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Alice Seelow (Traducteur)
EAN : 9782253119623
439 pages
Le Livre de Poche (19/11/2008)
3.05/5   10 notes
Résumé :

Angel, un voleur occasionnel et romantique, et le légendaire Vergara, un artiste des coffres-forts, viennent d'être libérés de prison à l'occasion d'une amnistie décrétée par le président du Chili. Le jeune Angel, qui a, semble-t-il, un plan génial, persuade le vieux truand de se joindre à lui pour vider les caisses d'un ancien chef de la police de Pinochet. Tous deux veulent protéger Victoria, u... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
domisylzen
  16 février 2016
Angel Santiago et Nicolas Vergara Grey viennent d'être libérés de prison, graciés par le nouveau président d'un Chili devenu démocratique.
Nicolas Vergara Grey et une célébrité dans le monde des cambriolages mais veut se retirer des affaires. de retour chez lui sa femme et sa fille le renient.
Lors de sa détention, Tom Pouce a révélé à Angel les plans d'une affaire géniale mais doit convaincre Vergara Grey d'être de la partie. En prison, Angel a été violé, entre autre par le directeur, et rêve de vengeance. le directeur se sentant menacé le fait suivre pour l'exécuter par un malfrat condamné à perpète.
Victoria Ponce est une lycéenne dont le père a été assassiné lors de la dictature, elle est exclue de de son lycée et de l'école de danse car elle est trop pauvre pour payer ses cours. Elle rêve de danser au Teatro Municipal de Santiago.
C'est elle qui réunira les 2 hommes pour un casse qui pourrait bien lui accorder une revanche.
Une écriture discrète au service de l'histoire, à l'exception des quelques scènes de sexe ou l'auteur pourrait bien avoir quelques fantasmes inassouvis. Une belle histoire d'amour, d'amitié, de solidarité quoi qu'il advienne, dans un Chili qui pense ses blessures, qui se cherche, entre les anciens collabos et les épris de liberté. Un roman tout en douceur pour une société toute en violence. Deux hommes brillants et positifs au secours d'une jeune fille frêle et brisée.
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5Arabella
  04 août 2016
Grâce à une amnistie décrétée par le Président du Chili, un certain nombre de détenus peuvent sortir avant la fin de leur peine. Parmi eux, Angel un très jeune homme, amoureux des chevaux, romantique impénitent. Et le trop fameux Vergara, génial perceur de coffres-forts, décidé à se retirer définitivement et de couler des jours heureux auprès de sa femme, grâce à la partie du butin que son complice Monasterio, qu'il n'a pas dénoncé, n'a certainement pas manqué de garder pour lui.
Mais les choses ne se passeront pas comme prévu, entre autres parce qu'Angel est en possession du plan d'un coup infaillible, et qu'il a besoin de Vergara pour le réaliser. Il y tient d'autant plus qu'il a rencontré Victoria, une adolescente fragile et sensible, dont le père a été assassiné pendant la dictature et dont la mère a sombré dans la dépression, et qui a besoin d'argent pour réaliser son rêve de devenir danseuse.
Skarmeta a un don fabuleux pour nous décrire et faire aimer ses personnages, essentiellement de petites gens confrontés aux difficultés du quotidien, qui ne manquent pas dans le Chili, certes sorti de la dictature, mais confronté aux difficultés économiques, au chômage, aux injustices sociales criantes, à la misère des services publiques. Et malgré tout Angel, Victoria, Vergara et tous les autres gardent leurs rêves et leurs espoirs et font le maximum pour ne pas se renier et d'aller jusqu'au bout d'eux même.
Skarmeta nous décrit un monde chaleureux de petites gens, prêts à aider les autres mais aussi nous fait entrevoir l'autre monde, ceux qui ont assassiné et torturé, qui se sont enrichi dans le sang et les larmes, et qui sont toujours là, un peu dans l'ombre, mais qui n'ont pas vraiment renoncé et peuvent resurgir à chaque instant.
On pourrait catégoriser ce livre comme un roman noir, il comporte les ingrédients du genre: truands, prostituées, escrocs, voleurs. Il y a un suspense, la préparation du «coup», un assassin qui rôde...Mais ce n'est de toute façon qu'un décor, un peu convenu, un peu clin d'oeil: nous avons tous lu ce genre de livres, vu des films noirs qui nous ont raconté ce genre d'histoire, nous sommes en terrain connu, on a pas besoin de nous donner tous les détails, nous pouvons les reconstruire de mémoire. L'essentiel ce sont les personnages, leur musique intérieure, la douce nostalgie qui baigne tout le livre, celle des rêves entrevus mais jamais complètement réalisés.
