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EAN : 9782363081162
306 pages
Éditeur : Arléa (25/08/2016)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 139 notes)
Résumé :
Quel rôle joue exactement Livia, la gouvernante suédoise engagée par Léonard Sézeneau, négociant français établi à Stockholm en cette fin du XIXe siècle, pour seconder sa jeune femme, Hulda, dans l’éducation de leurs quatre enfants ? Quel secret lie l’étrange jeune fille à cette famille qu’elle suivra dans son repli en France, à Meudon, dans cette maison si peu confortable et si loin de la lumière et de l’aisance de Stockholm ? Il semble que cette Livia soit bien pl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  04 février 2017
Je n'aime guère rentrer lorsque je rédige un ressenti de lecture, dans trop de détails. Cela enlève tant de charme et de mystère pour les lecteurs à venir...
mais là, pour ce premier texte que je découvre de cette auteure, c'est encore plus flagrant; car la prose de cette dame est magique, induit une
atmosphère à la fois feutrée, dense, poétique... si particulière dans une histoire familiale mouvementée et douloureuse.
L'auteure... la narratrice au fil de ses questionnements sur l'histoire de sa famille, tombe une seule fois sur un prénom enchanteur à ses oreilles, LIVIA... elle questionne son père, qui la rabroue. le sujet semble interdit
; elle interroge sa mère qui lâche quelques bribes, et notre narratrice est partie dans des investigations, narre la vie cachée, effacée de cette Livia si mystérieuse et interdite d 'existence , cette fameuse "gouvernante suédoise", qui aura eu une place des plus significatives au sein de
l'histoire de sa propre famille...
Nous naviguons entre la Suède et la France dans des milieux cosmopolites et lettrés ainsi que dans des drames personnels contraints par les conventions de l'époque...
Curieusement, j'ai appréhendé en débutant ma lecture que cela soit du "redit", du "rabâché", les non-dits familiaux des univers bourgeois du 19e siècle... et puis le style, la forme ainsi qu'une analyse psychologique
subtile des personnages ne tombant pas dans un manichéisme frustrant, m'ont finalement emportée.
A tel point que je me suis commandée derechef deux de ses ouvrages
"Eclats d'enfance", " Un jour par la forêt", tant le style et la sensibilité de cette auteure, que je lisais pour la toute première fois, m'ont confondue...
Une très belle lecture qu'il est difficile de résumer, car si on le fait, cela devient très quelconque et prosaïque, alors que Marie Sizun a le talent de nous emporter bien au-delà.
Voilà, un très bref billet qui pourra paraître frustrant, mais je ne peux le rédiger autrement... j'ai lu ce texte en 2, 3 jours... et cela fait déjà une semaine que je l'ai achevé, alors je me hâte...car la prose de Marie Sizun a un charme fou, une magie époustouflante dans l'instant présent... mais plus on tarde on se souvient d'un très heureux moment de lecture, mais d'une sorte de féerie évanescente... qu'il faut exprimer sur le vif...pour qu'il ne se réduise pas comme une peau de chagrin !
Cela m'époustoufle toujours les souvenirs intenses de lectures, il en existe comme celui-ci, magique mais fragile, fuyant ; d'autres plus flamboyants, laissent une empreinte plus forte en nous, nous habitant plus durablement. Les mystères, la magie de l'écriture du style, de l'univers de l'auteur... qui durent avec des traces et une force inégales ! et ces livres , chacun d'entre eux sont de qualité !
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rabanne
  20 juin 2019
Je ressors mitigée de cette lecture, et partage volontiers les étoiles de mon amie Jeunejane.
L'auteure, à partir de vieilles photographies et de rares informations, a souhaité reconstituer la légende de son histoire familiale, en remontant aux origines, à la fin du 19ème siècle.
Elle nous en livre une version très romanesque : depuis la rencontre entre Léonard et Hulda, en passant par leur flamboyante félicité en Suède, jusqu'à leur déchéance (sociale et affective) en France, suite à un exil aussi mystérieux que précipité.
