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Thierry Piélat (Traducteur)
EAN : 9782258090347
432 pages
Presses de la Cité (09/06/2011)
3.71/5   12 notes
Résumé :
Pour sauver sa fille, Hazel Bannock est prête à tout. Y compris à enfreindre la loi.
Hazel Bannock est à la tête d’un empire pétrolier. Alors que son yacht se trouve dans l’océan Indien, il est détourné par des pirates somaliens qui massacrent une partie de l’équipage. Hazel n’était pas à bord, contrairement à sa fille de dix-neuf ans, Cayla, qui est prise en otage. Une rançon faramineuse est demandée en échange de sa libération. Pour appuyer leur propos, les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
domi_troizarsouilles
  03 juin 2021
Ce livre est chronologiquement le 3e que j'aie lu dans unesérie sud-africaine, série que voulais absolument terminer avant la fin du mois de mai – voilà qui est fait, on est le 31 mai au moment où j'écris ces lignes. J'avais repéré plusieurs titres, et commandé l'un ou l'autre… mais celui qui m'attirait le plus, pas disponible en Kindle, est arrivé trop tard, entre-temps je m'étais lancée dans celui-ci, disponible immédiatement sur ma liseuse.
Et je dois bien dire : après les deux très bonnes surprises qu'ont été mes précédentes lectures sud-africaines, celui-ci est une relative déception…
Le seul bon point, qui est certes d'importance, est que la plume est virevoltante, explosive, extrêmement visuelle. On n'est pas dans un simple roman d'aventures, on est dans un film, on « voit » tout sans avoir l'impression de faire le moindre effort, et même dans les descriptions plus précises ou techniques – que ce soit un paysage semi-désertique qui n'évoque rien de ce que l'on connaît, ou l'aménagement paramilitaire d'un méthanier tout aussi mystérieux à mes yeux qu'un vaisseau extraterrestre - on a le sentiment de tout comprendre et on suit les personnages à la trace comme si on était invisibles dans leur sillage, en train de regarder par-dessus leur épaule. Cette maîtrise est vraiment remarquable, il n'y a pas d'autre mot !
C'est cette plume très adaptable à chaque situation qui, en plus, impose un rythme tout à fait lié aux événements qu'elle raconte. Il y a beaucoup, beaucoup d'action, on l'a compris, et on croirait que notre coeur s'emballe avec celui des personnages ; mais dans l'intermède très calme qu'on a, à peu près aux deux tiers du livre, on n'est pas loin de se dire que ça devient lassant, que ce calme plat cache quelque chose… mais désormais je pense que ce soudain et très relatif ennui est sans doute voulu dans la lecture, car juste après ça reprend de plus belle !
Hector Cross, le personnage principal, ne se repose jamais, on voit tout à travers ses yeux (sous le regard d'un narrateur omniscient) ; il est sans arrêt en éveil, affuté, prêt à bondir… et le lecteur reste concentré avec lui !
Le revers de la médaille, c'est que le contenu de ce livre est aussi creux qu'il est vivant. Il y a certes des rebondissements et des retournements de situation, mais qu'apportent-ils ? Ici, on est dans un univers très manichéen. Il y a d'un côté les bons, qui sont tous beaux et/ou forts et musclés et/ou super-entraînés et/ou très intelligents chacun dans son domaine et/ou démesurément riches ou complètement désintéressés de l'argent (ce qui, paradoxalement, semble revenir au même). Et en face d'eux, il y a les méchants mais alors très méchants, djihadistes pour donner une touche bien à la mode, dont le traitre de service bien sûr ; calculateurs, incapables de respect envers qui que ce soit, et certainement pas envers les femmes ; intelligents et dangereux eux aussi mais toujours un peu moins que les gentils, et bien sûr ils sont plutôt repoussants physiquement, d'une façon ou d'une autre…
C'est inévitable, on ne peut pas vraiment s'attacher à de tels personnages. Au début, j'ai peut-être eu un certain intérêt pour Hector Cross : sa droiture, sa rigidité, sa quasi-incapacité à sourire, etc. faisait de lui un personnage certes peu sympathique, mais bien typé d'homme mystérieux, le « bad boy » au grand coeur qu'il n'ouvre pas. Mais voilà : notre bad boy ne le reste pas longtemps, il tombe beaucoup trop vite amoureux, et s'il reste très dur dans ses combats, côté privé on tombe presque dans une certaine mièvrerie. de plus, on avait vu venir le truc comme le nez au milieu du visage, et paf emballé en deux coups de cuillères à pot ! La jeune Cayla, c'est tout pareil : hyper-désagréable au début, la petite fille riche et gâtée qui vit une espèce de crise d'adolescence du haut de ses 19 ans, est extrêmement antipathique… et devient charmante en quelques pages à peine ! Je ne vais pas tous les passer en revue, car ils sont tous faits du même bois branlant : ils sont trop peu crédibles, trop stéréotypés pour qu'on puisse les trouver touchants d'une quelconque façon.
