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Sean Phillips (Illustrateur)Steve Yeowell (Illustrateur)
ISBN : 1781082286
Éditeur : Rebellion (10/04/2014)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
2114. Our world and the Mega-Cities that are home to the last vestiges of humanity are constantly preyed upon by bestial forces from beyond the realms of decency. Thankfully such things are kept at bay by spiritual envoys employed by Vatican City, such as Devlin Waugh a Brit-Cit born bon viveur dandy and jolly good fellow to boot. When Vatican precognitive telepaths predict a horrific presence at the underwater prison of Aquatraz, Devlin is sent in to investigate an... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  22 septembre 2015
Ce recueil regroupe toutes les aventures de Devlin Waugh parue à ce jour (juillet 2014) dans le magazine "Judge Dredd megazine" et dans "2000 AD". Tous les scénarios ont été écrits par John Smith. Ces histoires sont initialement parues en 1992 et 2000.
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- Swimming in blood (Megazine 2.01 à 2.09, dessins et couleurs à la peinture de Sean Phillips) - le Vatican a eu vent d'une prédiction funeste concernant la prison située dans les profondeurs de l'océan au large des Bahamas, surnommée Aquatraz. le cardinal en charge de l'affaire dépêche l'agent très spécial Devlin Waugh. Arrivé sur place, il constate qu'il s'agit d'une éruption de cas de vampires. Les gardes réguliers de la prison meurent sous les crocs des vampires qui progressent inexorablement de sas en sas, mordant également les prisonniers. Pendant ce temps là, Devlin Waugh explique à quelques rescapés dans l'infirmerie à quel point ces vampires ont su évoluer et sont devenus résistants à la majeure partie des armements.
L'action de cette histoire se situe dans un futur lointain, la période à laquelle se déroulent les aventures de Judge Dredd. Il est tout fois possible de lire et d'apprécier cette histoire sans rien connaître de Dredd. D'un côté, le lecteur constate l'avancée régulière des vampires, leur soif de sang, leur goût pour la violence et leur force herculéenne. de l'autre, il se demande bien quand Devlin Waugh va se comporter en héros valeureux, fort et intelligent, sauvant les pauvres membres du personnel de la prison. John Smith joue avec habilité sur l'attente du lecteur, retardant ce moment, n'en distillant que quelques fragments avec parcimonie et révélant la personnalité de Waugh. Ce dernier se conduit comme un aristocrate auquel tous les égards son dus, avec une forme marquée d'égotisme, et un relent d'impérialisme colonialiste hérité d'une époque où le soleil ne se couchait jamais sur l'empire britannique.
Le lecteur se retrouve partagé entre son respect pour cet individu qui sait ce qu'il veut, dont la compétence suinte par tous les pores, raffiné et cultivé de surcroît, et son agacement devant ses manières précieuses et son attachement aux convenances et aux traditions. Sean Phillips dote Devlin Waugh d'un langage corporel en parfaite adéquation avec ce comportement, une prestance teintée de supériorité et de préciosité, ainsi que d'une suffisance marquée. le lecteur a l'impression de contempler un individu qui se croit sorti de la cuisse de Jupiter, et qui s'estime au dessus du commun des mortels. C'est un régal de ressentir la dérision british dégagée par cet individu.
Phillips le dote également d'une musculature à la fois imposante et sèche, et d'un maniérisme à la fois viril et dépravé. Il confère une présence animale aux vampires, et fait ressortir la progression grouillante des cafards dans tout ce qu'elle a d'immonde. le travail sur les couleurs est remarquable, allant d'une couleur dominante pour une scène, à des contrastes criants pour mieux faire ressortir un élément, ou en opposer 2.
Tout au long de ces 74 pages, John Smith maintient le lecteur dans le doute quant à la personnalité réelle de Devlin Waugh. Est-il un simple aristocrate imbu de sa personne et incapable de rien faire ? Ou son comportement dissimule-t-il un secret ? Il affuble Waugh d'un mode d'expression maniéré, affecté d'une politesse légèrement surannée, avec des phrases plein d'allusions à des affaires passées, aux noms vaguement évocateurs.
