AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070381366
Éditeur : Gallimard (15/05/2009)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 65 notes)
Résumé :
On appelait Florence Nightingale "la Dame à la lampe" parce qu'on la voyait parcourir la nuit les hôpitaux militaires, éclairée d'une lampe à pétrole. Elle a créé le métier moderne d'infirmière.
Alors qu'au XIXe siècle ce travail est réservé aux laissées-pour-compte, Miss Nightingale bouscule les convenances au désespoir de sa famille. Elle réforme et assainit les hôpitaux militaires en pleine guerre de Crimée. Elle fonde en 1860 à Londres la première véritab... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  14 novembre 2018
La vie de Florence Nightingale, une femme qui a changé les choses.

Le quatrième de couverture parle d'une biographie construite comme un roman policier, c'est un peu exagéré. On suit simplement un journaliste qui interroge les gens qui l'ont connue et dépouille la vaste correspondance qu'elle a laissée.

Cette biographie révèle une Florence Nightingale étrange, tantôt débordante d'énergie, tantôt grabataire, le journaliste soupçonne même un désordre mental. Peut-être était-elle bipolaire, mais cela ne diminue en rien son mérite. Se rendre dans un hôpital de guerre, traiter les malades comme des humains en leur tenant la main au seuil de la mort, améliorer l'hygiène et la salubrité de nourriture de tous les soldats, c'est de nombreuses vies qu'elle a permis de sauver. Et continuer à son retour à ouvrer pour la formation des infirmières et la réforme des hôpitaux.

Le livre décrit le contexte historique, celui de la guerre de Crimée (1853 à 1856) dans lequel la France et l'Angleterre étaient alliées contre la Russie. Un conflit où le choléra a été encore plus meurtrier que les balles ennemies.

Un texte intéressant si on a une curiosité pour l'histoire…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          322
Nastie92
  23 mai 2014
La quatrième de couverture nous promet une "biographie comme un roman digne de Sherlock Holmes".
Il est toujours un peu dangereux de placer la barre aussi haut : plus élevée sera l'attente, plus dure sera la chute.
Florence Nightingale est restée dans l'histoire comme étant la première femme à avoir vraiment créé le métier d'infirmière. Un métier jusque-là réservé aux anciennes prostituées, aux alcooliques ou aux laissées-pour-compte de la société. La dame à la lampe (surnommée ainsi à cause de la lampe avec laquelle elle s'éclairait la nuit dans les hôpitaux) va s'imposer et imposer ses idées, concernant l'hygiène en particulier. Elle se bat pour que les blessés soient correctement nourris, pour qu'ils soient lavés quotidiennement, pour que les mourants soient dignement accompagnés, pour que les instruments chirurgicaux ne passent pas d'un patient à l'autre sans avoir été rigoureusement nettoyés, et bien d'autres choses.
Florence Nightingale a donc beaucoup d'atouts pour faire un excellent personnage de roman ou de biographie. Malheureusement la narration n'est vraiment pas à la hauteur.
Un certain Jonathan Brink fait des recherches sur la vie de Florence. On suit sa quête à travers des témoignages de personnes l'ayant connue, des lettres, des documents d'archives, divers articles de journaux : la vie de Florence est comme reléguée au second plan, et le tout est desservi par un style terriblement plat, pour ne pas dire gnangnan.
Je me suis copieusement ennuyée, et vu le sujet, c'est bien décevant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          172
cmpf
  12 juin 2018