Et bien sûr il y a aussi l'écriture de Skarmeta. Une écriture qui a l'air si simple au premier abord, qui coule de source pourrai-je dire. Mais évidement, si on se penche un peu sur elle, on découvre à quel point elle est élaborée et riche. Les dialogues sont d'un naturel absolu, on imagine que de vraies personnes pourraient parler ainsi, mais en même temps il y a là une sorte de subtile élégance qui sourd à chaque instant. Et puis ce qui fait peut être une de grande originalité de l'auteur, c'est une sorte de second degré permanent, une discrète et tendre ironie, de minuscules distances qu'il établit à chaque moment par rapport à ce qu'il nous raconte, et qui rend d'une certaine façon sa présence toujours sensible au lecteur.
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le-mange-livres
  12 avril 2012
"Emmenez-la loin d'ici. C'est une jeune fille sympathique, qui a la sensibilité et la beauté d'une artiste, mais qui demande beaucoup d'attention."
Au départ, ça avait l'air plutôt alléchant. D'abord, c'est de la littérature chilienne, et, comme je suis une prof consciencieuse, je lis des choses en rapport avec mon programme, si, si, parfaitement.
Ensuite, c'est une histoire de rencontre, et j'aime bien ça. Rencontre entre trois paumés à Santiago du Chili. Victoria et ses fantasmes de danseuse étoile, ayant perdu son père sous la dictature, mise à la porte de son lycée. Vergara Grey, braqueur légendaire au coeur d'artichaut à peine sorti de prison à la faveur d'une amnistie présidentielle. Enin Angel, jeune homme idéaliste et voleur de chevaux, lui aussi sortant de prison. le hasard les met sur la route les uns des autres, et ils mêlent leurs détresses en tâchant de s'entraider.
Et pourtant, ... la mayonnaise ne prend pas (d'ailleurs je ne sais pas faire de mayonnaise et du reste je n'aime pas ça). Certes, Skarmeta a une belle plume malgré des images faciles, certes il y a de la poésie et de la tendresse, mais pour tout dire je m'y suis un peu ennuyée ...
Décidément pas emballée par ce ballet ... (mouarf !)
"- C'est la philosophie qu'on a apprise à Victoria au lycée. La mort ou la vie. Il n'y a rien entre les deux.
- Ne sois pas stupide ! Entre les deux, il y a le magnifique et changeant spectacle de l'existence"
Lien : http://le-mange-livres.blogs..
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pasiondelalectura
  05 mars 2017
Ce livre a obtenu le Prix Planeta 2009 avec cette histoire de Victoria Ponce, 17 ans, danseuse classique, anorexique et amoureuse d'un repris de justice. Une histoire assez peu morale dans les bas fonds de Santiago.
Le livre fut porté à l'écran en 2009 par l'espagnol Fernando Trueba et eut plusieurs nominations aux Prix Goya.
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Nikoz
  26 septembre 2018
Un début très prometteur, qui s'essouffle progressivement. Mais des personnages très agréables.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
domisylzendomisylzen   28 janvier 2016
Je peux m'imaginer qu'il n'y a rien de rien, mais si je suis en train de penser qu'il n'y a rien de rien, c'est que moi je suis, parce que pour penser qu'il n'y a rien de rien, quelqu'un est bien obligé de le penser.
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domisylzendomisylzen   24 janvier 2016
La fougue de Marin suscitait chez les hommes des plaisanteries qui n'avaient rien de poétique. Ils racontaient que le type était tellement chaud qu'il repassait ses chemises avec la main.
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domisylzendomisylzen   04 février 2016
- Tu crois en Dieu ?
- Enfin, maman ! C'est une question à laquelle on répond à la fin de sa vie, pas quand on a dix-sept ans !
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domisylzendomisylzen   16 février 2016
- Parfait. Je vais donc penser à te préparer une épitaphe.
- "Je reviens de suite" me plait bien.
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le-mange-livresle-mange-livres   12 avril 2012
- C'est la philosophie qu'on a apprise à Victoria au lycée. La mort ou la vie. Il n'y a rien entre les deux.
- Ne sois pas stupide ! Entre les deux, il y a le magnifique et changeant spectacle de l'existence.
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