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ISBN : 226629041X
Éditeur : Pocket (11/10/2018)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 153 notes)
Résumé :
" Il est des lieux maléfiques qui ne devraient pas exister. Il est des villes malfaisantes où l'on ne peut demeurer. Calcutta est de celles-là. Avant Calcutta, pareille idée m'aurait fait rire. Avant Calcutta, je ne croyais pas au mal, et surtout pas comme s'il était une force indépendante des hommes. Avant Calcutta, je n'étais qu'un imbécile. " Robert Luczak est envoyé à Calcutta par sa maison d'édition pour récupérer le mystérieux manuscrit d'un poète que tous cro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  07 mai 2019
Un roman qui serait un mélange entre une ambiance glauque, humide et terrifiante à la façon de Lovecraft, une histoire tordue digne de Graham Masterton et avec le style d'écriture de Dan Simmons, moi, je dis oui tout de suite !
J'avais ce roman dans ma pile depuis des mois mais c'est seulement hier que je me suis plongée dedans. Et quelle plongée !
On débarque à Calcutta en même temps que le héros, un poète qui est venu récupérer le manuscrit d'un auteur porté disparu depuis des années dans cette ville labyrinthique, nauséabonde, fascinante, d'une saleté repoussante, bruyante, effrayante et captivante à la fois. On est tout de suite immergé dans le bain, même si c'est littéralement un bouillon d'excréments, de sang, de charognes, de miasmes en tout genre et surtout de folie.
J'ai adoré ce roman qui prend le lecteur à la gorge et qui ne le lâche qu'après l'avoir tordu dans tous les sens, l'avoir malmené, l'avoir terrifié, et le laisse complètement vidé même après avoir tourné la dernière page.
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Wazlib
  06 mai 2017
KALIENTE!
Tout d'abord, je m'excuse platement pour le jeu de mot. Ceci fait, parlons un peu de ce "Chant de Kali", livre que j'aurai mis bien lentement à me procurer en regard des nombreux conseils qu'on m'avait glissés ces dernières années. Si "Le Chant de Kali" ne m'a jamais été présenté comme un "must-have" ou une pépite du genre, il m'a toujours été présenté avec un certain respect. Et surtout, dans chaque éloge, cette constante image: celle d'une oeuvre difficile, exigeante et éprouvante, ne ménageant surtout pas le lecteur. Alors c'est vrai qu'on ne va pas se mentir, on est entre nous, j'aime bien les défis de ce genre.
En ce qui concerne Dan Simmons, il ne m'était pas inconnu. Je l'avais découvert avec une science-fiction barbante et brouillonne ("Ilium" et "Olympos", mais je n'en ai que de vagues souvenirs), puis je l'avais retrouvé magistral, voire exceptionnel, avec le chef-d'oeuvre "L'Echiquier du Mal". Je parlais tout à l'heure de la réputation qu'a "Le Chant de Kali" d'être d'une noirceur incompressible: je pense que j'y avais déjà largement goûté avec "L'Echiquier du Mal" qui, dans le genre, était particulièrement intense. A propos des "incontournables" Hypérion/Endymion de l'auteur: je ne les ai malheureusement jamais lus. Mais ça viendra!
Revenons-en à ce petit livre qui nous concerne. Je ne me permettrai pas l'audace d'un résumé, puisque déjà, c'est un véritable plaisir (tout à fait malsain) de découvrir ce court roman, et deuxièmement, je l'ai lu il y a déjà quelques mois et n'en ai plus une image claire. Ceci étant, j'aimerais revenir sur certains points particulièrement intéressants.
Tout d'abord, Calcutta, bien sûr. J'aime ces histoires où les lieux, les villes, jouent un rôle à part entière. Et pour le coup, elle fait très fort. Si Stephen King avait réussi, avec la ville de Derry, à instiller une atmosphère douçâtre, qui petit à petit nous plongeait dans un malaise toujours grandissant et miraculeusement génial; Dan Simmons a choisi quant à lui une option nettement plus directe: c'est un euphémisme de dire qu'il ne fait pas dans la dentelle. de la première page décrivant Calcutta à la dernière, la ville est horreur. Viciée, tordue, suintante, moite, puante, maléfique, immonde, vomitive, pourrissante... En voilà des adjectifs que vous pourrez retrouver dans le livre. Dan Simmons est un auteur très doué, et il réalise ici un tour de force: rarement le lecteur aura lu ville plus torturée. On connaissait ces "villes maudites", ces "endroits de malheur", dans la littérature, mais une chose est sûre: on n'avait pas encore mis les pieds à Calcutta.