Puis, surtout, vient s'ajouter l'indispensable, la "fidèle" et stoïque Livia, leur gouvernante suédoise, qui les suivra dans l'austère propriété de Meudon...
Marie Sizun nous exhorte sans cesse à jouer les petites souris, à imaginer de l'extérieur, à essayer d'observer, de déduire, d'analyser, les faits comme les sentiments. Cette forme narrative, particulière et prégnante, a gêné la fluidité de ma lecture, bien que je comprenne l'intimité qu'elle puisse créer avec le lecteur.
Mais là où Gaëlle Josse était parfaitement parvenue à me captiver dans Les heures silencieuses (histoire de vie imaginée derrière l'image d'un tableau), Marie Sizun m'a parfois ennuyée, voire déprimée, malgré la maîtrise de sa plume, ciselée, et les portraits féminins touchants.
Sans doute cela tient-il au fait que je n'ai pas (ou plus beaucoup) l'habitude de lire de genre aussi "romanesque". (!?)
Néanmoins, je remercie mes amies de m'avoir dirigée vers cette auteure, que je ne connaissais pas encore, en espérant que La femme de l'Allemand me plaise davantage !
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diablotin0
  09 janvier 2019
Quel plaisir de connaître un petit bout de l'histoire de vie de Marie Sizun, à travers ce livre, « la gouvernante suédoise ». L'histoire est en partie romancée mais elle est basée sur ce qu'elle va découvrir de son histoire familiale.
Marie Sizun va durant son enfance être intriguée par un prénom , celui de Livia. Elle apprendra que c'était celui de la gouvernante de ses ancêtres et qu'autour d'elle un secret de famille s'est installé puisqu'une histoire d'amour entre cette gouvernante Livia et son « maître » et donc l'arriére-grand-père de Marie Sizun aurait eu lieu. de ces quelques informations glanées, Marie Sizun va vouloir en savoir plus et va réussir à avoir entre les mains le journal intime de Hulda son arrière grand-mère . Elle va alors de ce recueil d'informations nous offrir une très belle histoire d'amour , se passant au 19ème siècle racontée comme d'habitude avec une extrême sensibilité et une grande douceur.
Marie Sizun nous décrit les trois personnages que sont léonard Sézeneau sa femme Hulda ou encore Livia la gouvernante avec beaucoup d'amour, de pudeur et de respect.
Un très bon moment passé avec Marie Sizun encore une fois.
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isabelleisapure
  02 décembre 2018
Un beau roman sombre et intimiste, « La gouvernante suédoise » brosse un portrait, romancé, tout en nuances des ancêtres franco-suédois de l'auteure Marie Sizun.
Au coeur de ce récit, à la fin du 19ème siècle, un singulier trio se forme entre Stockolm et Meudon, Hulda l'épouse, et Livia la gouvernante, liées par l'amour qu'elles portent au même homme, Léonard, le mari d'Hulda.
.Marie Sizun raconte avec finesse la complexité des relations familiales et amoureuses. Elle porte sur ses personnages un regard aiguisé, elle relève tous ces détails, une inflexion de voix, un geste retenu, un sourire esquissé, qui construisent les personnages et nous révèlent indirectement leurs sentiments et leurs pensées.
Dans un style élégant, elle analyse l'instabilité des sentiments et leur violence, les secrets de famille, les histoires qu'on étouffe.
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tynn
  27 janvier 2017
Que se passe-t-il derrière les portes closes des maisons bourgeoises?
Quels secrets oubliés derrière les visages figés des photos sépia?
Quelles destinées peuvent reconstituer les générations suivantes, en imaginant vivre leurs ancêtres?
Les histoires familiales sont un terreau fertile pour le romanesque. Ce que l'auteur ne connait pas, il s'autorise à l'inventer, au plus près du réel. À partir de quelques éléments, de traces écrites, de photographies, de souvenirs livrés à demi-mots comme porteurs de honte ou de pudeur, des fantômes reprennent vie dans le contexte social de leur époque.
Ainsi, cette gouvernante dans une famille franco-suédoise sera le hiatus dans l'harmonie de bon aloi, car là ou passe le désir, tout en est bousculé.
