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ISBN : 286959867X
Éditeur : Arléa (03/09/2009)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 22 notes)
Résumé :

Il est toujours étrange et parfois douloureux de retrouver le cadre de son enfance. Soucieuse d'éviter " l'immeuble de briques rouges " du huis clos familial, avec ses secrets et ses drames, Marie Sizun nous mène par les rues, pour elle si familières, du XXe arrondissement de Paris, de la porte des Lilas à la place des Fêtes. Surgissent alors les souvenirs en autant d'éclats lumineux, qui ressuscitent le Paris des ann&#x... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
diablotin0
  30 mars 2018
Dans ce livre récit, nous retrouvons des éclats d'enfance de Marie Sizun. Ces éclats sont des pépites d'émotions pour nous, lecteur et nous ne pouvons qu'éprouver beaucoup de tendresse pour Marie Sizun qui nous offre une fois encore un merveilleux moment de lecture.
Les souvenirs évoqués font parfois sourire mais font souvent un creux dans l'estomac , nous revivons par procuration notre propre enfance, même si tout n'était pas exactement pareil même si l'époque n'est pas tout à fait identique. Nous sommes transportés dans son univers, dans son enfance.
Que Marie Sizun ait eu envie d'écrire ce récit est touchant et n'étonne pas car on a déjà eu dans plusieurs de ces romans des bribes de ce qu'elle a vécu auprès de sa mère et son ressenti semble tellement fort qu'il me semble tout "naturel" qu'elle ait éprouvé le besoin de nous en dévoiler un peu plus.
Merci Madame Sizun pour votre générosité.
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KRISS45
  21 juillet 2015
Séduite par l'écriture de Marie Sizun lorsque j'avais lu "la femme de l'allemand", je vois sur un présentoir de la Médiathèque "éclats d'enfance" qui me fait signe.
Nostalgie, nostalgie et quelle mélancolie douce se dégage de l'évocation de ces instants à la fois infimes et inoubliables de la petite enfance que l'auteure résume par "amour, solitude, effroi".
Un petit air de Modiano dans la litanie des souvenirs rattachés aux rues de Paris, mais la comparaison s'arrête là.
Elle à Paris, moi en province, nous avons connu la vie sans télé, la cour où se rassemble les gosses du quartier, le lait vendu en vrac dans un bidon métallique, la marchande de bonbons dans sa boutique poussiéreuse à deux pas de l'école, la gentille maîtresse que l'on aime et la revêche qui nous fait un peu peur.
Je me demande comment les jeunes générations peuvent percevoir ce roman plein de saveur, eux pour qui le poinçonneur du métro et la plateforme du bus relèvent de la préhistoire
Commenter  J’apprécie          90
cathe
  20 septembre 2015
Ici il ne s'agit pas d'un roman mais d'un récit autobiographique. Marie Sizun est née dans le 20è arrondissement. Elle habite toujours Paris mais n'est pas retournée sur les lieux de son enfance. Un jour par hasard elle y passe et les sentiments mêlés qu'elle éprouve lui donnent envie d'écrire sur cette enfance et surtout sur ce quartier. Ses souvenirs, c'est par le biais des rues et des lieux qu'ils lui reviendront. On n'entre presque pas dans la grande bâtisse en briques rouges où elle habitait, en revanche on parcourt les rues environnantes de manière aléatoire, non-chronologique, de manière à faire ressurgir ces "éclats d'enfance", ces souvenirs qui apparaissent à l'évocation d'un nom, d'un lieu.

Par cercles concentriques, l'auteur redécouvre les endroits qu'elle a explorés avec sa mère, son père, puis seule, et ces endroits ont une telle charge émotive qu'ils lui permettent de retrouver précisément des moments forts. Les nombreuses séances de cinéma avec sa mère. Les trop rares promenades avec ce père absent pendant la guerre, puis absent complètement. L'odeur du métro, les retours de l'école par le raccourci ou par le grand chemin, les anecdotes de l'enfance,...

