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ISBN : 275786582X
Éditeur : Points (24/08/2017)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 104 notes)
Résumé :
Avril 1942. Au sortir d'un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l'Occupation. Pétainiste et antisémite, l'inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d'un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d'intervenir contre les " terroristes... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
Yassleo
  05 octobre 2016
Le nom de Louis Sadosky ne vous dit rien? Tant mieux. Une ordure qui ne mérite pas que L Histoire retienne son nom.
Pour son affaire Léon Sadorski, Romain Slocombe s'inspire de cette sous-crotte humaine. Non, sous-merde c'est mieux. Et en fait donc son personnage central. Tant mieux aussi. Toujours utile de montrer que l'âme humaine n'est pas que sucrerie saveur bisounours.
1942, Paris. La guerre fait rage, les français se divisent. Pro-boches, anti-boches. Sadorski fait partie des premiers. Inspecteur aux Renseignements Généraux, bon petit soldat de la police française en somme. En apparence un type ordinaire, pris dans la tourmente de la guerre. Mais au fil des pages, le masque tombe. Obéir aux ordres et à sa hiérarchie s'avère un parfait alibi pour laisser exprimer sa haine. Antisémite, anticoco, anti-homos, antipathique, antiride (cherchez l'intrus), pervers égoïste et pétainiste convaincu : tout pour plaire le garçon. Et of course, comme tout pauvre type digne de ce nom, lâche. Donc prêt à retourner veste, pantalon et slip kangourou dès que ses petites fesses de collabo sont menacées. Projets de vie : se faire bien voir par l'occupant, gagner du pognon sur le dos des plus vulnérables, besogner madame à l'occasion, mais surtout protéger son ptit nombril arrogant.
 
Plus on avance, plus l'éprouvante réalité de la France collabo se dessine. Tous les coups sont permis. Corruption, trahison, espionnage, torture, magouilles et trafic, l'époque est suffisamment macabre et riche pour éviter à Romain Slocombe d'avoir à en rajouter. Il bâtit son histoire à partir de faits réels, change quelques noms, et donne un éclairage dans une brillante postface. Etre hyper documenté ne suffisant pas, Slocombe nous plonge dans cette atmosphère lugubre, oppressante de ce Paris occupé. le ton est juste, froid. Rien ne nous est épargné. Et on s'imagine sans peine dans ces rues peu sûres de 1942, à retenir son souffle, serrer les dents, baisser la tête. On suffoque vite, trop d'horreurs, trop de perversions et tant d'impuissance.
Bouquin fermé, la honteuse page de notre sombre Histoire enfin tournée, je dis bye bye à 1942. Ouf, retour en 2016. Me sens mieux. Car évidemment comment imaginer une seconde que l'on pourrait revivre cela? Cette France haineuse, malveillante, à l'esprit fermé et hostile est désormais derrière nous, hein dis....?
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sandrine57
  12 novembre 2017
Paris, avril 1942. L'inspecteur principal adjoint Léon Sadorski vaque à ses occupations de policier collabo. Il profite du soleil printanier, mate les femmes qu se découvrent, chasse le juif, débusque le communiste et besogne allègrement sa chère épouse Yvette. Combattant de 14-18, patriote et pétainiste, Sadorski n'a aucun état d'âme à collaborer avec l'Allemagne. Il n'est certes pas un admirateur absolu des ''boches'' mais il sait obéir aux ordres et partage avec eux un ennemi commun : le complot judéo-bolchévique qui a causé la perte de la France. Son zèle ne lui épargne pourtant pas un voyage forcé à Berlin où emprisonné et interrogé par la Gestapo, il accepte d'être un espion au sein de la police française. de retour à Paris, la vie reprend son cours entre arrestations musclées, filatures des possibles agents de Moscou et vrai travail de policier quand Sadorski se penche sur le cas de la jeune Marguerite Metzger, assassinée et violée sur une voie ferrée près de Stains.
Petite déception à la lecture de cette affaire Léon Sadorski qui se situe quelque part entre polar et docu-fiction historique.