On ne dira pas, en revanche, que l'auteur fait dans la finesse. Son travail autour de la ville, s'il est notable et exceptionnel, est maladroitement exécuté: comme je vous l'ai dit, du début à la fin, c'est une horreur. Et cela fait son effet sur le lecteur qui s'enfilera deux-cents pages d'un coup d'un seul: il finira dégoûté, à bout de souffle. Et c'est en ce sens qu'heureusement que M. Simmons a contré son envie de faire un gros pavé: ç'aurait été, ici, impossible. Car oui, dans son vocable, dans son atmosphère, dans son histoire, dans ses personnages et bien sûr dans ces lieux: "Le Chant de Kali" est d'une intensité épouvantable et salvatrice. Cela fait l'effet d'un grand coup de marteau sur la cage thoracique: ça faisait longtemps.
Je vous propose un petit extrait, pour ceux qui douteraient de la noirceur qui coule dans ces lignes:
"La créature que j'avais portée telle une épousée avait peut-être été
naguère un être humain. Mais plus maintenant. le corps avait gonflé et
faisait deux fois la taille d'un homme. Il ressemblait plus à une
étoile de mer géante et putride qu'à un être humain. Ce n'était plus
qu'une masse blanche avec des trous tout plissés et des fentes
bouffies à l'emplacement des yeux, de la bouche et du nez. le cadavre
était blanc, tout blanc, de la blancheur des carpes que rejette la
Hooghly. Sa peau avait la texture d'un champignon vénéneux et pourri
en train de suppurer. Il était tout boursouflé. Tous les organes
avaient enflé et semblaient prêts à exploser. L'épouvantable pression
interne des gaz en expansion avait dilaté la peau. Dans cette masse
spongieuse, çà et là, des os fracturés pointaient, tels des bâtonnets
plantés dans une pâte à pain en train de lever."
Alors, ça ne fait pas rire, n'est-ce pas?
Le deuxième point que je voulais aborder est la comparaison fréquente du roman avec les écrits lovecraftiens. Ne connaissant pas suffisamment cet auteur (je n'ai lu que quelques récits du Mythe de Cthulhu), j'ai du mal à me faire un avis. S'il y a dans le cours du récit un côté "embarqué, exploré" qui me fait penser à ce que j'ai lu de Lovecraft, il n'y a pas dans la suite des choses de véritables parallélismes entre les deux auteurs. Ok, l'ambiance "adorateurs/divinités" peut évoquer l'auteur de Providence, mais il ne faut au contraire par faire de raccourcis trop faciles. Si le thème se rejoint, il n'est pas exploité pareil. Déjà, Kali est une divinité "réelle", et ceci a une importance capitale. Intégrée dans la religion des hommes, on lui a donné un sens, un message et c'est ici primordial, puisque le "chant de Kali", dont on connaît véritablement la nature en fin de roman, fait "sens". Autrement dit, alors que les Dieux Anciens de Lovecraft touchent à l'inconcevable, à l'impossible; Kali n'est qu'une déesse traditionnelle: terrible, certes, mais porteuse de messages.
Ce qui, peut-être, rapproche les deux auteurs, c'est le narrateur halluciné, au bord de la folie. Robert Luczak vit un cauchemar, et finalement, on ne sait rien du paranormal dans ce livre. A la manière d'un fantastique traditionaliste, le doute est présent, jusqu'au bout: le surnaturel a-t-il eu un rôle dans cette histoire? Tout cela est-il le fait d'une divinité, ou simplement de l'horreur insoluble de l'homme? C'est peut-être un des points les plus forts du récit, les plus excitants.
On ajoutera également tout le jeu extrêmement réussi autour de la sensualité de Kali, le bouquin ayant des sursauts d'érotisme au fil de ses pages. Un érotisme, vous l'aurez compris, parfois très troublants.
