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ISBN : 2207600564
Éditeur : Denoël (21/04/1995)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 130 notes)
Résumé :
Ils ont le talent. Ils ont la capacité de pénétrer mentalement dans notre esprit pour nous transformer en marionnettes au service de leurs perversion et de leur appétit de pouvoir. Ils tirent les ficelles de l'Histoire. Sans eux le nazisme n'aurait peut-être pas été cette monstruosité dont nous avons du mal à nous remettre, les fanatismes de tous ordres ne se réveilleraient pas de façon aussi systématique et nombre de flambées de violence, tuerie, accidents inexpliq... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  05 décembre 2016
Charleston. Années 1980. Trois seniors se réunissent comme tous les ans dans une maison cossue pour échanger sur les activités menées depuis leur dernière séparation. Rien de bien méchant jusque là. Sauf que le passe-temps favori de ces trois-là consiste à provoquer violences, tueries et accidents aussi mortels qu'inexplicables, tout ça dans le but de mesurer l'étendue de leur pouvoir. Leur pouvoir ? Celui de contrôler n'importe quel autre être humain par la pensée, le transformant ainsi en véritable pantin et/ou machine à tuer privée de tout instinct de conservation et de toute émotion. Dan Simmons signe avec « L'échiquier du mal » une tétralogie glaçante qui confirme, si besoin, le bien fondé de la place tenue par l'auteur dans le domaine du fantastique ces dernières années. Car nous avons, il me semble, bel et bien affaire à un maître du genre. La première chose qui impressionne, c'est le rythme effréné qu'il parvient à conserver (presque) jusqu'à la dernière page. L'intégrale comporte en effet plus de mille pages et, mis à part quelques longueurs à la toute fin, on ne s'ennuie pas une seconde. L'un des plus grands tours de force de l'auteur consiste ainsi à réussir à maintenir le lecteur constamment en alerte, que ce soit lors des scènes d'action ou surtout lors des fréquents moments d'accalmie qui en deviennent paradoxalement presque plus éprouvant pour les nerfs.
Cette tension sous-jacente qui nous fait comprendre que le pire peut arriver à tout moment ne tarde pas à donner au roman un caractère assez addictif. Addiction renforcée par la frustration du lecteur qui piaille littéralement d'impatience à l'idée de voir les protagonistes enfin sortir la tête de l'eau et remporter une victoire au dépend de leurs tortionnaires. Car il faut dire que le combat est plutôt déséquilibré : d'un côté des êtres capables de contrôler n'importe qui par la pensée, de l'autre trois citoyens lambda, certes très en colère, mais bien mal équipés pour lutter contre la perversité et l'expérience de ces « vampires psychiques ». Si le récit parvient à nous happer à ce point, c'est d'ailleurs en grande partie grâce à ses personnages qui bénéficient tous sans exception d'un traitement extrêmement soigné. C'est bien sûr d'abord le cas de nos trois héros et en particulier de Saul Larski, sans doute le personnage le plus attachant du roman, non seulement en raison de son expérience traumatisante dans les camps de concentration mais aussi et surtout à cause de sa notable évolution tout au long des trois tomes. Leurs adversaires ne sont toutefois pas en reste, à commencer par la seule à bénéficier d'une narration à la première personne et que l'on voit avec une horreur grandissante sombrer dans une folie ayant des conséquences terribles pour tout le monde sauf pour elle-même.
Malgré le malaise et l'angoisse que ne manque pas de procurer la lecture, on ne peut s'empêcher de dévorer avec une avidité croissante les différents tomes de cette tétralogie qui ravira certainement tout bon amateur de fantastique. Si jamais vous êtes curieux de découvrir d'autres ouvrages de l'auteur dans le même genre, je vous conseille de vous pencher notamment sur « Drood », récit tout aussi glaçant mettant en scène deux célèbres écrivains du XIXe et une mystérieuse créature hantant les sous-sols de Londres.
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boubously
  20 octobre 2016
Cette oeuvre intégrale de Dan Simmons comptant environ 1000 pages et regroupant les 2 tomes de l'échiquier du mal est un pur régal d'ingéniosité.