Quelle étrange femme que cette Florence Nightingale ! En tout cas sous la plume de Gilbert Sinoué. Elle semble à la fois un peu hypocondriaque et geignarde tout en ayant une vocation remarquable d'aide aux malades et blessés. Difficile de ne pas admirer sa détermination à embrasser un métier qui a alors une si mauvaise réputation. Il lui faut contrer la société et sa famille pour rejoindre les champs de bataille de Crimée. Elle y changera la prise en charge des blessés et des moribonds apportant un peu d'humanité. Et ne s'arrêtera pas là.
Mais qu'elle peut être aussi agaçante.
Cette biographie se présente sous la forme d'une enquête après la mort de Florence par un homme qui l'a un peu connue.
Sans doute faudrait-il aussi lire une autre biographie pour corroborer les éléments de cette vie de la dame à la lampe.
Commenter  J’apprécie          200
erzebeth
  09 juillet 2008
Florence Nightingale était une femme"formidable"; née en 1820 dans une famille des plus aisées, elle est prise d'une étrange lubie : elle veut devenir infirmière. Ce qui paraît totalement honorable aujourd'hui, était scandaleux à l'époque; seules les pauvres, les anciennes prostituées et les alcooliques exerçaient cette profession. Qui d'autre accepterait de soigner des plaies purulentes, de nettoyer les draps souillés, d'assister les chirurgiens pendant les amputations ?
Florence devra lutter longtemps contre ses parents, sa soeur, les bienséances. Mais parce que c'est une femme incroyablement têtue et sourde quand les propos ne sont pas à son avantage, elle s'acharne jusqu'à ce qu'elle parvienne à partir en Turquie, pendant la guerre de Crimée, rejoignant l'hôpital militaire anglais. Elle y arrive en 1854, et la situation est particulièrement alarmante : les hommes meurent, non pas à cause de leurs blessures, mais des soins précaires offert par l'hôpital, l'odeur est insupportable, on oublie de donner à manger aux blessés, etc...
Aidée par une petite escorte d'infirmières, Florence Nightingale va oeuvrer sans relâche pour améliorer la convalescence des soldats, en apportant des changements radicaux et parfois très mal vus. En effet, la jeune femme introduit des concepts inconnus : elle parle d'hygiène, de repas équilibrés, d'accompagnement lorsque la dernière heure des hommes arrive... Elle refuse qu'on utilise les mêmes instruments chirurgicaux, d'un blessé à l'autre, sans qu'ils ne soient nettoyés, elle insiste pour que les hommes soient lavés tous les jours, pour que leurs douleurs soient considérées à leur juste valeur, elle apporte en somme de l'humanité dans un lieu où l'on sciait des jambes à la vue de tous, ne réalisant pas une seule seconde que le spectacle pouvait choquer les hommes qui occupaient les lits à proximité...
Florence Nightingale se dévoue corps et âme à son métier; elle est rapidement surnommée "La dame à la lampe", parce qu'elle avait l'habitude de se promener la nuit, au milieu des blessés, pour soulager leur souffrance avec des massages et quelques mots de compassion...
Maintenant que j'ai bien parlé du personnage, il est temps d'évoquer le récit de Gilbert Sinoué; il est écrit sur la quatrième de couverture que cette biographie est construite "comme un roman digne de Sherlock Holmes".
Les quatrièmes de couv' font de ces rapprochements et de ces compliments... ça en est presque touchant. Ce livre est très curieux dans sa forme, déjà parce qu'il ressemble plus à un roman qu'à une véritable biographie à mes yeux. Tout commence le jour de l'enterrement de Florence Nightingale, en 1910. Un homme, Jonathan Brink, y est présent; il a croisé la célèbre femme il y a de nombreuses années, et souhaite écrire sa biographie. Il s'y prend comme on ferait un puzzle : par petites touches, en croisant des personnes qui ont connu l'infirmière (et ces personnes sont rares, puisque Florence Nightingale a vécu très longtemps (90 ans) et que son entourage l'a en majorité précédée dans la tombe), en consultant les documents archivés à la British library, en se fiant à des lettres, souvenirs, articles de journaux... Et finalement, on parle plus de cette "enquête" que de Nightingale elle-même. Sa vie après la guerre de Crimée (qui s'achève en 1855) est très peu évoquée, comme si ça avait finalement peu d'importance, que l'essentiel s'était passé là-bas. C'est peut-être vrai, mais enfin, Florence Nightingale n'y est restée qu'un an et demi...
