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ISBN : 2211228097
Éditeur : L'Ecole des loisirs (11/05/2016)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Simon Peretti, quinze ans et demi, photographe de nuages, amateur de hard métal, d’Érik Satie et d’Eminem, a des centaines d’amis sur Facebook depuis qu’il est devenu le type le plus populaire du lycée. Celui qui a réussi à conquérir la fille la plus mystérieuse du quartier, une terreur, une légende. Nul doute, on les a vus, on les a pris en photo. Ils veulent tous la connaître, réclament à Simon leur dose d’images et de commentaires. Surtout Léonard et Nessim. Ne s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
claireo
  01 février 2018
Une très belle lecture. Ecrit du point de vue de Simon, le récit suit l'évolution de cet ado sensible. Ses amis, ses amours, ses passions, sa façon de trouver sa place, ce qui s'avère difficile. Un beau roman, sensible et fort.
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Ichirin-No-Hana
  14 octobre 2016
Pris totalement au hasard sur le présentoir des nouveautés de la bibliothèque que je fréquente, le coeur est un muscle fragile de Brigitte Smadja est un roman pour adolescents d'une grande qualité et qui a su particulièrement m'émouvoir et me toucher.
Simon Peretti est un jeune adolescent de quinze ans qui vient de tomber amoureux d'une jeune fille. le premier amour est toujours un moment unique, surtout quand on est adolescent, et ça, Simon le comprend bien et souhaite garder ce moment rien que pour lui. Pas de chance pour lui car tout le monde va croire que l'heureuse élue est Thelma, une légende de la rue, et le fait que Simon souhaite garder sa relation secrète (malgré que la fille ne soit pas Thelma) entraînera des répercussions qu'il aura bien du mal à contrôler et à comprendre. D'autant plus que ces deux meilleurs amis, Léonard et Nessim, avec qui il partage tout depuis l'enfance commencent à l'ignorer et à s'éloigner de lui.
Brigitte Smadja nous propose avec le coeur est un muscle fragile, un roman complètement ancré dans les années 2010, beaucoup de références actuelles et plutôt marrantes sont présentes et les réseaux sociaux ont une importance folle dans l'intrigue et ça c'était vraiment appréciable. Pas de grande originalité dans le roman quand on lit le résumé et, pourtant, l'auteur nous offre un roman très complet sur l'amitié, sur l'amour (surtout présent sur la fin du roman) et sur l'adolescence en général (incompréhension avec les parents surtout quand le père est aussi âgé, découverte de l'alcool et des fêtes, entrée dans l'âge adulte, changements au niveau des relations…). L'écriture de l'auteur est très travaillée (peut-être trop par moments ?) et les sentiments sont décrits avec subtilité et de façon très complète.
Le coeur est un muscle fragile est un roman traitant des différents changements liés à l'adolescence de façon très complète et tout cela sous le point de vue d'un jeune garçon (ce qui est assez rare). Un roman que j'ai énormément apprécié et qui est rempli d'énormément de sentiment quoiqu'il soit plutôt court.
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Lagagne
  11 décembre 2016
Je suis désolée d'écrire ceci mais ce qui me vient à l'esprit est "tout ça pour ça?". Je n'ai pas été sensible à l'histoire de Simon et ses "frères" Nessim et Léonard. Je ne dois être ni de la bonne époque ni de la bonne géographie. Tout ce pataquès autour de Thelma la légende, cet ostracisme sur Facebook pour cause de respect de la vie privée m'ont laissé totalement froide. Pourtant le sujet de l'importance de la vie sociale sur Facebook est un sujet intéressant, mais là cela manquait de crédibilité pour moi.
Par contre j'ai été touchée par la relation entre Simon et son père, et par sa grand-mère également. Sa quête d'identité, à travers ses photos notamment, était un aspect qui me plaisait aussi. Mais j'ai trouvé cela sous-exploité, et finalement gâché par le reste.