Au crédit de l'auteur, on peut mettre en formidable travail de documentation et une belle reconstitution du Paris de l'Occupation. Romain Slocombe s'est en effet fondé sur des faits réels, des rapports de police et autres documents pour bâtir son histoire et lui donner de l'authenticité. Ses descriptions de l'époque sont vivantes et pleines de charme. N ressent bien toute l'ambiguïté de cette période, mélange d'insouciance et de frayeur. Pour les parisiens, la guerre est finie et l'occupation allemande est un moindre mal. On rit, on sort le soir, on oublie la peur et on pactise avec l'ennemi d'hier. Quant aux résistants et aux juifs, ils subissent la répression la plus féroce de la part des forces de l'ordre françaises aux ordres de Berlin.
Oui mais voilà...le souci constant de coller aux faits rend la lecture parfois fastidieuse, trop de détails, de listes, de précisions et un style parfois proche du rapport de police.
Et puis, il y a son ''héros'', le triste sire Léon sadorski. Que dire ? Les pires défauts réunis en un seul homme. Flic corrompu et violent, antisémite et raciste, misogyne et libidineux, adultère et pédophile, l'homme est aussi lâche et égoïste, en un mot détestable. Impossible de s'identifier, inimaginable d'être empathique. Par contre, il n'est pas surprenant. Slocombe a eu beau forcer le trait, on a déjà croisé au détour d'un livre ou d'un film, ce genre de spécimen roublard et malhonnête qui collaborait volontiers avec les allemands et la police française en comptait plus d'un dans ses rangs.
Par ailleurs, l'enquête policière à proprement parler manque de rythme, noyée dans le flot d'informations sur les forces en présence à Paris à l'époque. On pourra au moins reconnaître à Sadorski d'être pugnace et d'avoir du flair. Il mène son enquête malgré les dangers et le veto allemand, ce qui d'ailleurs est en contradiction totale avec sa personnalité...
Un roman qui a priori avait tous les atouts pour être un coup de coeur mais qui finalement cumule trop de faiblesses et de lourdeurs. A tenter pour se faire sa propre opinion.
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Tostaky61
  20 septembre 2016
Avec L'affaire Sadorski, Romain Slocombe se retrouve en course pour le Goncourt 2016.
Un roman noir que d'aucun place dans la catégorie Polar, ce qui, à sa lecture, ne me parait pas flagrant.
Par contre pour être noir, il l'est. Slocombe nous parle de cette période de notre sombre histoire, 1942, en pleine occupation, La police collabore. Chasse aux juifs, chasse aux communistes, aux terroristes et résistants de tous poils. Gestapo et police française, main dans la main. Arrestations, interrogatoires, tortures.
Léon Sadorski est un de ces policiers zélés qui agissent sans scrupule, intransigeant, sourd à la misère et la souffrance de ces concitoyens, prêt parfois à falsifier la vérité pour justifier ses décisions.
Un jour, la roue tourne, il se retrouve arrêté à son tour, emmené en Allemagne, emprisonné, interrogé. Une expérience éprouvante qui, pourtant, ne le transformera pas. Il revient et reprend ses fonctions avec la même conviction, la même haine et la même rage dans sa chasse à l'ennemi du nazisme.
Cet homme est un salaud, je n'ai pas peur des mots, de la pire espèce. Prêt à tout. Son amour des femmes, la sienne bien sûr, Yvette, mais celles qu'il croise dans ses enquêtes, prisonnières ou victimes, ou sa petite voisine de 15 ans dont il convoite la virginité, l'amène à commettre le pire.
Romain Slocombe est sans concession, son récit nous dépeint la réalité, d'une époque, d'un personnage comme il a dû en exister hélas. Il ne lui cherche pas d'excuses, pas de circonstances atténuantes, le récit n'en demande pas. C'est ce qui fait sa force. Plusieurs fois j'ai voulu abandonner cette lecture. Mais c'est la force de l'auteur de garder la tête froide, d'aller jusqu'au bout de son idée. S'il est des héros de roman qu'on rêverait d'être, il y en a qu'on n'aimerait surtout pas croiser, Mr Sadorski est de ceux-là….
Je mettrai bien un billet, sur ce livre, pour un prix cette année.
