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EAN : 9782264074201
384 pages
Éditeur : 10-18 (16/05/2019)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Après le très culte Lys de Brooklyn, le retour de Betty Smith avec une chronique à la fois lumineuse et délicate de la première année d’un jeune couple dans une petite ville du Midwest des années 1920. Attendrissante, drôle, une œuvre tout en finesse qui illustre brillamment les joies de l’amour mais aussi les premiers chagrins face à une réalité parfois sans pitié ; la vie à deux, pour le pire comme pour le meilleur.
Carl et Annie étaient assis tout près l’u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  24 juin 2019
Publié en 1963, ce roman ressort dans la collection Vintage de Belfond.
On est en 1927 dans le Midwest (USA ) et Carl et Annie s'apprêtent à se marier sans l'accord de leurs parents, ils faut dire que Carl est encore étudiant et qu'Annie n'a pas la vingtaine . Mais il n'y a pas que ça : les parents du jeune homme comptent sur lui pour les aider financièrement, lorsqu'il sera diplômé et la mère (veuve) d"Annie a vraiment le plus grand mal à comprendre qu'Annie a peur de son beau- père ( lequel a tendance à vouloir la border le soir venu, avec un peu trop d'empressement...). (Ne croyez pas que l'auteur s'étende là dessus, c'est juste pour nous expliquer pourquoi Annie est si pressée d'échapper au foyer parental) .
Les jeunes gens sont enthousiastes à l'idée de commencer leur nouvelle vie, et cet enthousiasme se ressent dans ces pages qui débordent de fraîcheur, de confiance en l'avenir, d'énergie . Annie est fascinée par la vie estudiantine et n'a qu'une envie : apprendre, lire, progresser. Elle en est touchante, un peu naïve. Surtout pour nous, lecteurs du XXI siècle...
Et ça donne cet aspect vintage, un peu désuet... Mais elle a beaucoup de volonté, Annie.
Assez pour ignorer la " nullité" de leurs familles ...
Le seul vrai problème du couple, c'est l'argent.
L'argent qui manque, qui faut sans arrêt aller chercher par des petits boulots, difficilement compatibles avec les études. Ils habitent chez une logeuse et lorsqu'ils vivent avec 5 dollars par semaine, c'est le paradis...
Il ne se passe pas grand- chose et pourtant , on accroche. Ils sont attendrissants tous les deux, d'ailleurs tout leur entourage est sous le charme...
Charmant, frais, gai, instructif , mais aussi désuet, naïf et tout doux
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mumuboc
  11 juillet 2018
J'aime beaucoup cette collection Vintage des Editions Belfond : couverture et choix des textes.
1927 - Carl (Carlton) et Annie vont se marier. Ils s'aiment depuis des mois, lui 20 ans suit des études de droit, elle 18 ans, d'origine irlandaise a dû arrêter ses études afin d'aller travailler et ramener un peu d'argent à la maison.
Ils se marient seuls, sans famille, car des deux côtés cette union n'est pas acceptée : trop jeunes mais aussi incompréhension des parents de Carl. L'une pense que le mariage est précipité par l'arrivée d'un enfant, l'autre que leur fils s'est laissé abusé et va sacrifier ses études.
Ils sont amoureux, ils voient la vie en rose mais sans occulter les difficultés qui les attendent et principalement financières. Nous allons les accompagner pendant les premiers mois de leur union : ils vont se découvrir l'un l'autre véritablement, affronter la faim, le manque et bien d'autres petits événements, heureux ou non. Ils vont faire des projets, se soutenir mais c'est surtout Annie qui va être le moteur. 
Oh qu'elle est attachante cette Annie : elle est curieuse, observatrice, elle a soif d'apprendre et porte le regret d'études qu'elle n'a pas pu suivre. Elle résout les problèmes avec logique, s'attache aux gens qui l'entourent, essaie de comprendre le pourquoi de leur attitude. C'est une optimiste née, elle exploite tout ce qui s'offre à elle. Elle aime Carl mais s'affirme dans le couple, et c'est très moderne pour l'époque, en cherchant sa place, en refusant de sacrifier sa passion pour la littérature et en trouvant les moyens de l'assouvir. 
Une histoire de petites gens, vivant au jour le jour mais ayant de grandes espérances, où chaque dollar est compté, espéré mais en gardant les petits plaisirs de la vie. Leur grande force à ces deux jeunes gens c'est leur amour, qui faillit déraper mais qu'ils ont su faire évoluer au fil du temps et des difficultés, en se parlant, en s'écoutant.
