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Stuart Immonen (Illustrateur)Greg Smallwood (Illustrateur)
ISBN : 1302902946
Éditeur : MARVEL - US (06/02/2018)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
What will Secret Empire mean for the Amazing Spider-Man? The return of Otto Octavius! But this isn't the old Doc Ock - he's back as the Superior Octopus! He's allied himself with Steve Rogers and Hydra, and he has a personal mission - to take down the company that he helped create: Parker Industries! Spider-Man is already overwhelmed from the chaos of Secret Empire - but now, facing one of his greatest enemies who's back from the grave, more powerful than ever befor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  24 mars 2018
Ce tome fait suite à Amazing Spider-Man Worldwide 6 (épisodes 25 à 28) qu'il faut avoir lu avant. Il comprend les épisodes 29 à 32, et 789 à 791 (la série ayant repris sa numérotation originelle en cours de route), initialement parus en 2017, écrits par Dan Slott (avec l'aide de Christos Gage pour les épisodes 29, 30 et 790), dessinés par Stuart Immonen et encrés par Wade von Grawbadger, avec une mise en couleurs de Marte Gracia, à l'exception de l'épisode 32 dessiné et encré par Greg Smallwood, avec une mise en couleurs de Jordie bellaire.
Épisodes 29 à 30 - Après les événements de The Clone Conspiracy et l'intervention de Spider-Man en Symkaria (le pays de Silver Sable, aussi connue sous le nom de Silver Sablinova) avec du matériel fourni par Parker Industries, le temps est venu pour Peter Parker de répondre de ses actes face au public. Il s'apprête donc à se faire démolir par une intervieweuse pas commode dans un studio de télévision londonien. Alors que la journaliste commence tout juste à se lâcher, une information prioritaire arrive : des extraterrestres essayent d'envahir la Terre. Parker s'apprête à se livrer à une de ses disparitions dont il a le secret, mais Anna Maria Marconi lui intime par gestes, de ne pas se défiler. La journaliste explique qu'elle remet à plus tard l'interview, l'invasion bénéficiant de la préséance sur les exactions de Parker Industries. En route pour son hôtel, Parker décide d'effectuer une visite dans ses bureaux de Londres sous son identité de Spider-Man pour rassurer les employés. Il découvre que des intrus sont en train de se livrer à l'espionnage industriel. Peu de temps après apparaît Superior Octopus.
Épisode 32 - Norman Osborn sait qu'il n'est pas lui-même, la folie du Green Goblin lui manque. Après avoir essayé différentes méthodes conventionnelles pour circonvenir les nanites dans son sang, il décide de se rendre au Tibet, auprès de moines avec de grands pouvoirs psychiques : Maître Ox, Maître Hawk et Maître Snake. Épisodes 789 à 791 - Peter Parker se retrouve sans le sou, à habiter chez Bobby Morse. le Daily Bugle publie un papier très sévère sur la gestion de Parker Industries, et l'incompétence de son PDG. Parker déboule dans la salle de rédaction du journal pour taper un scandale. En tant que Spider-Man, il aide des passants, il se bat contre un supercriminel de troisième zone Griffin (John Horton), avec l'aide de Mockingbird. En tant que Peter Parker, il doit se résoudre de donner l'ordre à Parker Industries de vendre le Baxter Building, pour couvrir ses dettes.
À nouveau, pas sûr que le lecteur soit très enthousiaste en commençant la lecture de ce tome de la période Worldwide de Spider-Man. Il est entendu que le scénariste a amorcé la phase descendante de Peter Parker, c'est-à-dire son retour au statu quo, selon toute vraisemblance à l'occasion de l'épisode 800. En plus Dan Slott doit s'accommoder du crossover Secret Empire (2017) de Nick Spencer. C'est donc sans surprise qu'il assiste au début du lynchage médiatique de Parker Industries, à l'arrivée de Superior Octopus qui porte les couleurs d'Hydra. Dan Slott sait tirer parti d'un événement majeure de Secret Empire pour en rajouter une couche du côté de la culpabilité de Parker Industries qui se retrouvent accusées d'être à l'origine du dôme de ténèbres qui a recouvert New York. le scénariste file assez logiquement la situation qu'il a installé dans les épisodes précédents : Otto Octavius est de retour et compte bien récupérer la propriété de ce qu'il a créé pour Parker Industries. Peter Parker prend peu à peu conscience du délitement de son empire industriel. Tante May est désemparée de voir que la source des finances de la fondation Ben va se tarir bientôt.
Dans les 3 premiers épisodes, le tandem d'Immonem & von Grawbadger effectue un travail toujours très sympathique. L'encreur a l'art et la manière de jouer avec les aplats de noir, avec leur contour, pour peaufiner les planches, les rendre à la fois consistantes et fluides. Marte Garcia a conservé son habitude d'utiliser des teintes un peu trop sombres, tout en réhaussant le relief de chaque surface. Il utilise le potentiel infini des effets spéciaux de l'infographie avec modération et à propos, augmentant lui aussi la beauté plastique des planches. le dessinateur s'amuse bien avec les expressions des visages, en particulier celles d'Anna Maria Marconi à qui il donne aussi une vraie morphologie de personne de petite taille. Il redonne des expressions un peu juvéniles à Peter Parker, laissant à penser que ce personnage vient bientôt perdre plusieurs années et revenir vers les 20 ans, alors qu'il en semblait plutôt 30 en tant que PDG. May Parker conserve à la fois ses rides et son apparence de personne âgée en bonne santé, ayant conservé toute sa tête et son autonomie. Stuart Immonen a conçu une prise de vue sophistiquée pour l'affrontement entre Spider-Man et Superior Octopus, alors que Dan Slott a prévu un déroulement complexe, sur la façade d'un building, avec de nombreux engins.
