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ISBN : 2743614803
Éditeur : Payot et Rivages (04/01/2006)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 21 notes)
Résumé :

Elle s'appelait Barbara Rousset. Une Lorraine. On se souvient de son arrivée en Normandie, en juin 1940, au milieu d'autres réfugiés : une jeune femme de petite taille, vêtue plus que simplement. Placée chez le comte d'Auvarqueville dans le Cotentin, elle devient bientôt la marraine des huit orphelins recueillis par son maître. Mais en juillet 1944, les vivres viennent à manquer. Se retrouvant seule avec sa bande de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
koalas
  28 août 2018
En Juillet 1944, Barbara travaille chez le généreux comte d'Auvarqueville
qui accueille dans son château normand une vingtaine d' enfants réfugies
La guerre fait rage, les pauvres gosses crient famine...
N'écoutant que son courage, Barbara à bord d'une  Delage part chercher des provisions mais se perd dans  St Lô , un champs de ruine en plein chaos.
Comme la chanson elle passe et repassera par là au volant de son auto, tournera en rond et large et au travers au milieu des boches paumés , des ricains cyniques et hilares, des épiciers pingres, de truands en cavales et d'un chien jaune poissard.
Pour sa dernière sortie, Pierre Siniac s'inspirant d'un fait divers réel,
à partir de témoignages de prisonniers allemands, de soldats américains et d'habitants de la région,
nous sert un artifice de sa composition des plus allumés avec au volant une Pénélope au grand coeur qui en déroute plus d'un....
La course du hanneton, haletante !
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talou61
  07 août 2019
Mon coup de coeur de 2019 sans conteste.
Merci tout d'abord à Freditore75 pour ce conseil de lecture…
Je ne suis ni une spécialiste, ni une passionnée de la seconde guerre mondiale, mais confiante dans les choix du Club du Roman Historique, je me suis précipitée sur ce livre, et je ne suis pas déçue, sauf de l'avoir terminé !
Ce livre décrit autrement, le débarquement de Normandie en juin 1944, au plus près des hommes et des femmes, loin des plages connues.
Ce livre narre les quelques jours en juillet 1944 dans le Cotentin, après le débarquement, les aventures d'une jeune servante, Barbara, à travers les villes et les campagnes dévastées, afin de recueillir et de ramener de la nourriture aux enfants recueillis par son maître.
Son odyssée se transforme bientôt en cauchemar, dans les décombres de Saint-Lô, ville martyre où les combats continuent de faire rage…
Pierre Siniac décrit avec précision le pays détruit, les bâtiments démolis, les campagnes touchées par les bombardements.
On frémit à chaque page, on s'inquiète du sort de Barbara, nous sommes avec elle, on respecte son courage et sa détermination…
Les personnages rencontrés, qu'ils soient français, américains ou anglais, soldats, épiciers ou repris depuis justice, sont décrits à la manière De Maupassant, pervers, généreux ou sordides….
Que de rebondissements jusqu'à la dernière page….
Reconstituée à partir des témoignages de prisonniers allemands, de soldats américains et d'habitants de la région, cette histoire est splendide et atroce à la fois.
Conseillé à tous les passionnés de cette période, à ceux qui voudraient la découvrir et à tous les amoureux d'histoire et à ceux qui aiment les épopées...
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Renod
  17 février 2017
Seconde guerre mondiale, département de la Manche. Barbara, une réfugiée originaire de Lorraine, est engagée comme bonne par le comte d'Auvarqueville. le comte a décidé d'accueillir une vingtaine d'enfants dans son château (« refugees welcome »). La propriété se situe à quelques kilomètres de Saint-Lô et va se trouver au coeur des terribles combats du Débarquement. Barbara se retrouve seule avec un groupe d'enfants coupée de tout approvisionnement par les combats et les bombardements. La question du ravitaillement devient impérieuse et la jeune femme décide de partir au volant de la voiture du comte au milieu de tous les dangers pour trouver des vivres. Et la voilà traversant la « capitale des Ruines » - désemparée mais déterminée – tel un hanneton pris dans les griffes de l'Histoire.
Je craignais au départ que Siniac verse trop dans le manichéisme : une vision de la guerre proche de celle d'un téléfilm de France Télévisions, une héroïne touchante et des salauds tendance « Au bon beurre » bien dégueulasses. Oui mais voilà, l'humanité n'est pas toujours là où on la croit, et la guerre est un révélateur formidable pour révéler le fond des êtres. Il y a dans ce roman de l'humour, des surprises brillamment préparées (chapeau l'artiste, tu m'as eu) et surtout le sens de la fatalité cher à l'auteur. « La course du hanneton dans une ville détruite » n'est pas le roman le plus bluffant de Siniac ; il n'en reste pas moins très agréable à lire.
