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EAN : 9782070402267
672 pages
Gallimard (23/05/1997)
3.9/5   518 notes
Résumé :
Tolède, 1487.
Ce que je vais te livrer est le plus troublant, le plus prodigieux de tous les secrets. Libère ton esprit de toute entrave.
Bois chacune de mes phrases.
Que ni le parfum mourant des jasmins, ni le babillage des femmes voilées, qu'aucune de ces choses terrestres ne puisse te distraire de ta lecture.
C'est l'histoire d'un livre."

Dans une Espagne déchirée par la guerre de reconquête et l'Inquisition, trois homme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
3,9

sur 518 notes
Un bon roman historique, agréable à lire, mais sans plus : Gilbert Sinoué, depuis son appartement de Neuilly, déploie un réel talent de conteur, puisant dans ses origines cairotes. L'ouvrage est bien mené, faisant voyager le lecteur dans l'Espagne de la reconquista et de l'Inquisition, autour de la résolution d'énigmes menant au mythique et mystique livre de Saphir. En outre, l'auteur diffuse au cours de ces 610 pages une solide connaissance des trois livres "saints" que sont la Torah, la Bible, et le Coran, et se fait le porteur d'un message de paix et de tolérance entre ces religions.
Pour autant, dès les premières pages, il y manque du souffle, le suspense du Da Vinci Code ou de la Neuvième Porte. Les énigmes sont plaisantes, mais assez convenues. La course à travers l'Espagne où mozarabes, morisques et maranes se croisent est dépaysante, mais ne rend qu'un hommage assez pâle à la richesse multiculturelle de Grenade ou Salamanque. Les personnages du rabin, du moine torturé et du cheikh au kandjar leste, sont volontiers caricaturaux, les histoires d'amour, à commencer par celles de deux personnages principaux, sont un peu prévisibles et leur licence -pour l'époque- ne suscite pas l'émotion ; les rares saillies humoristiques ou décalées rendent dans le récit comme autant d'invraisemblances historiques, la rencontre de personnages historiques tombe à plat... bref, les ficelles sont parfois un peu grosses, même si la construction de l'ensemble reste de bel artisanat.
J'ai donc passé un bon moment de détente avec le Livre de Saphir, mais le thème, l'époque, les références spirituelles et le message d'humanité méritaient mieux.
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Dès les premiers chapitres de cet ouvrage, je me suis reproché de ne pas avoir préalablement ingurgité l'Ancien et le Nouveau Testaments, la Torah et le Coran. La certitude de perdre en consistance du message proclamé par son auteur s'est ancrée en moi au fur et à mesure du déferlement de ce vocabulaire tiré des textes sacrés, de cette avalanche de personnages mystiques, qui sous des noms souvent multiples peuplent les évangiles, les sourates, les versets et autres fragments de ces textes fondateurs des grandes religions monothéistes.
Bien sûr, ayant déjà « consommé » du Sinoué, j'étais averti de l'opulence culturelle de l'écrit et savais m'engager sur un parcours d'enrichissement. Mais une fois de plus, je lui en ai voulu de m'avoir fait jauger ma petitesse, à l'instar du badaud ébahi devant la pyramide de Khéops, appréciant la démesure de l'oeuvre.
C'est au coeur de l'Espagne du 15ème siècle, en prise avec l'inquisition, alors que les Maures subissent les affres de la reconquista, qu'il échafaude une intrigue donnant aux protagonistes l'occasion de faire assaut d'érudition. le lecteur que j'ai été a très vite jeté l'éponge dans sa tentative de résoudre l'énigme. Je me suis alors laissé porter, à dos de mulet, dans ce périple au travers de l'Espagne. J'ai vite compris qu'il servait de prétexte à l'auteur pour réaliser son rêve : voir coexister les représentants des trois grandes religions monothéistes dans une même quête. Cela confère à cette chasse au trésor un côté un peu artificiel, mais il y a tellement à prendre dans ces échanges philosophico-religieux que pas un moment je n'ai été tenté d'abandonner le voyage.
C'est un plaidoyer contre l'obscurantisme, le prosélytisme, l'intolérance. C'est une dénonciation des travers de chaque religion dont le dénouement nous fera comprendre la vanité. le but est avoué.
Ce parcours initiatique dans les textes sacrés est aussi une tentative pour Gilbert Sinoué de redonner à la Femme la place que le monothéisme, dans sa misogynie souveraine, lui a volée en faisant disparaître, en même temps que les idoles, les figures du féminin. Mais l'ivresse des sens est si forte chez l'espèce humaine que cette louable intention en restera là.
Le poids culturel de cet ouvrage à la documentation fouillée pourrait paraître indigeste à qui n'est pas féru des textes sacrés. Mais Gilbert Sinoué est un auteur au style gouleyant qui sait faire absorber du copieux. Ce style est épuré, il sécrète la sagesse avec des mots simples, employés dans leur plus adéquate signification avec l'arrangement le plus convenable pour conférer aux phrases la bonne portée.
C'est un ouvrage empreint de tempérance, quand les moeurs de l'époque ne s'y prêtaient guère, de couleur locale, de réflexion. Même si ma culture était un peu juste – il faut aussi savoir l'avouer - pour tirer le meilleur profit de cet ouvrage, je ne m'y suis pas ennuyé, bien au contraire. Je suis prêt à partir pour un autre périple avec Gilbert Sinoué, tant son transport est confortable et bonifiant. D'ailleurs le prochain est déjà sur ma table de chevet …
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Il était une fois un bûcher de la Sainte Inquisition sur lequel allait périr un vieux kabbaliste marrane. Mais celui-ci, avant sa condamnation comme relaps, lança trois amis sur la quête fabuleuse du Livre éponyme.