Durant ces 74 pages, le lecteur se délecte de la personnalité troublante de Devlin Waugh, hésitant entre charlatan et expert redoutable, à la fois grâce aux dialogues sophistiqués et aux images tantôt efficaces dans l'horreur, tantôt flirtant avec la parodie et l'autodérision. le mystère planant sur la nature réelle de Devlin Waugh finit par être levé et la vérité ne déçoit pas, elle renforce la mystique du personnage. John Smith et Sean Phillips ont créé un personnage fanfaron et raffiné, évoquant l'aristocratie anglaise colonialiste, en équilibre parfait entre hommage au premier degré et parodie moqueuse. Cette quintessence de la nature anglaise dépasse en goût le personnage d'Ampney Crucis créé par Ian Edginton et Simon Davies (voir Vile Bodies). 5 étoiles
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- Brief encounter (megazine 2.26, dessins et couleurs à la peinture de Sean Phillips, 9 pages) - Devlin Waugh arrive au spatioport de Megacity One en vue de participer au salon international du chat. Judge Dredd se charge des examens de contrôle à son arrivée.
John Smith et Sean Phillips sont de retour pour une courte nouvelle, dans laquelle le raffinement exquis et dévoyé de Devlin Waugh est confronté à l'efficacité brutale et sérieuse de Judge Dredd. Les composantes parodiques prennent le pas sur l'intrigue pour un face-à-face irrésistible entre de 2 individus à la vision du monde et au comportement incompatibles. 5 étoiles.
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- Chasing Herod + Reign of frogs + Sirius rising (2000 AD 1149 à 1173, dessins et encrage de Steve Yeowell, 154 pages) - Un objet de pouvoir a été dérobé dans les coffres du Vatican : le crâne d'Herod. Son pouvoir est incommensurable. Il revient à Devlin Waugh d'essayer de retrouver sa trace et de le récupérer. Malheureusement, le voleur a déjà bien entamé les préparatifs de la fin du monde.
Ce long récit ne bénéficie pas des dessins sophistiqués de Sean Phillips. Dès les premières pages, le lecteur comprend qu'il a perdu au change. Steve Yeowell se révèle un artisan compétent dans ces pages, mais terriblement plat. Il gomme tout second degré, et toute sophistication pour une représentation descriptive un peu simplifiée, manquant de substance. Fini les sous-entendus visuels, tout est premier degré et simpliste.
De son côté, John Smith a décidé d'arrêter de jouer la carte de la parodie, et de se concentrer sur son intrigue. Elle s'avère bien construite, pleine de péripéties, avec plusieurs rebondissements impossibles à deviner. Elle s'avère également très linéaire, avec des personnages dépourvus de toute épaisseur psychologique, réduit à un trait de caractère dominant, voire interchangeables si ce n'est pour une particularité physique qui permet de les différencier entre eux. C'est comme si John Smith avait changé de lectorat, qu'il ne s'adresse plus à des adultes, mais à de jeunes adolescents avides d'aventures rythmées et premier degré.
Smith s'avère toujours aussi habile à inclure des références à des mythes très divers et très variés, mais le lecteur constate rapidement qu'il ne s'agit que d'assaisonner les dialogues par des noms évocateurs, sans jamais utiliser leur signification ou les mythes auxquels ils se rapportent.
Après la saveur exquise et exotique de "Swimming in blood", le lecteur trouve cette histoire bien fade, bien longue et finalement dépourvue de toute qualité roborative. 2 étoiles.
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- A mouthful of dust (Megazine 3.72 & 3.73, dessins et encrage de Michael Gaydos, en noir & blanc) - Un ami vient trouver Devlin Waugh pour qu'il l'aide à se soigner d'une possession aux conséquences pustuleuses. Il s'en suit une expédition dans le désert pour retrouver une cité légendaire.
À nouveau, l'histoire est très linéaire, avec beaucoup de références à des mythes, pour un récit d'aventures solide et superficiel. Les dessins de Michael Gaydos sont noirs à souhait avec des ombres inquiétantes. 3 étoiles pour un récit d'aventures à l'ancienne et une ambiance réussie.
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- A love like blood (mega special 1993, illustrations de Sean Phillips) - Il s'agit d'un texte en prose de 6 pages, avec 3 illustrations de Phillips. Devlin Waugh doit se défendre contre un fan désirant le tuer.
À l'instar de "Chasing Herod", la prose de John Smith est facile à lire, factuelle avec ce qu'il faut de détails pour donner de la consistance au récit et aux personnages. Par contre, Smith ne donne pas plus d'indication quant à la personnalité de Devlin Waugh ou de son admirateur mortel. Les dessins de Sean Phillips n'apportent pas grand-chose au récit. 2 étoiles pour une histoire courte et légèrement déviante.
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