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EAN : 9782221187777
512 pages
Robert Laffont (25/08/2016)
3.54/5   336 notes
Résumé :
Avril 1942. Au sortir d'un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l'Occupation. Pétainiste et antisémite, l'inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d'un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d'intervenir contre les "terroristes"... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (132) Voir plus Ajouter une critique
3,54

sur 336 notes

Eric76
  20 août 2020
Quel salaud, ce Léon Sadorski ! Il y a en lui un fond de méchanceté et de perversité qui fait froid dans le dos. Débauché, impudique, violent, cruel, haineux, il se complait dans toutes ces scélératesses. Il s'y vautre.
Nous sommes en 1942. La France est à genoux, les français s'appliquent à survivre, et les légions nazies semblent invincibles.
Léon Sadorski est flic, et pour un salaire de misère, il traque les juifs sans aucun état d'âme. Ses petites combines, ses rackets sont lamentables. À peine lui permettent-ils d'améliorer son triste ordinaire et d'offrir à sa petite Yvette, sont grand amour, des bas de soie et un nouveau vélo… Ce qui me fait plaisir, vraiment plaisir, c'est qu'elle ne semble pas lui être reconnaissante de toutes ces largesses.
Léon Sadorski n'est pas un idéologue. Il récite son antisémitisme et son pétainisme comme un mantra. Peut-être pour s'obliger à y croire ? La puissance et l'efficacité allemande le fascine. Il est le serviteur zélé de ses grands SS flamboyants qui n'ont que mépris pour lui et se demandent si lui-même ne serait pas un peu juif sur les bords.
Dans ce monde trouble, périlleux, sans loi, le petit flic Sadorski, cet homme ordinaire, est devenu un homme puissant. Il peut briser des vies en envoyant des femmes et des hommes au camp de Drancy. Et ce pouvoir le grise. Ses moments de lucidité sont rares et vite balayés par sa folie furieuse et revancharde.
La manière dont Romain Slocombe parle de l'univers nazi m'a fortement impressionné. La propreté immaculée. Les bruits de bottes et des serrures. Les regards froids et les longs couloirs. La peur qui crispe les visages et les hurlements dans la nuit. Rien d'humain !
Un superbe roman qui fouille le côté pile, le côté sombre de notre héros. le style est haché, emporté, dur, violent, à l'image du flic Sadorski, toujours en mouvement, toujours insatisfait, toujours gueulard, toujours sur la corde raide.

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Yassleo
  05 octobre 2016
Le nom de Louis Sadosky ne vous dit rien? Tant mieux. Une ordure qui ne mérite pas que L Histoire retienne son nom.
Pour son affaire Léon Sadorski, Romain Slocombe s'inspire de cette sous-crotte humaine. Non, sous-merde c'est mieux. Et en fait donc son personnage central. Tant mieux aussi. Toujours utile de montrer que l'âme humaine n'est pas que sucrerie saveur bisounours.
1942, Paris. La guerre fait rage, les français se divisent. Pro-boches, anti-boches. Sadorski fait partie des premiers. Inspecteur aux Renseignements Généraux, bon petit soldat de la police française en somme. En apparence un type ordinaire, pris dans la tourmente de la guerre. Mais au fil des pages, le masque tombe. Obéir aux ordres et à sa hiérarchie s'avère un parfait alibi pour laisser exprimer sa haine. Antisémite, anticoco, anti-homos, antipathique, antiride (cherchez l'intrus), pervers égoïste et pétainiste convaincu : tout pour plaire le garçon. Et of course, comme tout pauvre type digne de ce nom, lâche. Donc prêt à retourner veste, pantalon et slip kangourou dès que ses petites fesses de collabo sont menacées. Projets de vie : se faire bien voir par l'occupant, gagner du pognon sur le dos des plus vulnérables, besogner madame à l'occasion, mais surtout protéger son ptit nombril arrogant.
 
Plus on avance, plus l'éprouvante réalité de la France collabo se dessine. Tous les coups sont permis. Corruption, trahison, espionnage, torture, magouilles et trafic, l'époque est suffisamment macabre et riche pour éviter à Romain Slocombe d'avoir à en rajouter. Il bâtit son histoire à partir de faits réels, change quelques noms, et donne un éclairage dans une brillante postface. Etre hyper documenté ne suffisant pas, Slocombe nous plonge dans cette atmosphère lugubre, oppressante de ce Paris occupé. le ton est juste, froid. Rien ne nous est épargné. Et on s'imagine sans peine dans ces rues peu sûres de 1942, à retenir son souffle, serrer les dents, baisser la tête. On suffoque vite, trop d'horreurs, trop de perversions et tant d'impuissance.
