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EAN : 9791032913697
Éditeur : L'Observatoire (19/08/2020)
3.81/5   160 notes
Résumé :
Sensible, rêveur, Célian ne s'épanouit pas à l'école. Sa mère Mary, à la suite d'une rupture amoureuse, décide de partir avec lui dans une île légendaire de la mer Baltique. C'est là en effet qu'à la Renaissance, Tycho Brahe – astronome dont l'étrange destinée aurait inspiré Hamlet – imagina un observatoire prodigieux depuis lequel il redessina entièrement la carte du Ciel.
En parcourant les forêts et les rivages de cette île préservée où seuls le soleil et l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (84) Voir plus Ajouter une critique
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Fandol
  04 mars 2021
Voyage tout en érudition et poésie, L'Enfant céleste, roman de Maud Simonnot, a été une lecture apaisante et délicieuse.
Au début, je suis un peu désorienté puis j'entre vite dans ce récit, ces confidences d'une mère, Mary, qui vient d'être abandonnée par Pierre qu'elle aime. de temps à autre, son fils, Célian, se confie et je découvre un enfant, dit surdoué et donc incompris par sa maîtresse qui le juge paresseux alors qu'il déborde d'idées et de passion pour la nature, le vivant.
Le récit change d'envergure quand Mary se souvient de son père qui, trente ans plus tôt, lui parlait des constellations et d'un certain Tycho Brahe dont je découvre l'histoire. Cet astronome vivait en 1546, en Scanie, province danoise, à l'époque. Son père adoptif étant mort en sauvant de la noyade Frédéric II, roi de Danemark et de Norvège (1559 – 1588), celui-ci lui confie l'île de Ven, aujourd'hui suédoise, afin qu'il puisse observer les astres, à loisir.
Ainsi, Maud Simonnot, par petites touches jamais sentencieuses, offre un passionnant moment d'Histoire. Cela va devenir ensuite très concret puisque Mary et Célian partent en vacances sur cette fameuse île où Solveig les accueille chaleureusement dans son gîte.
Avec Mary et Célian, ce sont des moments merveilleux de lecture car, tous les deux, ils profitent au maximum de cette île, donnant vraiment envie d'aller la découvrir. S'il pleut assez souvent, ce n'est pas un problème : on se sèche au retour. le gîte est suffisamment confortable. de plus, il héberge un vieux professeur anglais que l'autrice nomme Des Essaintes parce qu'il lui fait penser au personnage du roman À rebours de Joris-Karl Huysmans, paru en 1884.
Bien sûr, il y a la visite du musée consacré à Tycho Brahe dont le palais, Uraniborg, avait été rasé. C'était, à l'époque, le plus grand observatoire de l'Occident. Cette admiration pour l'astronome n'est pas aveugle puisque l'autrice signale que des prisons souterraines ont été retrouvées et que les marins et les pêcheurs vivant tranquillement sur Ven ont été obligés de travailler dur pour la construction du palais voulu par un homme qui remit en cause les certitudes acquises depuis l'Antiquité.
L'île de Ven a des ressources. Mary et Célian se déplacent à vélo et, surtout, trouvent en Björn, le frère de Solveig, le meilleur guide possible. Non seulement il connaît parfaitement les lieux mais il est bon marin et se révèle un formidable amant…
Pendant ces semaines hors du temps, Célian s'est épanoui, a observé tout ce qui vit sur l'île mais ne manque pas d'être inquiet devant la disparition de tant d'espèces. Malgré tout, c'est complètement apaisé qu'il rentre en France, prêt pour le collège. Mary aussi est guérie du mal d'aimer.
L'Enfant céleste, de Maud Simonnot, a été, pour moi, une belle parenthèse littéraire et c'est bien qu'il fasse partie des huit livres sélectionnés pour le Prix des Lecteurs des 2 Rives.

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Kirzy
  14 février 2021
C'est un premier roman plein de charme, comme une bulle de délicatesse et de poésie pour raconter la reconstruction très intime d'une mère et de son fils : elle, à la dérive, écrasée par le chagrin suite à une rupture amoureuse ; lui, enfant précoce «  différent » étouffe dans sa vie d'écolier urbain. Pour suspendre le temps et se donner une chance de reprendre pied, la mère leur offre une parenthèse enchantée sur l'île suédoise de Ven, l'île de l'astronome danois Tycho Brahe qui y a construit un observatoire fabuleux d'où il a redessiné la carte des étoiles au XVIème siècle.
