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EAN : 9782221130599
528 pages
Éditeur : Robert Laffont (10/05/2012)

Note moyenne : 2.8/5 (sur 165 notes)
Résumé :
Les États-Unis dans deux ou trois décennies. Vers 2035. L’Amérique a beaucoup changé. Le Monde aussi.
Nick Bottom, un ancien policier de Denver, à peu près ruiné, et qui vit d’allocations sociales, comme la plupart des Américains, est engagé par le multimilliardaire japonais Hiroshi Nakamura pour reprendre l’enquête sur l’assassinat de son fils Keigo et de la compagne de celui-ci, survenu six ans plus tôt. Nick a enquêté à l’époque sur cette affaire mais depu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
gruz
  25 mai 2012
Une lecture dans laquelle je me suis jeté avec envie et dont je ressors avec un sale goût dans la bouche...
Soyons clair, Flashback est un livre politique, mais pas dans le bon sens du terme.
L'idée de base est pourtant excellente, et laissait présager un grand roman dystopique. Las... cette extraordinaire idée est massacrée par un Simmons dont leur seul but ne semble être que de faire passer ses idées néo-conservatrices et réactionnaires.
On peut avoir des idées bien arrêtées et s'en servir pour construire une histoire. Encore faut-il le fait avec subtilité et respect. Deux mots qui ne trouvent aucun écho dans ce bouquin.
Le début du roman est pourtant captivant, mais très vite j'ai ressenti un malaise grandissant devant les attaques répétées et au raz des pâquerettes de l'auteur.
Pour résumer (et Simmons ne fait jamais aucun effort pour construire un semblant d'argumentaire avec ses idées) :
- la politique sociale d'Obama est responsable de l'effondrement du monde. Arrêtons de donner de l'argent aux pauvres
- le réchauffement climatique est un mythe et les écologistes ne sont que des drogués
- l'islam est barbare et les arabes des tueurs d'un autre temps
- les européens et les canadiens sont des lâches et des idiots
- les russes sont des trafiquants de drogues
- les mexicains mangent le pain des vrais américains
- les instances internationales ne font qu'affaiblir l'Amérique qui se doit de gouverner le monde
- en dehors du libéralisme à outrance, point de salut
- le monde était mieux avant, vive les années 50 et 60, constamment et nostalgiquement pris sans cesse en exemple.
S'en est tellement caricatural que ça en devient risible. Point d'orgue, ce camionneur qui fait la leçon au professeur d'université "socialiste" à coup de citations de Shakespeare et des penseurs grecs, sans que ledit professeur ne trouve rien à répondre...
Simmons ne fait même pas d'effort pour travailler sa prose, qui est plate et sans saveur, lui qui est pourtant un grand écrivain.
Il se désintéresse plus d'une fois de son récit, pour se lancer dans ses digressions.
Quel dommage, l'histoire en elle même aurait pu donner un fantastique roman, même teinté de politique, si cela avait été présenté intelligemment (on est pas obligé d'être du même avis).
Pour moi : un gâchis nauséabond.
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bilodoh
  11 juillet 2015
Un avis mitigé pour cette dystopie américaine, comme un dérapage dans l'univers complexe mais rigoureusement cohérent de cet auteur.

C'est une histoire qui se passe en 2035 et qui fait souvent référence aux événements de la première décennie de ce siècle, à l'élection d'un président démocrate dont les réformes auraient coulé l'économie américaine. Il y a des alliés, les Japonais qui aident à gouverner le pays et il y a aussi des méchants, les Islamistes qui se sont emparés subrepticement de l'Europe et du Canada. Les Américains se sont réfugiés dans la drogue, le flashback, qui leur permet de revivre inlassablement leurs bons moments.

Il y a des personnages intéressants, de l'action, des émotions, tout ce qu'il faut pour faire un bon roman… mais quelques ingrédients superflus viennent gâter la sauce.

