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ISBN : 2266155164
Éditeur : Pocket (08/02/2006)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 33 notes)
Résumé :
tome 2 famille "Ballantyne"

Suite des aventures en Afrique de Zounga Ballantyne et de sa sœur Robyn.
Zounga, sa femme Aletta et leurs deux fils Ralph et Jordan quittent le Cap et s'installent à Kimberley pour y exploiter une concession de diamants. C'est la période de la ruée vers le diamant et les conditions de vie sont pires qu'au Far-West.
Aletta va très vite mourir d'une fièvre et laissera Zounga seul pour élever ses deux fils, aidé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
ladesiderienne
  24 juillet 2013
Ma critique sur "L'oeil du faucon", le premier opus consacré à la série "Ballantyne" ayant été plutôt brève (j'avais pour excuse celle de débuter sur Babelio), je vais tenter de donner sur ce deuxième volet un avis un peu plus étoffé. Il sera cependant à sens unique car je suis une grande fan de Wilbur Smith. Pour moi, c'est le roi incontesté du roman d'aventures, capable de nous embarquer dans de folles épopées à couper le souffle et cela pendant des centaines et des centaines de pages (cette série comporte déjà 4 tomes de 800 pages).
Moi qui ai horreur des "gros pavés", pas un instant, je ne me suis ennuyée à la suite de cette famille de pionniers partie faire fortune au XIXième siècle en Afrique australe dans une concession de diamants puis dans la chasse à l'ivoire. Je vous assure qu'il y a de quoi combler tout désir d'évasion ou de voyage pas cher. Âmes sensibles, passez cependant votre chemin car ni les colons, ni les tribus autochtones ne se comportent en enfants de choeur, la violence est souvent présente à chaque détour de pistes...
Personnellement, j'ignore si cette histoire s'appuie sur des faits historiques réels. Peu importe, cela ne m'a pas empêché d'en apprécier tous les rebondissements et avec Wilbur Smith, croyez-moi, on est servi !
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mauriceandre
  18 février 2015
Dans ce tome 2 de la Saga "Ballantyne" nous retrouvons Zouga, accompagné de sa femme Aletta et de leurs deux fils Ralph et Jordan, quittant le Cap pour s'installaient à Kimberley et y exploiter une concession de diamants.
La plupart des gisements important sont la propriété de Cecil Rhodes, un homme singulier,qui après avoir fait fortune à l'âge de vingt ans, est retourné en Angleterre pour y étudier, avant de revenir sur les lieux de ses exploits, où il a bien l'intention de se tailler un empire.
Jordan, le plus jeune, deviendra son secrétaire et sera parti prenante dans l'édifications de la British South African Company.
Les Anglais n'auront de cesse qu'ils aient accaparés les meilleures terres et les richesses inouïes du sous-sol.
Après la défaite du roi Lobengula et la mise en coupe réglée du pays L'affrontement sera inévitable et Il ne pourra être que sanglant.
C'est trop bon de pouvoir s'évader de nos tristes vies ;-))
Toujours aussi prenantes, les histoires imaginées par l'Auteur m'ont transportées a l'époque de la fièvre diamantifère, tellement que j'ai surfé sur la toile pour en savoir plus sur les diamants.
Saviez vous que les diamants ne peuvent pas être mouillés et c'est cette particularité qui en facilite l'exploitation industrielle.
Le minerai est transporté en usine pour être concassé et tamisé afin de libérer le diamant de sa gangue. Puis l'on procède au lavage qui élimine les boues et une partie du minerai. Ensuite on passe les résidus dans des agitateurs et séparateurs à liqueur dense, ce qui permet de séparer les cristaux grâce à leur différence de densité. La récupération finale du diamant va se faire sur des courroies enduites d'une graisse épaisse dans laquelle le diamant sera le seul à adhérer. Ces courroies sont raclées et les diamants sont enfin récupérés en faisant fondre la graisse.
merci a Thierry Piélat pour sa traduction
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iarsenea
  09 novembre 2017
Le premier tome de cette série avait été une surprise totalement inattendue. Une histoire riche et documentée sur le continent africain et sur l'esclavage, ainsi que sur ses premiers habitants missionnaires et chasseurs d'éléphants.
Si cette fois-ci, je ne peux plus clamer la surprise, j'ai tout autant adoré ce deuxième tome de la série qui traite davantage de l'époque de la colonisation de l'Afrique australe, des guerres avec les tribus en place et de l'exploitation des mines de diamants. Zouga Ballantyne est encore au centre de cette histoire, de même que ses fils Ralph et Jordan, qui, chacun à leur manière, deviendront des membres importants de la colonie. Robyn, qui était le personnage principal du premier tome, est davantage en second plan, mais fait tout de même encore partie de l'histoire, tout comme le sont son mari et Mungo St-John, le négrier du premier tome.
Dans cette histoire, pas de héros parfaits. Que des hommes et des femmes qui font ce qu'ils doivent faire pour survivre sur cette terre sans merci qu'est l'Afrique.
Ce livre est, tout comme le premier tome, une vraie brique. Ce n'est pas le genre de livre qu'on lit d'une traite. Il est tellement riche et concentré qu'il faut le lire en petites doses pour le « digérer ». Mais l'effort en vaut largement la peine et on ressort du livre admiratifs et haletants, avec le goût de partir à l'aventure. J'ai bien hâte de m'attaquer au troisième tome, La troisième prophétie.
Lien : http://lecturesdisabelle.blo..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   31 juillet 2015
Pendant que la lave se refroidissait, la bulle de carbone subissait une transformation plus extraordinaire encore. Elle se solidifiait en un cristal à huit faces, géométriquement symétrique, de la taille d’une figue verte, si complètement débarrassé de ses impuretés dans la fournaise du centre de la Terre qu’il était aussi transparent et pur qu’un rayon de soleil. Les pressions auxquelles il avait été soumis avaient été si terribles et constantes, son refroidissement si régulier, qu’il ne présentait pas la moindre fissure.
Ce parfait morceau de feu refroidi était d’une telle blancheur qu’il eût semblé bleu à la lumière, mais il n’avait jamais resplendi. Il était resté piégé dans une obscurité totale pendant une éternité et jamais la moindre lueur n’avait pénétré ses profondeurs lumineuses.
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CielvariableCielvariable   06 février 2019
Il possédait sa forme depuis deux cents millions d’années, n’avait jamais été exposé à la lumière du jour et ressemblait pourtant à une goutte de soleil distillé.