L'islomanie est un choix judicieux. Entre paradis perdu de l'enfance et refuge protecteur au sein d'une nature sauvage, Maud Simonnot dit avec beaucoup de joliesse l'apaisement du chagrin et la découverte de la liberté dans un espace-temps qui s'ouvre à l'infini, sans entraves, sans contraintes imposées par la société. A l'image de la superbe aquarelle impressionniste de la couverture, tout le roman est empreint de tendresse, bienveillance et lumière, porté par une écriture ciselée et sensible.
Je n'ai pourtant pas succombé totalement, ce qui m'a peinée car les éloges des autres lecteurs m'avait laissé espérer que le charme opérerait sur moi aussi. J'ai du lire une deuxième fois L'Enfant céleste car je ne parvenais pas à mettre les mots sur la lisière sur laquelle je me suis posée durant ma lecture sans la dépasser. Sans doute ai-je trouvé l'intrigue trop attendue dans son déroulée. Sans doute les passages très wikipidiesques sur Tycho Brahe ont coupé l'élan que je commençais à prendre. Et puis, y a rien à faire, j'ai toujours beaucoup de mal avec les enfants qui s'expriment avec des mots et une réflexion incroyables pour leur jeune âge, tout surdoué que soit le petit garçon du livre.
Un premier roman n'importe comment très prometteur même si je suis restée à la lisière des émotions.

Lu dans le cadre du collectif 68 Premières fois #2
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Cancie
  06 mars 2021
Trois parties composent ce roman, véritable ode au cosmos et à la nature.
La première « À la dérive », est l'histoire d'une jeune femme Mary que son compagnon Pierre vient de quitter sans autre explication que ce message « Je n'aurais pas voulu mettre de tristesse dans ta vie mais je voudrais qu'on arrête. » suivi de cette phrase : « Je ne peux pas faire l'amour sans amour. » Lorsque sa psy lui demande si elle a eu déjà le sentiment d'être abandonnée, elle repense alors à son père qui s'est suicidé alors qu'elle avait 7 ans.
Il y aussi son fils Célian, 10 ans, cet enfant rêveur hypersensible, cet enfant surdoué qui s'ennuie à l'école, qui préférerait se promener dans la nature et observer les animaux. Tous deux souffrent.
Lors d'un court séjour chez sa mère dans le Morvan où ils retrouvent la nature, Mary se souvient alors : « Depuis l'allée, tandis que je fixais la constellation d'Orion au sud de la voûte étoilée a reflué le souvenir, dans ce même jardin, d'un ciel d'été trente ans plus tôt. le dernier souvenir heureux de ce père, qui m'avait enseigné le nom des constellations, et celui de Tycho Brahe. » « Tu sais Mary, il a été le premier à cartographier le Ciel si précisément. À sa mort il était le scientifique le plus célèbre du monde. » C'était au XVIe siècle.
Cette femme qui ne ressent que l'appel du vide et une extrême fatigue décide alors d'aller passer quelques mois avec son fils sur l'île de Ven, sur laquelle, grâce au soutien du roi Frédéric II du Danemark, Tycho Brahe avait fait construire le palais d'Uraniborg, un lieu d'études et un véritable centre de recherche avant l'heure, muni d'un observatoire, le plus grand de l'Occident, mais aussi d'un centre artisanal pour la confection des instruments et d'une imprimerie pour diffuser ses travaux. En donnant la priorité à l'observation, il rompait avec la tradition.
Ce sera donc le titre de la deuxième partie « L'île ». Une dernière intitulée « Un dernier rivage », le retour à Paris, sera en quelque sorte l'épilogue.
Maud Simonnot s'appuie donc sur la biographie de Tycho Brahe, cet astronome danois bien réel, précurseur de l'astronomie moderne, qui avait fait construire un palais pour observer les étoiles, tout en prenant la liberté de lui prêter des pensées et des sentiments comme à un personnage de fiction. C'est très réussi et je dois avouer qu'avant la lecture de cet ouvrage, je ne connaissais pas le personnage ni l'importance de ces travaux et encore moins les parallèles qui ont été faits entre la vie de ce grand astronome et le drame d'Hamlet, Shakespeare s'en serait inspirée pour l'écrire. J'ai donc beaucoup appris !