En fait, c'est tellement cliché que ce serait risible, si seulement la confrontation entre ces différents personnages ne donnait pas lieu à des scènes d'une extrême violence ou cruauté, dont je n'ai pas compris l'intérêt. Certes, quand l'auteur relate une punition publique de quelques personnes du village qui ont pêché envers l'islam – en clair : la décapitation des deux hommes d'un couple homosexuel, ou la lapidation d'une femme prétendument infidèle, auxquelles on assiste aux premières loges – on sait que ce sont des choses qui existent même de nos jours… et avec cette plume hyperréaliste, ça fait froid dans le dos ! Mais quand cette même écriture nous entraîne dans des scènes de guérilla au nom du djihad, de contre-attaques au nom de la vengeance, et que ça n'en finit jamais car on est dans un cercle de « oeil pour oeil, dent pour dent », franchement ce n'est pas ma came.
Si on ajoute à ça quelques coquilles de traduction : « Elle tamponna le derrière de ses oreilles avec un peu de Chanel », vraiment ? Certes oui, par opposition au « devant »… mais « derrière » utilisé en substantif est lourd de la connotation de son autre acception (je cite Le Robert) : « Partie du corps qui comprend les fesses et le fondement. » S'il est bien une chose que j'ai retenue de mes études en traduction, c'est qu'il faut toujours prendre garde aux connotations de chaque mot. Bref, « l'arrière » de ses oreilles aurait été plus opportun ! Et à part ça, j'ai relevé quelques traductions littérales de l'anglais pour ce qui concerne certains chiffres, comme par exemple : « les premiers quarante hommes de la force expéditionnaire » - yes, the first fourty men etc., l'adjectif « first » se place avant le nombre même, en anglais c'est la bonne forme ! Mais en français on inverse, eh oui ! Il aurait dû écrire : « les quarante premiers hommes de la force… ». Et il y a l'un ou l'autre exemple similaire.
Alors, une fois de plus, on est bien d'accord : ce ne sont que des détails sur un livre de plus de 400 pages… mais on parle d'un livre qui ne propose rien de bien intéressant, à part de l'action, de l'action et encore de l'action, beaucoup de sang et crions vengeance ! Dès lors, je deviens d'autant plus sensible à tous ces détails qui seraient passés presque inaperçus dans un livre moins désolant.
Très sérieusement, je n'ai terminé ce roman que pour les raisons habituelles : je ne supporte pas bien l'idée d'abandonner un livre, et puis comme la plume est quand même très lisible (sans que ce soit un page-turner, n'exagérons rien !), ce n'était pas insupportablement pénible d'aller plus loin. Mais franchement, dommage qu'une telle écriture serve une histoire aussi désastreuse, car peu à peu elle en perd tout intérêt ! Pour sûr je ne lirai pas la suite des aventures de Hector Cross, ça ne représente aucun intérêt à mes yeux, et je ne suis pas certaine d'avoir envie de découvrir un autre livre de cet auteur, malgré le fait que j'ai vraiment apprécié sa plume.
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sandrine57
  24 janvier 2012
Ancienne championne de tennis, Hazel Bannock est née en Afrique du Sud mais a pris la nationalité américaine en épousant le riche homme d'affaires texan, Henry Bannock dont elle a une fille, Cayla. A la mort de son mari, elle prend la direction de Bannock Oil, compagnie qu'elle fait fructifier grâce à son sens aigü des affaires. Dure et intransigeante, elle n'a qu'une seule faiblesse: sa fille Cayla à qui elle passe tous les caprices.