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Athanase45
  01 juillet 2018
C'est pour moi la magie principale de la littérature pour la jeunesse : en rejouant pour nous l'enfance, l'adolescence, les premiers émois et les premières fois, elle nous invite à nous rappeler d'où nous venons, à revisiter des séquences de nos vies parfois oubliées et qui pourtant portent, soutiennent, entretiennent le meilleur – je ne dis pas le plus facile - de ce que nous sommes aujourd'hui. Peut-être y a-t-il pour un adulte un plaisir régressif à lire ces livres, mais ils ont aussi le grand intérêt, quand ils sont authentiques, de nous faire entrevoir, de l'intérieur, comment vivent les jeunes aujourd'hui. Un peu de fiction remplace parfois avantageusement beaucoup de sociologie…
Le coeur est un muscle fragile, de Brigitte Smadja, est un de ces livres. Centré sur la personne de Simon, le récit nous raconte la vie d'un garçon du CE1 à la troisième. L'histoire est enchâssée entre un prologue qui nous donne envie de savoir qui est Simon et comment il en est arrivé là, à 15 ans et demi, et un épilogue qui vaut dénouement heureux.
Nous rencontrons Simon à un moment délicat, dont on devine immédiatement la violence. Il vient d'être victime sur Facebook d'un lâchage - pour ne pas dire d'un lynchage - généralisé, au point même que ses deux meilleurs amis, Nessim et Léonard semblent eux aussi sur le point de l'abandonner. Il est désemparé. Comment en est-il arrivé là ? Il y a une histoire de fille, mais ce n'est pas clair. C'est ce que le livre va éclaircir, au prix d'un long retour en arrière, qui ressaisit toute sa vie depuis l'âge de 7 ans et demi.
En ce sens, le coeur est un muscle fragile, est un vrai roman d'apprentissage. Sur l'amitié, sur le milieu scolaire, les relations avec les parents, sur l'apparition des premières filles dans les radars des garçons et la naissance du sentiment amoureux. Plus subtilement, ce que le roman de Brigitte Smadja s'emploie à cerner et décrire, c'est chez Simon la lente et progressive construction de l'intime et l'énorme effort qu'il doit déployer pour préserver cette vie intérieure contre tous les empiètements du monde extérieur, jeunes et adultes confondus.
Dans cette construction de son for intérieur, et sans qu'il en soit réellement conscient, Simon va trouver un appui épisodique mais puissant auprès d'une grand-mère, refuge hors normes, qui vit en Normandie et a la passion des nuages. du coup, le ciel a beaucoup d'importance dans la vie de Simon. Simon est dans les nuages. C'est la faute – ou la grâce – de Nine, qui ne se sépare jamais de son appareil et les photographie sans cesse en couleurs, en noir et blanc. de Nine, Simon, photographe lui aussi, tient donc ce regard affûté qui n'ignore rien du monde visible parce qu'il guette sans cesse les formes fugitives qui se dessinent dans le ciel. Brigitte Smadja rythme d'ailleurs ses chapitres avec des titres qui sont autant de considérations célestes : Ciel bleu limpide, miraculeux ; ciel perturbé électrique ; nuits blanches ; faut quitter les nuages.
Arrive bien sûr le moment où les filles deviennent la grande affaire des garçons. Qu'en pensent-ils exactement des filles, les garçons ? Elles se sont transformées trop vite pour eux. Simon s'étonne quand il revoit Assia : il est « abasourdi par ce changement » (118). Son copain Nessim confirme : « les filles, elles changent si souvent que tu sais jamais à qui t'as affaire ». Puis, un peu plus loin, « les filles, faut pas chercher à les comprendre ». En fait « les filles sont comme ça » (97). Léonard qui a conquis la belle Assia n'est sûr de rien au point de demander à Simon : « j'arrive pas à comprendre si on est ensemble ou si on n'est pas ensemble. Tu dirais quoi, toi ? » (95) mais la question essentielle avec les filles est peut-être : « qu'est-ce qui les fait rire ? » (45). Alors Assia, Hortense, Bérengère, Thelma, Dune, Charlotte, qui êtes-vous ?

Brigitte Smadja épouse ces transformations et ces interrogations avec empathie et justesse. Elle compose d'ailleurs une scène stupéfiante de vérité entre Simon et Charlotte, la petite soeur de Léonard dont on devine qu'amoureuse de l'ami de son frère, elle est déjà prête à se jeter à son cou. (219 – 221) le coeur est un muscle fragile effleure l'enfance et l'adolescence avec un mélange étonnant d'acuité et de tendresse, de pudeur et de drôlerie émue. Nous ne savons plus comment les ados vivent, ni dans quel monde, qui n'est plus le nôtre depuis longtemps. Brigitte Smadja, qui est aussi enseignante et vit à leur contact, semble avoir un sixième sens pour nous les faire redécouvrir.
Lien : http://littejeune.blogspot.c..
