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EAN : 9782743608828
518 pages
Payot et Rivages (14/01/2002)
4.04/5   26 notes
Résumé :
Ferdinaud Céline est l'histoire d'un roman en cours d'écriture, où plane l'ombre de Céline. Un roman assez malin et cruel pour rendre fou celui qui l'écrit, où chaque ligne est comme la marche d'un escalier mystérieux qui grimpe dans des ténèbres oppressantes... L'horrible mésaventure d'un écrivain qui eut le tort de se prendre pour Céline. L'extraordinaire imagination d'un écrivain qui a bien raison de s'appeler Siniac.
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique

Le dernier Siniac pour la route. Une bonne gueule de rentrée.

Passer une année sans lire un polar de Pierre Siniac, c'est comme me demander de passer un été sans une bouteille de rosé, un Noël sans revoir le Père Noel est une ordure, un dimanche après-midi sans mon canapé ou une vie sans ma moitié. Impensable.

Dernier roman de l'auteur, Ferdinaud Celine n'est pas une parodie de l'auteur du Voyage au bout de la nuit. C'est plutôt un hommage loin des oriflammes de la République. C'est aussi un règlement de compte avec le monde littéraire. Il a la niaque Siniac, alias aussi Signac. On fait mieux comme camouflage.

Cette année-là, Dorchin, un ancien clochard et son acolyte sont invités par « gros sourcil » dans son illustre émission littéraire où la culture bouillonne façon viandox avec les abonnés habituels pour présenter « La Java Brune », roman sorti de nulle part, miracle de la littérature qui collectionne les superlatifs et qui raconte l'occupation et la libération de Paris en 45 avec tous les retournements de veste des résistants de la dernière heure. Il n'y a rien eu de mieux depuis Celine ! le grand déballage bien emballé.

Comme nous sommes dans un Siniac, je me doutais bien que cette histoire n'allait pas se limiter à la genèse d'un roman culte d'un auteur touché par la grâce.

Très vite, on apprend que Dorchin est le seul auteur du roman et que son Narcejac qui ne boit pas que de l'eau l'a piégé pour voir son pédigrée sur la couverture et profiter du succès.

Ce succès stupéfait Dorchin qui reste persuadé d'être un écrivassier incapable d'écrire le hors d'oeuvre d'un chef d'oeuvre. Il se rappelle alors la très lente gestation du bouquin.

Son vagabondage l'avait amené jusqu'à la Halte du Bon accueil, sorte de gîte d'agités réservé pour tous les recalés des hôtels traditionnels. On y trouve tous ceux qui ne ressemblent pas à monsieur tout le monde, Freaks en tout genre, ceux qui se font refouler en raison d'animaux de compagnie encombrants, ceux qui ont des gueules à problèmes ou qui prennent trop de places à table.

Sur place, la patronne de cette arche bigarrée, Céline Ferdinaud, la bien-nommée, est une ancienne libraire qui persuade Dorchin qu'il a de l'or dans les mains et qu'il doit absolument finir son roman. Pendant plusieurs années, elle va l'accompagner, taper son manuscrit et se faire payer en nature.

Malgré ses doutes, le livre est édité par un modeste éditeur et rencontre le succès. Bizarrement, les quelques critiques qui osent émettre des réserves sur ce roman, trépassent à la chaîne. le meilleur moyen d'obtenir un consensus. Méthode Poutine.

Roman foisonnant, un peu long à l'allumage, encre au diesel, mais le dénouement est imprévisible, les personnages renversants et la plume de Siniac toujours aussi acérée. Ce dernier roman est un peu un condensé de toute son oeuvre, un testament comme un bras d'honneur.

L'humour de Siniac est un monument historique qu'il faut préserver de l'oubli et qui mérite plus qu'une fiche Wikipedia. Pas de classement à l'Unesco pour les mauvais esprits. Dommage.

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J'ai retrouvé mes phrases. Comme elles m'ont paru creuses ! Aussi vivantes que des cadavres...Le néant...Six cents pages de néant...Voyage au bout de la nullité.

Dochin doute de son talent...

Pourtant "La Java brune", un pavé de 600 pages, une saga noire vert-de-gris qui a pour principal décor le Paris trouble et sinistre de l'occupation, écrit par le tandem Dochin-Gastinel est un évènement littéraire comparé à celui de Céline en 1932. le roman est plébiscité par la presse écrite, la radio et le passage des deux compères dans la fameuse émission littéraire "Bouillon de lecture" animé par Gros sourcils.

Retour en arrière : des années de galère à l'élaboration du chef d'oeuvre...

