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EAN : 9782070141005
416 pages
Éditeur : Gallimard (15/04/2014)
3.08/5   99 notes
Résumé :
Leah, Nathalie, Félix et Nathan ont grandi dans la cité de Caldwell, au nord-ouest de Londres. Ils se sont connus, aimés, ou juste frôlés, puis ils ont pris leur envol. Mais à l'approche de la quarantaine, ils vivent toujours dans ce quartier cosmopolite, où cohabitent la misère et une certaine réussite sociale.

Leah, qui semblait pleine de talent, végète dans une association caritative. Elle ne veut pas d’enfant, contrairement à son mari, alors elle ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
3,08

sur 99 notes
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carre
  04 septembre 2014
4 personnages au coeur d'un quartier londonien. A l'aube de la quarantaine et d'un premier bilan, qu'on fait de leurs rêves Leah, Nathalie, Félix et Nathan. Comment ont-ils basculés des années d'insouciance vers l'âge des responsabilités. Un drame va réveiller leurs interrogations.
Roman générationnel, héritage des origines, intégration, « Ceux du Nord-Ouest » traite souvent avec bonheur de sujets très actuels. le plaisir chez Z.S. vient de son évident plaisir à jouer avec les mots, on croirait entendre ces personnages nous interpeller tant l'écriture est incroyablement vivante. Une oralité aux couleurs caribéennes bien agréable.
Pourtant, j'ai plusieurs fois été gêné par ces choix de narration, Zadie Smith jongle avec les genres et m'a plusieurs désarçonné. Il m'a fallu plusieurs pages pour ne pas perdre le fil. Mis à part ce petit bémol, la belle anglaise signe un très bon roman, photographie d'une époque, d'une génération.
Un grand talent. 3.5
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Bazart
  09 février 2015

Il y a Leah, Nathalie, Félix et Nathan et il y a la cité de Caldwell où ils ont grandis et fréquentés le même lycée. A l'aube de la quarantaine Leah et Nathalie sont restées amies, elles affichent une certaine réussite sociale et un bonheur de façade, Félix et Nathan, eux, sont des ombres toujours dans l'attente de jours meilleurs. Ils vivent tous toujours dans ce quartier du Nord-Ouest, impossible à quitter.
Série de portraits avec jeunes adultes à l'heure des premiers bilans, méticuleuse description d'un Londres métissé très loin des guides touristiques,Zadie Smith nous invite dans la vraie vie des Londoniens et compose une formidable comédie humaine du XXIe siècle.
Très écrit, très littéraire, la romancière entraîne ses héros dans une habile déconstruction du roman générationnel. La deuxième partie du récit, fait de petits chapitres ou vignettes très courtes, nous éclaire sur l'enfance des protagonistes, nous les rend encore plus présents et vivants. Qu'est-ce qui a fait les adultes que nous sommes ? Vaste question que Zadie Smith empoigne, elle nous plonge dans une réflexion sociétale, politique et humaniste et nous livre un très grand roman sur le métissage, l'intégration et l'appartenance.
Féministe forcément féministe, engagée, dans la vie, Zadie Smith est une grande romancière. Voilà un très bon livre ,vraiment, d'un auteur que je ne connaissais pas et pourtant assez important si j'en crois google ,une sacrée photographie de l'Angleterre, certainement plus proche de Mike Leigh que de Ken Loach, que je vous conseille de lire toutes affaires cessantes...
