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ISBN : 2367950008
Éditeur : Chèvre-feuille étoilée (22/03/2013)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Sélectionné pour le prix Botul 2013

Le 17 février 2011, Yann Orion, steward chez Air France, prend sa préretraite.
Période de retour sur soi qui réveille les cicatrices et les joies enfouies depuis l’enfance, sous le regard attentif et bienveillant de Guevara, le chat roux qui se charge de ramener son maître à la réalité. Il va réorganiser sa vie et quitter sa maison riche de précieux souvenirs, pour prendre un nouveau départ…
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
leluez
  12 juillet 2013
Merci à Babelio et aux éditions "Chèvre-feuille étoilée" pour ce livre reçu dans le cadre de "masses critiques"
Yann se retrouve en pré-retraite, un peu désorienté par toute cette liberté nouvelle, on le suit pendant toute une année, de rencontres en projets jusqu'à l'apparition d'une "double " de lui-même qui l'accompagnera dans un jeu de cache cache jusqu'à l'accomplissement de sa propre oeuvre écrite … mais tout est il aussi simple ?
J'ai beaucoup aimé ce roman, il ne semble pas se passer grand-chose pendant une bonne moitié et pourtant l'écriture nous accroche, on est emmené avec Yann dans de belles balades au coeur de Paris, il nous entraine peu à peu dans ses projets, et c'est dans la seconde partie que l'on arrive dans un jeu de cache-cache dont le lecteur devra trouver lui-même la solution, alors est on dans le fantastique ou dans quelque chose de beaucoup plus terre à terre, l'auteur ne nous dévoile rien, à nous d'imaginer la solution.
L'écriture de Nic Sirkis est très agréable, on est placé dans la vie quotidienne avec les actualités de cette année 2011 2012 en France, c'est aussi un bel hommage à l'amitié. Clin d'oeil supplémentaire aux lecteurs qu'un chat surveille, ils pourraient bien se reconnaitre dans les relations entre Yann et Guevara, son chat roux.
Un très bon roman à lire d'une traite.