Gilbert Sinoué, avec un art consommé de conteur et d'historien, nous transporte à travers siècles et frontières jusque dans l"Espagne de la Reconquista, marquant la fin d'Al-Andalus.
La cohabitation du trio en quête n'est pas de tout repos, et ce, à plus d'un titre. Compte tenu du contexte politique et militaire de l'époque, il était souvent dangereux d'aller par monts et par vaux. de plus, venue aux grandes oreilles de l'Inquisiteur général, cette quête se révèle périlleuse en soi. Enfin, réunir et forcer à la solidarité un kabbaliste juif, un cheikh musulman et un moine franciscain tenaient de la gageure. Pourtant, chacun détenant une partie des énigmes - et des savoirs - permettant d'atteindre le but ultime, force est de s'arranger... Non sans discussions et controverses théologiques ou de préjugés sur chaque croyance.

En cela, Gilbert Sinoué signe un hymne à l'altérité et à la nécessaire connaissance de l'autre pour atteindre à la tolérance.
Son récit est riche en aventures mais aussi en réflexions sur les religions et leurs rapports trop souvent conflictuels - comme l'actualité nous le démontre hélas trop souvent.
J'ai infiniment apprécié la prose élégante, savante mais jamais pédante de l'auteur. Son texte foisonne de renseignements sur les trois religions du Livre bien sûr et sur la période historique de la fin du XVème siècle. Les personnages fictionnels se mêlent aux personnes réelles telles que les Rois Très Catholique Isabelle et Fernando, Torquemada l'Inquisiteur général qui joua un rôle dans la controverse de Valladolid, etc.

Mystique, kabbale, quête tout à la fois matérielle et intérieure, personnages bien campés, écriture aussi belle que passionnante, j'ai passé un excellent moment en compagnie du formidable Livre de Saphir. Si je devais regretter quelque chose, c'est de n'être pas plus versée dans l'islam, le judaïsme, le christianisme et leurs textes fondateurs. Mais là, l'auteur n'y est pour rien...
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J'avais eu, jadis, un gros coup de coeur pour Avicenne ou La Route D'Ispahan, du même auteur, mais je n'ai malheureusement rien lu d'autre de lui. J'occulterais le fait que le Livre de Saphir croupit dans ma PAL depuis des années, et que j'aurais pu régler ce problème depuis un bon moment.

Direction l'Espagne donc, quelques années avant la découverte du Nouveau Monde, dans un contexte historique plutôt bonne ambiance, comme souvent dans mes lectures. Entre la reconquête de la péninsule, après 700 ans d'occupation maure, et une Inquisition au top de sa forme, sans oublier l'antisémitisme aussi rance que répandu, on pouvait vite se retrouver à frire sur un bûcher sans même avoir eu le temps de comprendre comment, peu importe le dieu que l'on priait.
Pour l'aventure qui nous attends, nous serons accompagné d'une bien singulière troupe de personnages. Un rabbin, un cheikh et un moine vont se retrouver liés dans leurs destinées à un livre de saphir, lancés à sa recherche par un ami commun, féru de théologie, et visiblement d'énigmes mystiques.