Ah! Les amours ancillaires!
Marie Sizun produit une tristounette chronique familiale, sans artifices excessifs, mais agréablement relatée. le quotidien tout simplement, en atmosphère pesante de l'intimité bourgeoise, avec ses aléas heureux ou moins heureux: naissances, déménagements, déracinement, solitude, soucis financiers... il y a de l'amour et de l'amitié dans ces vies-là. Mais aussi, en filigrane, un drame domestique qui brise un ménage par le mensonge et la dissimulation, une douloureuse mais banale histoire d'adultère en cohabitation, mettant en lumière le statut féminin à la fin du XIXème.
Un roman très attachant.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   30 janvier 2017
Les deux derniers jours sont étranges, dans l'appartement vidé de tout souvenir personnel et de la plupart des meubles, précipitamment vendus. C'est devenu un lieu irréel, où l'on et en transit, dans l'inconfort matériel et moral de qui n'a plus vraiment d'assise, la nostalgie de ce que l'on quitte, l'impatience inquiète de ce vers quoi l'on va. (p. 136)
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nelly76nelly76   17 mars 2018
Il a dû partir une fois de plus pour Saint Pétersbourg sans avoir rien décidé, quand ,au cours d'une soirée il entend parler de la triste fin d'un grand acteur de l'opéra royal de Stockholm Georges Bergvist, qui après avoir connu des heures de gloire, vient de mourir, âgé et assez oublié ,laissant sa famille dans une situation prėcaire.On raconte qu'il s'est ruiné en dotant très richement ses filles aînées et que,ces dernières années ,le jeu et l'alcool ont eu raison du peu d'argent qui lui restait.La veuve de Bergvist ,actrice vieillissante, à qui l'on ne donne plus de rôles, serait presque dans le besoin. Et l'une des filles cadettes a dû partir vivre chez son frère aîné à Saint-Pétersbourg, où elle chercherait un emploi de gouvernante. On la dit très cultivée et parlant excellemment le français.
Sèzeneau s'informe ,demande à la rencontrer.
Elle s'appelle Olivia Bergvist. Elle a vingt-deux ans.C'est la sixième enfant du comédien et de sa femme,Myrta, qui en ont neuf.
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rabannerabanne   19 juin 2019
C'est une nuit banale, grisâtre, triste. Elles le savent. Elles n'ont pas besoin de parler pour penser à ce qu'il y avait là-bas. Au ciel de là-bas. À sa pureté, à la profondeur des nuits d'été. Il leur suffit, par contraste, de regarder la clarté vitreuse de ce crépuscule. Et elles frissonnent toutes les deux d'un même regret du pays perdu.
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fanfanouche24fanfanouche24   31 janvier 2017
Surprise par la dureté de son regard, Livia regarde le petit garçon: " Je ne sais pas, Isidore. Mais c'est vrai que la tristesse peut devenir une maladie..." (p. 303)
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BibliorozBiblioroz   20 juin 2018
Qu'elles sont singulières, à Stockholm, ces journées de novembre où la nuit tombe si tôt, où le jour disparaît à peine né ! Qu'il est étrange ce temps où les bruits de la ville se voilent soudain d'une brume devenue étoupe ! Où, pour celui qui écarte doucement le rideau de la fenêtre, tout, dehors, semble devenu un peu irréel : rues nébuleuses, où les réverbères déjà allumés projettent ça et là l'incertaine lumière du gaz, dessinant l'ombre fugitive d'un passant, l'esquisse d'un fiacre, le fantôme d'une calèche.
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Vidéo de Marie Sizun
Samedi 25 Mai nous avons eu la chance d'accueillir dans notre librairie Marie Sizun, venu nous parler de son dernier titre "Les s?urs aux yeux bleus" publié aux éditions Arléa ! Voici un extrait de cette rencontre !
Site : https://www.librairieravy.fr/ page Facebook : https://www.facebook.com/Librairie-RAVY-175491889157470/ instagram : https://www.instagram.com/librairieravy/?hl=fr
A bientôt dans votre librairie !
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