Bouquin fermé, la honteuse page de notre sombre Histoire enfin tournée, je dis bye bye à 1942. Ouf, retour en 2016. Me sens mieux. Car évidemment comment imaginer une seconde que l'on pourrait revivre cela? Cette France haineuse, malveillante, à l'esprit fermé et hostile est désormais derrière nous, hein dis....?
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palamede
  25 novembre 2017
Léon Sadorski, d'origine alsacienne et polonaise même s'il a vu le jour en Tunisie, est inspecteur principal adjoint aux RG. En avril 42, il exerce ses talents dans un Paris sous les bombardements anglais qui n'entravent pas le marché noir, les trafics en tout genre et les arrestations arbitraires. Les étrangers indésirables, les gaullistes, les Juifs et les communistes sont internés quotidiennement, dénoncés par de « bons citoyens » pour nombre d'entre eux.
Pour Sadorski, antisémite convaincu, anticommuniste, lâche et vénal, l'Occupation va malheureusement, plus encore qu'à d'autres, lui donner l'occasion de laisser libre cours à sa bassesse et à sa veulerie. Après avoir été arrêté, et envoyé à Berlin par la Gestapo — désireuse d'en faire leur agent au sein de la police française pour traquer les Juifs et tous les ennemis du Reich — Sadorski trahit ses fidèles informateurs pour prouver son allégeance, et revient à Paris continuer ses basses oeuvres, maintenant pour le compte des Allemands.
Voilà le portrait d'une belle ordure qui restitue bien l'ambiance de Paris sous l'Occupation. Avec un vrai talent, Romain Slocombe nous plonge dans l'univers glauque de ceux qui comme Sadorski, qui a bel et bien existé, profitent du moment pour s'enrichir et se livrer à leurs sinistres instincts. Présenté comme une fiction policière ce roman, très documenté sur une période qui demeure une des plus sombres de notre histoire, est aussi noir que captivant.
Merci à Babelio et aux Éditions Points.
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bibiouest
  02 juin 2018
Voici un roman dérangeant, dans le bon sens du terme, l'histoire d'un policier plein de zèle, traqueur de «Juifs», pendant l'occupation.
Sous fond d'affaire policière l'auteur nous relate avec précision la vie sous l'occupation allemande en 1942.
Ce qu'il y a de dérangeant ici, «l'antihéros» est un homme banal sans grande envergure qui «ne fait qu'obéir aux ordres». Monsieur tout le monde en somme....
Un salop, oui indéniablement mais pas le pire il en croise des pires issus du grand banditisme, de la SS.
C'est cela qui est dérangeant car en fait Sadorski c'est vous et moi prit dans un engrenage... alors oui, lui il y met de la «bonne» volonté mais qu'aurions-nous fait à sa place? J'espère avoir la réponse mais je n'en suis pas certain... Souvenirs Attention Danger.
Pour moi c'est un superbe roman noir le meilleur que j'ai lu depuis longtemps.
C'est grace à belette que j'ai pu découvrir ce livre, un grand merci.
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Annette55
  21 octobre 2016
Paris, printemps 1942, état d'urgence, rafles, perquisitions et terrorisme - un passé très présent-
L'inspecteur adjoint des renseignements généraux de la préfecture de Paris - un certain Léon Sadorski- est un flic modéle, amoureux transi d'Odette, sa femme, et mari attentionné.
Antisémite forcené et pétainiste, il s'applique à sa tâche -ô combien- contrôle, traque sans relâche, maltraite, terrorise , arrête les juifs,-"ces youtres, ces youpins" pour les envoyer à Drancy.
De temps en temps il donne un coup demain aux brigades spéciales- histoire d'intervenir contre "les terroristes".
Brusquement arrêté par la Gestapo, transféré à Berlin, il est jeté en prison , réduit du jour au lendemain à la condition des individus que son métier en France, a toujours consisté à envoyer au trou !!
De retour à Paris, il deviendra à son tour, un informateur zélé au sein de la préfecture de police de Paris, c'était le but des allemands, notamment retrouver la trace d'une ancienne maîtresse, Thérése GERST, mystérieuse agent double.....je n'en dirai pas plus....