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Annette55
  21 octobre 2016
Paris, printemps 1942, état d'urgence, rafles, perquisitions et terrorisme - un passé très présent-
L'inspecteur adjoint des renseignements généraux de la préfecture de Paris - un certain Léon Sadorski- est un flic modéle, amoureux transi d'Odette, sa femme, et mari attentionné.
Antisémite forcené et pétainiste, il s'applique à sa tâche -ô combien- contrôle, traque sans relâche, maltraite, terrorise , arrête les juifs,-"ces youtres, ces youpins" pour les envoyer à Drancy.
De temps en temps il donne un coup demain aux brigades spéciales- histoire d'intervenir contre "les terroristes".
Brusquement arrêté par la Gestapo, transféré à Berlin, il est jeté en prison , réduit du jour au lendemain à la condition des individus que son métier en France, a toujours consisté à envoyer au trou !!
De retour à Paris, il deviendra à son tour, un informateur zélé au sein de la préfecture de police de Paris, c'était le but des allemands, notamment retrouver la trace d'une ancienne maîtresse, Thérése GERST, mystérieuse agent double.....je n'en dirai pas plus....

En 34 chapitres minutieusement agencés et bien charpentés façon "polar ," l'auteur nous entraîne sans concession, dans les abîmes de la collaboration et de la mauvaise conscience française!!il nous dépeint la terrible réalité d'une époque ..
On entend ..ferrailler les clés, grincer les grilles ...sur leurs gonds, au sein d'une atmosphère malsaine, insalubre et humide, derrière des murailles suintantes, épaisses et gluantes- genre trous à rats-.dans des cellules rances ;
Les locaux des services spéciaux ne manquent pas , rue des Saussaies, avenue Foch ou ailleurs.
Nous côtoyons pêle mêle Henri Chamberlin alias Mr Henri, alias Lafont, escroc ; chef des tortionnaires, des collaborateurs zélés ,du 93 rue Lauriston au 69 avenue Kléber, des voyous, des politiciens corrompus, des officiers SS, des gestapistes français, des proxénètes, des truands corses , des gaillards à têtes de gangsters , nez cassés ou tordus, tignasses gominées .........
Assassinats, tortures, explosions, meurtres, maîtresses gantées , chapeautées, pomponnées , reflets d'une triste époque, combines, règlements de comptes, histoires de drogue, description de la gestapo de Berlin, kidnappings, illustrent et jalonnent cet immense ouvrage de 436 pages , formidablement documenté dont on ne sort pas indemne .Bien contente de l'avoir terminé, j'ai failli abandonner plusieurs fois ma lecture , un peu mal à l'aise et oppressée, je salue une fiction très riche, noire, âcre , sombre.
Peinture abyssale de la réalité "terrible" d'une époque , description vertigineuse et sans concession d'une ambiance délétère , cet ouvrage résonne avec notre histoire !
Du grand art !
J'ai rencontré l'auteur "Au livre sur la place" à Nancy , il m'a généreusement dédicacé son livre. Nous avons échangé car je le connaissais .Il avait reçu le prix Jeand'heurs en 2012 spécifique à mon département pour "Monsieur le Commandant " , un ouvrage fort lui aussi !
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nadiouchka
  14 octobre 2017
Un bandeau bien prometteur : « L'Occupation comme vous ne l'avez jamais lue ». Une critique de Bernard Poirette – RTL : « C'est bien plus qu'une enquête policière pendant l'Occupation. C'est un vrai roman historique, puissant, passionnant, ultra-documenté ».
Comment résister à cela ? Eh bien j'ai tout simplement lu « L'Affaire Léon Sadorski » de Romain Slocombe, car on continuera de lire et d'écrire sur cette guerre atroce. le sujet est inépuisable. de plus, ce livre a fait partie de la première sélection du Prix Goncourt 2016, belle référence.
Le livre commence par un Avertissement :
« Ni l'auteur ni l'éditeur ne cautionnent les propos tenus par le personnage principal de ce livre. Mais ils sont le reflet de cette époque, tout comme ils peuvent présager celles qui nous attendent. Car « le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde »."