En bref, "Le Chant de Kali" vaut le détour. Petit roman d'une intensité rare, il disperse une noirceur incroyable et une intelligence du récit louable. Tantôt adrénaliné, tantôt glaçant: on passe par tous les état lors de la lecture. Une chose est certaine: difficile d'en sortir indemne.
Et je me demande bien comment on peut accepter d'aller visiter Calcutta après tout ça.
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Ebooker
  23 juin 2019
Boby rédacteur d'un magasine, spécialisé dans la rubrique poème, se voit offrir une mission tout frais payé par le magasine concurrent, à fin de partir à Calcutta (Inde) prendre possession de manuscrit récemment écrit par un poète soit disant mort.
Pour cette mission de routine, d'apparence, qu'il pense traiter en 2 jours maximum, il décide d'emmener sa femme et sa fille .
Sur place, il aura à faire à des personnes de partie différent, sans qu'il sache bien qui a intérêt à quoi, le tout dans une atmosphère hostile.
Voilà un livre qui n'est pas très gros et assez prenant dès les premières pages.
Le seul hic, c'est qu'il passe plus de temps à décrire Calcutta, sa dangerosité et son insalubrité à chacun de ses déplacements, que le reste.
En gros ça commence assez bien mais ça s'essouffle passé la moitié.
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Louis_LUCAS
  14 novembre 2018
Avant d'entrer dans le vif du sujet, je tiens à remercier Babelio ainsi que Pocket pour ce Masse Critique qui m'a permis de découvrir Dan Simmons par le biais d'une réédition de son premier roman : Le chant de Kali.
Si mon choix s'est porté sur ce roman, ce n'est pas seulement pour combler mes lacunes de lecteur. Le réel déclencheur, a été le cadre de l'histoire - Calcutta à la fin des 1970's - qui a titillé d'emblée mon imaginaire car il laissait la porte ouverte à bien des développements. L'Inde, depuis toujours, fait fantasmer l'imaginaire des occidentaux, car elle est le berceau à la fois des médecines alternatives, mais également du surnaturel, d'une spiritualité protéiforme, parfois bien loin du cadre rassurant (?) de nos bons vieux monothéismes.
Malgré mon enthousiasme premier, j'avais quelques doutes sur l'objectivité de l'auteur. Au milieu des 1980's, un thriller fantastique écrit par un Américain qui se déroule à Calcultta... En toute honnêteté, j'avais peur de me retrouver face à une Inde caricaturale aux côtés d'un héros moralisateur, condescendant... Soyons clair, il y a un peu de tout cela dans Robert Luczak, mais pourtant cela n'entache pas la qualité de l'intrigue, car sans ce décalage, ce manque de repères, ce choc des cultures, le héros de cette histoire ne basculerait pas, ne s'enfoncerait pas dans les “méandres méphitiques de la ville” pour reprendre les mots de la quatrième de couverture.
Bien qu'il soit classé dans la catégorie “SF”, “Le chant de Kali” s'apparente plutôt à une oeuvre fantastique tant l'histoire, si riche en rebondissements soit-elle, tend vers le “plausible”, prend un malin plaisir à flirter avec le surnaturel sans jamais réellement choisir son camp. Malgré son occidentalisme un chouïa agaçant au début, Robert Luczak suscite rapidement l'empathie, un sentiment qui va en s'accroissant, qui ne quitte jamais le lecteur y compris dans les pages les plus angoissantes.
L'auteur se démarque de ses contemporains - dont l'un se fait d'ailleurs un peu écorner au passage - par l'épaisseur de ses personnages, la qualité des descriptions, mais également dans sa filiation, plus littérature généraliste que de genre. Preuves en sont les nombreuses références à Rabindranath Tagore, à la poésie romantique sans oublier l'élément déclencheur de l'histoire, le mystérieux manuscrit du poète indien Das. Après quelques recherches, il a bien existé un poète de ce nom en Inde, mais difficile, n'étant pas spécialiste du genre, de savoir si Dan Simmons s'en est inspiré et, le cas échéant, dans quelles proportions.
Je suis donc plutôt conquis par cette première excursion du côté de chez Dan Simmons, car il a su rapidement balayer mes premières réticences et m'a offert quelques frissons bienvenus, brillamment disséminés dans une enquête bien ficelée au rythme soutenu.