Tous les différents témoins s'attachent à dresser un portrait peu glorieux de la Dame à la lampe, celle-ci ayant été visiblement très lunatique, possessive, presque misanthrope. Une femme qui, apparemment, amplifiait toujours ses souffrances, ses chagrins, et ne prenait pas garde à ceux qui étaient réellement malades auprès d'elle. Paradoxal, non ? Encore plus quand on est une femme aussi pieuse. A son retour de Crimée, elle n'a pas cessé de dire que son heure approchait, qu'elle allait mourir dans les heures suivantes... alors qu'elle a encore vécu 55 ans, sans se soucier (par exemple) de sa soeur qui mourait d'un cancer...
Le personnage paraît très curieux, et même si elle est à l'origine de grands bouleversements dans la manière de soigner et de prendre en compte certaines mesures d'hygiène, j'ai beaucoup de mal à lui accorder ma sympathie.
La biographie de Gilbert Sinoué est très curieuse dans sa forme, dans son style aussi qui est parfois maladroit, tombant dans certains poncifs ("Un père absent, même lorsqu'il lui arrivait d'être présent"... magnifique (il s'agit du père de Jonathan Brink, et non de Florence). Néanmoins, ça se lit très facilement, et le contenu est totalement abordable - peut-être trop ? Me voilà paradoxale aussi, comme la Nightingale; à croire que c'est contagieux, ces choses-là. C'est un livre totalement accessible à ceux qui n'y connaissent rien (comme moi), mais vulgariser à ce point le sujet lui fait-il honneur ? Je suis peut-être dure; j'ai aussi trop peu lu de biographies pour vraiment comparer avec des oeuvres réussies.
"La Dame à la lampe" est sans doute une bonne introduction pour celui qui s'intéresse à ce sujet, mais qui n'ose pas attaquer trop grand de suite. Je ne remets absolument pas en cause les apports de Florence Nightingale (c'est d'ailleurs grâce à elle que le métier d'infirmière a obtenu ses lettres de noblesse), mais l'ensemble m'a paru un peu léger.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
miriam
  25 juin 2016
La biographie de Florence Nightingale de Sinoué m'a d'abord paru honnête mais un peu plate. le narrateur -un journaliste américain-choisit, à l'enterrement de la Dame à la Lampe, en 1910 de faire sa biographie.Il se met en quête de témoignages de personnes l'ayant approchée de son vivant
A chaque chapitre, il rencontre avec de très vieilles personnes qui fouillent dans leurs souvenirs, fournissent de nouvelles pistes. Son premier témoin est Henry Carter, un ancien collaborateur, secrétaire de la fondation de Florence Nightingale lui fournit des recommandations pour d'autres personnages. le portrait qu'en brosse Carter est pour le moins complexe.
"Contradictoire. contradictoire étant un euphémisme. A titre d'exemple, savez-vous qu'après s'être posée en championne de l'émancipation féminine, elle refusa obstinément de soutenir le droit de vote pour les femmes?"
"Elle clamait à qui voulait l'entendre qu'il y avait bien assez à faire pour les femmes. qu'elles pouvaient opter pour les carrières d'enseignantes, de sages-femmes, ou d'infirmières, sans chercher à devenir des "hommes de troisième rang".
C'est dans la description des courants sociaux traversant la société victorienne que l'ouvrage de Sinoué est le plus convaincant.
Née dans la classe la plus riche, elle opte pour une position très sociale dans la discussion sur la New Poor law qui révoquait l'ensemble des mesures allouées aux indigents. Et bien que sa richesse personnelle fut mise à contribution pour le financement de ses fondations
"Miss Nightingale affirmait avec force que la philanthropie est une fumisterie? Qu'à travers elle on se contente de dissimuler les fractures. On soigne les symptômes sans s'attaquer à la source du mal, qui est le chômage massif, conséquence de la révolution industrielle. "
Une sainte Florence Nightingale? mais pourquoi resta-t-elle quarante ans presque alitée? les rapports avec sa soeur Parthénope, également malade chroniquement sont ambigus. L'entrevue avec un aliéniste fournit une explication d'époque en décrivant la maladie de Parthénope comme hystérie.
"Connaissez vous les causes de l'hystérie? - Vaguement. - Elle touche surtout les femmes, non parce que les femmes y seraient plus sensibles que les hommes, mais parce que dans les sociétés où la femme est opprimée, les femmes l'utilisent comme moyen d'exprimer leur malaise psychologique profond. "
Les hésitations entre anglicanisme et catholicisme m'ont un peu ennuyée. La dame trouvait sa spiritualité aussi bien dans les temples égyptiens, et avait été très remuée par l'évocation d'Osiris, racontait Sattin dans l'Hiver sur le Nil.