Le héros, Léon Sadorski, policier de son état, éprouve une haine viscérale pour les Juifs et les communistes ! Ben voyons… Il ne fait donc aucune difficulté pour collaborer avec les occupants nazis. Belle excuse mais il y trouve des compensations. Surtout qu'avec son épouse Yvette, habitant Quai des Célestins à Paris, il va pouvoir la combler en cadeaux (et autres choses). Il arrête donc des Juifs pour les expédier à Drancy. Mais dans son immeuble, vivent deux voisines, une femme avec sa fille, la jolie petite Julie Orwak, problème, surtout qu'il ressent une certaine concupiscence envers la mignonne. Quel pervers !
Lui, le bon flic, remplit sa mission facilement et n'hésite pas non plus à donner un coup de main à des amis des Brigades Spéciales.
Bien qu'il se juge un bon mari, très attentif à satisfaire sa femme au tempérament torride, Monsieur a aussi une maîtresse, Thérèse Gerst (mais n'y-a-t-il pas une connotation juive?)… Et puis Thérèse est-elle bien la personne qu'elle dit être ?
Un jour, la vie de Léon bascule car il est arrêté par la Gestapo et incarcéré à Berlin où il connaît un peu la vie de prisonnier avec tout que ça implique. Quand il est relâché, après maints supplices et humiliations, c'est parce qu'il accepte de collaborer pour sauver sa peau.
Déjà qu'il était un sacré « salopard » (désolée je ne trouve pas d'autre mot), il le devient encore plus en volant, trichant sur des dossiers, etc. A découvrir.
Ce roman vraiment très bien documenté et passionnant est un livre de plus sur cette Histoire, cette période de la Guerre dont on ne sait toujours pas tout. Et je pense donc qu'il y a encore beaucoup à apprendre ou du moins à lire.
Comme il ne faut pas tout dévoiler (ce serait dommage pour le futur lecteur), je n'en dirai pas plus sur toutes les atrocités, lâchetés, descriptions, sur cette tragique période si bien évoquée par l'auteur qui nous entraîne immédiatement dans une immersion avec des personnages écoeurants, leurs magouilles et ce policier retors qu'est Léon Sadorski.
De quoi nous donner encore matière à réflexion alors qu'on dit : « Plus jamais ça », même par ceux qui, comme moi, n'ont pas connu cela mais dont la famille a été victime et où on disait : « Pendant que la Gestapo arrête et torture, la Wehrmacht boit du champagne ».
Cet ouvrage est donc bien un polar historique, et je voudrais citer une partie de la pagne 465 ainsi que la page 466, où le cynisme total du héros prédomine : « Les aiguilles de l'horloge murale de la station indiquent 9 heures moins dix. Il restera largement le temps de choisir pour la petite, avant leur rendez-vous au café, quelque chose de vraiment beau pour son anniversaire. Quelque chose qui rendra ses copines de Fénelon vertes de jalousie. Un splendide stylo Météore, par exemple, avec une plume en or, une vraie…
Car aujourd'hui la petite Julie fête ses quinze ans.
Ce lundi 8 juin 1942.
Sadorski est curieux de la voir étrenner son étoile jaune. »
Ainsi finit ce livre mais nous n'avons pas terminé de méditer.
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critiques presse (1)
LeMonde   07 septembre 2016
Un roman noir et âcre, autour d’un salopard tout sourire, qui, sans scrupule, abuse de son petit pouvoir pour passer entre les mailles du filet. Le talent de Slocombe réside dans sa façon de mêler littérature populaire et description vertigineuse d’un abîme si ordinaire.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
PecosaPecosa   11 octobre 2016
"Notre informateur avait aussi rédigé un long mémorandum sur le soutien occulte du patronat français aux éléments de la droite extrême et à la politique allemande. Il citait MM. Peugeot et Scheller, qui est le directeur de L'Oréal et de Monsavon, comme financiers du CSAR, mouvement surnommé la Cagoule, notait que M. Albert-Buisson, président de Rhône-Poulenc, était un vieil ami de Pierre Laval... Ostniski avait copié une liste une liste de tous les donateurs de la Cagoule: autant que je me rappelle il y avait la société Michelin, les huiles Lesieur, un groupe de soyeux lyonnais, les chantiers de Saint-Nazaire, Pont-à-Mousson, les peintures Ripolin, le syndicat de l'industrie lyonnaise, Saint-Gobain, Cointreau, Lemaigre-Dubreuil, et des banquiers, notamment la banque Words...Les souscripteurs étaient recrutés par le Polytechnicien Eugène Deloncle, fondateur du MSR. Vous comprenez, nos grands patrons avaient connus une sale frayeur en 1936 avec la Front Populaire... Alors dans ces milieux-là, l'expression courante était "Vivement qu'Hitler vienne mettre de l'ordre!"