En 34 chapitres minutieusement agencés et bien charpentés façon "polar ," l'auteur nous entraîne sans concession, dans les abîmes de la collaboration et de la mauvaise conscience française!!il nous dépeint la terrible réalité d'une époque ..
On entend ..ferrailler les clés, grincer les grilles ...sur leurs gonds, au sein d'une atmosphère malsaine, insalubre et humide, derrière des murailles suintantes, épaisses et gluantes- genre trous à rats-.dans des cellules rances ;
Les locaux des services spéciaux ne manquent pas , rue des Saussaies, avenue Foch ou ailleurs.
Nous côtoyons pêle mêle Henri Chamberlin alias Mr Henri, alias Lafont, escroc ; chef des tortionnaires, des collaborateurs zélés ,du 93 rue Lauriston au 69 avenue Kléber, des voyous, des politiciens corrompus, des officiers SS, des gestapistes français, des proxénètes, des truands corses , des gaillards à têtes de gangsters , nez cassés ou tordus, tignasses gominées .........
Assassinats, tortures, explosions, meurtres, maîtresses gantées , chapeautées, pomponnées , reflets d'une triste époque, combines, règlements de comptes, histoires de drogue, description de la gestapo de Berlin, kidnappings, illustrent et jalonnent cet immense ouvrage de 436 pages , formidablement documenté dont on ne sort pas indemne .Bien contente de l'avoir terminé, j'ai failli abandonner plusieurs fois ma lecture , un peu mal à l'aise et oppressée, je salue une fiction très riche, noire, âcre , sombre.
Peinture abyssale de la réalité "terrible" d'une époque , description vertigineuse et sans concession d'une ambiance délétère , cet ouvrage résonne avec notre histoire !
Du grand art !
J'ai rencontré l'auteur "Au livre sur la place" à Nancy , il m'a généreusement dédicacé son livre. Nous avons échangé car je le connaissais .Il avait reçu le prix Jeand'heurs en 2012 spécifique à mon département pour "Monsieur le Commandant " , un ouvrage fort lui aussi !
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critiques presse (1)
LeMonde   07 septembre 2016
Un roman noir et âcre, autour d’un salopard tout sourire, qui, sans scrupule, abuse de son petit pouvoir pour passer entre les mailles du filet. Le talent de Slocombe réside dans sa façon de mêler littérature populaire et description vertigineuse d’un abîme si ordinaire.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
PecosaPecosa   11 octobre 2016
"Notre informateur avait aussi rédigé un long mémorandum sur le soutien occulte du patronat français aux éléments de la droite extrême et à la politique allemande. Il citait MM. Peugeot et Scheller, qui est le directeur de L'Oréal et de Monsavon, comme financiers du CSAR, mouvement surnommé la Cagoule, notait que M. Albert-Buisson, président de Rhône-Poulenc, était un vieil ami de Pierre Laval... Ostniski avait copié une liste une liste de tous les donateurs de la Cagoule: autant que je me rappelle il y avait la société Michelin, les huiles Lesieur, un groupe de soyeux lyonnais, les chantiers de Saint-Nazaire, Pont-à-Mousson, les peintures Ripolin, le syndicat de l'industrie lyonnaise, Saint-Gobain, Cointreau, Lemaigre-Dubreuil, et des banquiers, notamment la banque Words...Les souscripteurs étaient recrutés par le Polytechnicien Eugène Deloncle, fondateur du MSR. Vous comprenez, nos grands patrons avaient connus une sale frayeur en 1936 avec la Front Populaire... Alors dans ces milieux-là, l'expression courante était "Vivement qu'Hitler vienne mettre de l'ordre!"
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Eric76Eric76   11 août 2020
Dans cette atmosphère glacée, nette et fonctionnelle, Sadorski, passant la paume sur ses joues envahies de barbe, ses doigts dans ses cheveux blancs mal peignés, se sent crasseux, vil et puant. Ravalé aujourd'hui à l'état des youtres qu'il envoyait régulièrement coucher au Dépôt. Lui, Léon, René, Octave Sadorski, engagé volontaire en novembre 1917, médaillé de guerre, policier expérimenté, chef de brigade de voie publique de la direction des Renseignements généraux et des Jeux, loyal serviteur du Maréchal, de l'Etat Français, descendu brusquement au rang de sous-homme, si l'on compare avec ces inspecteurs diligents et sûrs d'eux, ces géants SS en tenue noire impeccable. Si Yvette le voyait!... Ce matin, avec sa veste, son pardessus fripés, sa mine chiffonnée et hagarde, il symbolise à la perfection sa nation rabaissée, trahie par les francs-maçons et les juifs.