Un style vraiment agréable que possède ce Sinoué, on se laisse facilement happé par sa plume et ses talents de conteur. L'auteur nous livre là une fresque magistrale.
Forcément très orienté religion, le Livre de Saphir rebutera sûrement les plus allergiques au sujet, mais passionnera tous les autres, sans que le reste du récit en pâtisse.
Je me montrerai plus nuancé sur les personnages et l'intrigue. Nos principaux protagonistes, bien qu'attachants, sont malheureusement stéréotypés, à l'instar des autres personnages croisés tout le long de cette quête.
L'intrigue, pourtant passionnante et bien rythmée, souffre quant à elle de ficelles assez grosses par moment. C'est frustrant.

Ceci étant dit, loin d'être une déception, ce roman a beaucoup de qualités mais n'arrive pas à la hauteur d'Avicenne à mon goût. L'immersion est complète, on dévore les pages avec appétit, mais ce n'est malheureusement pas un sans faute.
Malgré cela, ce bon moment de lecture me conforte dans mon envie d'explorer l'univers de l'écrivain plus en profondeur, notamment La Pourpre Et l'Olivier, qui me fait de l'oeil depuis quelques temps.
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Eblouissant d'érudition, éblouissant de maîtrise historique, éblouissant de connaissance religieuse, éblouissant de qualité romanesque servie par une brillante intrigue. Réussir un ouvrage réunissant toutes ces qualités est un tour de force, que l'auteur a réalisé pour notre plus grand plaisir.
En 1487, sous l'inquisition espagnole, créée en 1478 par Fernando d'Aragon et Isabelle de Castille souverains d'Espagne, trois hommes, que tout oppose en apparence, vont partir en quête d'un mystérieux livre de saphir sensé contenir la parole Divine.
Pour cela ils devront suivre un parcours semé d'embûches, guidés par les énigmes laissées par un non moins énigmatique érudit, mort sur le bûché du grand inquisiteur Torquemada.
Ces trois hommes, brillants lettrés, sont les dignes représentants des trois religions d'Abraham.
Chacun attend, à la lecture du livre de saphir, avoir la révélation que sa religion est la vrai, la seule et l'unique. Qu'en sera-t-il ?
Au cours de ce périple les trois personnages vont nous donner une très grande leçon de respect, de tolérance, d'ouverture d'esprit, de fraternité et d'espoir qui ne sont pourtant pas monnaie courante en ces temps troublés de l'inquisition.
site de l'auteur : http://www.sinoue.com/une_autre_vie.php
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Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
Ainsi vous ignorez l'une des causes majeures du débarquement de vos ancêtres dans la Péninsule ? A votre crédit je reconnais que vous n'aviez probablement jamais songé à envahir ce pays... Si une femme n'avait pas joué un rôle fondamental, vous seriez toujours en train de vous prélasser en Afrique...

[...]

Cela se passait il y a environ sept cents ans, du temps où les Wisigoths régnaient sur la Péninsule. Le comte Julien, gouverneur de Ceuta, avait une fille du nom de Florinde. Suivant la coutume des patriciens espagnols qui envoyaient leurs enfants à la cour du roi goth pour s'y former au service des princes ou au métier des armes, Julien envoya sa fille à Tolède, où elle fut attachée à la haute domesticité du palais. Or, le sort voulut que Rodéric, le roi, s'en éprit. Un jour, d'une fenêtre de la tour qui domine le Tage, alors que, caché derrière un rideau, le souverain épiait les jeunes filles au bain, il aperçut la belle Florinde mesurant sa jambe à celles de ses compagnes. Elle devait avoir de toute évidence le pied mignon, les chevilles les plus fines et la jambe la plus blanche. Rodéric tomba amoureux de l'imprudente baigneuse et abusa d'elle. La malheureuse trouva le moyen d'informer son père de son déshonneur. Plein de rancoeur, celui-ci jura alors de se venger. Un jour que le roi, qui n'avait pas garde mémoire de l'incident, demandait à Julien des faucons et des éperviers pour la chasse au daim, il s'entendit répondre ; "Je t'enverrai un oiseau de proie comme tu n'en as jamais vu." Allusion voilée à l'envahisseur berbère qu'il méditait de lancer contre le royaume de son maître...

[...]

Quelque temps auparavant, un messager du comte Julien s'était présenté à Tanger, chez Moussa ibn Nosseir, le supérieur de Tarek, et lui avait démontré combien la conquête de l'Espagne serait facile pour un chef d'armées qui en était si près. Il lui promit que, s'il lui plaisait de traverser la mer et d'entrer en terre d'Espagne, les Maures trouveraient en la personne du gouverneur de la Ceuta et de ses troupes un guide sûr. Tarek s'empara donc de Carthagène, puis il poursuivit sa route, rencontra Rodéric au bord d'un fleuve et le vainquit. L'honneur de la belle Florinde était vengé !