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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traversay
  23 mai 2014
Pas l'ombre d'un doute : Zadie Smith est l'une des meilleures stylistes de la littérature actuelle et Ceux du nord-ouest, dernier opus en date de la susdite, et description d'un quartier londonien à travers le destin de plusieurs de ses habitants, ne fait que conforter cette opinion. Toutefois, on peut aussi de demander si ici, la structure du roman, ou son architecture, si l'on préfère, n'est pas de loin supérieure à son contenu. Autrement dit, Zadie Smith a tellement travaillé sa forme qu'elle en devient l'attraction principale du livre et que l'intrigue qu'elle développe est par ailleurs au mieux, anecdotique, au pire, superfétatoire. C'est fort dommage parce qu'il y a là, en suspens, une vraie étude sociale, dans un Londres bigarré, assez loin des stéréotypes, qui sonne juste et vrai. Mais ses personnages, dans ce faux roman choral, sont en définitive relativement antipathiques, froids et leur détresse affective peine à nous toucher. Et une fois encore, le brillant de l'écriture est contre-productif. Trop de subtilités, trop de changements de registres, trop de pessimisme psychologique. Zadie Smith semble avoir voulu théoriser la construction de son roman avant même de l'avoir écrit, avec un vernis post-moderne qui rompt avec le classicisme linéaire mais semble, en fin de parcours, artificiel voire prétentieux. Ceci étant, Zadie dans le rétro ou pas, reste un(e) auteur(e) de grande classe.
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pyrouette
  03 juillet 2014
La vie dans une cité est loin d'être le paradis, surtout dans un quartier où règne insécurité et drogue.
Natalie a tout fait pour partir du domicile familial, laissant toute la place à sa soeur qui habite dans leur ancienne chambre avec ses trois enfants. Elle a même changé de prénom, fait de brillantes études s'est mariée et demeure maintenant dans un quartier huppé de Londres, pas trop loin de la cité quand même. Leah, est restée à proximité de la cité, dans un logement social. Elle rencontre ses anciens voisins tous les jours se fera agresser dans la rue. Nathan est le sdf toxico, dealer de la cité. Pas méchant mais dans un sale état. Félix, lui c'est autre chose, il est parti mais revient voir son père. Pas facile la vie dans la cité et pourtant tous ces êtres arrivant à la quarantaine restent inexorablement attachés au quartier de leur enfance. Ils ne le savent pas encore et vont le découvrir avec nous, lecteurs, au fil des pages et de leur histoire. Les scènes de violence et de sexe sont dérangeantes, pourtant impossible de fermer et de ranger ce livre. L'endroit où nous vivons enfant est-il si important dans notre vie d'adulte ? Une vie de (mauvais) quartier croustillante et perturbante.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Corboland78
  22 juin 2015
Zadie Smith, née en 1975 dans une banlieue du nord-ouest de Londres, est une écrivaine britannique, fille d'un père anglais et d'une mère jamaïcaine qui émigre en Angleterre en 1969. Ses parents divorcent alors qu'elle est encore adolescente et à l'âge de 14 ans, change son prénom de Sadie en Zadie. Elle étudie la littérature anglaise à l'université de Cambridge. Son premier roman, Sourires de loup, paru en 2000 a reçu plusieurs prix et Ceux du Nord-Ouest qui date de 2012, vient d'être réédité en poche.
Zadie Smith est née dans le nord-ouest de Londres, donc ceux du nord-ouest, elle les connait bien et elle va nous les faire découvrir à travers quatre personnages principaux, Leah et Natalie principalement, Felix et Nathan qui se sont plus ou moins connus durant leur enfance et qui sont aujourd'hui des adultes ayant connu des destinées diverses. Leah, une rousse d'origine irlandaise sans enfants, travaille pour la mairie, Natalie – d'origine jamaïcaine - quand elle était une gamine et s'appelait encore Keisha (même démarche de changement de prénom que l'écrivaine ?), était la meilleure amie de Leah, aujourd'hui elle est mariée avec deux enfants et elle a un bon job d'avocate. Leurs voies ont divergé et même si géographiquement elles ne sont pas éloignées, elles vivent dans des mondes désormais séparés. Felix et Nathan eux, connaissent des destins plus tragiques, les drogues, la rue et pire encore pour l'un d'eux…