Jean Rémi Dochin, SDF, la quarantaine à la dégaine d'écrivain américain avant la gloire, écrit à ses heures perdues. Traîne savate, il finit par atterrir dans un motel la Halte du Bon Accueil sur le plateau des mille vaches. Hotel tenu par Céline Ferdinaud, une ancienne libraire au passé trouble de 75 ans, une sorte de Paul Léautaud en jupon au cou de dindon. Ce gîte atypique accueille les éclopés, les freaks, les marginaux, les malfoutus de tous bords (culs-de-jatte, goitreux, bossus...) et ceux qui ont des animaux encombrants comme Jojo l'orang-outan de Bornéo , un pitbull sans muselière ou encore un Maki . Céline éberlué découvre la prose talentueuse de Jean Rémi, le compare à l'écrivain Céline et l'encourage à finir d'écrire son roman ou plutôt sa trilogie. Il doute, manque d'assurance sur son talent , elle lui assure que son bouquin va avoir un succès fou, elle le relit, le corrige le rassure, le reluque, lui refile une chambre douillette, un peu d'amour physique, de tendresse et lui tape son manuscrit à l'oeil à la machine à écrire (une vieille underwood de 1930) bien qu'elle ait des rhumatismes aux doigts comme Renoir. Quelle style cette Céline!

la Java brune : un succès littéraire qui met la pagaille

Un petit éditeur ,"Le Papyrus" dirigé de main moite par Eugène Malgodin, toujours aux trois quarts ivre, imprimeur des livres scolaires pour enfants retardataires et de quelques romans à l'eau de rose écrits par des laissés-pour-comptes de la plume, édite un chef d'oeuvre, La Java brune. le succès est immédiat. Les grands critiques littéraires font des papiers élogieux malgré quelques recalcitrants plumitifs qui vont décéder prématurément de morts suspectes. le tandem Dochin-Gastinel bât de l'aile. Gastinel, pseudo-coauteur, ancien éditeur, marionnettiste et tripier fait chanter Dochin pour une histoire sordide. Les deux tomes suivants à paraitre promettent des révélations fracassantes . Les RG vont y mettre leur nez. Dochin va apprendre à ses dépends que n'est pas Céline qui veut!

Le quarantième et dernier roman. de Pierre Siniac est un polar à clé brillant, un roman féroce, bavard et manipulateur à l'instar du titre "Ferdinaud Céline" mais aussi une critique acerbe du monde de l'édition qu'il connait bien . Les gallim's, Charpentier et autres qui se reconnaitront en prennent pour leur grade. Il tourne en ridicule les émissions littéraires "Sunlights" comme bouillons de lecture (animé par gros sourcil) qui parlent plus de la vie "people" des romanciers que de leur roman, se moque ironiquement des auteurs comme "l'abonné du Flore, avec son bouquin si mince que ça pourrait lui servir de chausse-pied" et se marre quand des bons chic -bon genre essayent d'écrire de la littérature policière. Ces écrivains de polars férus de socio-populisme ont peut-être envie de s'encanailler.

Bon, je ne vais pas vous le cacher ce Siniac , il se mérite parce que l'intrigue, il ne nous la sert pas sur un plateau d'argent. Il nous promène au gré de son univers abracadabrant, une sorte de roman à freaks et à farce dont il nous tends les clés vers la page 300. Impatient ou abonné du Flore s'abstenir...

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Ce polar littéraire m'avait été recommandé par Pierre Bayard dans « Comment parler des livres qu'on n'a pas lus ? »

Il expliquait la première scène : deux co-auteurs parlant très (vraiment très) vaguement de leur livre dans une émission télévisée. Cette scène est absolument géniale quand on connaît la fin du livre : le plaisir d'y repenser vaut la lecture à lui seul. (Heureusement, j'avais oublié ce qu'en disait précisément Bayard, mais il m'a fallu le relire pour apprécier). N'oubliez donc pas de faire ce retour, car je compte bien sur vous pour lire Ferdinaud Céline.

Si on considère ce livre comme un simple polar, il peut être un peu décevant : pendant environ deux cents pages, après les premiers chapitres, il ne se passe pas grand-chose : une amusante galeries de personnages secondaires, et un écrivain dorloté. Ensuite apparaissent quelques cadavres, mais rien d'exceptionnel (pour certains, on dirait de la génération spontanée : il faut attendre pour comprendre). La quatrième partie (plus de quatre-vingt pages) est au contraire menée à une vitesse ahurissante, tout ce qui était mystérieux est expliqué, il y a de l'action à revendre et une jolie surprise. Mais en première approximation l'intérêt principal du polar est qu'il se passe dans les milieux de l'écriture, de l'édition et de la critique.