Il avait été engendré sous des températures proches de celles qui règnent à la surface du Soleil, dans les profondeurs infernales du magma en fusion qui sourd du noyau de la Terre.

Cette chaleur terrifiante en avait brûlé toutes les impuretés, n’avait laissé que les atomes de carbone à l’état pur. Soumis à des forces inimaginables, ces atomes avaient été comprimés jusqu’à atteindre une densité supérieure à celle de toute autre substance naturelle.

Portée à travers une des failles de la croûte terrestre par la lente progression de la lave, la minuscule bulle de carbone liquide avait presque atteint la surface quand le flot de lave s’était figé.

La lave s’était refroidie au cours du millénaire suivant et avait pris la forme d’une roche bleuâtre tachetée, composée de gravier aggloméré en une matrice solide. Cette formation était naturellement dissociée de la roche qui l’entourait et se limitait à un puits circulaire – l’ouverture de ce puits, en entonnoir, atteignait presque un kilomètre et demi de diamètre et son fond se perdait dans les abysses de la Terre.

Pendant que la lave se refroidissait, la bulle de carbone subissait une transformation plus extraordinaire encore. Elle se solidifiait en un cristal à huit faces, géométriquement symétrique, de la taille d’une figue verte, si complètement débarrassé de ses impuretés dans la fournaise du centre de la Terre qu’il était aussi transparent et pur qu’un rayon de soleil. Les pressions auxquelles il avait été soumis avaient été si terribles et constantes, son refroidissement si régulier, qu’il ne présentait pas la moindre fissure.

Ce parfait morceau de feu refroidi était d’une telle blancheur qu’il eût semblé bleu à la lumière, mais il n’avait jamais resplendi. Il était resté piégé dans une obscurité totale pendant une éternité et jamais la moindre lueur n’avait pénétré ses profondeurs lumineuses. Pendant ces millions d’années, la lumière du soleil n’avait été éloignée que de quelque soixante mètres seulement, une fine pellicule de sol en comparaison des abîmes où avait commencé son voyage vers la surface.

Depuis quelques années – un instant en temps géologique –, cette couche de sol était creusée petit à petit, véritable travail de fourmi accompli par une colonie de créatures vivantes.

