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EAN : 9782070129928
448 pages
Éditeur : Gallimard (21/02/2013)
3/5   7 notes
Résumé :
Depuis une dizaine d’années, Zadie Smith publie des «essais ponctuels» comme elle aime à les appeler, dans les journaux et revues les plus prestigieux d’Amérique et d’Angleterre. Changer d’avis («au fil des ans l’opinion que l’on croit sienne évolue») les rassemble. Zadie Smith y déploie toute l’étendue de sa curiosité, et écrit avec passion sur les multiples sujets qui lui tiennent à cœur - la lecture, l’écriture, le cinéma, le voyage, Barack Obama, le langage, le ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Pirouette0001
  19 mars 2017
J'ai beaucoup aimé le roman "De la beauté " et également apprécié "Ceux du Nord-ouest " de cette auteure britannico-jamaïcaine, qui nous livre de belles histoires dans des milieux métissés.
Ici, sont rassemblés plusieurs articles ou courts textes de conférence qui lui ont été demandés sur des thèmes littéraires ou cinématographiques avec deux passages autobiographiques. Elle nous parle de Conrad et des lectures d'Obama, des stars féminines d'un autre temps comme Ava Gardner ou Anna Magnani mais également de David Forster Wallace pour ceux qui aiment.
C'est intéressant mais parfois un peu daté. Sans plus.
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keisha
  10 février 2015
Même si j'ai toujours tendance à mélanger Ali Smith, Monica Ali et Zadie Smith, je sais que ces textes sont dus à l'auteur de Sourires de loup, lu bien avant l'ouverture de ce blog. Ces "Essais ponctuels" écrits au fil du temps pour des journaux et revues sont regroupés en Lire, Être, Voir, Sentir et Se souvenir. le mieux est d'y aller franchement, sans se soucier du sujet, car rapidement l'on s'aperçoit que Zadie Smith s'exprime de façon originale, brillante, parfois inattendue, souvent humoristique et parfois plus difficile (j'avoue avoir lâché dans la dernière partie relative à David Foster Wallace : intelligent, certes, mais je me dois de lire l'auteur d'abord - peut-être)
Fille d'un anglais "de base" (chouettes passages sur son père et "sa" guerre en Normandie et Allemagne) et d'une Jamaïcaine, elle n'oublie pas son ascendance maternelle, ce qui lui permet une vision intéressante sur Zora Neale Hurston (connaissais pas) et Obama. J'ai adoré quand elle parle d'auteurs que je fréquente peu ou pas, tels Forster ("Les romans de Forster regorgent de gens qui hésiteraient avant d'emprunter un roman de Forster à la bibliothèque"), Barthes, Nabokov et Kafka. Je recommande Deux dimensions pour le roman et Mille fois sur le métier (d'écrivain), insiste sur le récit fascinant d'une Semaine au Liberia (il faut absolument lire cela!) ainsi que le génial Glossolalie, et là où je me suis le plus régalée c'est lorsqu'elle s'attaque au cinéma. Quand elle parle de Katharine Hepburn, on n'a qu'une envie, se débrouiller pour visionner un de ses films! Particulièrement Indiscrétions. (Un réplique du film : "Je vais vous dire quand on peut porter un jugement définitif sur les gens : Jamais!") Elle a même tenu une rubrique cinéma, et c'est du nanan . Même quand on n'a pas vu les films dont elle parle.
Bonne pioche donc à la bibliothèque, alors que je voulais emprunter un roman de l'auteur. Mais ces textes m'ont procuré un rare plaisir intellectuel (non, pas mal à la tête, je n'ai absolument pas dit cela). Lecture recommandée!
"S'il existe en ce bas monde un bonheur plus intense que de la [Katharine Hepburn] regarder lorsqu'elle est ivre en train de chanter Somewhere over the rainbow (cette fille savait faire beaucoup de choses, mais certainement pas chanter) en peignoir dans les bras de Jimmy Stewart, eh bien, je ne le connais pas."

Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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ileana
  28 septembre 2018
Je suis restée sur ma faim, car la plupart de ces textes porte sur des sujets qui ne me branchent pas. Ok, je me suis bien amusée avec les essais sur le cinéma (Anna Magnani dans Bellissima, Hepburn dans Indiscrétions, l'inénarrable Dix observations sur le week-end des Oscars) et j'ai été touchée par « un héros accidentel » où l'auteur évoque son père, ce anti-héros.
Cependant, tout cela reste dans le registre vite lu, aussitôt oublié.
Mais quoi dire de ses réflexions sur les essais littéraires d'E M Forster et la prose d'F Wallace ? C'est plutôt pour le public anglophone à mon sens.
Sans oublier : traduction médiocre et absence de date de sortie des textes, dont un certain nombre ont été publiés dans la presse.
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critiques presse (3)
Liberation   08 avril 2013
Pour Zadie Smith, 37 ans, c’est l’heure d’un point, sur ce qui a déjà été fait et reste à entreprendre. Un recueil d’essais, comme un pas de côté dans son parcours de romancière, une respiration, pour se relire. Du moins essayer.
Lire la critique sur le site : Liberation
LaLibreBelgique   22 mars 2013
Traitant de thématiques divers, des essais ponctuels de l’auteur de “Sourires de loup” se voient réunis en recueil. Elle y assure “changer d’avis”, mais c’est plutôt sous les traits d’une conscience alerte qu’elle s’offre à nous.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Telerama   20 février 2013
Un recueil d'essais fulgurants, où la romancière parle librement de son père, de littérature, de Kafka ou de Wallace... avec un humour caustique et irrésistible.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
lanardlanard   28 juin 2013
Brefs Entretiens [de David Foster Wallace] se présentait comme le contrepoids du caractère narcotique de la vie contemporaine, puis est allé au-delà. Il interrogeait la notion jamésienne [de William James] selon laquelle cette acuité mène, a priori, droit à la responsabilité. Il suggérait qu'un trop-plein d'acuité - surtout quand elle tourne autour de la conscience de soi - nous a permis d'être moins responsable que jamais. Il visait les lecteurs de ma génération, nés sous l'étoile de quatre révolutions imbriquées, que la philosophie jamésienne n'aurait jamais pu imaginer: l'ubiquité de la télévision, la voracité du capitalisme de la fin du vingtième siècle, le triomphe du discours thérapeutique et la rétrogradation de la philosophie au rang de branche de la linguistique. Comment faire preuve d'acuité lorsqu'on vous apprend à être passif? Comment déterminer une valeur réelle quand tout à un prix? Comment être responsable lorsque vous êtes, par définition, toujours la victime infantilisée? Comment vivre dans le monde lorsque le monde s'est effondré en langage?
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lanardlanard   17 juin 2013
Glossolalie