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missmolko1missmolko1   25 août 2018
L'inspecteur se déplace à pied tant que faire se peut, ou en vélo lorsqu'il est en mission, et parfois dans un car de police secours lors d'opérations importantes, barrages ou rafles. Paris n'a plus de taxis automobiles, presque plus d'autobus, plus de tramways – ces derniers depuis 1938 où l'on a fermé la dernière ligne. En conséquence, soit la population pédale, soit elle s'engouffre dans les sous-sols, où sont délivrés journellement pas moins de trois millions de tickets, un tiers de plus qu'avant guerre. Prendre le métro est devenu un cauchemar, surtout aux périodes de pointe. De nombreuses stations sont fermées sans motif valable. Depuis quelques mois les rames se font plus courtes, quatre voitures au lieu de cinq, quand ce n'est pas trois. Leur fréquence aussi a diminué, il faut attendre sur le quai de cinq à sept minutes aux heures d'affluence, entre dix et quinze minutes aux heures creuses. Avec le manque de bruit en surface, le grondement des métros est perceptible depuis les trottoirs, comme un écho sinistre qui remonterait de cet enfer. Les voyageurs s'y bousculent, se piétinent, de peur de louper leur train. Parfois, devant les portillons automatiques, la queue se prolonge jusqu'à l'escalier d'entrée de la station. Autant, à l'air libre, la ville semble calme et endormie en raison de la rareté des automobiles, autant là-dessous c'est la foire d'empoigne ! Et, dans les voitures, tout ce monde-là transpire, ça pue un mélange de sueur, de vieux tissu mal nettoyé, d'haleines aigres, de brillantine et de parfum bon marché.
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Eric76Eric76   07 août 2020
- Car, à votre place, je ne compterais pas trop sur cette "immunité diplomatique" : avec les lois nouvelles, nous faisons ce que nous voulons. Nous sommes couverts, monsieur Rozinsky. De nos jours, les gens avec un nom dans le genre du vôtre, plus on en ramène et plus nos chefs nous félicitent ; lorsqu'on n'en ramène pas assez, on prend un savon. La seule chose qui n'a pas changé, c'est que, dans la police, le petit fonctionnaire est mal payé. Je sais, tout ça est très ennuyeux. Si je pouvais vous éviter des problèmes, je le ferais, croyez le bien. Mais...
Il soupire, laissant traîner ostensiblement son regard sur la pochette. Le diplomate reste silencieux.
- Voyons, fait l'inspecteur principal adjoint. Je vous tends la perche.
L'autre pousse un soupir excédé. Il ramasse la pochette, l'ouvre.
- 5000 francs, ça suffira ?
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brinvilliersbrinvilliers   15 octobre 2016
Profitant d'une pause où l'officier allume un cigare, l'interprète se tourne vers Sadorski :
- Monsieur le capitaine vous prévient que vous partez pour un voyage de quatorze jours. Il vous demande donc de vous rendre le plus vite possible à votre domicile, où vous prendrez du linge de rechange dans ce laps de temps.
Le SS Voss regarde sa montre.
- Sie müssen um Punkt 10 Uhr zurück sein !
- Il faut être de retour à 10 heures pile, au plus tard, répète Notat.
Sadorski quoique stupéfait et déconcerté, réagit en se mettant au garde à vous, s'adresse servilement au Hauptsturmfürher :
- Je ferais diligence, mon capitaine ! Puis-je aller prendre mon pardessus et mon chapeau que j'ai laissés dans mon bureau ?
- Nein, l'interprète ira les chercher ! A partir de cet instant, monsieur Sadorski, vous ne devez plus avoir aucune relation avec aucune personne de l'administration. Vous êtes témoin dans une affaire, on désire vous interroger comme vous êtes. Votre épouse est-elle au courant de votre travail dans votre section des Renseignements génréraux ?
Le front moite de sueur, Sadorski s'empresse de répondre par la négative. L'inspecteur Notat a quitté le bureau allemand pour récupérer les affaires de son collègue.
- Alors, çà va, dit Voss avec un vague sourire. Comme çà, vous direz à votre femme que vous partez pour un voyage de quatorze jours, en service et pour votre service. Connaissez-vous M. Ostriski ?
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