On est dans la fiction, l'auteur a le droit de dire que les charges sociales ont coulé l'Amérique comme il pourrait nous dire que les Martiens ont atterri. Comme lecteur, je sais que c'est de la pure fiction, car je sais qu'aux USA, il n'y a même pas de régime de congé maternité, ni de garderies subventionnées, que l'université coûte les yeux de la tête et que les problèmes du budget américain, ce sont les dépenses militaires (ou les sommes données aux banques pour les sauver de la faillite par exemple…)

Même si je trouve ses propos farfelus, j'accepterais une explication fictive dans le cadre d'une intrigue, il y a plein de choses incroyables en sf. Ce qui m'agace dans ce roman, c'est plutôt une impression de manque de cohérence dramatique pour pouvoir y insérer des « sermons » politiques. Par exemple, on nous dit qu'un homme doit subir une opération chirurgicale, mais qu'à cause des réformes de la santé, il y a maintenant une liste d'attente de deux ans. C'est un discours plaqué là sans cohérence puisque quelques pages avant on a dit que la société est complètement désorganisée, que les services essentiels sont déficients avec des pannes d'électricité et des employés drogués et absents. Alors seuls les hôpitaux fonctionneraient ? Comment l'auteur peut-il affirmer que le problème c'est la liste d'attente causée par l'assurance maladie ? Ce n'est pas cohérent.

