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EAN : 9782363082138
Éditeur : Arléa (02/01/2020)
2.75/5   6 notes
Résumé :
Après le Prix de la nouvelle de l’Académie française pour "Vous n’avez pas vu Violette ?", Marie Sizun revient au genre avec ce nouveau recueil consacré au téléphone. Son usage est devenu si naturel que nous oublions de nous étonner de son mystère et de la force de son implication dans nos vies. C’est à cette redécouverte que nous invite Marie Sizun à la faveur d’une quarantaine de courtes histoires empruntées à notre quotidien, tour à tour légères ou graves, drôles... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
rosacalifronia
  16 avril 2021
Allô allô monsieur l'ordinateur, dites-moi dites-moi où est passé mon coeur... Il n'est pas question du téléphone portable dont on se passerait difficilement aujourd'hui, mais du téléphone filaire qui nous clouait sur un fauteuil ou une chaise le temps d'un appel plus ou moins long. Je me souviens du cadran qu'il fallait tourner avec un doigt pour composer le numéro et quand on se trompait, on avait le droit de recommencer. L'écriture fluide de Marie Sizun m'a bercée à chaque nouvelle et m'a rappelé ô combien il était agaçant de recevoir des appels non désirés, surprenant d'entendre à nouveau une voix oubliée, agréable de parler aux gens que l'on aime faute de pouvoir les voir souvent. Et la fameuse cabine téléphonique, celle qui n'existe plus, celle qui est devenue une boîte à livres, ou bien, celle, plus artistique, installée par Sophie Calle à Paris. J'ai juste regretté que dans de trop nombreuses nouvelles, le téléphone serve à annoncer un décès, ce qui rend le recueil pesant par moments.
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PGilly
  19 janvier 2020
Je demande à voir. Les premiers coups de fil donnent envie de décrocher aux prochaines sonneries. J'ignore si les liaisons suivantes garderont une tonalité tristounette. Je ne connais pas l'auteure, je connais bien la collection 1er Mille, dont j'ai défendu le premier titre "Neige", en 1999 lorsque j'étais libraire. Une pépinière de jeunes pousses ou d'écrivains confirmés. Je sais déjà que je lirai "Ne quittez" pas à petites tranches dégustées au fil de journées sans appels.
Me voici à la moitié de la quarantaine de saynètes puisées dans le quotidien téléphonique de l'auteur. Elle décrit finement les rites, les agacements et les émois générés par cet étrange appareil de bakélite noire, enfermé dans une cabine ou devenu mobile, qui permet de dialoguer à distance et de livrer un peu de soi-même, allégé du face-à-face de corps empruntés. "C'est du vécu" serti dans des mots qui résonnent souvent juste et parfois émeuvent, surtout dans le mouvement physique vers l'autre, moins dans les vaines tentatives de reprendre le fil d'une relation en s'accrochant à la voix qui déjà s'éloigne.
La communication est établie, j'ai suffisamment confiance pour continuer à écouter "cette voix du téléphone, cette voix lointaine, porteuse du mystère des êtres."
Je suis arrivé en dernière ligne. Je raccroche avec regret, empli de ces voix parvenues jusqu'à moi. "J'aime penser à ce lacis de voix, d'histoires, à la magnificence de cette vie secrète au tour de nous, invisible. Et dont nous oublions de nous étonner."
Que de voix se sont tues depuis l'obsolescence programmée du poste fixe. Une part d'intimité s'est envolée dans le flux de bribes de conversations claironnées à la cantonade. Merci Anne Sizun de m'avoir replongé dans le charme des appels d'antan.
Lien : http://cinemoitheque.eklablo..
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sylire
  12 juillet 2020
"Ne quittez pas" est un recueil de quarante nouvelles. L'autrice s'est amusée à recenser des tranches de la vie quotidienne en lien avec le téléphone. Certaines sont actuelles, d'autres en rapport avec un passé révolu. L'usage du téléphone a évolué dans le temps. Aujourd'hui, les mails, SMS, messageries instantanées... remplacent partiellement le téléphone. Il n'en est pas question ici et, si dans quelques scénettes nous croisons un téléphone portable, c'est le téléphone "traditionnel" qui est mis en avant.
A plusieurs occasions, j'ai replongé dans mes souvenirs. Un chapitre est par exemple consacré aux cabines téléphoniques. Je me suis souvenue que je les utilisais surtout pour appeler mes parents quand j'étais au lycée puis étudiante à 200 kilomètres de chez moi. J'appelais aussi mon amoureux du moment.... Marie Sizun nous fait remarquer le côté confidentiel qu'avaient ces lieux, les conversations restaient secrètes. Aujourd'hui, les gens marchent dans la rue (enfin quand je dis aujourd'hui ... hier, avant le coronavirus !), suspendus à leur téléphones portables, sans prêter attention aux oreilles indiscrètes.
Le téléphone est un moyen d'annoncer un événement marquant. Nous nous souvenons précisément du lieu où nous nous trouvions quand l'annonce de la mort d'un proche nous a été faite par téléphone. C'est le thème du chapitre "Mort par téléphone".
Marie Sizun a recensé tous les petits agacements qui font le charme du téléphone : l'erreur de numéro, les quiproquos, la ligne brouillée, le "pas de réseau" mais aussi quand il n'y a personne au bout du fil...
L'ouvrage n'est pas à lire d'une traite. Il est préférable de picorer une histoire par ci, par là. C'est ce que j'ai fait et des souvenirs me sont revenus, en écho aux anecdotes et histoires relatées par Marie Sizun.
Billet écrit avant le coronavirus (non publié) et complété ce jour....
Le téléphone joue un rôle primordial en cette période de confinement. Je pense notamment aux personnes âgées qui se trouvent isolées physiquement de leur famille.
Alors, prenez soin de vous et appelez ceux que vous aimez !
Lien : http://www.sylire.com/2020/0..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
PGillyPGilly   12 mars 2020
Un sourire peut mentir, un regard, un mouvement : une voix au téléphone, non. La moindre inflexion nous instruit, nous dit ce que les mots taisent, ou déguisent. Comme nous sommes attentifs quand nous ne pouvons nous fier qu'à nos oreilles - à notre oreille musicale, serais-je tenté de dire, car il s'agit bien, avec la voix, de musique, la plus délicate et la plus sensible des musiques - pour comprendre ce qui se passe, pour savoir qui est celui qui nous parle ! Au téléphone, le faussaire se dévoile presque infailliblement. Si nous savons écouter.
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PGillyPGilly   12 mars 2020
Avez-vous remarqué combien leur voix au téléphone nous en dit plus sur eux que lorsqu'ils vous parlent face à face dans la vraie vie ? Peut-être parce que nous l'écoutons mieux, cette voix, quand nous ne sommes pas distraits par le visage, le corps, les gestes de celui qui nous parle.
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Videos de Marie Sizun (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Sizun
Samedi 25 Mai nous avons eu la chance d'accueillir dans notre librairie Marie Sizun, venu nous parler de son dernier titre "Les s?urs aux yeux bleus" publié aux éditions Arléa ! Voici un extrait de cette rencontre !
Site : https://www.librairieravy.fr/ page Facebook : https://www.facebook.com/Librairie-RAVY-175491889157470/ instagram : https://www.instagram.com/librairieravy/?hl=fr
A bientôt dans votre librairie !
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