Le roman est terriblement dense et aborde à peu près tous les problèmes sociétaux de notre époque dont une longue liste n'épuiserait pas toutes les pistes : la mixité raciale et la place des minorités de couleur dans la société anglaise, les riches et les pauvres, la toxicomanie et ses corollaires, arnaques et déchéance, le conflit des générations complexifié dans le cas des enfants de parents d'immigrés, ceux qui se battent pour évoluer dans la vie et d'autres non, le sexe et ses dérivés, la pornographie et le désir – ou non – d'enfant chez les femmes, etc. Avec une sorte de moralité finale « Parce qu'on a travaillé plus dur (…) qu'on ne voulait pas se retrouver à frapper chez les autres pour faire la manche. On voulait s'en sortir. (…) Les gens ont généralement ce qu'ils méritent. »
Il ne s'agit pas d'un roman avec un début et une fin mais de tranches de vie(s), reliées les unes aux autres avec une maîtrise impressionnante par Zadie Smith. La narration est touffue, le plan du bouquin déroutant, les personnages secondaires nombreux, les repères chronologiques ne s'expriment que par des détails (une chanson à la mode, un volcan en éruption qui bloque le trafic aérien…) et le style de l'écrivain – ou les styles ? – varie selon les chapitres. Parfois récit, souvenirs, pensées des héros, bribes de dialogues se mêlent et s'enchaînent sans ponctuation distincte, parfois le texte est très classique dans sa forme mais des explications de situations ne viennent qu'à postériori. le lecteur est bousculé, sorti de sa routine de lecture habituelle et doit toujours rester vigilant pour ne pas être largué. Et c'est bon.
J'entendais dire beaucoup de bien de Zadie Smith depuis longtemps mais je ne l'avais jamais lue ; aujourd'hui je comprends ces louanges, il s'agit d'un grand écrivain de vraie littérature !
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critiques presse (3)
LaLibreBelgique   04 juillet 2014
Zadie Smith revient sur les lieux de son enfance, au Nord-Ouest de Londres.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LesEchos   23 avril 2014
Avec justesse et drôlerie, « Ceux du Nord-Ouest » décrit les affres paradoxales de l’ascension sociale, les hontes irrépressibles et les fidélités impossibles. Nul besoin d’avoir grandi à Kilburn pour s’y retrouver.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LesEchos   23 avril 2014
Avec justesse et drôlerie, « Ceux du Nord-Ouest » décrit les affres paradoxales de l’ascension sociale, les hontes irrépressibles et les fidélités impossibles. Nul besoin d’avoir grandi à Kilburn pour s’y retrouver.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre   03 septembre 2014
Je me souviens quand j'étais jeune, je supportais pas les vieux en de se plaindre constamment. Que les jeunes fassent ce qu'il ont à faire. Faut avoir confiance en eux. Faut les laisser faire leur truc !
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KichigaiKichigai   25 octobre 2018
62. Montaigne

Dans certains pays, les vierges exhibent leur intimité
tandis que les femmes mariées la couvrent. Ailleurs, les
bordels masculins existent. Ailleurs encore, on s’enfonce
de lourdes baguettes en or dans les seins et les fesses, et
après dîner on s’essuie les mains sur ses testicules. Il est des
régions où on mange les gens. D’autres où les pères décident,
alors que les enfants sont encore dans le ventre de leur mère,
lesquels vivront et seront élevés, et lesquels tués ou aban-
donnés. Kirkwood leva la main pour interrompre ce récit.
« Naturellement, remarqua-t-il, tous ces gens trouvent leurs
habitudes normales. » Quelques étudiants rirent. Natalie
Blake et Rodney Banks s’évertuaient à mettre la main sur
l’essai en question dans l’édition bon marché qu’ils parta-
geaient (ils avaient pour habitude d’acheter un exem-
plaire de chaque manuel, puis, lorsqu’ils n’en avaient plus
besoin, de le revendre dans l’une des librairies d’occasion
du campus). Le titre ne semblait pas figurer dans la table
des matières ni dans l’index, et le fait qu’ils ne se parlaient
toujours pas rendait la coopération difficile. « Quelle est la
leçon à retenir ici pour un juriste ? » demanda Kirkwood.