Je quitte cette critique et pour demeurer positive, je vais faire un flashback et oublier que Dan Simmons a écrit celui-là.
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KORTO
  04 mai 2014
Moment difficile, je viens de perdre un de mes héros ...
Bon, d'accord, Dan Simmons ne me doit rien, même si moi je lui dois beaucoup. Après ses derniers romans type Stephen King dont l'intérêt premier ou second n'est pas évident, je retrouvais avec un pu délice Dan Simmons qui se remettait à la SF. Génial ! je rappelle aux lecteurs distraits que les cycles d'Hypérion et d'Endymion, sa suite, sont pour moi les chefs d'oeuvre absolus de cette littérature que j'aime tant.
L'action se déroule en 2035, c'est-à-dire pas très loin de nous. Depuis la Grande Débâcle, tout est chaos dans ce qui fut les nations mondiales globalement, les Etats-Unis particulièrement. Une drogue, le Flashback, permet de revivre avec exactitude des tranches de son passé, des souvenirs parfaits, et c'est vers un accro au Flashback que se tourne un milliardaire japonais pour enquêter sur le meurtre de son fils. C'est de l'inspecteur Bottom qu'il s'agit, qui avait enquêté il y a 6 ans sur ce meurtre, mais suite au décès accidentel de sa femme il s'est tourné vers la drogue pour revivre dans le passé, et ne plus affronter ni le présent, ni le futur.
Bon roman policier, une enquête qui défile, etc., bref tout ça colle parfaitement, se lit bien, jusqu'au milieu du livre.
Et là ça dérape. Violemment. Quand l'auteur se sert de son roman pour critiquer le président Obama, l'accusant d'être à l'origine de la débâcle à cause de son programme de santé qui a ruiné le pays; que les écologistes se sont fourvoyés à vouloir absolument accuser l'homme d'être à l'origine du réchauffement climatique, et que ça a créé des dettes monumentales ; que les nations arabes, caressées dans le sens du poil par Obama depuis son discours du Caire, en ont profité pour se radicaliser et ont envahi toute l'Europe, qu'elle a soumis à la charria, ainsi que le Canada –c'est ce qui vous menace, pauvres lecteurs, semble nous mettre en garde Dan Simmons… Et la mise en garde est sévère : elle transparait presqu'à toutes les pages, par la radio d'un vieux routier qui écoute un programme très conservateur, par la discussion autour d'un jeu d'échecs, par les réflexions perdues au coin d'une rue, Nick Bottom, l'inspecteur, finit même par se dire que tous ces gens ont forcément raison…
Oui, c'est ce qui nous menace, et on ne remerciera jamais assez Dans Simmons de nous avoir violés, pauvres lecteurs qui bêtement voulions lire un roman de SF, pour nous ensemencer de ses idées politiques les plus profondes, et de façon aussi grossière, même pas voilées, même pas subtiles. Un peu comme du Ron Hubbard, quoi.
Non pas que ces idées soient bonnes ou mauvaises, là n'est pas le problème et je pense qu'on peut débattre fortement sur nos économies, le mondialisme, le sens vers lequel sont trainées nos sociétés, et je suis intimement persuadé qu'il ne peut exister de manichéisme sur la question, mais là, tel que c'est fait, la stupidité du récit est manifeste. Pire qu'un blockbuster US… on peut s'attendre aux prochains romans de Dans Simmons : « Fureur Communiste à Cuba », « les Arabes sont méchants », « le Jap nous tenait par les couilles », « Invasion Alien en Iran », « Bigraphie de georges W.Bush, ce grand humaniste. »
Ah oui, j'oubliais de préciser, devinez ce qui nous sauve à la fin ? La République du Texas, si si , qui est vieux jeu j'adore cet extrait : « On est un peu vieux jeu, par ici. On vous laisse presque tout l'argent que vous gagnez, et on vous laisse payer quand vous avez besoin de quelque chose » Ah, libéralisme quand tu nous tiens ! Ces bons vieux Bush, qui n'ont pas dépensé l'argent public en faisant des guerres au Proche-Orient…. Pardon, c'était pour éviter l'Invasion, sans doute…
Allez on termine en toute beauté, avec les remerciements de l'auteur : « L'auteur aimerait remercier son agent et ses éditeurs d'avoir compris ce dont parle réellement le roman Flashback ».
Ce remerciement aurait dû être posté en préface : « l'Auteur tient à remercier ces cons de lecteurs qui comprendront ce dont parle réellement ce roman : un brûlot anti-Obama, pro-libéralisme, un concentré de programme électoral maquillé à la sauce roman, avec une pointe de fascisme qui se devine plus que ne se lit, je m'excuse d'imposer de façon aussi mauvaise mes idées, merci pour vos dons. »
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cecilestmartin
  01 décembre 2019
Avec un certain soulagement j'ai refermé ce roman de Dan Simmons, avec qui je faisais connaissance. L'ambiance y est irrespirable, anxiogène, sans doute parce que l'époque décrite par l'auteur est très proche de nous (et qu'il s'appuie sur des éléments de contexte réels. En 2035, les Etats Unis sont devenus un territoire morcelé, en guerre perpétuelle, où s'affrontent les hispaniques, les islamistes, les nazis, etc. Les attentats sont quotidiens ; la population est clochardisée ; les institutions défaites.
La Grande Débâcle est ici associée par Simmons à plusieurs facteurs : l'endettement du fait de l'extension à tous les américains d'une couverture maladie universelle (Obama n'est jamais cité mais il en prend pour son grade), une politique de pacification et de désarmement qui a conduit à la dissolution d'Israël et fait à nouveau 6 millions de morts et permis la constitution d'un Califat Global sur une partie du territoire américain – la France et l'Allemagne sont du reste gouvernées depuis par la charia…
Cette diatribe ouvertement anti-Obama m'a un peu perturbée, je dois le dire, et gâchée en quelque sorte le plaisir de suivre les aventures de Nick Bottom, le héros accro au flashback – drogue qui lui permet de revivre les doux moments passés avec sa défunte épouse Dara - qui m'ont tenue en haleine.
L'ancien flic, renvoyé en raison de son addiction, est sollicité par Hiroshi Nakamura, vieux milliardaire japonais – ah oui ! j'ai oublié de dire qu'en 2035, ce sont les japonais les maîtres des Etats Unis et d'une partie du monde qu'ils disputent à la chine – pour enquêter à nouveau sur le meurtre de son fils, assassiné 6 ans plus tôt. Nick, totalement accro au flashback, en perdition tant socialement que familialement, accepte la mission contre des doses de produits. Accompagné de Sato, garde du corps du feu Keigo Nakamura, il se lance dans une course contre la montre pour découvrir le meurtrier alors qu'il avait échoué à l'époque.