Pages 314-316
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Chez les judaïsants, on ne prononce jamais le nom de Dieu, parce qu'à leurs yeux ce nom est par définition imprononçable. Il semblerait que dans les premiers temps du judaïsme, et jusqu'à deux ou trois siècles avant l'avènement de Notre Seigneur, c'est le tétragramme (Y.H.W.H.) que l'on utilisait lorsque l'on pouvait évoquer le Créateur. Plus tard, on le remplaça par Adonaï, ou Yab. Il y a peu, certains chrétiens, lisant la Bible dans sa version originale, ont lu le nom en lui appliquant la vocalisation Jéhovah ou Yahvé. Mais, en réalité, l'évolution de ce tétragramme a pour point de départ la scène du buisson ardent. Y.H.W.H. est le nom que choisit Dieu pour se révéler à Moïse à travers la formule : Ehyeh, acher, ehyeh. Qui signifie : "Je suis qui je suis", ou encore "Je suis ce que je suis". A l'époque talmudique, les sages ont débattu de cette question qui leur paraissait fondamentale : quels sont, parmi les noms de Dieu, ceux que l'on est autorisé à écrire, à prononcer ou à effacer une fois qu'ils ont été couchés par écrit dans un document ? Leur conclusion fut : les sept noms suivants peuvent être écrits, mais "non effacés" : El Elohim, Ehyeh, acher, ehyeh, Adonaï, Y.H.W.H., Tsevaot et Chaddaï. Tous les autres noms divins...


Pages 149-150
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Elle ferma les paupières, comme si elle voulait tendre un voile entre elle et l'horreur. quand elle rouvrit les yeux, deux condamnés étaient déjà la proie des flammes. Le premier agonisait sans un cri. Le second hurlait, suppliait et se débattait, tant et si bien que ses liens, déjà consumés, se détachèrent. Il jeta du haut du quemadero, torche vivante. Les bourreaux se précipitèrent sur lui. On réussit à lui entraver les pieds, on le replongea dans le feu. Il y demeura l'espace d'un credo et se précipita à nouveau hors du bûcher. Cette fois, un des soldats l'assomma du canon de son arme avant de le rejeter définitivement dans le brasier.
Une odeur âcre avait submergé l'air du couchant. Une odeur de suint, de sueur, fondue dans la pestilence des chairs brûlée.
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L’amour est un sentiment dangereux. On pourrait comparer l’homme qu’il habite à un voyageur qui regarde le soleil en face. Que voit-il ? Une lumière diffuse, des contours incertains, et très vite la perception du monde qui l’entoure se brouille totalement. Si malgré tout il persiste, et il persiste, c’est la voie ouverte à tous les maux. En vérité je n’ai aucune attirance pour les combats inégaux ; et l’amour est de ceux-là.
-Un combat inégal, fray Vargas ?
-Bien sûr. Vous regardez le soleil, mais le soleil ne vous voit jamais, lui. Il se contente de vous brûler.
-Quelle importance ? Quand bien même votre cœur serait réduit en cendres : vous auriez vécu, au lieu de ne faire que survivre.
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Vous avez parlé d'irrationnel ?
Depuis Ptolémée, et bien avant lui, les savants se sont évertués à expliquer la course de l'univers. Ils ont épuisés une vie dans cette quête et se sont éteints un jour sans avoir trouvé d'explication. Oh bien sûr ! nombre de théories jonche l'histoire, mais pas la plus petite certitude. Rien que des suppositions. Or, si je devais appliquer votre raisonnement, à savoir : puisqu'il n'y a pas d'explications, les choses sont déraisonnables, illusoires, alors le monde, la nature, la vie, ce ciel qui vibre, les saisons, la faculté d'aimer ne devraient pas avoir de raison d'être puisqu'ils sont inexpliqués. Pourtant nous sommes bien vivants.
La terre existe et nous existons. Où donc est l'irrationnel ?
Où commence t-il ?
Où s'achève t-il ?
En quoi notre quête serait-elle plus absurde que l'élémentaire faît de vivre ?
Si vous acceptez de vivre, vous acceptez du même coup de jouer une partie d'échecs où les pions sont des mirages, des émotions, des mouvements furtifs. Rien de réel, sinon dans notre imaginaire.
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