C'est avec beaucoup de retenue que Marie Sizun évoque son enfance. Sans jamais dire "je" (c'est "elle" ou "tu"), elle réussit pourtant à faire passer une incroyable émotion dans ce récit. Dans ces années de l'immédiat après-guerre, l'enfant découvre avec stupeur les bidonvilles à quelques centaines de mètres de chez elle, le cimetière du Père-Lachaise, la place des Fêtes sans fête,...Ses premiers émois, ses angoisses, ses découvertes nous parlent car nous avons tous un lieu d'enfance qui a été essentiel pour nous. Je pense que ce livre ravira ses lecteurs et sera pour les autres, comme pour moi, une belle porte d'entrée dans son univers.
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fran6h
  21 décembre 2011
Marie Sizun, que j'ai découvert récemment avec "Le père de la petite", nous livre ici des bribes d'enfance à la frontière entre le XIXème et le XXème arrondissement de Paris.
Le parti pris de l'auteure est intéressant, en ce qu'il qu'il adopte comme trame des points de repères géographiques (les lieux et rues du quartier). A chaque lieu son souvenir, son "éclat", comme une brisure de miroir qui révèle une partie de l'histoire.
L'histoire, c'est celle de l'enfant. Cette fillette dont on suit les pérégrinations spatiales et spirituelles pendant une dizaine d'année.
Le ton est distant, le récit est fait à la troisième personne, comme si la distance protégeait l'auteure de ses propres souvenirs. Malgré cette distance, cette analyse quasi froide, le lecteur s'attache à cette enfant (tout comme il s'est attaché à "la petite" précédemment). Ce récit replonge le lecteur dans ses propres souvenirs d'enfance, quand bien même le contexte (géographique et social) est différent.
On plonge ici, à travers les souvenirs fugaces de cette enfant, dans la vie du quartier au sortir de la seconde guerre mondiale. C'est un Paris populaire, quelque peu "provincial" qui prend vie dans ces rues, ces squares, ces commerces, ces transports ....
Marie Sizun avait certainement besoin d'écrire pour consolider ses "éclats", et bien tant mieux pour le lecteur qui prend un réel plaisir à les partager.
Lien : http://animallecteur.canalbl..
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sylire
  04 novembre 2012
Ceux qui fréquentent mon blog régulièrement savent que Marie Sizun est une romancière pour laquelle j'ai un attachement particulier, en tant qu'écrivain mais également en temps que personne. Je l'ai rencontrée trois fois avec le même bonheur. J'ai lu les quatre livres qu'elle a publiés et je lirai certainement les suivants.
Lors de notre dernière rencontre, Marie avait commencé l'écriture d'Eclats d'enfance, elle en avait brièvement parlé. Je savais en commençant ma lecture, que j'allais y trouver des souvenirs d'enfance déjà évoqués partiellement dans ses deux premiers romans, notamment dans « le père de la petite », la petite, c'était un peu elle. Dans Eclats d'enfance, nous retrouvons l'enfant que fut Marie Sizun, mais cette fois dans un récit. La romancière nous propose une promenade dans son quartier d'autrefois situé dans le 20ème arrondissement de Paris. Elle évoque, au fil des lieux visitées, des « éclats d'enfance » . Nous comprenons que sa jeunesse a été douloureuse, suite à la séparation de ses parents, peu de temps après le retour de captivité de son papa, prisonnier en Allemagne pendant la guerre. Elle s'est construite malgré tout, aidée par ce qu'elle puisait à l'extérieur de l'appartement familial. de ce qui se passait à l'intérieur, elle fait le choix de ne pas en parler.
« Qu'est ce qu'une enfance ? Ce temps étrange, marginal, secret, infiniment personnel, inconnu des parents, ce temps où l'on devient soi, où l'on se met à voir, à entendre, à penser. Envie de raconter cela. de retrouver cela.