Mais ce que j'ai le plus apprécié, c'est d'abord toute la mélancolie qui se dégage des premières pages avec cette solitude dans laquelle sont plongés Mary et Célian et leur envie d'en sortir. Tout le roman baigne dans la tendresse et l'amour que cette mère porte à son fils et nous rappelle comment la lecture peut apporter l'évasion. Ce fils, véritable lumière, brille et illumine les pages par sa grande pureté et sa faculté d'émerveillement envers la nature. Ce séjour très contemplatif sera une véritable source de régénérescence, effaçant peu à peu leurs blessures.
L'abandon, la différence, la solitude sont les thèmes principaux de ce livre, véritable voyage en terre de poésie. Mais il s'agit aussi d'une quête d'autonomie, un départ et un voyage au coeur de la nature pour tenter de retrouver une quiétude de l'esprit et réaliser ce dont on a envie.
L'enfant céleste est un récit empreint de beauté, de douceur de sensualité et d'amour, d'une extrême délicatesse, porté par une avalanche d'émotions.

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horline
  11 octobre 2020
L'enfant céleste fait partie de ces récits aussi légers qu'une plume abandonnée au vent. Doux, éthéré, à l'émotion discrète, le roman se lit du coin de l'oeil. Cette histoire de mère qui s'échappe de Paris en compagnie de son fils pour une île qui peuplait ses rêves d'enfance est même de l'ordre de l'insignifiance.
Peut-être parce que c'est à un apaisement que nous convie Maud Simonnot.
Pas d'introspection analytique ni de «dévoration mélancolique», l'auteure n'use pas de son stylo comme d'un scalpel. le périple ressemble véritablement à une évasion : une écriture fuyante, une nature généreuse qui invite à oublier ses blessures, marcher dans les pas d'un astronome qui a toujours été un recours secret rassurant pour une mère abandonnée et un fils à l'esprit bridé par l'encadrement scolaire. le voyage permet avant tout de renouer avec des plaisirs simples pour vivre des instants magiques.
Puis on avance dans le récit en spectateur attendri face à la générosité des personnages, on se laisse promener par la construction vagabonde qui ne se lasse pas de couvrir l'histoire de bons sentiments. Un peu léger pour un roman intimiste, non ? Et guère plus convaincant comme ode à la contemplation ou comme invitation au voyage.
Même si un certain charme a opéré, il m'a manqué un je-ne-sais-quoi, quelque chose comme une sensibilité d'une lenteur salvatrice, un style capable de saisir l'instant dans sa plénitude et dans sa fragilité, tout ce qui colle à une écriture cicatricielle, à un roman sur la tendresse filiale, ou encore à un dépaysement salvateur. Maud Simonnot a une écriture qui ne me parle pas et m'empêche de pénétrer le texte avec conviction. Et la narration un peu lâche, un peu flottante comme si l'architecture du livre n'était pas vraiment programmée a réellement affecté la force d'attraction du livre.
Lecture séduisante sans véritablement me conquérir.
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Ptitgateau
  20 mars 2021
Amour déçu et vie scolaire peu épanouissante, c'est de cette façon que nous sont présentées les vies de Célian, 10 ans et de Mary sa mère. Ils essaient pourtant d'accueillir la vie et d'être heureux, mais rien ne les retient dans ce quotidien morose, dans ce Paris qui enferme, qui entretient les souffrances, dans ce Paris ou Célian ne peut s'exprimer, lui qui communique si bien avec mère nature...
Alors ils partent tous les deux, vers une île, et pas n'importe quelle île, l'île qu'il connaissent déjà grâce à leur livre de chevet, l'île qui fut le refuge de Tycho Brahe, célèbre astronome de la Renaissance, personnage dont l'histoire fut léguée des années auparavant à Mary par son père défunt, une île qui offre ses secrets à qui veut bien les acceuillir , une petite île dans la mer Baltique...
