril 2016
Les clichés viennent d'un manque d'hygiène mentale... Ils prolifèrent quand on se lâche sur les associations de mots...
... Ils forment de petites colonies... Deviennent inséparables ! "Un-repos-bien-mérité" ... "Clair-comme-de-l'eau-de-roche" , "le-cœur-sur-la-main"...
Commenter  J’apprécie          40
MalivriothequeMalivriotheque   16 avril 2015
Vous êtes le pur produit de toute cette putain de culture d'abrutis ! [...] une expérience sur des souris exposées au magazine You-Hoo a montré que 63% de leurs cellules grises avaient disparu...
Commenter  J’apprécie          50
Videos de Posy Simmonds (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Posy Simmonds
Autour de Gemma Bovery .Jean-Claude Loiseau,Posy Simmonds,Anne Fontaine,Jean-Luc FromentalCC-BY-NC-ND 2.0Après Stephen Frears et son Tamara Drewe adapté d'un graphic novel de sa compatriote Posy Simmonds, c'est au tour d'Anne Fontaine, réalisatrice française, d?adapter au cinéma Gemma Bovery, variation de l'auteure anglaise sur le monument de Flaubert, édité chez Denoël Graphic en 2000. Dessinatrice et cinéaste envisagent ensemble les convergences et divergences de l'oeuvre originale au film, qui sort le 10 septembre sur les écrans, les impératifs différents des personnages de papier et des acteurs de chair, les ambiguïtés du regard croisé France-Angleterre, les richesses et servitudes de l'adaptation de l'image à l'image.
+ Lire la suite
autres livres classés : vie littéraireVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
14465 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre
.. ..