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brinvilliersbrinvilliers   15 octobre 2016
Profitant d'une pause où l'officier allume un cigare, l'interprète se tourne vers Sadorski :
- Monsieur le capitaine vous prévient que vous partez pour un voyage de quatorze jours. Il vous demande donc de vous rendre le plus vite possible à votre domicile, où vous prendrez du linge de rechange dans ce laps de temps.
Le SS Voss regarde sa montre.
- Sie müssen um Punkt 10 Uhr zurück sein !
- Il faut être de retour à 10 heures pile, au plus tard, répète Notat.
Sadorski quoique stupéfait et déconcerté, réagit en se mettant au garde à vous, s'adresse servilement au Hauptsturmfürher :
- Je ferais diligence, mon capitaine ! Puis-je aller prendre mon pardessus et mon chapeau que j'ai laissés dans mon bureau ?
- Nein, l'interprète ira les chercher ! A partir de cet instant, monsieur Sadorski, vous ne devez plus avoir aucune relation avec aucune personne de l'administration. Vous êtes témoin dans une affaire, on désire vous interroger comme vous êtes. Votre épouse est-elle au courant de votre travail dans votre section des Renseignements génréraux ?
Le front moite de sueur, Sadorski s'empresse de répondre par la négative. L'inspecteur Notat a quitté le bureau allemand pour récupérer les affaires de son collègue.
- Alors, çà va, dit Voss avec un vague sourire. Comme çà, vous direz à votre femme que vous partez pour un voyage de quatorze jours, en service et pour votre service. Connaissez-vous M. Ostriski ?
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nadiouchkanadiouchka   14 octobre 2017
- Le jour de mon mariage, en février de l’an dernier, quelqu’un de la famille d’un couple qui attendait au fond de la salle a demandé au maire, très fort, s’il fallait des tickets pour se marier.. Tout le monde se tenir les côtes de rire. Le maire est doué de sens de l’humour, puisqu’il a répondu tout de go : Non, monsieur. D’ailleurs, c’est déjà rationné : une femme pour la vie !
P.40
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Tostaky61Tostaky61   14 septembre 2016
Tout le monde, délinquants,terroristes, communistes, indicateurs, est classé dans les registres. Avec leurs photos, leurs empreintes digitales si possible, et un ensemble détaillé d'informations les concernant : antécédents, adresse, métier, habitudes, famille, penchants sexuels. Nous connaissons tout et savons tout !
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nadiouchkanadiouchka   15 octobre 2017
Eggenberger a répondu froidement qu’il serait sans doute déporté dans un camp de concentration très dur, quelque part dans le Gouvernement général, c’est-à-dire la nouvelle Pologne hitlérienne.
- Là où vous comptez établir un ghetto universel pour les Juifs ? A questionné Sadorski.
- Détrompez-vous. Ce n’est pas l’intention du Führer. Il veut la destruction complète et à jamais de la race. Les Juifs dans le Gouvernement général ne vivent jamais longtemps. Il en reste encore soixante-trois mille ici à Berlin, mais l’année prochaine eux aussi partent vers l’Est et nous en serons complètement débarrassés.
P.229
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Vidéo de Romain Slocombe
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L'Affaire Léon Sadorski de Romain Slocombe aux éditions Points https://www.lagriffenoire.com/89329-divers-polar-l-affaire-leon-sadorski.html
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Nora Webster de Colm Toibin et Anna Gibson aux éditions 10-18 https://www.lagriffenoire.com/88187-divers-litterature-nora-webster.html
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Le chagrin des vivants de Anna Hope et Élodie Leplat aux éditions Folio https://www.lagriffenoire.com/87463-divers-litterature-le-chagrin-des-vivants.html
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