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ISBN : 2815921456
Éditeur : L'Aube (24/11/2016)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 59 notes)
Résumé :
« Leïla Slimani a reçu le prix Goncourt 2016 pour Chanson douce paru chez ­Gallimard. Remarquée ​dès son premier roman, Dans le ­jardin de l’Ogre, publié lui aussi chez ­Gallimard, Leïla Slimani a obtenu un immense succès de librairie. Ce livre-ci ­rassemble les textes qu’elle a écrits pour Le 1. Six petits bijoux, chacun doté d’une force qui impressionne, servis par une plume déliée, un regard tout en finesse, qu’il s’agisse de courtes nouvelles à la Tchekhov... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  28 novembre 2016
La découverte de cette auteure, leïla Slimani , avec l'attribution du Prix Goncourt 2016, avec son roman, "Chanson douce", que je lirai prochainement....
En attendant, je suis tombée par hasard sur ce recueil réunissant six de ses textes ,percutants( entre octobre 2014 et l'été 2016), rédigés pour l'hebdomadaire, "Le 1", dirigé par Eric Fottorino.
Une autre façon de faire plus ample connaissance avec cette jeune auteure...Des réflexions, questionnements sur nos actualités les plus brûlantes: le terrorisme, le racisme,la liberté de penser, la nécessité de défendre nos convictions, nos valeurs,le combat contre le fanatisme
religieux, et l'obscurantisme , ainsi que le pouvoir dissident de la littérature, "outil" nécessaire, unique, pour une société plus juste, au-delà des sectarismes, en réapprenant un "Vivre-ensemble" !...
"Française, enfant d'étrangers
Je suis l'enfant de tous ces étrangers et je suis française. Je suis une immigrée, une parisienne, une femme libre, persuadée qu'on peut s'affirmer soi-même sans nier les autres. Que la nationalité n'est ni une gloire , ni un mérite; Qu'il y a de la joie à vivre ici et maintenant. Voilà à quoi je voudrais que ressemble la France de 2016: à ces repas de Noël joyeux et
interminables, où chacun avait sa place, où l'on ne jugeait ni l'ivresse des uns ni la liberté de ton des autres.
Où les vieux ne riaient pas des discours des plus jeunes, où les blasphémateurs amusaient toute l'assemblée. Où à la fin ne subsistait que la conscience du privilège d'être ensemble dans un monde où tout, pourtant, s'emploie à nous désunir. "(p. 47)
Une ode au courage et un refus de tous les conditionnements....Et la Littérature restant un formidable tremplin de l'expression de la Liberté :
" Parce qu'elle est un immense espace de liberté, où l'on peut tout dire, où l'on peut côtoyer le mal, raconter l'horreur, s'affranchir des règles de la morale et de la bienséance, la littérature est plus que jamais nécessaire. Elle ramène de la complexité et de l'ambiguïté dans un monde qui les rejette. Elle peut ausculter, sans fard et sans complaisance, ce que nos sociétés produisent de plus laid, de plus dangereux et de plus infâme. Elle demande du temps dans un monde où tout est rapide, où l'image et l'émotion l'emportent sur l'analyse. Mais pour jouer pleinement son rôle, elle doit être à la hauteur d'elle-même et de ces idéaux" (p. 22)
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Nowowak
  30 juillet 2019
Je m'appelle Mohammed et j'ai mal à ma France. Je ne sors plus dehors ou le soir caché dans une djellaba encapuchonnée que je ne porte que pour cela. Il y a de plus en plus de milices qui patrouillent et vous arrêtent si vous êtes soupçonné de trahir le Prophète. Les interdits sont de plus en plus nombreux. le diable est dans les détails. Les femmes n'ont pas le droit à la parole et doivent s'habiller en scaphandrier. Les contrevenantes sont lapidées. Les hommes doivent prier cinq fois par jour et se laisser pousser la barbe. Cela m'irrite la peau. Si je sors j'en porte une fausse. Je l'enlève chez moi après avoir fermé les volets.
