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ISBN : 2823609989
Éditeur : Editions de l'Olivier (05/01/2017)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 37 notes)
Résumé :
"D’autres nuits surgirent derrière ses paupières, mais la lumière n’y avait plus de chaleur, il ne s’en échappait aucun bruit, aucun son, aucun souffle. Elle se rendit compte que, ni ici ni là-bas, elle n’arrivait à rire, à respirer, à se sentir vivante, et qu’elle lévitait dans un mouvement aveugle, chutait dans le vide, sans terre ni ciel."

Esha a quitté Calcutta pour s’installer à Paris, la ville dont elle rêvait. Or, d’année en année les déception... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
LuMM
  03 janvier 2018
Esha a quitté son Inde natale pour venir s'installer à Paris, cette ville qui la faisait rêver, synonyme de liberté.
Mina vit dans la région de Calcutta.
Deux destins parallèles de femmes et un point commun : l'impossible liberté.
Pour Mina la paysanne, c'est une grossesse hors mariage qui signera la fin du rêve.
Pour Esha, l'exilée volontaire, c'est la confrontation à une réalité bien différente de la vision qu'elle s'était forgée de sa terre d'accueil : le regard jugeant des autres, le retour d'un obscurantisme dans certaines franges de notre société, la violence qui finit toujours par surgir et trouver un exutoire.
Lecture coup de poing, inconfortable et perturbante qui laisse un goût amer car peu de place à l'espoir.
Shumona Sinah décrit (avec talent) une société qui ne guérirait jamais de ses blessures, la condamnant à une forme de sauvagerie plus ou moins sous-jacente et dont les premières victimes sont toujours les femmes…
Challenge Muli-défis 2018
Challenge Plumes féminines 2018
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blandine5674
  03 mars 2019
Ce roman m'a laissée en lisière de ces pages tout le long de la lecture. Je l'aurai abandonné s'il n'avait pas été aussi court. Il y est question de trois femmes entre Paris et l'Inde et de leurs intégrations, du rejet vrai ou supposé. Rien de nouveau, mené par une écriture pas toujours facile à suivre. Des petits bouts par ci par là. Trop pessimiste.
Commenter  J’apprécie          180
Florel
  10 juillet 2017
Apatride de Shumona Sinha parle de deux destins de femmes (voire trois) qui se trouvent chacune d'un côté du monde, une à Paris et les deux autres en Inde. C'est l'histoire de femme mais aussi de pays et de civilisation ; en Inde on retrouve les problèmes avec le gouvernement et la manière dont sont traitées les femmes qualifiés de facile mais dans les faits amoureuses, et en France on retrouve la violence de la société mais aussi le supposé rejet de l'autre. Et si pour l'Inde je n'ai rien à redire car je ne connais que très peu la politique de ce pays, je n'en dirais pas autant de la France.
Je suis tout à fait d'accord avec l'autrice quand elle dénonce cette explosion de violence en France, cet irrespect total venant d'une grand part de la population, mais aussi ce problème de religion très communautariste avec l'Islam et l'indifférence des autres qui laissent faire au nom des droits de l'homme détournés ou par lâcheté et donnent du crédit à toutes les plaintes mêmes les plus absurdes.