Surtout de la critique assassine : au moins une demi-douzaine de ces messieurs, pour les meilleures ou les pires des raisons semblent avoir un malin plaisir à enfoncer des livres, et donc des auteurs. Et c'est à se demander ce que Pierre Siniac avait contre eux : juste l'envie de se moquer, ou un besoin de vengeance contre l'ensemble du milieu littéraire (le « vrai », la littérature policière, celle dont vivait Siniac étant considérée comme un sous-genre méprisable réservés aux auteurs ratés, selon plusieurs des personnages du livre) ? Justement, ses deux auteurs ratés sont superbes (un peu caricaturaux, l'un faible et attachant, l'autre quasiment fou), l'autre auteur est au ban de la société. Ses éditeurs sont minables, voire alcooliques ; l'émission télévisée sur la littérature est caricaturale, son public ne vaut pas mieux. Bref, un jeu de massacre (normal pour un polar, me direz-vous), assez réjouissant.

Et ce n'est pas un roman sur les collaborationnistes et les retourneurs de veste d'immédiat après-guerre, malgré quelques allusions amusantes.

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Mon 3ème Siniac est un bon cru****. Pierrot (j'me permets, hein) est en verve ; l'argot, la gouaille, du style quoi ! J'me suis bien marré, mais attention, c'est sombre, du polar noir, voire glauque. Et puis ce scénar, cette construction, ce suspense, Pierrot a l'art et la manière d'emmener son lecteur dans une histoire pas croyable, de distiller les infos sans rien révéler vraiment, à coup de flash-back et de changements de narrateur. Les descriptions sont au top, les personnages sont, certes, caricaturaux, mais c'est la loi du genre, non ? du coup c'est un vrai page-turner comme disent les ricains. En plus Monsieur Siniac nous montre, mine de rien, l'étendue de sa culture littéraire, même si on l'a bien compris, question plume c'est chez L.F. Céline que va sa préférence.

Résumé donc, mais succinct : Un minable scribouillard vient s'échouer dans une auberge désuète du Limousin n'accueillant que la lie de l'humanité (freaks et autres éclopés). Il se fait dorloter par la tenancière, une aimable vieille buse nommée Céline Ferdinaud. La mémère est en extase devant l'écriture du gus, elle se pâme. Elle décide de l'aider à pondre son chef-d'oeuvre, « La Java brune », qui cause de la triste période de l'Occupation. Lui doute franchement de sa prose merdique, mais ... Il ira pourtant jusque la téloche et son emblématique émission « Bouillon de lecture » (clin d'oeil que les moins de vingt ans ne peuvent pas ♫ connaître ♪♪). Entre temps Pierre Siniac nous aura fait découvrir à sa manière - drolatique et vacharde - le petit monde de l'édition et des critiques littéraires (on est dans les 90's, Babélio l'existait pas ;-). Il y aura eu aussi quelques dessoudés. Et surtout Jean-Rémi, le zéro du bouquin, aura morflé grave et sera devenu un assassin, en même temps que la proie de quelques malfaisants, car, p.54 « ... c'est là toute la nature humaine. La planète est peuplée de cons et de salauds, il faut s'y faire, pour notre petit voyage y a pas d'autre endroit ». Mais ... Suspense, je ne vous en dit pas plus. Allez, salut.

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L'émission Bouillon de lecture, animée par Gros-Sourcils, reçoit Dochin et Gastinel qui viennent de co-signer un roman sur la période de l'Occupation à Paris. C'est un énorme succès de librairie. La critique, quasi-unanime, est dithyrambique. A l'issue de l'émission, on apprend que Gastinel n'a pas participé à la rédaction du livre, qu'il a fait chanter Dochin pour que leurs deux noms apparaissent sur la couverture. Dochin alors se souvient comment il en est arrivé là. Quatre ans auparavant, lui le galérien, le marginal, quasi-SDF, de retour de vendanges vers Paris, cherche un gîte dans un village de Corrèze. Refoulé de plusieurs hôtels, vu sa dégaine, on le dirige vers une ferme-château, perdue dans la campagne, une sorte de motel qui accueille volontiers tous les marginaux, les laissés-pour-compte, les estropiés, les mal foutus, que n'acceptent pas les hôtels respectables de la région. Il y est reçu par la patronne, Céline Ferdinaud, vieille dame de soixante-treize ans, ancienne libraire férue de littérature. Dochin a toujours voulu devenir écrivain. Il a écrit deux polars dont l'un, L'assassin guette aux Minguettes, a été publié mais est passé totalement inaperçu. Dochin n'a aucun talent, le sait, mais il s'obstine. Il a commencé un roman sur l'Occupation, dont il sait qu'il n'a aucune valeur littéraire. Céline Ferdinaud en lit des passages et…est emballée ! Elle crie au génie, compare Dochin à Céline (Louis-Ferdinand) et prédit au livre un grand succès. Elle l'encourage à continuer et l'invite même à s'installer dans l'auberge pour qu'il puisse travailler tranquillement à son roman.