« Dans le monde arabe, on compte 60 millions d'illettrés sur une population de 280 millions. Selon l'ALESCO (Organisation arabe pour l'éducation, la culture et les sciences), chaque habitant ne consacre que six minutes par an à la lecture d'un livre, et la grande majorité des livres édités parlent de religion. Tous les dictateurs arabes le savent bien: en éduquant les hommes, on prend le risque qu'ils vous renversent. »
Je m'appelle Mohammed et j'ai mal à ma France. Je ne suis ni modéré ni immodéré. J'ai très peur face à l'intégrisme. Un rien les énerve. Ils ont réinventé la décapitation et s'ils en viennent à lire ma critique je risque des courants d'air. Je ne signerai donc pas de mon vrai nom. Ma femme se moque de ma paranoïa mais elle-même ne sort pas faire les courses sans son voile en nylon et un couteau planqué dans son porte-jarretelles.
Les prédicateurs de rue sont effrayants. Ces intolérants veulent notre anéantissement. Nous résisteront. En plein souk, ils vous tiennent des discours hallucinés, totalement arriérés, et vous encouragent sous la pression à les accompagner dans la voie du djihad. Nous lutterons. Ces fous promettent des fontaines de lait et de miel. Nous serons qu'un seul soldat pour repousser l'envahisseur.
« Si c'est ça la modernité, très peu pour moi. À présent, il y a autant de musulmans que de marques de voitures. Et chacun pense qu'il vaut mieux que les autres. de mon temps, ça n'existait pas. Il y avait bien les juifs, qui étaient différents. Et encore, est-ce qu'on ne célébrait pas les fêtes avec eux ? Est-ce qu'on ne disait pas Sidna Moussa par respect pour leur prophète ? Quelle époque. »
Je m'appelle Mohammed et j'ai mal à ma France. Mon pays c'est notre République. J'aime Victor Hugo et Voltaire. Ma patrie c'est celle de Molière et De Montherlant pas la Lybie ou l'Iran. Les fanatiques saoudiens rêvent de nous envoyer en stage là-bas. Très peu pour moi. Je déteste partir en vacances, je suis bien chez moi avec mes livres. J'ai lu tous ceux de Leïla Slimani, mon auteur préféré. Elle n'a pas peur de dénoncer les méfaits de la religion et de l'obscurantisme. C'est une femme libre qui fuit les mouvements grégaires et craint les délires des fous de Dieu qui armés de couteaux et de bâtons pourchassent la nuit les jeunes qui sortent de boîte. Comme l'écrit Eric Fottorino, c'est une « auteure aux multiples facettes dont la voix interpelle, tantôt par un murmure, tantôt par un cri ».
« Cette nuit, nos théâtres, nos musées, nos bibliothèques seront fermés. Mais demain ils ouvriront à nouveau et c'est nous, enfants de la patrie, mécréants, infidèles, simples flâneurs, adorateurs d'idoles, buveurs de bière, libertins, humanistes, qui écrirons l'histoire. »
Je m'appelle Mohammed et j'ai mal à ma France. J'ai peur qu'ils nous l'enlèvent. Qu'ils instaurent la charia. Qu'ils lancent d'autres fatwas. Ne peut-on pas s'affirmer sans nier les autres ? Ces gens-là interdisent que l'on se tienne dans la rue par la main, que l'on s'embrasse, que l'on boive un verre à une terrasse pendant le ramadan. On a le droit de respirer à condition que cet oxygène soit halal. L'amour est interdit dans leur religion d'amour (!) et il faut vivre à leur manière, à leur Vérité, ils n'en ont qu'une. Les versets du Coran surveillent leurs moindres faits et gestes. Tout blasphème mérite la mort.
« Tu dois comprendre qu'il faut parfois se taire. Ne pas provoquer. Tu as le droit de penser ce que tu veux mais garde- le pour toi. Avec eux, on ne discute pas ».
Je m'appelle Mohammed et j'ai mal à ma France. Je me méfie quand je vois quelqu'un le regard vide, les paumes levées vers le ciel. Je bois de l'alcool, je fume des pétards, je regarde des films pornos, je mange ce que je veux et je ne suis pas croyant. Je ne considère pas les femmes comme des putes ou des chiennes. Je m'entends très bien avec mon épouse et je ne saute jamais mes tours de vaisselle.