Lien : http://allectures.blogspot.f..
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manoloula
  26 février 2013
Lorsqu'on lui demande de se décrire, Nic Sirkis déclare : « Je suis une femme point d'exclamation qui ne sais pas baisser la voix ». Ce point d'exclamation, et cette envie de faire entendre sa voix, on les retrouve dans son nouveau roman, Attention !, où elle met en scène Yann Orion, jeune pré-retraité tout droit sorti des couloirs d'Air France, qui s'active plus que jamais au cours des deux hivers et du printemps parisiens dont l'auteure nous fait témoins.
Ce roman admirablement construit, donc chaque page se garde de révéler le secret de la suivante, selon les principes de la « sérendipité » qu'affectionne Nic Sirkis, est un hymne à la vie, et à l'écriture. À la « vie » parce qu'il nous rappelle que, malgré les pages que l'on tourne, il reste toujours quelque chose à découvrir, quelque chose qui nous tiendra en haleine jusqu'au prochain tome de notre histoire, quelque chose qui nous donnera l'envie de continuer à effeuiller la vie et les livres, afin de découvrir le fin mot de chaque intrigue. À « l'écriture », parce que ce fin mot, c'est celui que Yann Orion tente d'écrire, mais aussi de découvrir. Car ce roman est la quête de l'écriture, ainsi que de « l'auteur », cet auteur dont Yann découvre un livre, intriguant, cet auteur qui signe d'un mystérieux « Y ».
Cet auteur, c'est aussi Yann lui-même, que l'amour d'écrire a toujours habité, et qui s'engage auprès de ses amis du Hasard du 14ème à aider dans la lourde tâche de publication de leur journal.
C'est sous le ciel parisien que Nic Sirkis a décidé de situer son roman ; Yann, accompagné de Bulle et Gustave, ses deux enfants et de son chat, Guevara, nous emmène visiter son Paris, un Paris qu'il affectionne, où il a posé ses valises après avoir quitté sa Bretagne natale. L'on y découvre les petits cafés, les maisons coquettes et les rues fourmillantes de la capitale, mais surtout, l'on y découvre l'envie de vivre d'un homme qui, porté par ses enfants, se décide à chambouler son quotidien, à se mettre en mouvement, à partager.
Attention !, c'est, comme son auteur, un roman « point d'exclamation », un roman qui, en dehors du titre du journal, ne laisse rien au hasard, qui nous offre d'entrer dans l'univers d'un personnage amoureux des mots, un roman enrobé, ou plutôt pénétré, d'une écriture à la fois simple et pure, d'allusions subtiles et d'un humour enjoué.
« Ecrire, quelque part, c'est faire face à une dysharmonie interne. C'est réparer quelque chose en latence. Retrouver, en quelque sorte, une harmonie perdue. ». Cette invitation à l'écriture, sortie de l'esprit de Yann, ne peut que nous rappeler l'importance des mots, et si, à l'heure où vous lisez ces quelques lignes, il n'est pas encore l'heure d'écrire, c'est peut-être parce que la lecture vous appelle.
Morgane Guilhem
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nathavh
  17 juillet 2013
Un grand merci aux Editions Chévre-feuille étoilée et à masse Critique de Babelio pour cette découverte.
C'est le second livre de Nic Sirkis, il a terminé second au prix Botul 2013.
Yann Orion, la petite cinquantaine prend sa pré-retraite après 30 ans comme steward chez Air France. Nous sommes le 17/02/2011. Il vit avec son fils Gus 20 ans et son chat Guevara, magnifique chat roux qui le ramènera régulièrement à la réalité.
Enfant, il partageait déjà 2 passions ; - l'avion, plus exactement l'envie de voler, et ce depuis un voyage vers le Maroc à l'âge de 15 ans et une visite de cockpit , ce qui l'a conduit à son métier ;
- et l'écriture. Il se souvient d'une rédaction demandée en 4ème et rebelote en 5ème, où l'humiliation l'avait frappé, ses professeurs l'accusant d'avoir recopié du Giono, Bosco, Sand, d'où était née à l'époque une frustration.
Dans la première partie, j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire pour la bonne et simple raison, qu'elle était pratiquement inexistante, un livre d'ambiance plus particulièrement.
Un récit imagé, orienté à ses origines bretonnes, j'ai en effet très fort ressenti les références à la mer, dans l'écriture, les mots choisis, le vocabulaire dans des références marines. J'ai apprécié.
Ensuite de très jolies descriptions d'ambiance de quartiers de Paris, un ressenti des endroits, des sentiments partagés avec les personnages rencontrés.
Yann est critique dans les événements de notre société de 2011 à 2012, la Grèce, les banques, le printemps arabe... Des flash-back retour aux sources sous la bienveillance de Guevara qui remet les pendules à l'heure et nous amène au temps présent.
La préretraite, tout un programme , sur une carte reçue cette phrase répétée à plusieurs reprises, la vie va commencer... non mais on rigole ou quoi pense Yann... et petit à petit quittant les souvenirs... la vie recommence.
Après 36 ans d'habitudes dans son appartement qui a vu naître son 1er amour (il est séparé depuis 7 ans), sa fille Bulle (30 ans aujourd'hui), et son fils Gus 20 ans qui vit avec lui ; il décide de vendre son appart et de rompre avec ses rites. Il fait de nouvelles rencontres, de nouveaux amis, il participe à un journal de quartier... et soudain...son attention est attirée par un article dans "le canard enchaîné", un livre sur Van Gogh, une mystérieuse maison d'édition 17 ter.
Des échanges de courrier commencent avec une mystérieuse Y.
Nous sommes aux 2/3 du livre et là, enfin une intrigue, de l'action, on quitte cette très belle écriture retraçant les ambiances pour s'engager dans une autre voie... et par la même occasion la lecture s'accélère.
Une très jolie plume, de jolis jeux sur la langue, le langage, l'écriture et la création. Un livre oulipien, souvenez-vous
Ouvroir de littérature potentielle.

Un extrait OU LI PIEN,: "tu n'as pas entendu parler de l'Oulipo ? Queneau, le Lionnais, le Tellier, Perec ? Les exercices de style, la littérature sous contrainte ? Les clowns scientifiques de la langue, les esthètes de palindrome et du lipogramme, les jongleurs d'assonance et d'allitérations, je ne t'en ai pas parlé ? " p312
Une agréable lecture en somme.

