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Valérie Lenoir (Illustrateur)
EAN : 9782709628013
236 pages
Éditeur : J.-C. Lattès (01/11/2005)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 96 notes)
Résumé :
Un dompteur de puces qui doit à ses petites chéries son passage chez Michel Drucker, deux adolescents en fugue qui se réfugient dans la chambre nuptiale où s'étaient aimés leurs parents, un jeune homme qui parcourt Pékin un jour de fête à la recherche d'un article exclusivement féminin, les membres influents de la jet-set bordelaise qui se suicident sur un air de Chet Baker, un président dément qui rêve de tuer en direct, à la télé, tous ses concitoyens... Voici que... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
100choses
  17 décembre 2010
Je me souviens avoir acheté ce livre par curiosité, pour la collection, parce que c'est Nicola Sirkis et que c'est une raison suffisante en soi ^^. Je n'attendais pas un chef d'oeuvre littéraire et j'ai finalement été très agréablement surprise!
J'ai en effet pris énormément de plaisir à lire ces nouvelles, parfois malsaines, souvent dérangeantes, mais toujours très poétiques. le rythme très travaillé de certains textes fait définitivement penser à une chanson. On retrouve bien l'ambiance d'un album d'Indochine, et je n'en demande pas plus.
J'ai d'ailleurs eu envie de relire ce court recueil, en redécouvrant cet article au moment d'effectuer le transfert de mon blog. D'où cet article enrichi, par rapport à la précédente version.
La chambre 9, première nouvelle du livre est également une de mes préférées. C'est la très belle histoire d'amour d'un couple, un peu atypique. Certains pourront être dérangés par ce texte, pour ma part je l'ai trouvé plein de délicatesse et il m'a énormément touchée.
En revanche, China daily m'avait laissée assez indifférente à la première lecture. J'en gardais un souvenir assez précis et je n'ai du coup pas eu envie de la relire cette fois-ci. Il y est question d'un jeune couple en vacances à Pékin, dont les bagages se sont égarés. Ils vont alors devoir gérer cet imprévu. le texte aurait pu être drôle, mais n'a pas fonctionné sur moi.
Peep Show m'a beaucoup amusée. Ca et là, on entendait de curieux gémissements… Curieux mais après tout, significatifs étant donné ce qui se passait dans l'apartement. J'ai aimé la rupture entre la première page et les suivantes, cette impression d'avoir été piégée. Je trouve que cette nouvelle donne une image caustique plutôt bien étudiée du français moyen.
Justine est la meilleure nouvelle du recueil selon moi. On y fait la connaissance d'une petite fille un peu paumée qui appelle chaque soir un inconnu et se livre totalement à lui. Horriblement perverse mais bouleversante. Ce texte me parle beaucoup et la fin est juste parfaite mais :'S
Viêt-Nam glam est très intéressante et percutante. J'ai vraiment beaucoup aimé la chute et le point de vue choisi, mais globalement il a manqué un petit quelque chose pour que le texte soit véritablement un coup de coeur. Peut-être que quelques paragraphes de plus auraient été nécessaires.
Dans L'ascenseur sans retour, un écrivain de passage à Bruxelles, se retrouve dans un hôtel plein à craquer. Par malchance, il va se retrouver bloqué au sous-sol de l'hôtel, un endroit inconnu et sombre. Il me semblait avoir plutôt bien aimé ce texte la première fois, mais là il m'a plutôt lassée. Je l'ai trouvé long et pas très intéressant même si deux trois détails m'ont plu.
Je n'ai pas relu non plus Chet Baker. Ce texte ne m'avait pas vraiment plu et je n'ai pas eu envie de m'y attarder. Il s'agit d'une soirée bordelaise qui dégénère de façon curieuse… Cela dit, si je n'ai pas été convaincue par la nouvelle, je trouve intéressant qu'elle se déroule à Bordeaux. Ca colle plutôt bien.
J'ai, une fois de plus, beaucoup ri à la lecture macabre de Suicidal Tendencies, même si c'était parfois jaune, parfois en me disant c'est pas faux. Il est plutôt attachant même au final cet ado qui a décidé d'en finir, avec son goût de la mise en scène et ses certitudes typiques de son âge.
Le président total killer semblait être un texte très prometteur, mais qui m'a finalement déçue. Dans une France où les programmes télévisés dirigent entièrement la vie des gens qui s'abrutissent à les regarder, le président de la République en mal de reconnaissance décide d'exécuter tout le monde en direct. Autant la critique des médias, de leur influence, de notre dépendance à certains programmes est intéressante, autant le discours du président m'a gavée. Et j'ai au final, plus survolé ce texte qu'autre chose. Une bonne idée, mais je n'en ai pas aimé le traitement.
Touch gang nous raconte l'histoire de quatre amis qui se lancent des défis un peu pervers. Je ne me souvenais plus du tout de cette nouvelle et j'ai plutôt bien aimé. Je l'ai trouvée assez amusante, et une fois de plus, la chute est surprenante.