Voilà comment tout commence. Dochin est perplexe, et nous avec lui : lui qui, malgré sa bonne volonté et un travail acharné, n'arrive pas à aligner deux phrases correctes et trouve sa prose lamentable, comment a-t-il pu faire publier son livre et de surcroît s'attirer les louanges de la critique ? Comment se fait-il que Céline Ferdinaud, pourtant grande connaisseuse de la littérature (et de la bonne !), trouve tant de qualités à son texte ? Et puis, qui est vraiment Céline Ferdinaud ?

Le lecteur découvre peu à peu les dessous de cette histoire machiavélique menée avec un grand sens du récit. On y parle de littérature bien sûr, mais aussi du monde de l'édition, de la critique littéraire, de la collaboration pendant la guerre, des services spéciaux. Il y est aussi question de destin, de fatalité, même si les évènements qui jalonnent le récit ne sont pas que le fruit du hasard. Dochin en sait quelque chose : s'il avait su, il ne se serait pas tant acharné à le finir, ce livre.

Le style de Ferdinaud Céline est vert, enlevé, direct. Il est jalonné de noms d'écrivains, dont beaucoup que j'admire, ce qui m'a fait plaisir (j'ai aussi adoré ces quelques lignes pastichant Louis-Ferdinand Céline), et d'autres que je n'ai pas lus, ce qui m'a donné envie de le faire. Roman noir sur la littérature blanche, je vois Ferdinaud Céline comme un cri d'amour de Pierre Siniac à la littérature tout court. Avec un grand L. Un livre magistral.

P.S. : pour une mini-bio de Pierre Siniac (et de beaucoup d'autres auteurs), à noter l'excellent site A l'ombre du polar dont le lien se trouve sur ce blog.


Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation

- C'est que... la chambre à deux lits- il ne m'en reste plus qu'une de libre- est réservée à un couple de Madrid que j'attends dans la soirée, des gens mariés qui font lit à part depuis 1939, elle était républicaine, lui plutôt franquiste.

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- Et Flaubert, alors? J'insiste.

Elle s'est collée une Marlboro aux lèvres :

- Merde, Flaubert. Paul Léautaud a comparé les bouquins de Flabuche à des travaux d'ébénisterie. C'est net, impeccable, ça brille partout... Résultat : ennuie

- Léautaud est un con.

- Le spontané ! Le premier jet! Même si c'est un peu baveux...un peu gros-gros et maladroit... tant pis. C'est comme l'andouillette. Henriot l'a dit. Pour qu'elle soit bonne il y faut un peu de merde.

- Henriot est le roi des cons.

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Loïc La Briançais qui, par ses articles, avait ouvert les portes du succès à plusieurs romanciers – y compris des sans-relations- et en avait expédié bien davantage aux oubliettes, maniant son stylo comme une sorte de scalpel, lame acérée qui depuis des années effrayait le monde du livre écrivit :

Un relent nauséabond dans le style – enfin appelons cela ainsi faute de mieux – qui parvient à battre à plate couture les effluves des égouts au moment de la canicule, ce roman se présente comme une rodomontade que je ne qualifierai point d'ubuesque car ce serait faire insulte aux amis d'Alfred Jarry, mais de ridicule.

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Ce qu'il y a dans le livre, d'accord, ça peut intéresser quelques personnes. Mais le public regarde surtout l'émission pour voir la tronche des écrivains. C'est comme ça. Ce qu'ils ont écrit, ma foi, le public s'en fout.

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Le Bourgueil est parfois un pinceau impitoyable, enduit de carmin, pour ceux qui en abusent.

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Pièce radiophonique policière proposée par Germaine BEAUMONT et Pierre BILLARD, "Crime sur la nationale 7", d'après le roman de Pierre SIGNAC (alias Pierre SINIAC, "Illégitime défense") adapté par Pierre ROLLAND, réalisée par Pierre BILLARD assisté de Marie Denise WANDA. -
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