Aussi est-elle désemparée le jour où elle reçoit un SMS de Cayla lui annonçant que le "Dauphin-amoureux", le yacht sur lequel elle voyage, vient d'être pris d'assaut par des hommes en armes.
Hazel met tout en oeuvre pour retrouver sa fille mais le bateau a disparu de la surface de la terre et même le gouvernement américain semble penser que Cayla est morte et que toute recherche serait vaine. Pourtant, elle est contactée par les pirates qui se réclament d'une mouvance islamiste et lui réclament une rançon faramineuse. Hazel n'a plus qu'un seul recours: demander son aide à Hector Cross, un ancien membre des forces spéciales britanniques. Il est son employé, elle ne l'aime pas, le soupçonne d'être raciste mais elle sait que lui seul pourra sauver son enfant. Entourés d'une petite équipe d'hommes de confiance, ils vont aller débusquer les ravisseurs jusque dans leur repaire.

Voici donc le dernier né du très prolifique Wilbur SMITH et j'étais bien curieuse de voir comment cet l'auteur allait se débrouiller avec une histoire ancrée dans l'actualité. Je dois dire que je suis déçue, pas intéressée par les descriptions détaillés d'un AK-47, d'un hélicoptère, d'un méthanier, pas emballée par l'histoire d'amour entre les deux héros. SMITH abuse de la caricature: la riche femme d'affaires belle et courageuse, l'ancien militaire viril mais au coeur tendre, la petite fille riche et capricieuse, les islamistes plus motivés par l'argent que par la foi,etc. A force, ses personnages perdent en crédibilité.
Ceci dit, tout n'est pas à jeter. Cela reste du Wilbur SMITH et l'homme sait raconter une histoire, décrire un paysage, faire découvrir un pays. Pour celui qui n'est pas trop regardant, Attaque en haute mer reste un bon roman d'actions et d'aventures.
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Tuclasakoi
  04 mai 2013
Hazel, ancienne célèbre tennis girl, veuve du magnat du pétrole Henry Bannock, se bat contre la gente masculine pour affirmer son pouvoir quand elle succède à son défunt mari. Hector Crow un ancien major dans l'armée est l'agent de sécurité de la Bannock Oil et il n'est pas dans les grâces de Hazel. La belle et séduisante veuve se trouve dans l'Emirat d'Abou Zara pour traiter avec le Prince Farid al-Mazra de l'évolution de l'entreprise et des champs pétrolifères. Sa fille Cayla, 19 ans, se trouve à bord du Dauphin-Amour, un immense yacht. Elle est prise en otage par des pirates dans les eaux de l'océan indien.
Une rançon faramineuse est exigée en échange de la jeune fille. Afin de convaincre la mère affolée de payer pour la libération de sa fille, une vidéo montrant un viol collectif sur la jeune Cayla lui parvient.
Hazel Bannock tente dans un premier temps de convaincre le président des États-Unis de l'aider à obtenir la liberté de sa fille. Mais celui-ci ne lui est d'aucun secours.
Malgré l'animosité qu'elle éprouve à l'encontre de Hector Crow, ancien membre des forces spéciales britanniques, Hazel sollicite l'aide de l'homme aux nerfs d'acier. Ensemble, ils vont mettre au point une opération commando pour arracher la jeune fille aux mains des pirates.
Les liens entre la patronne et son employé vont prendre une direction hors des canevas conformistes et les rebondissements de l'intrigue vont nous mener au coeur d'un suspense implacable, les montées d'adrénalines ne manqueront pas. Les schémas géopolitiques si souvent évoqués dans les news vont happer le lecteur au coeur de combats violents.
Attaque en haute mer est un roman brûlant d'actualité et évoque la piraterie moderne sous couvert de Djihad islamique.
Lien : http://wp.me/p2XwSI-4z
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JoyeuxDrille
  12 mars 2015
Un thriller écrit comme un scénario de film d'action hollywoodien. Dommage que l'originalité du sujet (la piraterie au large de la Somalie) ne soit pas plus au coeur de l'action et que Smith tombe trop facilement dans les clichés. Mais le thème central est la vengeance et les moyens de l'assouvir.
Lien : http://appuyezsurlatouchelec..
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Vidéo de Wilbur Smith
Wilbur Smith - Great Speech
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