Suis-je un hérétique ?
Suis-je un adorateur de Satan ? Je ne crains pas de brûler dans les flammes de l'enfer en tant que fornicateur et membre de l'Occident décadent, ces chiens infidèles. Je ne vais jamais à la mosquée, je ne suis pas abonné à Mahomet Magazine et je vis sans prêter attention aux enseignements de l'islam. Je voudrais changer de quartier mais si je déménage je suis mort.
Je m'appelle Mohammed et je n'attends pas le Messie.
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Bazart
  15 janvier 2017
Dans la lignée du prix Goncourt les éditions de l'Aube ont publié un autre livre de Leila Slimani, le diable est dans les détails, qui ­rassemble les textes qu'elle a écrits pour pour l'hebdomadaire, « le 1 ».
Superbe idée que ce recueil de textes recueil d'articles parus entre fin 2014 et début 2016 ;Avec ses billets l'auteur, Slimani nous offre une brillante ouverture sur la tolérance entre les culture et la liberté d'expression.
Six textes d'une force incontestable, dans lesquels l''auteur nous fait part de ses interrogations et ses réflexions sur des thématiques telles que le terrorisme, les convictions, les extremistes, la liberté, l'obscurantisme et la nécessité de l'écriture, de la culture avec un grand C, n'hésitant pas à s'impliquer personnellement et raconter son enfance et son ressentiment sur les événéments sociétaux.
On aime beaucoup cette ode à la liberté, cette invitation à la tolérance, cette passerelle entre les cultures ce monde o les vieux ne riaient pas des discours des plus jeunes, et où les blasphémateurs amusaient toute l'assemblée. Une ode au courage et un refus de tous les conditionnements....
Et la Littérature restant pour Slimani un formidable tremplin de l'expression de la Liberté :
"Je suis l'enfant de tous ces étrangers et je suis française. Je suis une immigrée, une parisienne, une femme libre, persuadée qu'on peut s'affirmer soi-même sans nier les autres" .
Un passionnant essai à lire à la suite de "Chanson douce", pour vérifier l'étendue du talent de notre nouveau Prix Goncourt 2016.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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ValerieLacaille
  14 janvier 2017
Dans ce recueil, Leïla Slimani se montre plus percutante que jamais dans son regard critique sur les déviances de la société actuelle. Ces courts récits reprennent en filigrane son propre vécu depuis son enfance au Maroc et sa confrontation avec les moeurs de la culture française, très tôt acquises du fait de ses parents intellectuellement ouverts et admirateurs de la morale humaniste des Lumières. Sa plume y est incisive, mordante et parfois, probablement dérangeante. Voilà une femme qui n'a pas peur d'écrire "tout haut" ce qu'elle pense!
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Floyd2408
  13 décembre 2016
Leïla Slimani lauréate du récent prix Goncourt 2016 avec Chanson douce nous surprend avec ce petit recueil de six textes publiés dans le magazine 1 fondé par Éric Fottorino, Laurent Greilsamer, Henry Hermand et Natalie Thiriez, le 1 est un hebdomadaire traitant d'un seul sujet pour le disserter et l'expliquer par des littéraires, scientifiques et autres expertises appropriées.