Dans le même temps, son fils Val, qui vit avec son grand-père dans un autre état, et qu'il a beaucoup négligé depuis le décès de Dara, accumule les problèmes et doit disparaître : l'aide de son père apparaît alors indispensable mais il doit traverser la moitié de l'Amérique pour le rejoindre, dans un environnement plus qu'hostile.
C'est bien mené, on ne s'ennuie pas une seconde et les personnages sont plutôt attachants. Pour autant, encore une fois, je suis déroutée par le positionnement de l'auteur. Quand je lis un thriller, je n'ai pas forcément envie de lire un traité pro-Trump avant l'heure…
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macha33
  04 avril 2014
Je viens tout juste de finir le livre et honnêtement je ne savais vraiment pas qu'elle note pouvoir lui donner.
J'avais vraiment envie de lire ce livre, je ne connaissais pas DAN SIMMONS et n'ai jamais lu d'autres de ses livres et à vrai dire celui ci, au lieu de me faire découvrir un auteur, m'a permis de mettre une croix rouge face au nom de ce monsieur pour ne pas avoir à lui reverser un centimes sur un prochain livre.
Pourtant ce livre, cadeau de Noël m'a tendu les bras bien longtemps, le titre, la couverture et le résumé me faisaient vraiment envie.
Pas très adepte des policiers à la base je trouvais l'idée du flashback bien intéressante sur beaucoup de points.
Mais mon dieu qu'elle déception.
Je suis vraiment navrée pour l'auteur d'avoir eu une aussi bonne idée de base et de ne jamais l'avoir exploité pour faire de son livre une soupe politique et mal écrite assez indigeste.
Dans un premier temps je n'aime vraiment pas les auteurs qui mêlent leur talent d'écrivain à des idées politiques, si je veux lire de la polititque et l'avis d'un américain parano sur des sujets comme le monde musulman, les politiques d'Obama et leurs impactes j'en achète un dans le rayon politique en connaissance de cause.
Je trouve assez déplacée l'idée de se servir d'un roman pour faire passer des idées aussi malsaines et dangereuses pour les lecteurs naifs.
Donc on l'a bien compris pour Dan Simmons la fin du monde tel qu'on le connaît arrivera dans très peu d'années à cause d'Obama et des socialos, les aides sociales couleront les stupides pays européens, le léchage de bottes aux musulmans fera courbée l'échine à la plupart des pays et il ne restera que les vilains musulmans et les vilains japonais.
Je ne partage vraiment pas cet avis qui m'a mise mal à l'aise tout au long de ma lecture car il ne se contente pas de nous afficher ses idées conservatrices mais en fait la parole de chacun de ses protagonistes et les même idées sont répétées pour ne pas dire rabâchées.
C'est assez navrant.
Quand au reste, je n'ai pas trouvé l'écriture très belle, des phrases simples et parfois dérangeantes.
Ma lecture a été d'autant plus compliqué que pour une non américaine de nombreuses références sont sans cesse faite au pays que je n'ai pu comprendre plus tous les mots du système japonais et ceux du système musulmans mis en place m'ont totalement embrouillé à certains moments.
Concernant l'intrigue on voit tout de même que cet auteur devait être parfois doué car malgré le dégoût provoqué par ses idées le livre et l'enquête est assez prenante, il arrive à nous permettre de lire la suite de son lire pour toujours avaler ses idées politiques malsaines.
Je suis très déçue que les seuls bons éléments de ce roman ne soit pas exploité.
Le flashback qui rend le peuple docile et lui permet de ne plus se révolté et de seulement subir ce qui se passe dans le monde m'a beaucoup plus, encore plus l'idée plus poussée du F2, et j'osais espéré que le roman serait davantage basé la dessus au lieu d'une enquête pseudo politique ou un banal conflit de pouvoir. Mais non finalement on ne développera pas tant que cela cette idée là qui sera laissé de côté pour satisfaire l'égo de son auteur qui veut faire parler avant tout ses idées et ses paranoïas sur l'avenir par ses personnages et par sa vision du déclin du monde et ce n'est vraiment pas fait avec finesse.
Je m'attendais donc à une fin plus cohérente, plus surprenante plutôt qu'à une soupe à l'américaine victorieuse comme on s'en bouffe déjà pas mal dans leur film catastrophes.
spoiler: Les 3 derniers chapitres m'ont insupportés, le passage dan sl'hélico libellule de combat ridicule entre un viel handicapé, un gamin, un inspecteur drogué et des ninjas ridicule à fini d'achever le peu de réalité que pouvait offrir le bouquin, je fus donc soulagé de voir la fin se terminant dans une cuve, pour moi fin la plus cohérente et réjouissante pour un lecteur qui se serait fait avoir par ces idées de flashback, mais mettre une autre fin ou tout se fini pour le mieux dans un monde où les américains reprennent le pouvoir avec certains japs anti système musulman était à vomir de mièvreries et d'égo pro améicain.
Dommage car même la fin un peu pompé sur Inception ne m'a pas surprise ni convaincu.
Pour le reste si je ne savais quelle note donnée c'est que l'auteur a été assez fort pour nous donner envie de lire ce livre pour nous servir une bonne enquête que l'on voulait absolument résoudre simplement pour nous permettre de mette les deux pieds dans le plat et nous faire lire sa vision politique du monde et du déclin de celui ci. Bravo mais de telles lectures peuvent s'avérer dangereuses dans un monde déjà un peu xénophobe et je ne lis pas pour m'ouvrir au monde de cette façon là Mr Simmons
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   23 janvier 2016
Val a écouté les histoires racontées au coin du feu par Henry Big Horse Begay, un Navajo ... Il rit à gorge déployée ... en pensant à l'homme blanc qui a parqué son peuple dans des réserves, et qui doit maintenant replier sa "Destinée manifeste" comme un vieux tapis usé, mais je suis certain qu'il n'y a pas une once de méchanceté en lui. C'est un simple étudiant de l'Histoire.