Ma note 7/10


Lien : http://nathavh49.blogspot.be..
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sylvie2
  07 mars 2014
Yann, préretraité depuis peu, habite Paris et se lance dans une nouvelle vie où il a enfin de temps de faire ce qu'il veut.
Ce livre que j'ai en fin de compte bien apprécié, m'a surpris. D'abord par la lenteur du déroulement de l'histoire. Dans la première moitié du roman, rien ne se passe vraiment. Il s'agit juste d'une description de la vie quotidienne de Yann, de sa famille, de ses amis. Tout est pourtant écrit avec une telle sensibilité que c'est seulement après 100 pages que j'ai commencé à me demander où l'auteur voulait finalement en arriver.
Et puis soudainement, les évènements se précipitent et on ne peut plus lâcher le livre... le livre, à partir de ce moment, plane entre le surréalisme et une enquête amoureuse... Et puis la fin m'a laissée baba... Je ne vous en dit pas plus... Bref, c'est un livre qui vaut la peine d'être découvert!
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Norlane
  05 juillet 2013
Vous aimez les chats, l'écriture détaillée du quotidien contemporain, les idées foisonnantes, Paris, la création littéraire et surtout l'Oulipo ? Ce livre est sûrement pour vous.
Moi je suis restée un peu à la marge, un peu noyée dans le flot d'informations et mes questions sont restées en suspend. Peut-être n'avais-je seulement pas l'âge pour me sentir vraiment proche de Yann, pré-retraité d'Air France, qui s'ouvre à une deuxième vie ? Pourtant les personnages sont attachants, les noms des cafés et boutiques donnent un "exquis goût", l'écriture d'un roman me touche de près. Il m'a manqué une clef pour entrer vraiment dans cette histoire, à la fois très ancrée dans le réel (2011-2012) et fantastique (qui est ce double féminin insaisissable ?).
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
nathavhnathavh   16 juillet 2013
La culpabilité engluait le débat de tous côtés et la barque se mit à gîter, à tanguer et prit l'eau avec la décision finale et mutuellement consentie de revoir l'équipage de l'embarcation. Il y eut peu de cris à bord, il n'y eut pas de haine, seulement une lassitude, sorte de cri inassouvi dans la nuit, comme la traînée bleuâtre d'un cirrus dans le soir tombant. Il n'y avait pas eu de mariage, et n'y eut pas de nécessité de divorce.
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manoloulamanoloula   26 février 2013
Un froufroutement sur la gouttière agita le silence et s’insinua lentement dans le champ de conscience de Yann Orion qui remontait en vagues sinueuses des confins profonds de sa nuit. Les rêves s’écartèrent, estompant en cercles excentriques autour de sa mémoire les impressions lunaires, comme les ronds qui s’éloignent en ondes autour du point de chute du galet jeté dans l’étang. Une clarté opalescente baignait la chambre mansardée d’une lueur matinale. Les rectangles des affiches de théâtre, de concerts et de galeries de peinture que Yann avait fait encadrer dessinaient un patchwork d’ombre et de lumière sur la blancheur des murs frottés à la chaux. Sur le tapis afghan, grenat et lie de vin, Guevara, droit comme un pape sur ses fessiers, le considérait en silence. Les rétines verticales de son regard jaune, telles deux iris immobiles dressés dans le jardin au tout petit matin.
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manoloulamanoloula   26 février 2013
Des sentiments ambivalents envahissaient son champ de conscience. Des bouffées de joie, à l’évocation de tous ces lieux qui étaient les siens ; mais parallèlement, il se sentait dépossédé, dans la partie la plus intime de son être, un peu comme le Petit Prince découvrant les millions de roses à son arrivée sur la Terre, lui qui croyait la sienne unique au monde…
Comme la torche de la tour Eiffel écrasait dans sa centrifugeuse les fenêtres de sa maison rue Didot, Yann eut l’impression que la fresque de sa jeunesse était balayée par un immense phare.
Un phare braquant une lumière crue sur la terre et les flots de son enfance, les courants de pensées de sa vie.
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sylvie2sylvie2   07 mars 2014
Yann était baigné par les mots. Il avait toujours été intimement lié à l'écriture. C'est l'amour des lettres et la magié qu'elles véhiculent qui avait tendu entre Magali et lui une toile invisible. Une appétence commune les tirait vers un idéal inexploré, l'audace vindicative de souder les fonds de la littérature.
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menahemlilinmenahemlilin   01 avril 2013
Yann passa un coup de langue pour fermer l'enveloppe qu'il lâcha sans conviction dans sa boîte puis continua à circuler le long de cette ruelle hors du temps.
elle sillonnait jusqu'à la rue des Cinq-Diamants qu'il prit sur la droite pour déboucher dans celle de la Butte-aux-Cailles où il reconnut avec émotion ce village fleuri de restaurants et de cafés. Il découvrit autour de la fontaine Wallace la placette voisine rebaptisée Place de la Commune de Paris, effectivement ornée de tags tels que La Révolution sans en avoir l'R, c'et l'Evolution!
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Videos de Nic Sirkis (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nic Sirkis
Nic Sirkis a brillamment défendu son roman "Attention !" publié au Chèvre-feuille étoilée pour lequel elle est arrivée seconde avec seulement 6 points de moins que la lauréate Nathalie Peyrebonne - Rêve général (Phébus)
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