Nous avons à faire cette fois-ci à un thriller très porté sur l'action et le surnaturel. En effet, il est question de vampires psychiques. Pour résumer, comme le fait Xavier dans X-Men, des individus néfastes sont capables de prendre le contrôle d'êtres humains et de leur faire faire ce qu'ils veulent. Cela leur permettant de se nourrir psychiquement et de vieillir moins vite par exemple et aussi de gravir plus aisément les échelons sociaux. Tout commence durant la seconde guerre mondiale dans un camp d'extermination où un officier SS appelé "l'Oberst " se sert de juifs comme simples pions afin de jouer aux échecs mais dans lequel chaque pièce prise est à égale une vie. En ressort un survivant " Saul Laski " épargné par son bourreau qui décide de traquer ce genre d'individus et surtout de se venger.
Nous voilà donc plonger dans les annees 80 aux États Unis ou vont se rencontrer des personnages victimes de ces vampires agissant impunément dans tout le territoire et qui vont dans un premier temps mener leur enquête sur ces erreurs de la nature. Ces contrôleurs d'esprit forment une sorte de mafia qui s'amusent de leur pouvoir créant beaucoup de mal et de victimes autour d'eux. le côté jouissif de ce roman repose aussi qu'ils s'affrontent entre eux...
Un roman rudement mené dans lequel on ne s'ennuie pas une seconde. Tous les ingrédients sont habilement réunis et mélangés, thriller, politique, fantastique, sentiments... L'intérêt réside aussi sur le fait que l'auteur ne dévoile pas tout les éléments dès les premiers chapitres et qu'à chaque page tournée nous nous surprenons a être étonné par la nature de ces monstres et la perspicacité de nos héros. de plus, nous nous attachons très facilement aux personnages ce que sait très bien faire Dan Simmons dans ces romans. La fin quant à elle est une pure apothéose.
Encore une belle réussite de Dan Simmons qui prouve qu'il peut écrire toute sorte d'histoire différente ( Hypérion, Terreur...) avec une imagination débordante et un style caractéristique qui fait de lui un des plus grands auteurs de science fiction et de fantastique.
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Soleney
  15 octobre 2017
Malgré tous mes efforts, je ne suis jamais parvenue à finir cette saga.
Pourtant, le concept était vraiment bien : les « vampires » sont des humains normaux, à ceci près qu'ils volent l'énergie vitale (accroissant leur propre espérance de vie) et utilisent les gens comme des marionnettes. Un tel pouvoir étant particulièrement dévastateur, la très grande majorité des vampires sont (devenus ?) des êtres pervers et mauvais.
Ces créatures étaient fascinantes, retorses, vicieuses parce qu'elles ne considéraient les humains que comme des pions sur l'échiquier de leur pouvoir. Conspiration et complots sont leurs lots quotidiens. Pour preuve, l'histoire commence avec une trahison. Nina, Melanie et William sont amis depuis des siècles (littéralement) et s'amusent à un petit jeu : un comptage de points des meurtres qu'ils ont accomplis l'année passée. Il s'avère très vite que Nina est déterminée à tuer ses deux amis. Mais pourquoi ? La société des vampires est déchirée entre ceux qui ont orchestré le crime et ceux qui désapprouvent.
Bref, j'étais très emballée.
Mais le problème résidait dans les descriptions. Des exemples ? En présentant l'agent Haines, l'auteur a jugé bon de nous donner jusqu'au numéro de sa cravate dans le catalogue où elle était répertoriée. Il y a aussi beaucoup de passages qui trainent en longueur, comme le moment où Saul raconte son expérience des camps de concentration à Nathalie (une jeune journaliste qui veut faire la lumière sur l'étrange comportement de son père aux derniers instants de sa vie) et notamment la partie d'échec, où il a servi de pion vivant.