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zazimuth
  30 mai 2017
Un beau coup de coeur (sans jeu de mots^^) pour ce roman pour ados emprunté à la médiathèque. J'aime généralement ce qu'écrit cet auteur et je n'ai pas été déçue.
Le récit est un long flash-back qui explique pourquoi Simon Peretti, élève de seconde est victime de cyber harcèlement qui l'isole complètement y compris de ses meilleurs amis.
C'est aussi une histoire d'amour à une époque où la réputation et la popularité après laquelle les jeunes courent sur les réseaux sociaux rend tout plus compliqué.
Simon aimerait préserver sa rencontre sur internet avec Dune et garder privés les sentiments qu'il éprouve.
Marginalisé par son goût pour les poésie et les photos de ciel, il se force néanmoins à suivre ses copains d'enfance, Léonard et Nessim sur le terrain des "racailles", les Friches dont l'héroïne à moto est la belle et mystérieuse Thelma.
C'est aussi l'histoire d'un quiproquo et Simon va devoir faire des choix.
Un roman sensible, tendre et mordant pour décrire une réalité à laquelle les ados d'aujourd'hui sont confrontés.
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critiques presse (1)
Ricochet   12 juillet 2016
Brigitte Smadja reconstitue le cœur et les pensées d’un adolescent d'aujourd'hui, usant du discours indirect libre jusqu'à nous perdre dans l’âme, un chouïa hypocrite, de son héros.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
zazimuthzazimuth   30 mai 2017
Les filles sont comme ça, elles ont besoin de décortiquer une phrase que tu as écrite tu te souviens même plus quand, une phrase que tu nies, mais qu'elles te brandissent sous le pif en déroulant devant toi les 302 messages enregistrés, date, heure, qu'elles te lisent, preuves irréfutables, qu'elles t'invitent à consulter toi aussi parce que ces messages sont forcément enregistrés, mais toi, jamais tu les relis. Les filles, si, elles lisent tout, elles commentent tout, elles passent leur temps à consulter les archives. (...) Flippant. (p.97)
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zazimuthzazimuth   30 mai 2017
 Heure après heure, il doit affronter les commentaires et les rires, de plus en plus inquiétants, ne pas réagir lorsqu'un type de terminale l'invective : « Alors le mytho, à qui tu vas les raconter maintenant tes bobards ? », ne pas s'étonner de constater qu'à chaque cours il est seul.
A midi, c'est à peine s'il se souvient de sa vie antérieure, celle de lavant-veille, quand tout le monde voulait être l'ami de Simon Peretti. Entre une idole et un pestiféré, la différence est mince. C'est à peu près la seule pensée cohérente qu'il réussit à formuler et qu'il écrit à Dune. Il ajoute : « Mes frères m'abandonnent. Le lynchage se poursuit. Le ciel se couvre. Il y a un goût de métal dans l'air. » (p.12)
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zazimuthzazimuth   30 mai 2017
Très vite, il reprend ses habitudes comme celle de laisser traîner ses affaires, de se lever toujours de mauvaise humeur le matin, et très tard, quand le réveil ne sonne pas. Ce qui énerve son père, et Simon préfère. Il ne le prend plus pour un ado perturbé, dingue peut-être, mais pour un ado insupportable. C'est plus facile à vivre. (p.170)
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zazimuthzazimuth   30 mai 2017
- Simon, tu as 8 ans et tu as déjà tué ton père. Voilà une bonne chose de faite. Félicitations. Toutefois, si je devais mourir, vraiment, je suis content que tu aies trouvé des amis dignes d'être invités à mon enterrement. Maintenant, mets-toi une bonne chose dans la tête : je vais être là encore longtemps pour te pourrir la vie. (p.41)
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zazimuthzazimuth   30 mai 2017
C'est la deuxième fois que tu ne vas pas à ton cours de boxe. Tu romps notre contrat, mais surtout tu te prives d'un plaisir et pourquoi ? Parce que tes potes, tes frères, comme tu dis, ne t'ont pas suivi. Et alors ? J'aime l'opéra et malgré tous mes efforts pour te le faire apprécier, tu ne l'aimes pas. Ce serait une raison pour me priver du plaisir d'en écouter ? Une raison pour qu'on ne s'aime plus ?  (p.63)
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Video de Brigitte Smadja (1) Voir plusAjouter une vidéo
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Début du film "Il faut sauver Saïd" de Didier Grousset (2007)
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