Le train est très courte mais fonctionne bien. Elle fait partie de mes préférées du recueil même si elle est peut-être moins originale que les autres textes qui le composent. J'aime son ambiance, cette impression de vivre un cauchemar et cette fin un peu ambiguë. On accompagne qui se réveille en sursaut dans un train de nuit et tente désespérément de découvrir l'heure qu'il est et dans combien de temps il arrivera a destination.
Psychédelic Furs aurait pu être très intéressante mais elle est beaucoup trop courte à mon goût. On n'a pas assez de temps pour apprendre à connaitre les personnages et prendre conscience de la situation dans laquelle ils se trouvent. C'est pourtant un joli texte sur la différence, l'intolérance, qui m'a touchée, mais tout se déroule trop vite.
Enfin, Je n'embrasse pas, qui n'était pas présente dans la première édition du recueil, est vraiment ultra-courte et choc. Elle clôture parfaitement bien le recueil, même si je ne l'ai pas adorée. Mais je ne peux rien dire de l'intrigue sans risquer de spoiler.
Bref, une fort chouette découverte, qui m'a laissé de bien beaux souvenirs et a su me convaincre même à la relecture. Je rouvrirai sans aucun doute encore quelques fois ce recueil dans le futur, histoire de picorer un texte ou deux, à l'envie.
Lien : http://leboudoirdemeloe.co.u..
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l-ourse-bibliophile
  10 août 2013
Probablement comme beaucoup, j'ai acheté ce livre à cause de l'auteur. Fan d'Indochine, je ne pouvais pas ne pas le lire (pas à sa sortie évidemment puisque j'avais alors cinq ans et que je ne connaissais pas le groupe, bref). Je ne sais pas à quoi je m'attendais, je ne sais plus si j'avais quelques appréhensions. Des chansons, des nouvelles, ce ne sont pas exactement la même chose. Comment allait-il s'en sortir ? Donc beaucoup de curiosité.
Verdict ? Je n'ai pas été déçue ! Mon admiration pour eux a-t-elle influée sur mon avis ? Je ne crois pas car je ne peux pas dire que j'ai été conquise par un autre livre (autre genre, je le reconnais) de Nicola Sirkis, à savoir Les petites notes du Meteor Tour.
La chambre 9, Justine (à l'heure dite), Viêt-nam Glam, Suicidal Tendencies, le Train, Psychedelic Furs et Je n'embrasse pas comptent parmi mes favorites. On aborde les thèmes de l'adolescence, de la différence, du suicide, de la mort. L'écriture est assez simple et directe, on ne s'appesantit pas sur des détails superflus (en même temps, n'est-ce pas le propre de la nouvelle ?).
L'ambiance est parfois perverse, mais toujours touchante ou émouvante : je n'ai jamais eu l'impression de lire quelque chose de foncièrement glauque. C'est surtout le cas de la chambre 9 et de Justine. D'autres, par exemple China Daily, sont plus légère.
Viêt-nam Glam est assez choc et fonctionne bien. le héros de Suicidal Tendencies m'a rappelé Holden Caulfield, le personnage principal de L'Attrape-coeurs de Salinger. Psychedelic Furs aborde le sujet de la différence d'une manière assez originale, j'aurais simplement aimé rester avec les protagonistes un peu plus longtemps. Quant à Peep Show, voilà une histoire un peu délirante ! En tout, à chaque fois, on nous fait entrer facilement dans l'histoire
Ce recueil a permis à Nicola Sirkis d'approfondir certaines de ses chansons, comme Je n'embrasse pas, titre à la fois de la chanson et de la nouvelle, histoire un peu floue, un peu rêveuse, également un peu malsaine. Malgré une écriture incisive, la poésie est toujours présente et on retrouve parfaitement la plume de l'auteur des albums d'Indochine.
A quand un prochain livre ?
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le_Bison
  25 février 2012
Gothique et noir, ce recueil me semble à l'image du groupe. Notez la précaution prise avec le « semble » car je suis loin d'être un expert en Indochine. J'y découvre un monde perdu le plus souvent dans l'adolescence avec son mal-être, son malaise et cette peur de grandir, de devenir adulte. La mort, le suicide prennent une place importante voire prépondérante dans ces nouvelles ; L'acte de se donner la mort comme une échappatoire à ce monde en rupture y est exposé sans tabou, simplement, cruellement. Là où Jeffrey Eugenides (par exemple) nous décrit le suicide comme un acte poétique et romantique, Nicola Sirkis affiche un coté plus sanglant, incisif, voir choquant.
C'est souvent drôle, émouvant, sincère. « Souvent », parce que je lance mon bémol : toutes les nouvelles ne sont pas du même calibre. Si certaines vous remuent les tripes, et les mettent en pièces, d'autres m'ont laissé sur ma faim. La curiosité m'a poussé vers la découverte d'un Nicola Sirkis « auteur » alors que le Nicola Sirkis « chanteur » ne m'intéresse pas du tout. Mais j'avoue que c'est sans regret (au moins pour certains textes) que je me suis mis à tourner les pages de ses « Mauvaises Nouvelles », d'autant plus subtilement illustrées par une Valérie Lenoir de grand talent.