De nombreux thèmes sont abordés : place de la femme, sexualité, grossesse, travail, argent, relations humaines etc... L'écriture est vive, moderne par les thèmes abordés (publication en 1963).
J'avais beaucoup aimé il y a des années le Lys de Brooklyn du même auteure, roman que je conseille souvent autour de moi : Betty Smith décrit à chaque fois des personnages n tout noirs ni tout blancs, ils sont attachants et pour les deux romans elle évoque la possibilité pour des personnes, même de condition très modeste, de se sortir des difficultés et de s'élever grâce aux livres, à l'écriture. Peut-être une part importante de son propre parcours. 
Si je ne l'écris pas, je peux penser que je serai un auteur, un jour. Si je l'écris, je constaterai peut-être que je ne serai jamais un auteur. Alors de quoi pourrai-je rêver. (...) Valait-il mieux rêver qu'on pourrait au lieu d'essayer de prendre l'énorme risque de constater qu'on ne pouvait pas ? Elle conclut que, pour certains, il était préférable de ne pas tenter de réaliser leurs rêves. (p181)
J'ai passé un délicieux moment, dans un univers un peu désuet mais si attachant.
Lien : http://mumudanslebocage.word..
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sweetie
  07 février 2020
La joie du matin se veut une suite au Lys de Brooklyn, même si les noms des personnages ont changé et que leur situation familiale s'est quelque peu modifiée. Exit Brooklyn et bienvenue dans une bourgade du Mid-West américain où Annie, dix-huit ans et Carl, vingt ans sont sur le point de se marier devant le juge de paix en ce début d'automne de 1927. Les deux jeunes gens vont faire l'apprentissage de la vie commune à la dure, lui étudiant en droit sans le sou et elle, peu scolarisée mais pleine de bonne volonté et de joie de vivre.
Le style d'écriture est naïf mais rend compte de façon réaliste des moeurs de cette époque et du fatalisme dans lequel les époux vivaient face à l'arrivée inopinée d'un premier enfant. le récit s'arrête en juin 1929, avant la krach boursier, et on ne peut que s'imaginer dans quelle précarité ce couple attendrissant se trouverait pendant les années suivantes. Une lecture facile, rapide mais divertissante.
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MAPATOU
  07 août 2019
Quelques mots sur l'auteure : Betty Smith naît en 1896 à Brooklyn et décède en 1972. Son premier roman publié en 1943 « le lys de Brooklyn » connaîtra un immense succès et sera adapté au cinéma puis en comédie musicale.
C'est par ce roman que je l'ai découverte, roman qui fut un énorme coup de coeur pour moi. C'est la raison pour laquelle, j'étais impatiente de découvrir celui-ci.
En 1927, la jeune Annie, tout juste 18 ans, quitte Brooklyn et sa famille pour venir retrouver son amoureux Carl. le jeune homme est étudiant en droit en seconde année dans une université d'un état du Midwest. le jour de son arrivée, les deux tourtereaux convolent en justes noces malgré la désapprobation de leurs familles respectives.
Commence alors pour le jeune couple l'apprentissage de la vie commune, les difficultés financières inhérentes à la vie d'étudiant, les petits jobs qu'il faut pouvoir trouver et assurer en dehors des heures de cours.
Annie n'est pas inscrite à l'université, elle a quitté l'école à l'âge de 14 ans pour aider sa mère à subvenir aux soins de ses frères. Mais Annie a une passion : la lecture. Elle utilisera la carte de prêt de Carl pour emprunter des ouvrages à la bibliothèque de l'université. Un monde s'ouvre devant elle, un monde dont elle va noter par écrit chacun des ressentis, des émotions qu'il lui inspire, un monde qui va peut-être l'aider à se révéler à elle-même.
Au fil des pages, Betty Smith nous dévoile l'évolution de ce tout jeune couple qui n'a pour tout bien que l'amour mutuel qu'ils se portent. Elle reprend aussi un thème qui lui est cher puisque déjà abordé dans son précédent roman : celui de l'émancipation des femmes grâce aux connaissances acquises par la lecture.
Lire « La joie du matin », c'est comme regarder un bon vieux film américain des années 30, rempli de bons sentiments, et je l'avoue, ça fait du bien !