C'était le tracé des rues qui me la racontait, cette histoire. Qui m'aidait à me la raconter, qui en était le support. le fil d'Ariane »
« Alors, les tendres et cruels fantômes de l'immeuble de briques rouges, j'ai simplement eu envie de les prendre dans mes bras, de les rassurer, de les réchauffer, de leur redonner vie. Une autre vie.
Leurs secrets, leurs mystères, ils les garderaient, je les respecterais. Mais j'écrirais leur histoire, une histoire plus vraie que la vraie vie, que leur vraie vie, que la mienne. Une histoire qui dirait ce que nous n'avions pas su dire ».
Marie raconte avec amour le quartier populaire dans lequel elle aimait déambuler. Les souvenirs qui remontent à la surface sont parfois anodins, pas toujours. La vie n'était pas simple pour cette petite fille dont la maman n'était pas comme celle des autres. Elle évoque aussi un petit frère un peu fragile. Je ne connais pas les lieux qu'elle décrit mais j'ai beaucoup aimé les imaginer, tout comme l'ambiance si particulière des années d'après-guerre. C'est une promenade pleine d'émotions, mais apaisée toutefois.
Bravo Marie, cette fois encore vous nous offrez un beau livre…

Lien : http://sylire.over-blog.com/..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   16 février 2017
Eclats: il me plaît , ce mot qui évoque à la fois la lumière, les fragments de lumière, mais aussi les morceaux de ce qui a été cassé, les petits morceaux de ce qui est irréparable. J'aime ce qu'il a de beau et de cruel. (p. 19)
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BibliorozBiblioroz   01 mars 2019
Là, on achetait des Mistrals gagnants, des ronds de réglisse, des roudoudous, des sucettes Pierrot gourmand, des bonbons de toutes sortes que la vieille femme tirait de bocaux couchés sur le flanc, petits ours caoutchouteux, caramels, fraises Tagada très rouges au goût écœurant ; sans oublier les boîtes de cachous Lajaunie qui servaient ensuite de palets pour jouer à la marelle. L'enfant riait beaucoup après l'école avec ses amies, parlait beaucoup, s'agitait beaucoup. J'ai le souvenir de ces retours d'école, si heureux, si gais. Impossible aujourd'hui de voir des gamines rire très fort entre elles, se tenir si mal, être si heureuses de vivre sans en être émue.
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KRISS45KRISS45   21 juillet 2015
Je ne voulais pas de chronologie dans cet inventaire du temps oublié...
Je ne voulais pas de récit linéaire. La vérité était, je le sentais, dans ces fulgurances librement accueillies, dans ces surgissements d'instants, ces éclats de vie.
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diablotin0diablotin0   30 mars 2018
A quoi pense la mère, où est-elle, avec ses yeux tristes qui ont l'air de ne rien voir ? Ses yeux qui regardent toujours au-delà des choses ?
Qu'est-ce qu'elle veut ? Qu'est-ce qu'elle attend ? L'enfant est fâchée inquiète. Pourquoi est-ele comme ça, si différente?
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KRISS45KRISS45   21 juillet 2015
à propos de la crémière :
D'une sorte d'évier métallique dont la profondeur s'ouvre devant ses gros seins, cette femme puise le lait avec une louche et le verse dans le bidon d'aluminium qu'on lui tend.
Bruit métallique de l'anse qui retombe sur le ventre du bidon ; sonorité liquide du lait qui tombe lentement dans le récipient, le remplit.
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Videos de Marie Sizun (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Sizun
Samedi 25 Mai nous avons eu la chance d'accueillir dans notre librairie Marie Sizun, venu nous parler de son dernier titre "Les s?urs aux yeux bleus" publié aux éditions Arléa ! Voici un extrait de cette rencontre !
Site : https://www.librairieravy.fr/ page Facebook : https://www.facebook.com/Librairie-RAVY-175491889157470/ instagram : https://www.instagram.com/librairieravy/?hl=fr
A bientôt dans votre librairie !
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