C'est dans l'évocation de la Guerre de Crimée que ce livre est le plus passionnant. Il faut dire que je ne savais rien de ce conflit, ni du prétexte qui l'a déclenché (une querelle entre les moines orthodoxes, soutenus par la Russie et chrétiens latins protégés par la France à Bethléem) ni des alliances et des enjeux stratégiques (contrôle de la navigation dans les détroits du Bosphore et des Dardanelles. Une anecdote m'explique ce que fait le zouave au pont de l'Alma. J'ignorait que l'Alma était une rivière de Crimée. Cette guerre terrible a été bien oubliée, le souvenir oblitéré par les suivantes. Les conséquences médicales sont encore bien dans nos esprits : méthodes d'hygiène mises en oeuvre par Florence Nightingale. La fondation de la Croix Rouge, après la bataille de Solférino (1859) , suit de peu la fin de la guerre de Crimée.
Si j'ai été plus touchée par la découverte de Florence Nightingale dans le livre de Sattin, celui de Sinoué m'a appris beaucoup.


Lien : http://miriampanigel.blog.le..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Nastie92Nastie92   23 mai 2014
La cuisse du sergent John Kneller était fendue sur toute sa longueur. On pouvait entrevoir dans la béance un amas de débris, des lambeaux de chair et du sang. La gangrène avait commencé son travail de sape et de puanteur. [...]
Pris d'une soudaine quinte de toux, le chirurgien expectora un crachat glaireux vers le sol. Il s'essuya la bouche du revers de sa veste maculée avant de donner un nouveau coup de scie, cette fois dans le cœur même du fémur. [...]
Sous les dents métalliques, l'os se fendit.
Alors le visage de Kneller ne fut plus qu'une grimace, effrayante, hallucinée. Son corps entier se cabra. Aussitôt, des mains le plaquèrent contre la table.
- Qu'est-ce qu'il gigote, ce con !
- Comme si cela servait à quelque chose ! grommela un aide-soignant. Il est foutu de toute façon !
Le femme jeta un regard circulaire, fixant les personnages, un à un, avant de revenir vers John Kneller.
Plus jamais... Plus jamais elle ne permettrait que l'on affiche autant de mépris pour la souffrance des hommes...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
bilodohbilodoh   14 novembre 2018
(au 19e siècle) La clitoridectomie fait partie intégrante de la médecine européenne. Nombreux sont les médecins qui soignent ainsi les cas d’hystérie, de migraines et d’épilepsie. En 1854, Isaac Brown, gynécologue de renom, a réussi pour la première fois à opérer une patiente — sa propre sœur — en lui enlevant les ovaires et devint ainsi une célébrité dans le monde médical.

(p. 157)
Commenter  J’apprécie          153
lisettelisette   12 mars 2010
sachez que le talent sans génie es bien peu de chose. Faire aisément ce qui est difficile aux autres, voilà le talent ; faire ce qui est impossible, voilà le génie.
Commenter  J’apprécie          120
Nastie92Nastie92   26 mai 2014
Les règlementations pour les femmes sont en général établies par des hommes qui sont incapables de définir des règlementations adaptées aux femmes. (citation de Florence Nightingale)
Commenter  J’apprécie          80
Nastie92Nastie92   28 mai 2014
Je ne sais pas si Hamlet était fou, mais il m'aurait rendue folle. (citation de Florence Nightingale)
Commenter  J’apprécie          150
Videos de Gilbert Sinoué (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gilbert Sinoué
Le libraire Gérard Collard recevait sur la scène de la Griffe Noire l'auteur Gilbert Sinoué lors de la dixième éditions du salon international du livre de poche Saint-Maur En Poche.
Retrouvez vos livres dans notre librairie en ligne ! :
Inch' Allah : Intégrale : le souffle du jasmin ; le cri des pierres de Gilbert Sinoué aux éditions J'ai Lu https://www.lagriffenoire.com/3148-romans-inch-allah-le-souffle-du-jasmin-le-cri-des-pierres.html
Averroès ou le secrétaire du diable de Gilbert Sinoué aux éditions Fayard https://www.lagriffenoire.com/96650-romans-averroes-ou-le-secretaire-du-diable.html
La culture décontractée !!!!! ABONNEZ-VOUS A NOTRE CHAINE YOUTUBE ! http://www.youtube.com/user/griffenoiretv/featured (merci) La boutique officielle : http://www.lagriffenoire.com
Facebook ? http://www.facebook.com/lagriffenoire Twitter ? http://twitter.com/lesdeblogueurs?lang=fr
Retrouvez l'ensemble des coups de coeur de Gérard Collard et de vos libraires préférés ici : https://www.lagriffenoire.com/11-coups-de-coeur-gerard-coll? https://www.lagriffenoire.com/
#soutenezpartagezcommentezlgn
Merci pour votre soutien et votre fidélité qui nous sont inestimables. Gerard collard? Jean-Edgar Casel
#soutenezpartagezcommentezlgn #librairie #livres #livre #lecture #culture #passiondulivre #lirepourleplaisir #lirerendheureux #bookstagram #livrestagram #instaculture #instalecture #instalire #romans #roman
+ Lire la suite
autres livres classés : guerre de criméeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Gandhi en Afrique du Sud : La Nuit de Maritzburg de Gilbert Sinoué

En quelle année Mohandas Karamchand est-il venu en Afrique du Sud pour défendre les intérêts d'une entreprise indienne ?

1885
1893
1896
1914

8 questions
5 lecteurs ont répondu
Thème : La nuit de Maritzburg de Gilbert SinouéCréer un quiz sur ce livre
.. ..