- C'est ce qui arrive à chaque race, chaque groupe, chaque nation, dit Henry Big Horse Begay en riant. Les jours de grandeur se déversent telle une immense marée célébrée par les peuples chanceux - comme le mien l'a fait autrefois - qui pensent l'avoir méritée, ce qui n'est pas vrai, et puis la marée se retire, et ces nations, ces tribus, ces peuples se retrouvent tout ébahis sur la plage desséchée et couverte d'immondices.

p. 253
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   23 janvier 2016
... j'avais remarqué l'intérêt presque avide de Val pour ce que ces hommes et ces femmes assemblées autour des feux de camp avaient à dire. Pauvre Val ... conformément à la loi sur l'éducation et au diktat du Département de l'Education, il a été contraint de sacrifier à la "diversité" (par pur principe) pendant presque chaque heure qu'il a passée à l'école depuis ses débuts à la maternelle de Denver, il y a de cela presque douze ans. Mais il n'a jamais vraiment su ce qu'était la diversité jusqu'à ce qu'il se trouve dans ce convoi. Val a grandi dans deux villes, Denver et Los Angeles, où les quartiers sont des fiefs raciaux, ethniques, linguistiques, et (de plus en plus) religieux, chacun se battant pour se tailler une part plus importante d'un "gâteau" théorique dans un jeu à somme nulle impliquant la politique, les gangs et la guerre.

Mais pendant ces cinq jours et ces cinq nuits, il a vu et écouté ...

p. 252
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   16 janvier 2016
Beaucoup plus loin sur la droite, au-delà de Canyon Road et à la limite de ce quartier résidentiel, se dressait le haut minaret de la mosquée Masjid Ahl al-Hadeeth. Le règlement interdisant toute construction de plus de quatre étages remontait à une soixantaine d'années, mais le conseil municipal avait levé cette restriction pour Masjid Ahl al-Hadeeth, et son minaret s'élevait à trois fois la hauteur autorisée. Les musulmans locaux ainsi que le Nouveau Califat avaient manifesté leur reconnaissance pour ce geste en versant des contributions financières importantes à la municipalité et en exigeant que tous les Juifs résidant dans les limites de la ville soient expulsés. Le conseil municipal était actuellement en train d'examiner cette demande, (Nick avait lu dans les éditoriaux du blog Boulder Daily Camera que, comme il y avait de toute façon très peu de Juifs à Boulder, on ne perdrait pas grand-chose en accédant à la requête). Les musulmans de Boulder - qui représentaient 15% de la population globale, avec chaque jour de nouveaux immigrants accueillis par la ville - avaient obtenu d'être jugés selon la charia, et non plus selon les lois du Colorado, au cas où ils viendraient à être accusés d'un crime.

p. 173
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bilodohbilodoh   11 juillet 2015
Il repensa à toute cette folie sur le réchauffement climatique qu’on prétendait d’origine humaine. Il avait déjà une vingtaine d’années quand cette hystérie avait atteint son apogée. Aujourd’hui, ce n’était plus qu’une histoire édifiante sur l’époque moyenâgeuse des modélisations informatiques à long terme.

(Robert Laffont, p. 450)
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   16 janvier 2016
Le XXI° siècle arriva, et le conseil municipal de Boulder ne pouvait jamais s'empêcher de prendre position sur des questions qui ne concernaient en rien une ville moyenne : il avait manifesté son soutien aux rebelles marxistes du Nicaragua, s'était officiellement opposé aux guerres en Irak, en Afghanistan et ailleurs, refusait de souscrire aux lois fédérales visant à restreindre l'usage du cannabis et autres drogues, et accueillait des immigrés mexicains clandestins en leur accordant le statut de réfugiés politiques - cela étant, comme il n'y avait aucun endroit dans Boulder où des immigrants mal payés puissent vivre, ils étaient toujours discrètement expulsés hors des limites de la ville une fois faite très publiquement l'annonce du "refuge" accordé. Enfin, le conseil avait déclaré officiellement que la ville de Boulder ne "collaborerait" jamais avec un président des Etats-Unis républicain.

p. 170
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