Le diable est dans les détails premier texte édité dans le N ° 27 du 8 octobre 2014 frisonne l'intensité sourde de la peur invisible érodant lentement et sournoisement la liberté de nos actes et sclérosant notre façon de penser et d'agir. Ce court texte est un cri puissant et subtile contre l'intégriste religieux, celui qui nous asservit à une doctrine avilissante, chacun devient le gardien et le garant de loi spirituelle, celle universelle, celle imposée par une minorité. Cette écriture légère et fluide perce notre sensibilité, réveille nos sens et affute nos réflexions...Ici Réflexion sur la question musulmane
Une armée de plume texte parut dans le N°40 le 19 janvier 2015 fait suite aux sanglants de janvier 2015 dans Paris, le sujet de l'hebdomadaire est simple - Pourquoi tant de haine? Leïla Slimani s'interroge sur le pouvoir de l'écriture, du rôle de son auteur et la réaction ressentie par le lecteur. Cette analyse brève mais concentrée par sa puissance, vibre encore l'horreur de Charlie Hebdo. Houellebecq avec son roman Soumission interpelle l'opinion, l'écrivain égyptien, Alaa El Aswany attaqué par les frères Musulmans, puis Salman Rushdie condamné à mort par des fanatiques, les auteurs sont le prolongement de leurs mots, comme une partie de leur chair, ils subiront la bêtise, éduquer donne la liberté de penser et rester analphabète amène l'ignorance manipulatrice comme les intégristes. Leïla Slimani soulève avec justesse ce souci d'illettrisme dans le monde musulman pour finir par cette belle phrase :
« Tous les dictateurs arabes le savent bien : en éduquant les hommes, on prend le risque qu'ils vous renversent. Et qu'ils défilent un jour, un stylo à la main »
En attendant le Messie est une réponse à la Réflexion Sunnites-Chiites, le grand choc du N°74 le 16 septembre 2015. Ce texte léger et direct oppose deux générations, celle d'un homme simple musulman pieux, prit dans les étaux des antagonistes religieux musulmans. Avec ironie et tendresse Leïla Slimani peint la fissure musulmane, cette religion à la multiple facette selon les uns selon d'autres avec cette réplique si drôle si acide si fataliste....
« Si c'est ça la modernité, très peu pour moi. À présent, il y a autant de musulmans que de marques de voitures. Et chacun pense qu'il vaut mieux que les autres. de mon temps, ça n'existait pas. Il y avait bien les juifs, qui étaient différents. Et encore, est-ce qu'on ne célébrait pas les fêtes avec eux ? Est-ce qu'on ne disait pas Sidna Moussa par respect pour leur prophète ? Quelle époque. »
Intégristes, je vous hais issu du N°83, le 18 novembre 2015 du sujet Résister à la terreur est un cri intimiste, cette femme musulmane française d'origine marocaine, auteure de roman s'insurge de ces intégristes en citant Victor Hugo, elle crie sa liberté, elle est Parisienne, elle est libre, libre de pouvoir d'être en terrasse, boire, s'amuser, assister à des spectacles, Paris le 13 novembre vient de subir le fanatisme aveuglant par des actes terroristes meurtriers, Leïla Slimani écrit sa haine de ces assassins.
Française, enfant d'étranger publié le 6 janvier 2016 dans le N°88 au sujet France année Zéro est un court texte respirant les ramifications multiples de la diversification des aïeux de notre auteure, elle est devenue l'enfant de tous ces étranges, elle est Française ...
Le dernier texte est différent, il est l'oeuvre de l'imagination bouleversante, en partenariat avec l'émission La Grande librairie et 1 sur l'ailleurs hors-série de l'été 2016. Cette courte nouvelle sublime la joie de l'imagination produite par la lecture, la puissance des mots, l'évasion virtuelle dans des contrés narrées, des amours impossibles, l'héroïne D Ailleurs, solitaire, isolée, des livres de son papa peut enfin vivre son ailleurs.