La main du remarquable jeune homme se leva. Même de
là où elle était assise, Natalie Blake pouvait voir les bijoux
sur ses doigts marron, et l’élégante montre au bracelet en
crocodile qui semblait plus vieille que Kirkwood. Il dit : « On
a beau s’armer de raison dans un tribunal, nous vivons dans
un monde déraisonnable. » Natalie Blake chercha à savoir
s’il s’agissait d’une réponse intéressante. Kirkwood marqua
une pause, sourit et répondit : « Vous avez une grande foi en la
raison, M. De Angelis. Mais pensez à l’exemple de la
semaine dernière. Des centaines de témoins se succèdent à
la barre : amis proches, anciens professeurs, anciennes infir-
mières, anciennes maîtresses. Tous sont formels : C’est bien
Tichborne. La propre mère de l’homme affirme : C’est mon
fils. La raison nous dit que le requérant pèse une soixantaine
de kilos de plus que l’homme qu’il prétend être. La raison
nous dit que le véritable Tichborne parle français. Et pour
tant. Et lorsque “la raison a eu gain de cause”, pourquoi les
gens sont-ils descendus dans la rue ? Ne vous fiez pas trop à
la raison. Écoutez, je crois que Montaigne est plus sceptique.
Il me semble qu’il n’essaie pas de dire que vous, juristes,
êtes raisonnables et qu’eux, le peuple, sont déraisonnables,
ou même que les lois auxquelles il se soumet le sont, mais
que, à leur décharge, ceux qui se soumettent aux lois de leur
pays font preuve de “simplicité, obéissance et exemple”.
Vous voyez, là ? À la fin de la page trois ? Tandis que ceux qui
entreprennent de les changer, c’est-à-dire les lois, sont habi-
tuellement monstrueux et malveillants. Nous nous considé-
rons comme de parfaites exceptions. » Natalie Blake était
perdue. Le jeune homme approuva en hochant lentement la
tête, comme d’égal à égal. Sa confiance paraissait injustifiée,
ne découlant pas de quelque chose qu’il ait dit ou fait. Une
feuille de papier passait de main en main dans la classe. Les
étudiants devaient inscrire leur nom complet et leur cursus.
Avant même d’écrire le sien, Natalie Blake chercha celui du
jeune homme.

pp 254-5
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pyrouettepyrouette   30 juin 2014
Dans les familles de part le monde, en diverses langues, cette phrase finit toujours tôt ou tard par être prononcée. Je ne te reconnais plus. Elle était toujours là, tapie dans un coin retiré de la maison, attendant son heure.Empilée avec les tasses, ou coincée entre les DVD ou derrière quelque autre appareil électroménager. Je ne te reconnais plus.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   24 avril 2014
S'il se trouvait qu'un sans-abri était assis par terre devant de supermarché de Cricklewood, Keiska Blake devait attendre que Leah Hanwell ait fini de se pencher vers l'homme pour lui parler, lui demandant, non seulement s'il avait besoin de quoi que ce fût, mais lui faisant aussi la conversation. Si elle était plus revêche avec sa propre famille qu'un clochard, cela ne faisait que suggérer que la générosité n'était pas infinie et q'il fallait s'en servir de façon stratégique, là où on avait le plus besoin. (...). Ce bon sentiment universel déteint sur Keisha par association, même si personne ne confondait le volontarisme cérébral de cette dernière avec la générosité d'esprit de son amie.
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veronique43veronique43   29 juin 2014
La route tourne effectivement sur elle-même. Elles se retrouvent sur un trottoir étroit qui semble être un cul-de-sac. Elles tiennent fermement les enfants, tandis que les voitures passent en trombe dans un sens et dans l'autre. Sur leur droite, un centre commercial en faillite, et un immeuble de bureaux voué à l'échec, vide, aux fenêtres presque toutes brisées. Sur leur gauche une étendue herbeuse nichée à côté d'une quatre voies. Censé être une oasis de verdure, c'est devenu une décharge sauvage.
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