Pendant les 200 premières pages, ce n'est pas très grave. On est dans la phase d'installation et de découverte. L'histoire s'est mise à stagner peu après : Melanie, encore en vie, est en fuite après la mort de Willie et cherche à se venger de Nina, laissant une trainée de sang derrière elle. Nathalie, Saul et Bob Gentry essayent de la retrouver et de comprendre ce qu'il se passe. Les autres vampires oeuvrent dans l'ombre pour accomplir leur sombre mission, mais on ne sait pas en quoi elle consiste et la confusion règne.
Au début, j'ai ressenti beaucoup d'attachement aux personnages. Mais je me suis lassée assez vite : Melanie, malgré un très bon début, se révèle être creuse, et le trio d'humains correspond aux clichés des personnages des années 80 – en particulier Bob, bien engoncé dans son rôle de bon flic obèse du sud des États-Unis. On comprend très vite les mécanismes de leur psyché et ils finissent par être très prévisibles.
Les meilleurs, pour moi, étaient Barent et Borden. Les plus mauvais, mais aussi les plus fascinants… Malheureusement, ils n'apparaissaient pas très souvent.
Bon, il faut quand même que j'admette que l'écriture, bien que lourde, est d'une certaine qualité et que les chutes sont très bien travaillées. L'ambiance, pesante, noire, est bien retranscrite. L'auteur dresse un véritable tableau de l'Amérique des années 80, de ses problèmes, de ses tensions, de ses incertitudes. La société de l'époque sous son plus mauvais jour…
Mais ça n'a pas suffi à sauver les meubles et je referme définitivement cette intégrale sans regrets.
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Neurot
  04 juin 2014
Bon, pas facile d'être exhaustif sur un pavé de ce genre (1200 pages). Un thriller fantastique horrifique assez virtuose. La grande force du récit ce sont ses personnages, bons ou méchants. Ils sont passionnants à suivre pour la plupart. Les chapitres s'enchaînent et on ne peut plus s'arrêter de lire.
Pour faire un résumé grossier du livre, Saul Laski, un Juif rescapé du camp d'extermination de Chełmno en 1942 traque sans relâche son tortionnaire nazi de l'époque, l'Oberst, qui a utilisé sur lui des pouvoir psychiques. Dans les années 80, une série de meurtres inexpliqués à Charleston en Caroline du Sud remet Saul sur la piste de son ancien bourreau. Pendant ce temps là d'autre "vampire psychique" joue a des jeux destructeurs grâce à leurs pouvoirs, et comme souvent quand il y a trop de puissant, il y a confrontation.
J'ai vraiment apprécié le fait que le point du vu change au fil des chapitres, chaque chapitre suit un ou plusieurs personnages, puis d'autre, et ainsi de suite. Ça ressemble à un grand puzzle dont se place les pièces petit à petit (surtout dans le premier "tome"). Les rebondissements s'enchaînent à un rythme élevé, un vrai page-turner. Pour chipoter je dirais qu'il appuie un peu trop ce coté là, en finissant une bonne moitié de ses chapitres par un rebondissement inattendu, ou une séquence de suspense, pour partir ailleurs au chapitre suivant sans avoir tout dit. Dans le but évidement de nous tenir en haleine. Il y a de l'action, une certaine réflexion sur le "mal", de l'humour, du sexe, du gore et plein d'autre chose.
Ce que je trouve assez fort dans ce livre c'est de m'avoir donner de l'empathie pour des.. monstres. Les parties avec l'irascible, vieux jeu, raciste, folle, psychopathe, etc.. Melanie Fuller, sont juste savoureux. Et on en vient à ne pas vouloir qu'elle meurt.. Ces chapitres sont aussi différent des autres car ils sont les seuls qui sont racontés à la première personne (par la Melanie donc) et qui n'ont pas de date en début de chapitre, car ils sont un peu "hors du temps". Pas dans le sens propre bien sûr, mais ils servent surtout à expliquer ce qui se passe pour les autres "héros". En plus de faire avancer la propre histoire de la Melanie qui du début à la fin ne comprend rien à tous les enjeux et les choses qui se passent autour d'elle.