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TheBookCarnival
  03 août 2018
La joie du matin de Betty Smith a été une merveilleuse surprise. C'est un récit de la persévérance enthousiaste. J'ai adoré cette lecture.
Nous sommes en 1927. Annie et Carl fuient se marier loin de New-York et surtout loin de leurs familles respectives qui n'approuvent pas leur relation. Ils sont jeunes et insouciants, Annie vient d'avoir 18 ans tout juste et Carl qui n'est pas beaucoup plus vieux, est étudiant dans une faculté de droit du Midwest. Leurs premiers pas dans la vie commune seront gauches, on pensera à deux enfants jouant à la dînette mais au fil des mois, leur union fera leur force et leur permettra de surmonter les épreuves d'un quotidien rude.
L'union de Carl et d'Annie, je dois l'avouer, m'a bien fait sourire sur les premières pages. J'étais assez sceptique quant à la pérennité de ce petit couple naïf. Au début, Annie fait un peu godiche sur les bords, on a l'impression qu'elle découvre la vie à chaque minute. Carl, quant à lui, est un peu brusque, il surjoue l'homme dans une sorte de caricature macho qui ne lui sied guère couplée à une façon un peu candide de concevoir le budget de son foyer, s'appuyant majoritairement et sans trop se poser de questions, sur l'argent envoyé par sa famille. On se dit que tout ça va aller dans le mur… et puis, c'est là qu'on est surpris, cette vie à deux va les faire grandir, s'épanouir malgré les épisodes de vache maigre et les divers coups durs qu'ils traverseront. le texte, surtout centré sur le personnage d'Annie et sur le regard qu'elle porte sur le monde qui l'entoure, m'a totalement subjuguée par la force de caractère qui s'en dégage. J'ai été épatée par la combativité d'Annie, sa façon de ne pas renoncer face aux petits coups du sort, son côté curieux des autres et des choses, son grand coeur, sa loyauté, sa volonté. Annie est un coeur vaillant extraordinaire qui porte une intelligence humaine folle et a un talent inouï pour les petits bonheurs du quotidien. On voit au fil des pages un jeune couple d'adolescents puériles construire un véritable foyer solide qui gagne en autonomie comme en indépendance vis-à-vis de l'autorité parentale et se donne surtout les moyens de s'en sortir et même de réussir, en faisant en sorte que Carl poursuive ses études de droit coûte que coûte. Betty Smith m'a charmée avec son récit, je l'ai savouré, c'était un moment de lecture extrêmement plaisant. J'ai adoré les personnages du roman que ce soit l'étincelante Annie, son bien-aimé Carl ou encore le doyen, la loueuse de chambre, l'épicier (entre autres...), eux-mêmes attendris et ensorcelés par la fraîcheur irrésistible d'Annie, tout comme le lecteur d'ailleurs. C'est une comédie humaine rayonnante sur la détermination de jeunes gens à s'en sortir ensemble, envers et contre tout, avec bonne humeur, esprit et courage.
La joie du matin est un roman que l'on pourrait qualifier de roman d'apprentissage car il renferme une leçon de vie éclatante d'optimisme, nous présentant deux jeunes amoureux sur qui on ne parierait pas au prime abord et qui vont nous prouver et se prouver tout au long du récit qu'ils détiennent une force de caractère incroyable. Betty Smith laisse un récit généreux et audacieux qui transmet, aujourd'hui encore, une belle énergie à ses lecteurs.
Lien : https://thebookcarnival.blog..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
iris29iris29   24 juin 2019
Valait- il mieux rêver qu'on pourrait, au lieu d'essayer de prendre l'énorme risque de constater qu'on ne pouvait pas ? Elle conclut que pour certains, il était préférable de ne pas tenter de réaliser leurs rêves.
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mumubocmumuboc   11 juillet 2018
Si je ne l'écris pas, je peux penser que je serai un auteur, un jour. Si je l'écris, je constaterai peut-être que je ne serai jamais un auteur. Alors de quoi pourrai-je rêver. (...) Valait-il mieux rêver qu'on pourrait au lieu d'essayer de prendre l'énorme risque de constater qu'on ne pouvait pas ? Elle conclut que, pour certains, il était préférable de ne pas tenter de réaliser leurs rêves. (p181)
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sweetiesweetie   07 février 2020
« Désolé », un mot bien commode, comme une gomme sur un trait de crayon.
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iris29iris29   24 juin 2019
(...); on prétend que les soucis rapprochent les gens. C'est faux. Ils les séparent.
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