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meygisan
  19 novembre 2014
Dès les premières lignes, j'ai eu l'impression de me retrouver dans un roman de Lovecraft tant l'ambiance, la narration, le sujet proposé, et d'autres points communs sont proches. Mais très vite, s'il ne s'en éloigne pas pour autant, le récit prend son propre envol et nous plonge au coeur de Calcutta, d'abord progressivement, pour bien nous "faire sentir" la ville puis de plus en plus profondément, à telle point que la ville elle même devient un personnage. Une impression de gêne malsaine finit par s'installer, l'atmosphère devient dégoûtante, les personnages jouent avec le héros, la menace devient de plus en plus présente jusqu'à peser très lourdement et de manière très inquiétante sur les épaules du couple. Nous suivons donc le parcours de cet écrivain à la recherche d'un de ses semblables sensé disparu, et devenu une légende dans le milieu. L'auteur distille une aura fantastique à travers la figure de la déesse Kali; on ne sait jamais vraiment si le héros rêve ou s'il vit la réalité. le suspens est entretenu de manière progressive jusqu'à un paroxysme où la vie même du héros est en jeu. Puis c'est le drame alors que tout semblait résolu dans le meilleur des mondes; l'auteur nous fait croire à une fin heureuse et nous emmène véritablement vers l'horreur. (c'est également en cela que j'ai reconnu la patte de Lovecraft). S'il s'agit d'un hommage à l'auteur de Cthulhu, il est très réussi à mon goût, beaucoup plus en tous cas que bon nombre d'auteurs se prévalant d'avoir "développé" l'univers de Lovecraft.... Mais ce n'est que mon avis!! En tous cas ce bouquin se lit bien, il se dévore pour peu que l'on soit friand de ce genre d'atmosphère. Dernier mot pour dire que la résolution finale est définitivement porteuse d'espoir; alors que l'auteur nous a plongé dans une véritable horreur, il nous propose tout de même un dénouement (en apparence!!) heureux. Mais le sentiment d'être insidieusement trompé et manipulé règne tout de même. Et c'est bien là toute l'essence te la signification du Chant de Kali........
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
PazouPazou   01 décembre 2014
A mesure qu’on approche des faubourgs (de Patna, ville importante du Bihar, au Nord-Est de l’Inde) en voiture, des cabanes en toile à sac apparaissent sur les trottoirs dépourvus d’arbres. Elles se développent en bidonville. Les taudis sont environnés de tas d’ordures. Des chèvres, des cochons, des chiens et des enfants s’y disputent des restes de nourriture. Plus on avance, pire c’est. Des égouts à ciel ouvert bordent la route. A côté sont couchés des immigrés émaciés venus de villages où règne la famine. Des rats gros comme des chats trottinent entre les rickshaws.
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PazouPazou   01 décembre 2014
Il est des lieux maléfiques qui ne devraient pas exister. Il est des villes malfaisantes où l’on ne peut demeurer. Calcutta est de celles-là. Avant Calcutta, pareille idée m’aurait fait rire. Avant Calcutta, je ne croyais pas au mal, et surtout pas comme s’il était une force indépendante des hommes. Avant Calcutta, je n’étais qu’un imbécile.
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RhlRhl   01 novembre 2018
Le mal. Mais il n'existe pas. Seul existe le pouvoir. Le pouvoir est, en effet, le seul grand principe qui régit notre univers. Tout ce que nous redoutons, nous le redoutons parce qu'une force exerce son pouvoir sur nous. Et nous cherchons tous à nous libérer de cette peur-là.
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RhlRhl   01 novembre 2018
Notre enfant naîtra au printemps. Je veux que notre fils ou notre fille connaisse toutes les joies limpides, du chocolat chaud par les matins d'hiver et du fou rire par un généreux samedi après-midi d'été. Je veux que notre enfant entende les voix amicales des bons livres et les silences encore plus amicaux des personnes bonnes.
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RhlRhl   01 novembre 2018
- (...) N'avez vous donc jamais goûté au nectar du pouvoir ? Vous ne vous êtes jamais livré à la violence ?
J'hésitai. Je ne pouvais quand même pas lui dire que presque toute ma vie n'avait été qu'un long exercice de contrôle de mes emportements.
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