« Les émeutes au nom de la religion sur le sol d'Europe bouleversaient Esha non seulement par leur violence, mais aussi parce qu'elle croyait avoir laissé derrière elle un sous-continent entier ravagé par les émeutes communautaristes, les trains incendiés, les corps jetés vifs dans les flammes, les foules hystériques manifestant avec les tridents et des sabres, des drapeaux et des bandanas couleur safran. A présent elle vivait dans le pays des élus, des éclairés et des nantis. Elle n'aurait pas pensé que se déclarer athée était encore un tabou ici, que la chute de la croyance avait laissé place à l'ignorance, laquelle n'était qu'une réaction passive et soumise, une désillusion, un désarroi, un vide. Elle n'aurait pas pensé qu'il existait dans ce pays qui croyaient qu'au-delà des nuages il y avait un barbu, deux, trois barbus, son fils, la mère et la pute, les mille deux cents vierges, toute une clique, et qu'ils allaient bientôt rétablir le pouvoir du plus grand, qu'ils allaient provoquer un bain de sang au de sa clémence et de sa magnanimité. »
Mais si j'ai apprécié cela sur la France, car c'est très juste, le côté politiquement correct du rejet de l'autre, de l'exclusion de l'autre ou le nom et la couleur de peau seraient un frein à la réussite, m'a plus qu'agacée ! Pourquoi ? Parce que c'est faux. Et ce que je déteste dans cette démarche outre le fait que ça joue sur des clichés médiatiques et les mensonges politiques et autres, c'est que ça met de côté la réalité qui n'est pas celle-là. En effet la galère et la pauvreté concernent tout le monde et pas que les étrangers, et personne n'a selon sa couleur de peau où ses origines un métier bien définit, et bien sûr pour l'autrice forcément venu d'ailleurs veut dire sous-métier… Bref ! de tels clichés m'ont énervé. Et ceci a fait que j'ai eu du mal avec ce livre où la plainte, la douleur, semble être leitmotive de ces pages, et d'ailleurs passé la page 138 j'ai survolé complètement le reste, sauf les dernières pages que j'ai lu correctement et qui n'ont fait que confirmer mon opinion plombée sur ce livre. J'avoue que je n'ai pas compris ce qu'elle faisait là cette fin et je n'arrive pas à lui donner sens. Faut croire que le malheur colle à la peau et doit rester coller.
Alors certes ce livre permet de voir le recul de la France (et de l'Europe) sur ces valeurs qui avaient fait de cette terre et de ce continent un lieu éclairé. Il permet de voir la lâcheté des hommes, d'avoir un aperçu très mince sur la femme en Inde, mais pour voir cela faut lire le reste, hélas… C'est-à-dire les clichés mais aussi l'histoire d'amour pas intéressante avec Julien. Bref, un cri de révolte quasiment raté.
Lien : http://voyagelivresque.canal..
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gilles3822
  18 avril 2017
Quitter un lieu que l'on aime pour des raisons vitales et vivre dans un autre lieu que l'on ne comprend pas pour les mêmes raisons est une situation impossible à vivre. Il est question ici de survie. A la question : Ou voulez-vous aller ? Il est impossible de répondre : chez moi. Ce lieu n'existe pas. La réponse en elle-même détruit votre être et vous fait ressembler au papillon qui, attiré par la lumière, finit par s'y brûler les ailes et mourir. Etre de nulle part , c'est ne pas être. de Calcutta à Paris, vous croisez chaque jour des gens qui sont d'ici et là, elles vivent en cet endroit. Vous n'êtes que de passage et sentez confusément puis de plus en plus clairement que vous n'êtes pas né au bon endroit.
Esha est indienne, vit en France, dans un costume trop large pour elle. Trop libre pour une immigrée, même cultivée, elle doit rester à la place qu'on lui accorde sous peine de...retourner là-bas où elle n'a plus sa place.
Mina vit là-bas, ne peut envisager autre chose que de rester, percevant l'injustice sans pouvoir l'exprimer, victime sans en comprendre le sens réel, idéaliste malgré elle...
Et Marie, noyant sa culpabilité dans un activisme stérile, se cherche une identité qu'elle n'aura jamais, s'invente un déchirement pour mieux exister.
Etre née quelque part...
