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EAN : 9782246502913
313 pages
Grasset (20/03/1996)
3.59/5   58 notes
Résumé :
Que se passe-t-il quand un homme tombe amoureux d'une femme qui n'est pas son genre ? Quand un écrivain en mal d'écriture succombe à une fille futile ? L'amour rapproche-t-il les êtres ou, au contraire, les éloigne-t-il au plus profond de leur solitude ? Dans ce roman, histoire d'une passion que rien ne laissait prévoir, voici Irène, l'hôtesse de l'air, le grand amour, la femme-paradoxe, émouvante de fragilité et de naïveté. Puis Walser, l'ami-confident, le conseill... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Ambages
  30 août 2020
Je te déteste. Je ne compte plus le nombre de fois où je l'ai écrit. Jamais dit, tu le reconnaitras. le contraire, je ne sais pas… En toute conscience.

« Pardonner, haïr, aimer, les vagues disent toutes ces choses dans un bruit confus. »
Il y en avait tellement d'autres dans la pile, pourquoi celui-ci ? « le prochain amour » Pourquoi, les yeux fermés, est-il venu dans mes mains ? Cette semaine ? J'avoue que ce mystère résume tout de cette rencontre improbable, inespérée, de ce gouffre puissant qui animait mes jours où j'étais à l'unisson avec ton esprit. La nuit j'étais dans tes bras.
« …légendez la planète de vos amours, de vos cris, de vos écrits. Légender, c'est prendre le risque de la parole et raconter sa propre histoire enchevêtrée dans celle des autres. »
L'un dans l'autre, expression qui nous convenait à merveille, nous étions bien, non ? Et voilà que tout s'arrête pour mieux recommencer ? Comment se peut-il qu'un amour puisse être fait d'odeurs, de chair et d'esprit scriptural ? Il manquait sans doute l'unisson du temps. Une vie dans deux espaces qui se retrouvent le temps d'un instant, le temps qu'une étoile filante laisse tomber sa poudre d'or sur des corps qui seuls savent se parler. L'oralité n'est que saveur, goût d'une peau en sueur, il lui manque le bruissement des mots qui ne se laissent aller qu'à la réflexion posée de l'écrit. Une désynchronisation qui tue à petites échéances ce que chacun cache au fond de lui. Oh mon Maître que ne suis-je la maîtresse de vos sens ? Cet abîme où nous fondions nos êtres dans un foudroiement ultime, où chaque parcelle de l'autre révélait tellement plus que ce que nos pauvres mots étaient capables d'ânonner. Des barrières temporelles que nous ne voulions pas voir dans ces moments de grâce, finissaient toujours avec l'horloge des heures fuyantes par nous contenir dans cet îlot que nous savions suspendu dans le temps. « On idéalise toujours l'amour en l'associant exclusivement au plaisir » mais qu'il est dommage de ne pas avoir pu aller au-delà, vers « ce réseau indicible qui unit deux êtres à travers les espaces du monde » C'était pourtant si évident notre rencontre, non ? nous nous étions déjà rencontrés pour que cette symbiose n'ait pas le temps de s'installer puisqu'elle nous préexistait sur cette place de la Bastille. Lieu de prison. Je le suis et le resterai, mais ces barreaux ne seront visibles de personne. « La peau, le glissement, la caresse… Je suis seul face au ciel. Hier encore il y avait l'attente, la réjouissance, l'anxiété, il y avait de la vie et de la mort qui s'enlaçaient, donnaient deux versants au cours des choses… »
Alors je ne sais plus que faire. Qu'attendre. Evidemment un ami. Et l'amour, cette chose impénétrable qui fait la lumière des étoiles et le souffle du vent, devant un clair-obscur. Mais je suis heureuse. Triste mais heureuse. Peut-être l'un ne va pas sans l'autre d'ailleurs. Ah oui, j'oubliais, le prochain amour, je te le conseille. Je ne te propose pas de te le donner, hein ? même si le coeur y est.
« Que les couloirs dérobés où se jouent les amours et se nouent les amitiés ramènent forcément à la lumière, afin que chacun puisse reconnaître l'élégance de ceux qui ont su, en silence, écouter. »
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saphoo
  25 janvier 2020
Il y a des livres qu'on n' a pas envie de quitter et d'autres où l'on espère la fin avec soupirs. Et je dois avouer que je suis bien contente d'avoir tourner la dernière page. Ce n'est pas une lecture très intéressante ni très captivante. J'ai lue bien mieux de cet auteur. Cette Irène m'a exaspérée et elle ne méritait pas tout un roman. Ceci dit, ce récit est l'occasion de réfléchir sur le sens de la passion amoureuse, la vie de couple, les attirances et coups de foudre. Donc non dépourvu d'intérêt. Mais quel ennui mes amis ! Je n'en dirai point plus je préfère vite oublier cet écrivain dans l'histoire qui n'arrive plus à écrire un vrai roman, et fourni toujours les 10 premières pages de son roman à son éditeur contre un chèque. A y réfléchir je me demande si ce ne serait pas ce dit roman qui patauge , tourne autour d'une femme courant d'air. Bref, passons à autre chose.