La Renaissance ici, revêt une double signification, elle n'est plus qu'une simple virgule dans l'histoire, elle est la Renaissance de ces deux êtres blessés qui ne demande qu'à s'épanouir. C'est là que Mary oubliera ses tourments, c'est là que Célian s'immergera dans cette nature qu'il aime tant, et montrera combien l'intelligence ne réside pas obligatoirement dans les prouesses scolaires.
Peu de personnages dans ce récit, mais chacun apporte à sa façon, de l'eau au moulin de la connaissance de l'île et de son histoire.
Ce beau roman à l'écriture apaisante et poétique semble m'avoir ressourcée autant que les deux êtres venus en cet endroit pour s'y reconstruire, il m'a beaucoup appris au sujet d'un personnage dont je n'avais jamais entendu parler, il me laisse une sensation de bien – être et son souvenir me sera agréable.
Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
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critiques presse (3)
Actualitte   18 février 2021
Avec L’Enfant Céleste, Maud Simonnot signe son premier roman. L’auteure nous offre une grande respiration, une parenthèse enchantée inspirée de ses années en Norvège. Ce récit est avant tout celui d’une guérison, celle de Mary et de son fils Célian.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LePoint   07 décembre 2020
Une mère en crise apres une rupture et son fils surdoue s'offrent une parenthese magique dans une ile au large de la Suede. Un roman signe Maud Simonnot.

Lire la critique sur le site : LePoint
LeMonde   16 septembre 2020
Tout à la fois cristallin et mystérieux[].
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
armand7000armand7000   08 juin 2021
« Peu d adultes connaissent encore au contact de la nature ces émerveillements de l enfance »
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armand7000armand7000   08 juin 2021
L’immense hall est rempli d’ombres, j’écoute le balancier de l’horloge avant d’ouvrir la porte sur la nature. Après avoir traversé pieds nus le jardin et la lande humide, je m’assois contre un sorbier en lisière de forêt pour respirer les odeurs de cette terre encore toute parfumée par la nuit et j’attends de me dissoudre en rosée.
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armand7000armand7000   08 juin 2021
Je pédale avec fièvre, poussée par le vent sur la pente du chemin côtier, grisée par la vitesse et l’air marin. Je comprends enfin cette notion enseignée dans un cours de philosophie : l’aventure, plus qu’une interruption du cours des événements ou un voyage vers un ailleurs inconnu et exaltant, est surtout une disposition à être dans le temps.
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CancieCancie   08 mars 2021
J’aurais dû m’y attendre, je connaissais le discours freudien - « votre expérience amoureuse désastreuse s’explique par une enfance dysfonctionnelle, une psyché insuffisamment consciente d’elle-même... », cette obsession à vouloir dénicher une origine dans le passé, comme si en plus de sa peine il fallait encore chercher en quoi on était responsable de son malheur.
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FandolFandol   24 mars 2021
Ce que je ne lui dirai pas, pas tant qu’il sera enfant, c’est combien je peux le comprendre et me retrouver en lui. Moi à qui on reprochait d’être trop exaltée, trop sensible, et d’absorber comme une éponge les émotions, les bruits, les variations de la lumière. Je connais cette démarcation invisible qui sépare toujours des autres. (page 42)
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Videos de Maud Simonnot (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maud Simonnot
Qui succèdera au roman "Les Choses humaines" de Karine Tuil, lauréate du Prix Goncourt des Lycéens 2019 ? Nous en sommes à la dernière ligne droite. Après avoir rencontré et échangé avec les auteurs en lice, les lycéens ont débattu puis choisi les 6 finalistes :
"Les impatientes" de Djaïli Amadou Amal (Emmanuelle Collas) "Héritage" de Miguel Bonnefoy (Rivages) "Chavirer" de Lola Lafon (Actes Sud) "L'anomalie" de Hervé le Tellier (Gallimard) "L'enfant céleste" de Maud Simonnot (L'Observatoire) "Thésée, sa vie nouvelle" de Camille de Toledo (Verdier)
Après des délibérations en huit clos entre les membres du jury national, composé des lycéens, le lauréat sera élu et annoncé début décembre.
Créé et organisé par la Fnac et le ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, sous le haut patronage de l'Académie Goncourt, le Prix Goncourt des Lycéens contient en son coeur l'essence même de l'action culturelle Fnac.
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