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Ecarlate
  29 avril 2014
En dépit de la collection, il ne s'agit pas d'un roman policier, ce qui ne veut pas dire qu'il n'est pas intéressant, loin de là. le complément du titre est éloquent, la « corvée de soupe ». Car il s'agit ni plus ni moins que de cela, la malheureuse Barbara Rousset essaye, en Normandie, peu après le débarquement, lors du martyr de Saint-Lô en 1944, de ravitailler les gosses dont elle à la charge.
Et c'est excellent, tragique, comique, dramatique.
L'auteur développe, avec un argument aussi mince, un état de la France à cette période charnière, reconstitue, puisqu'il semblerait que tout s'inspire de quelques faits réels, une aventure à la fois pitoyable et glorieuse, faisant de ce hanneton dans une ville en ruines une métaphore de la condition humaine.
Vous découvrirez la famille Lobtenjois, haïssable et touchante à la fois, le retors capitaine O'Connor, et ce chien, ce chien fatal ! Et quelle scène que celle des 51 francs à rembourser ! N'en disons pas plus ; les collabos, les résistants, les Allemands, les Alliés, tout le monde à son rôle à jouer dans cette pièce tragi-comique.
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Guenot
  18 novembre 2019
Pour ceux qui, comme moi, sont des inconditionnels de Pierre Siniac, vous aurez remarqué qu'il utilise pour cette histoire, cette fois tout à fait authentique, le même canevas que pour d'autre romans ayant pour cadre la seconde guerre mondiale, mais toutefois plus orientés vers l'aventure criminelle et dans la ligne de Kelly's Heroes - de l'Or Pour les Braves - le film avec Clint Eastwood. Souvenez vous de LES MORFALOUS, L'ORCHESTRE D'ACIER, SOUS L'AILE NOIRE DES RAPACES, ouvrages où l'unité spatiale et temporelle est exactement la même. En plus, je le répète, du contexte de la deuxième guerre mondiale. La seule différence ici est qu'il met en scène une femme - hors du commun, certes, mais une femme quand même - et qu'il n'est nullement question de mettre la main sur un pactole d'or ou de diamants, mais d'un stock de nourriture à acheminer jusqu'à un orphelinat où attendent de pauvres gamins. le problème est le même, COMMENT faire en tenant compte des positions allemandes tout autour, omniprésentes tout au long du livre, et aussi de l'intrusion dans l'histoire de protagonistes nullement prévus au programme. Et personne ne peut rester stoïque devant le courage et le dévouement de cette femme hors du commun qui ne peut que nous émouvoir, et surtout sans jamais tomber dans la pathos ni le misérabilisme; souvent destiné à faire pleurer dans les chaumières. Ici, tout est sobre, sans fioritures, et les émotions nous viennent toutes seules. C'est là pour moi la signature d'un maître.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   17 février 2017
Si, dans les guerres, il fallait demander à chaque balle : « D’où viens-tu ? Comment s’appelle celui qui t’a tirée ? Qui est-il ? Que fait-il dans la vie quand il est sans fusil ? » on n’en finirait pas ! Imaginez de tels interrogatoires sur la Marne, aux Éparges, à Verdun entre août 1914 et novembre 1918 ! et toutes ces questions finiraient par fatiguer les morts :
« Qu’est-ce que ça peut bien faire de savoir qui est au juste celui qui nous a tués, puisque nous sommes morts ? C’est un soldat, comme nous, et son tour viendra ! »
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koalaskoalas   11 juillet 2018
Et n'oubliez pas ceci : l'homme est un produit jetable. Ce n'est qu'un jouet. Quand il ne fait plus rire, on le fiche en l'air et on passe à du nouveau.
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RenodRenod   17 février 2017
Dans les guerres... les salauds... ça crève jamais ! C'est vrai, ça, on n'a pas encore trouvé le truc ! On les retrouve cinquante ans après... comme des coqs en pâte !
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RenodRenod   16 février 2017
Elle conduisait penchée en avant pour mieux distinguer la route car elle roulait sans lumières.
- Mais par où veux-tu que je passe ? Que j’aille à gauche… à droite… au milieu… c’est pareil.
- C’est comme avec les élections. On est toujours baisé.
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EcarlateEcarlate   29 avril 2014
Je m’en fous, moi, de leurs canons, de leurs combats !... Ce ne sont pas mes gosses à moi qui l’ont mis au pouvoir leur Hitler !... Il fallait l’abattre ! Dès 1930 ! C’est si facile de tuer un homme… Ils n’y ont donc pas pensé tous ces beaux malins des ministères ? Est-ce que ça n’aurait pas économisé du sang ? Il avait quand même annoncé la musique, il me semble !
p70
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