Leurs ancêtres n’étaient pas encore apparus sur Terre lorsque ce pur joyau avait pris sa forme définitive, mais à présent leurs outils de métal déclenchaient de légères vibrations à l’intérieur de la roche demeurée si longtemps en repos, et chaque jour ces vibrations devenaient plus fortes à mesure que la couche de sol entre elle et la surface diminuait. Son épaisseur était passée de soixante à trente puis à quinze mètres, et ensuite de trois mètres à soixante centimètres. Vingt centimètres à peine séparaient maintenant le cristal de la lumière du soleil qui donnerait vie à ses feux encore éteints.
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CielvariableCielvariable   06 février 2019
Quand le chariot de Zouga Ballantyne parcourut en grinçant les derniers kilomètres de la piste de terre rouge défoncée qui le séparaient du kopje, celui-ci était déjà à moitié démoli, rongé comme un fromage par des asticots, mais des hommes grouillaient encore sur ce qu’il en restait. En contrebas, dix mille âmes – des Noirs, des Blancs, des gens à la peau brune – campaient dans la plaine poussiéreuse. La fumée gris sale de leurs feux domestiques troublait le ciel bleu de Chine. Les chercheurs de diamants avaient presque dénudé la plaine à des kilomètres à la ronde pour alimenter ces feux avec les beaux alhagis.

Le camp se composait de tentes sales et usées par le mauvais temps, bien que déjà des baraques en tôle ondulée laborieusement acheminée de la côte aient été construites à la hâte. Certaines, approximativement alignées, formaient les premières ébauches de rues.

Elles appartenaient aux acheteurs de diamants, qui, récemment encore, vagabondaient d’une mine à l’autre, mais avaient jugé profitable d’ouvrir boutique de façon permanente sous les restes du kopje Colesberg. Selon les toutes nouvelles lois sur les diamants de l’État libre des Boers, chaque acheteur patenté était obligé d’afficher son nom de manière visible. Ils le faisaient en accrochant une enseigne peinte de lettres grossières sur le petit bureau en tôle, mais la plupart ne s’en contentaient pas et hissaient au sommet d’un mât une banderole disproportionnée, au motif extravagant et voyant, pour avertir les chercheurs de leur présence. Ces drapeaux donnaient au camp une allure de fête foraine.
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CielvariableCielvariable   06 février 2019
Il ne lui restait qu’un chariot et un attelage réduit de bœufs. Quarante-huit heures plus tard, ils avançaient d’un pas lourd sur la piste envahie par les sables qui, à travers les plaines du Cap, conduisait à ce kopje, à près de mille kilomètres au nord, sous la rivière Vaal.

Le chariot transportait tous ses biens, la plupart sans grande valeur. Pendant les douze années qui avaient suivi son rêve grandiose, il avait quasiment tout perdu. Les importants droits d’auteur que lui avait rapportés le récit de ses voyages à travers les régions inexplorées au sud du Zambèze, l’or et l’ivoire qu’il avait ramenés de ces terres lointaines, l’ivoire recueilli au cours de quatre autres expéditions de chasse dans ce paradis obsédant et pourtant bien imparfait – tout cela avait été dépensé. Des milliers de livres et douze ans de souffrance et de déboires, jusqu’à ce que son rêve splendide se voile et s’aigrisse ; il ne lui restait plus qu’un vieux bout de parchemin à l’encre jaunie, dont les pliures se déchiraient au point qu’il lui avait fallu le coller sur une feuille de papier pour l’empêcher de partir en lambeaux.
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CielvariableCielvariable   06 février 2019
À une heure de l’après-midi, Zouga se tenait au coin de la place du Marché et regardait s’éloigner la charrette où étaient entassés les fauteuils de velours vert et le châlit en cuivre. Jock Danby conduisait l’attelage et sa femme, droite et mince silhouette, était assise sur le chargement. Aucun des deux ne se retourna vers Zouga et, quand ils eurent disparu dans le dédale de voies étroites et de baraques, celui-ci se tourna face au kopje.

Malgré sa nuit blanche, il n’éprouvait aucune fatigue et se sentait si léger qu’il parcourut presque en courant l’étroit chemin qui coupait l’imbroglio de concessions et de puits.

Les concessions du Diable étaient désertes : deux parcelles carrées de terre jaune nettement délimitées et jonchées de matériel abandonné. Les manœuvres noirs de Jock Danby étaient partis. Il y avait une cruelle pénurie de main-d’œuvre, et lorsque Danby ne les avait pas réunis la veille au matin, ils étaient tout simplement allés se louer pour la journée à un autre chercheur.
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