Evidemment le livre est très noir, carrément dur quand il prend en toile de fond la Shoah (effet histoire avec un grand H oblige). Les actes sont parfois crus, Simmons n'est pas le genre à faire de compromis quand il faut faire du malsain. le fait qu'on suive des méchants (et c'est peu de le dire) une bonne moitié du livre accentue forcement le coté noir du bouquin.
Bon je pourrais dire 10000 autres choses sur ce livre, mais je ne veux pas spoiler ceux qui le liront, et je vous recommande chaudement de le lire. Incontournable.
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Amnezik666
  28 juillet 2014
Alors science fiction ou fantastique ? Pour ma part j'opterai plutôt pour la seconde option car Dan Simmons revisite un thème cher au fantastique : le vampire. Mais ne chipotons pas pour une simple question de genre, ce bouquin mérite bien mieux que de se retrouver le cul entre deux genres (en fait on pourrait aussi ajouter un soupçon de thriller, une pointe horrifique avec un puissant arrière goût de roman noir).
L'auteur prend son temps pour poser son intrigue (quasiment tout le livre I), par moment il faut s'accrocher pour savoir où il veut en venir mais croyez moi ça en vaut largement la peine. Quand la machine se met en branle ça décoiffe, si le rythme n'est pas toujours haletant il distille une telle tension que l'on ne ressent aucun ennui. Au contraire, ces alternances dans le rythme deviennent rapidement un point fort.
J'ai mentionné plus haut que Dan Simmons revisitait le thème du vampire, n'allez pas croire qu'il est l'inventeur du vampire à la guimauve, ses "vampires psychiques" sont largement aussi malfaisants que Dracula et consorts. Ils prennent le contrôle de leurs victimes, leur faisant faire leur quatre volontés, s'en servant parfois comme arme contre leurs adversaires, et les abandonnent comme un vieux slip kangourou, le plus souvent en ayant pris soin d'orchestrer leur mort. le point commun entre ces individus doués du Talent (le nom donné à leur don) : ils appartiennent tous à l'élite, de part leur fortune ou leur position dans la société (parfois même les deux) et semblent n'avoir aucun sens moral.
Je ne perdrais pas mon temps à vanter le style de Dan Simmons, enfoncer les portes ouvertes n'est pas vraiment ma tasse de thé… Je n'ai pas le recul nécessaire pour dire s'il s'agit ou non du chef d'oeuvre de l'auteur mais il est évident que c'est un bouquin qui flirte allègrement avec l'excellence (une intrigue originale, riche et totalement maîtrisée, des personnages soigneusement travaillés).
Si vous vous inquiétez de savoir si un bouquin écrit en 1989 n'a pas pris un coup de vieux avec les années, je vous rassure de suite, hormis quelques antiquités technologiques du XXème siècle (machine à écrire, téléphone à cadran, appareil photo argentique…) l'intrigue n'a pas besoin d'un lifting pour rester percutante.
Lien : http://amnezik666.wordpress...
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   25 mai 2015
Kohlberg avait découvert sept niveaux de développement moral, censés être indépendants de l'époque, du lieu et de la culture. Le Niveau Un est essentiellement celui de l'enfant : exempt de toute notion du bien et du mal, n'obéissant qu'à ses besoins et à ses désirs, uniquement inhibé par des stimuli négatifs. Plaisir et douleur servent de base au jugement éthique selon un schéma des plus classiques. Au Niveau Deux, l'être humain réagit à la notion de bien et de mal en se conformant aux décisions d'une autorité. Les adultes savent ce qu'ils font. Une personne du Niveau Trois se soucie des règles en vigueur. «Je n'ai fait que suivre les ordres. » L'éthique du Niveau Quatre est dictée par la majorité. Une personne du Niveau Cinq consacre sa vie à créer et à défendre des lois qui servent le bien commun, tout en défendant les droits des personnes dont les opinions sont incompatibles avec le Niveau Cinq. Les Niveau Cinq font d'excellents avocats. Saul en avait connu quelques-uns à New York. Les Niveau Six sont capables de transcender l'optique légaliste des Niveau Cinq et se soucient du bien commun et des réalités éthiques supérieures, indépendamment des frontières nationales, culturelles ou sociologiques. Les Niveau Sept obéissent uniquement aux principes universels. Jésus-Christ, Bouddha et Gandhi figurent parmi les rares Niveau Sept connus. [....]