Tous ces textes, surtout les cinq premiers sont des écrits face à la barbarie, celle des actes terroristes subit en France, celle de l'intégriste Musulman, celle des fanatiques mais aussi des textes de liberté, d'espoir de vie.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   28 novembre 2016
Une armée de plumes

Parce qu'elle est un immense espace de liberté, où l'on peut tout dire, où l'on peut côtoyer le mal, raconter l'horreur, s'affranchir des règles de la morale et de la bienséance, la littérature est plus que jamais nécessaire. Elle ramène de la complexité et de l'ambiguïté dans un monde qui les rejette. Elle peut ausculter, sans fard et sans complaisance, ce que nos sociétés produisent de plus laid, de plus dangereux et de plus infâme. Elle demande du temps dans un monde où tout est rapide, où l'image
et l'émotion l'emportent sur l'analyse. Mais pour jouer pleinement son rôle, elle doit être à la hauteur d'elle-même et de ces idéaux. (p. 22)
+ Lire la suite
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fanfanouche24fanfanouche24   27 novembre 2016
Une armée de plumes

Dans le monde arabe, on compte 60 millions d'illettrés sur une population de 280 millions. Selon l'ALESCO (Organisation arabe pour l'éducation, la culture et les sciences), chaque habitant ne consacre que six minutes par an à la lecture d'un livre, et la grande majorité des livres édités parlent de religion. Tous les dictateurs arabes le savent bien: en éduquant les hommes, on prend le risque qu'ils vous renversent,. Et qu'ils défilent un jour, un stylo à la main. (p. 26)
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fanfanouche24fanfanouche24   27 novembre 2016
Une armée de plumes

C'est parce qu'elle peut tout dire que la littérature est un exercice si difficile. C'est parce qu'elle ne peut se contenter de pensées schématiques, de généralités, de clichés, qu'elle est importante et essentielle. (p. 24)
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myprettybooksmyprettybooks   13 décembre 2016
« Aujourd’hui, plus que jamais, je mesure la beauté de ma ville. Cette ville, je ne l’échangerais contre aucun des paradis que les fous de Dieu promettent. Vos fontaines de lait et de miel ne valent pas la Seine. Paris pour qui je serai un soldat. Paris, qui est tout ce que vous haïssez. Un mélange sensuel et délicieux de langues, de peaux et de religions. Paris où l’on s’embrasse à pleine bouche sur les bancs, où l’on peut entendre au fond d’un café une famille se déchirer pour des opinions politiques et finir sa soirée en trinquant à l’amour. Cette nuit, nos théâtres, nos musées, nos bibliothèques seront fermés. Mais demain ils ouvriront à nouveau et c’est nous, enfants de la patrie, mécréants, infidèles, simples flâneurs, adorateurs d’idoles, buveurs de bière, libertins, humanistes, qui écrirons l’histoire. » (14 novembre 2015)
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BazartBazart   08 janvier 2017
"Tous les dictateurs du monde le savent bien :en éduquant les hommes, on prend le risque qu'ils vous renversent et qu'ils défilent un jour, un stylo à la main"
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Vidéo de Leïla Slimani
Michaëlle Gagnet "L?amour interdit" - Sexe et tabous au Maghreb / préface de Leila Slimani
En librairie le 12 juin 2019 208 pages ? 17 ? http://www.editionsarchipel.com/livre/lamour-interdit/
Au Maghreb, l?amour prend souvent l?allure d?un sport de combat. Pour s?aimer, il faut ruser, jouer des apparences, oser de?fier les conventions. En Tunisie, premie?re de?mocratie du monde arabe, la re?volution sexuelle n?a pas encore eu lieu : le concubinage est passible de prison, la virginite? encore sacralise?e. Au Maroc, les relations hors mariage sont pe?nalise?es et les me?res ce?libataires conside?re?es comme des parias. En Alge?rie, il faut se cacher pour s?aimer, le harce?lement sexuel est un fle?au quotidien. Quant aux homosexuels, ils sont conside?re?s comme des criminels et risquent trois anne?es de prison. L?auteur a recueilli les te?moignages de dizaines d?hommes et de femmes, de couples et de ce?libataires, d?he?te?rosexuels et d?homosexuels en Tunisie, au Maroc et en Alge?rie. Tous racontent la difficulte? de s?aimer, le poids des traditions, de la religion et des lois re?trogrades. Ils disent aussi leur soif de liberte? et leur envie d?en finir avec ce carcan qui les e?touffe. Des te?moignages forts, essentiels, qui relatent un combat quotidien pour la liberte?. ----------- Re?alisatrice de documentaires et reportages pour Arte, France 2, France 5 et M6, Michae?lle Gagnet a ve?cu trois ans en Tunisie. Elle est l?auteure du documentaire "Sexe et Amour au Maghreb", diffuse? sur M6 en janvier 2019, qui a inspire? ces re?cits.
« Aujourd?hui, il y a de nombreuses raisons d?espérer même si, comme le révèle ce livre bouleversant, la situation des droits sexuels au Maghreb donne lieu à d?innombrables tragédies individuelles. » Leila Slimani (extrait de sa préface)
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