Le texte qui suit est une conférence donnée à la New York Public Library en décembre 2008.

1

Bonjour. Cette voix qui est la mienne aujourd'hui, cette voix anglaise avec ses voyelles arrondies et ses consonnes plus ou moins bien agencées - cette voix n'est pas celle de mon enfance. Je l'ai acquise à la fac, en même temps que la version non expurgée de "Clarissa" et le goût du porto. On pourrait croire à première vue que cela provient d'un simple désir d'ascension sociale, mais à l'époque j'étais convaincue que cette voix était celle des gens de lettres, et que, si je ne la faisais pas mienne, je ne serais jamais des leurs. Une personne plus courageuse que moi aurait peut-être résisté à cette idée en donnant au passage une leçon utile à ses pairs: les gens de lettres n'ont pas tous besoin d'appartenir à la même classe sociale, ni de parler de manière identique. j'ai fait le choix contraire. A la fois par lâcheté et parce que j'avais une envie innée de plaire à autrui, mais aussi parce qu'il ne s'agissait pas juste pour moi de troquer une voix pour une autre. Ma propre enfance avait été une histoire de mélanges, une synthèse d'éléments disparates. L'idée que je quittais Willesden pour Cambridge ne m'avait jamais effleuré l'esprit. Je pensais que j'additionnais Cambridge à Willesden, que j'ajoutais la nouvelle façon de parler à l'ancienne, de nouvelles connaissances à ce que j'avais déjà. Ainsi, pendant un certain temps, quand je rentrais à la maison pour les vacances, je parlais avec mon ancienne voix, et dans cette voix révolue j'avais l'impression de ressentir et de dire des choses que je ne pouvais pas exprimer en face, et vice versa. J'ai été émerveillée en quelque sorte par la facilité avec laquelle je passais de l'un à l'autre? C'était comme avoir deux vies.
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colimassoncolimasson   11 juin 2013
J'essaie de lire équilibré comme on dit qu'on mange équilibré : si vos phrases sont trop amples, ou baroques, réduisez votre consommation de Foster Wallace, et mettez-vous à Kafka, comme l'on se fait une cure de légumes crus. Si voter esthétique est devenue si raffinée qu'elle vous empêche de coucher un seul mot sur le papier, arrêtez de vous inquiéter de ce qu'en dirait Nabokov : prenez donc du Dostoïevski, pour qui le style était moins important que la matière.
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lanardlanard   16 juin 2013
Une semaine au Liberia

Lundi

Il n'y a pas de vols directs pour le Liberia depuis l'Angleterre. Il faut soit passer par Bruxelles, soit voyager avec Astraeus, une compagnie spécialisée qui porte le nom d'une déesse romaine de la Justice, et qui propose un vol pour Freetown, en Sierra Leone, pays limitrophe. Sur ce vol les voyageurs sont principalement des Africains habillés comme s'ils allaient à l'église. Chapeaux élégants, strass et sacs Louis Vuitton font fureur. Un petit garçon avec un costume trois pièces et un nœud papillon se dandine dans le couloir. Seuls les non-Africains sont habillés pour l'Afrique, en pantalons kaki, sandales, tee-shirts chiffonnés. Leurs bagages sont d'une simplicité ostentatoire: sacs à dos usés, valises cabossées. Le barda d'une peuple nomade.
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KichigaiKichigai   19 février 2016
" À plus d'un titre l'écriture est l'acte qui consiste à dire Je, de dominer l'autre, l'interpeller : Écoutez-moi, voyez les choses à ma manière, changez d'avis, c'est un acte agressif voire hostile. Vous pouvez masquer cette agressivité autant que vous voulez à coups de propositions subordonnées, de qualificatifs ou de subjonctifs timorés, d'ellipse et de circonvolution -- en laissant croire à une suggestion plutôt qu'à une affirmation, à une allusion plutôt qu'à un énoncé -- mais on ne peut ignorer le fait que coucher des mots sur le papier relève d'une tactique d'intimidation, c'est une invasion, une manière d'empiéter sur l'espace le plus intime du lecteur en lui imposant la sensibilité de l'écrivain "


[Joan Didion citée par Zadie Smith]

pp.80-1


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