À sa grande stupéfaction, puis à sa grande terreur, il avait découvert l'existence d'un Niveau Zéro. Il existait des êtres humains n'ayant jamais atteint le stade fœtal et absolument dénués de repères moraux ; même les stimuli plaisir/douleur étaient impuissants à gouverner de telles personnes - si on pouvait encore les qualifier de « personnes ».
Un Niveau Zéro pouvait croiser quelqu'un dans la rue, le tuer par caprice et s'éloigner ensuite sans le moindre remords. Les Niveau Zéro ne souhaitaient ni être capturés ni êtres punis, mais ce n'était pas le désir d'éviter la punition qui guidait leurs actes. Et ceux-ci n'étaient pas non plus motivés par un désir de transgression qui l'emportait sur la peur du châtiment. Les Niveau Zéro étaient incapables de distinguer un acte criminel d'un acte ordinaire ; ils étaient atteints de cécité morale. Des centaines de chercheurs avaient mis les hypothèses de Kohlberg à l'épreuve, mais ses données semblaient solides, ses conclusions irréfutables. À n'importe quelle époque, dans n'importe quelle société, un à deux pour cent de la population se trouvaient au Niveau Zéro du développement moral.
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MyDiogeneClubMyDiogeneClub   02 juillet 2013
Je ne sais pas exactement quand Nina et moi avons eu l'idée du duel. Peut-être fut-ce lors d'une de ces longues nuits chaudes où l'une venait dormir chez l'autre : le plaisir de se blottir au creux du même lit, d'échanger murmures et gloussements, d'étouffer nos rires lorsqu'un froissement rêche trahissait la présence d'un domestique de couleur arpentant les couloirs obscurs. Quoi qu'il en soit, cette idée était le prolongement naturel des prétentions romantiques de l'époque. L'idée de voir Charles et Roger s'affronter en duel pour un point d'honneur abstrait dont nous étions la cause nous excitait d'une façon physique que je reconnais à présent comme une simple forme de titillation sexuelle.

Tout cela aurait été inoffensif s'il n'y avait pas eu notre Talent. Nous réussissions tellement bien à manipuler les hommes – une manipulation qui était en ce temps-là non seulement admise mais encouragée – que ni l'une ni l'autre ne voyait quoi que ce soit d'extraordinaire dans la façon dont nos souhaits se transformaient en actes. La parapsychologie n'existait pas à cette époque ; ou plutôt, elle n'existait que sous la forme de séances de tables tournantes qui n'étaient que des jeux de société. En tout cas, nous avons passé plusieurs semaines à nous murmurer des fantasmes, puis l'une de nous – ou peut-être les deux – a transformé le fantasme en réalité grâce à son Talent.

Dans un sens, ce fut notre premier Festin
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boudiccaboudicca   07 octobre 2016
Justice doit être rendue, elle est réclamée par les millions de voix qui s'élèvent des tombes anonymes, des fours rouillés, des maisons vides peuplant des milliers de villes. Mais pas la vengeance. La vengeance est indigne.
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boudiccaboudicca   04 octobre 2016
Comme la majorité des jeunes que je rencontrais ces temps-ci, il m'étais impossible de dire si celui-ci était un authentique attardé ou s'il était tout simplement mal élevé. La plupart des personnes âgées de moins de trente ans appartiennent à l'une de ces deux catégories
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AlfaricAlfaric   31 mai 2015
Il avait cru que s’il parvenait à comprendre la psychologie du mal il pourrait le guérir. Mais il n'existait aucun antibiotique contre le bacille de cette peste.
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Vidéo de Dan Simmons

DAN SIMMONS parle de COLLINES NOIRES
Du général Custer à Sitting Bull, du mont Rushmore au pont de Brooklyn, le grand roman de l'Amérique de Dan Simmons.
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