Un livre à conseiller plus pour les jeunes bisons ou bisones, celles et ceux qui se retrouvent dans la musique d'Indochine ou qui sont en manque de repère dans la vie. Bref, à l'image du groupe, c'est avant tout pour son public adolescent...
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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CLAVIE
  24 avril 2012
J'ai lu ce livre car il m'arrive d'écouter le groupe Indochine, et je trouve que Nicola Sirkis ne va pas toujours au fond de ces idées dans ses chansons. Je me suis dit comme auteur de Nouvelles, il devrait être plus intéressant.
Et j'ai été agréablement surprise par son style simple et assez pudique. La Nouvelle dont je retiens encore l'histoire (car j'ai lu le livre à sa sortie en librairie) est celle que la plupart des lecteurs détestent - celle qui se passe à Pékin.
Un très bon moment de lecture, (avec quelques sourires, quelques étonnements), encore faut-il s'intéresser au moment de l'adolescence et du passage à l'âge adulte!!!
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sandrine68
  25 octobre 2014
des nouvelles pleines d'humour noir et agréables à lire, avec des personnages dans une situation absurde (ex: un garçon qui doit courir tout Pékin pour trouver des tampons à sa copine, un suicide collectif sur un air de jazz, un homme phobique de l'ascenseur) ou un univers fou ( un président qui tue tout un pays dans le futur), l'ensemble est varié et agréable à lire, même s'il n'y a pas toujours la chute. Ma préférée: "Justine" une petite fille se confie à un inconnu par téléphone et lui fait des avances... en fait ce n'est pas vraiment un inconnu à qui elle parle.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   26 février 2012
Quitte à mourir, autant vraiment marquer le coup, non ? Faut que ça se voie. Ma mort, je la veux sanglante, avec du rouge sur les murs, sur la moquette de ma chambre, sur mes vêtements. Faut que ça soit sale ! Je ne veux pas que ça soit beau, et surtout quand on me retrouvera, je veux que ma mort laisse un mauvais souvenir, un très mauvais souvenir à tous ceux qui me connaissent. Comme ça, quand ils se rappelleront de moi, il y aura toujours deux images en eux : celle d’un jeune mec de dix-sept ans, mignon et intelligent (il paraît), et celle de son corps par terre, la tête éclatée en dix mille morceaux dans sa chambre (un CD de Marilyn Manson en boucle).
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She_NightShe_Night   03 octobre 2010
Mon suicide à moi, c'est le monde d'aujourd'hui tel qu'il est avec le bien et le mal, le sale et le beau, le beau et le moche, sauf que le bien, il n'est pas assez fin pour niquer le mal...
Tout le problème est là.
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melidu67140melidu67140   01 décembre 2010
Justine (à l'heure dite):
_ Mais tu ne peux pas ne plus aller à l'école, Justine, tu as encore besoin d'apprendre, tu es comme toute les petites filles et les petits garçons de ton âge, tu es encore si petite, dit l'homme, inquiet, mais qu'est-ce que tu va faire si tu n'y vas plus ?
_ J'irai brûler toutes mes poupées dans un grand champ de blé, voilà, voilà ce que je vais faire, dit-elle presque menaçante. Oh ! et puis non, je les ferai plutôt brûler dans le four de la cuisine, oui ! c'est ça, je les attacherai toutes les quatres sur la plaque, après les avoir mises toutes nues, et puis j'allumerai le four [...]. Voilà ce que je ferai, et ça sera plus drôle que l'école, ça c'est sûr, voilà salut !
Et elle raccrocha.
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melidu67140melidu67140   01 décembre 2010
Justine (à l'heure dite):
Et puis en chuchotant elle lui dit encore :
_ J'ai envie de coucher avec toi, j'ai envie de faire l'amour avec toi aussi, comme maman et les autres, j'ai envie que l'on soit tout nus tous les deux et que t me caresse et que tu me touches et que tu aies du plaisir comme maman, oui j'ai envie de ça, j'ai envie de te faire plaisir. Je t'aime et puis de toute façon quand je me déguise en maman, je me masturbe en pensant à toi.
_ Tu te quoi ?
Comme les autres jours, à l'heure dite, elle raccrocha.
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TallulaTallula   25 juin 2012
Alors elle remplit ses joues d'air et lui souffla dessus, sur son corps tout entier. Le visage d'abord, puis jusqu'en bas, jusqu'à ses pieds. En se relevant, elle lui dit qu'elle voudrait que jamais le vent ne s'arrête de souffler. Et comme ça elle pourrait toujours se réfugier dans ses bras et qu'il la tiendrait fort pour qu'elle ne s'envole pas...
Qu'elle aimait bien la tempête.
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