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sachaivanova2017
  30 juin 2019
Loin d'un discours démagogique et faussement prometteur, naïvement optimiste, le roman de Shumona Sinha puise dans la réalité, joue avec les codes littéraires du hyper-réalisme et dresse à travers les portraits croisés de trois femmes, le portrait de la société d'aujourd'hui. L'aspiration de la liberté et de l'émancipation est bafouée tantôt en Inde pour une paysanne manipulée et dépassée par les règles sociales patriarcales, tantôt en France pour une franco-indienne par la discrimination socio-raciales. L'écriture poétique, métaphorique de l'écrivaine est présente dans ce livre aussi, son quatrième roman. Un livre sans concession, réaliste et lucide, un cri d'alerte. La réalité amère est sans doute déplaisante pour certains lecteurs, mais aucune lecture n'est objective et tout ce qui se passe autour d'un livre n'est pas forcément littéraire. La lecture, tout comme l'écriture, est une aventure humaine, subjective et souvent empreinte des sentiments personnels envers un tel ou un tel auteur.
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critiques presse (3)
LaLibreBelgique   15 mars 2017
Ce roman malheureusement très actuel résonne comme un cri de colère contre la bonne conscience des sociétés indiennes aussi bien que françaises.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeDevoir   20 février 2017
Un roman au vitriol sur la violence ordinaire.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Culturebox   05 janvier 2017
Un roman qui claque comme un cri de révolte.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
LuMMLuMM   27 décembre 2017
Si en Inde il était impossible à une femme seule de louer un appartement, ici personne n'avait tiqué quand elle avait signé son premier bail. Les soucis étaient venus par la suite. On repérait très vite qu'elle vivait seule. Le fait qu'elle soit libre signifiait qu'elle l'était pour tous, sa liberté n'était pas son affaire à elle, mais celle des autres, menacée par le désir des hommes et la méfiance des femmes.
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FlorelFlorel   11 juillet 2017
Les émeutes au nom de la religion sur le sol d’Europe bouleversaient Esha non seulement par leur violence, mais aussi parce qu’elle croyait avoir laissé derrière elle un sous-continent entier ravagé par les émeutes communautaristes, les trains incendiés, les corps jetés vifs dans les flammes, les foules hystériques manifestant avec les tridents et des sabres, des drapeaux et des bandanas couleur safran. A présent elle vivait dans le pays des élus, des éclairés et des nantis. Elle n’aurait pas pensé que se déclarer athée était encore un tabou ici, que la chute de la croyance avait laissé place à l’ignorance, laquelle n’était qu’une réaction passive et soumise, une désillusion, un désarroi, un vide. Elle n’aurait pas pensé qu’il existait dans ce pays qui croyaient qu’au-delà des nuages il y avait un barbu, deux, trois barbus, son fils, la mère et la pute, les mille deux cents vierges, toute une clique, et qu’ils allaient bientôt rétablir le pouvoir du plus grand, qu’ils allaient provoquer un bain de sang au nom de sa clémence et de sa magnanimité.
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AtasiAtasi   27 décembre 2016
Depuis quelque temps elle doutait de son désir de vivre encore ici, dans ce pays, dans ce foutoir géant où les gens venaient de tous les coins du monde, où on s'offusquait de voir tant de gens venir de tous les coins du monde, qui démantelaient le pays, comme on le fait de vestiges ou de vieilles demeures, pour le façonner, le remodeler, le transformer hâtivement. Un pays, c'est toujours une problématique, un chantier sans fin.
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Donna22Donna22   13 février 2017
Esha avait compris que l'ordre du marché du travail ne supportait pas d'anomalie. Les plombiers, gardiens, cuisiniers, caissières, prostituées, nounous, restaurateurs, épiciers, éboueurs, venaient tous d'un pays précis, chaque pays de la planète semblant fournir, selon un consensus secret, tel ou tel type de main-d'oeuvre, et il n'était pas question de semer la pagaille dans cet ordre.
p.109
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AtasiAtasi   27 décembre 2016
Elle se dit qu'il ne fallait pas oser, qu'il ne fallait pas rester ici, insister et persévérer. Il fallait garder les premiers automnes, les lueurs de la ville, les sourires et les regards venus de loin, il fallait rester étranger parmi les étrangers, il ne fallait pas descendre dans le ventre de la baleine, dans les entrailles et la carcasse de la baleine.
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