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aaahhh
  05 novembre 2013
Tout à la fois homme moderne désabusé et grand rêveur romantique, notre héros écrivain en mal d'inspiration et en mal d'amour nous entraîne dans ces pages à la recherche de la passion, de la muse et de l'absolu...
Relatant une période de sa vie et plus précisément l'une de ses plus grandes histoires d'amour, le narrateur nous offre en apartés le fruit de ses réflexions sur la vie et l'amour et le lecteur se prendra tour à tour à suivre les rebondissements d'une déroutante aventure amoureuse et à se questionner sur la possibilité d'une vie sereine à deux...
Un roman prenant et par moments poignant, mais dont la prose se veut très belle et très intelligente et n'arrive pas à la hauteur de ses prétentions: trop de belles phrases enguirlandées et de profonds débuts de réflexion qui ne veulent finalement rien dire m'ont laissé un gout fade et un peu amer... La poésie de la forme sans le fond, surtout celle qui se regarde le nombril, c'est moins bon et ça fait un peu sourire jaune... Il faut dire que je n'ai pas tellement adhéré au délire amoureux de notre narrateur dont l'histoire ne m'a jamais parue grandiose ni passionnante, mais au contraire vouée à l'échec dès le début. Je l'ai néanmoins suivie avec intérêt, mais avec un sentiment bizarre de voyeurisme sadique, comme on prendrait plaisir à entendre le récit d'un échec qu'on aurait vu venir dès ses premiers instants...
Impressions de lecture mitigées, donc. Il y a du bon dans "Le prochain amour" mais il aurait gagné à être moins surfait...
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
line70line70   27 mars 2011
L'amour, ce n'est pas une histoire de perfection, c'est brut de décoffrage, une forme imparfaite boursouflée de scories. [...] l'amour ce n'est pas a priori, c'est live, vivant, immensément présent. Ça n'a rien d'une balade romantique, c'est offrir et travailler. Travailler sur soi, sur l'autre, sur l'affrontement de deux mondes que le hasard et quelques affinités ont curieusement réunis. Offrir et s'offrir, car la quête dans laquelle on est lancé est sans solution. L'amour est l'histoire de ce parcours qui part d'un mystère pour parvenir, une éternité plus tard, au même mystère: irrésolu.
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AmbagesAmbages   29 août 2020
"Vos test HIV, pour vous et votre amie, sont négatifs", m'annonça le docteur Ferguson. Je lui avouai que j'avais surtout peur, depuis quelques semaines, d'avoir attrapé le sexe comme maladie transmissible. "Cette fille est un virus, insistai-je auprès du docteur Ferguson, elle est en train d'atteindre mes défenses immunitaires qui, comme vous le savez, sont importantes chez les écrivains... La drogue, l'alcool, le Grand Nord, la Collaboration, rien ne les effraient ils se sortent de tout ! Mais le sexe, docteur, en plein siècle sida, suis-je anachronique ?"
Comme souvent, le docteur Ferguson ne répondit pas à ma question, me posa une perfusion et me demanda, en échange, de me réhabituer à écrire des romans plutôt que d'essayer de les vivre.
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AmbagesAmbages   28 août 2020
Nos systèmes immunitaires contre les idéologies les plus insensées et les plus primaires s'effondrent chaque jour. Il suffit d'un attentat de plus, d'un accident inattendu et nos muscles se contractent, nos estomacs se nouent, notre peur de vivre augmente. Nos réactions sont de plus en plus animales, des réflexes de survie, l'anxiété de l'autre, la trouille pour nos derniers bastions de tranquillité.
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aleatoirealeatoire   18 mai 2013
Si je ne t'avais pas rencontrée, je serais incomplet et infirme de ce qui me serait demeuré caché à jamais, inculte moi aussi de cette partie des choses qui font souffrir, donnent du plaisir et posent au coeur les justes questions.
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AmbagesAmbages   29 août 2020
J'ai toujours pensé que l'amour était un discours des corps et un dialogue de l'esprit, l'un racontant sa part de monde, l'autre, le reste caché de ce même monde, pour que cette rencontre de deux êtres tienne lieu d'univers et fabrique une cosmogonie amoureuse à espace et temps complets.
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Vidéo de Yves Simon
07 janvier 1989 Le chanteur Yves SIMON parle de son livre "Né en France", livre qui raconte des souvenirs anecdotiques dignes de passer à la postérité. Il se livre au jeu de l'anti-portrait chinois : que voudrais-tu être... Quelle serait pour toi la pire injure, etc. Images d'archive INA Institut National de l'Audiovisuel.
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