Arrivé à la fin de ces 3 premiers épisodes, le jugement de valeur du lecteur a évolué. Certes Dan Slott effectue bien l'entreprise de démolition attendue, pour revenir vers un statu quo plus classique. Mais dans le même temps, il montre tout ce que Peter Parker est en train de perdre. le lecteur mesure alors combien cette période Wordwide sortait de l'ordinaire, au moins autant que celle dite Superior Spider-Man. le scénariste avait pris au moins autant de risque sinon plus, et il avait placé Peter Parker dans une situation totalement inédite. Lorsque Spider-Man perd son costume bourré de technologie, le lecteur voit que cette période Worldwide peut aussi être considérée comme une mise à jour technologique du héros, avec une épaisseur inattendue. Finalement la suite de la dégringolade de Peter Parker s'avère plus consistante que prévue, avec un regard toujours aussi affectueux porté sur le personnage. À la rigueur, le lecteur ne peut que regretter qu'elle ne soit pas plus longue pour laisser plus de place à l'auteur de mettre en scène plus de personnages secondaires.
L'épisode 32 fait office d'interlude, puisqu'il a pour objet de ramener Norman Osborn sur le devant de la scène, avec un retour de ses pouvoirs. le lecteur apprécie tout de suite les dessins différents de Greg Smallwood qui avait collaboré avec Jeff Lemire sur la série Moon Knight. L'histoire mélange le mythe avec des visions semi-oniriques, et une tragédie très humaine, avec un individu aussi obsédé de retrouver ce qu'il a perdu, que désemparé par son état d'incomplétude. En outre, Dan Slott a écrit une histoire en 1 épisode, avec un retournement de situation bien amené. le lecteur reste sous le charme de cette narration, de la reconquête du pouvoir de Norman Osborn, après la chute de plusieurs crans de Peter Parker.
Dans la troisième partie, Peter Parker est descendu de son piédestal de PDG et doit réintégrer une vie civile normale et banale. Pas tout à fait encore : il loge chez Bobby Morse avec qui il entretient une relation, il doit gérer le démantèlement de son entreprise et les dettes qui y sont attachées, il doit retrouver un boulot. Il reste donc dans une phase de transition. le lecteur s'attend presque à le voir retourner à l'université et à reprendre des photographies. Effectivement le lien avec le Daily Bugle est bien rétabli, mais pas à l'identique de ce qu'il fut. En outre, c'est l'occasion pour Dan Slott de pouvoir mettre en scène des personnages civils dans un peu plus de pages qu'au cours de la première partie. le lecteur prend plaisir à revoir May Parker qui papote un instant avec Thompson, ou encore Harry Lyman et Liz Allan qui font le point sur leur relation. L'intrigue repose sur 2 problématiques : la mise en vente du Baxter Building et une entreprise qui s'apprête à commercialiser une source d'énergie propre qui alimente des petits robots domestiques autonomes. Loin d'être des idées pour alimenter les numéros en attendant le 800, elles sont l'occasion de voir les conséquences financières de l'échec d'une entreprise sur son personnel et sur d'autres parties prenantes (par exemple Johnny Storm) et de s'interroger sur l'utilisation d'intelligences artificielles pour des domaines d'aide à la personne ou de l'éducation.
Stuart Immonen & Wade von Grawbdger sont de retour et le lecteur apprécie beaucoup plus leur capacité à donner vie aux personnages civils et à Spider-Man. Les visages sont toujours parfois un peu trop marqués par la jeunesse, mais le langage corporel est parlant, avec une légère touche comique quand la situation s'y prête. Les scènes d'action et les actes de bravoure sont impeccables, en termes d'impact, de puissance, avec une dimension ludique qui les rend très agréables. La mise en scène sait transcrire la vitesse des actions, leur simultanéité, et les moments chargés de tension comme la destruction de la sculpture à la mémoire des Fantastic Four dans le hall d'accueil du Baxter Building. le lecteur découvre une nouvelle phase de la vie de Peter Parker qui ne s'anticipe pas aussi facilement que celle de la première partie de ce tome, avec toujours la même affection portée par les créateurs aux personnages, qui se ressent à chaque page.
Alors qu'il plonge dans ce tome, le lecteur sait déjà à quoi s'attendre, rien qu'à la couverture et aux tomes précédents. Peter Parker est parti pour une descente de son statut de PDG et un retour à la normale. Les dessins d'Immonen & von Grawbadger sont sympathiques, sans être enthousiasmants. Mais d'épisode en épisode, Dan Slott fait beaucoup plus que sa mission de fossoyeur d'une ère contestée, en montrant la nature de la perte et le caractère extraordinaire de la période Worldwide. Les artistes relèvent les défis de mise en scène complexe, et réalisent un spectacle immersif. Les auteurs continuent de surprendre avec l'épisode consacré au retour de Norman Osborn, puis avec le démantèlement de Parker Industries, incluant des remarques perspicaces sur les responsabilités et la nécessité de continuer.
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