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EAN : 9782264074201
384 pages
10-18 (16/05/2019)
3.44/5   35 notes
Résumé :
Après le très culte Lys de Brooklyn, le retour de Betty Smith avec une chronique à la fois lumineuse et délicate de la première année d’un jeune couple dans une petite ville du Midwest des années 1920. Attendrissante, drôle, une œuvre tout en finesse qui illustre brillamment les joies de l’amour mais aussi les premiers chagrins face à une réalité parfois sans pitié ; la vie à deux, pour le pire comme pour le meilleur.
Carl et Annie étaient assis tout près l’u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Publié en 1963, ce roman ressort dans la collection Vintage de Belfond.
On est en 1927 dans le Midwest (USA ) et Carl et Annie s'apprêtent à se marier sans l'accord de leurs parents, ils faut dire que Carl est encore étudiant et qu'Annie n'a pas la vingtaine . Mais il n'y a pas que ça : les parents du jeune homme comptent sur lui pour les aider financièrement, lorsqu'il sera diplômé et la mère (veuve) d"Annie a vraiment le plus grand mal à comprendre qu'Annie a peur de son beau- père ( lequel a tendance à vouloir la border le soir venu, avec un peu trop d'empressement...). (Ne croyez pas que l'auteur s'étende là dessus, c'est juste pour nous expliquer pourquoi Annie est si pressée d'échapper au foyer parental) .
Les jeunes gens sont enthousiastes à l'idée de commencer leur nouvelle vie, et cet enthousiasme se ressent dans ces pages qui débordent de fraîcheur, de confiance en l'avenir, d'énergie . Annie est fascinée par la vie estudiantine et n'a qu'une envie : apprendre, lire, progresser. Elle en est touchante, un peu naïve. Surtout pour nous, lecteurs du XXI siècle...
Et ça donne cet aspect vintage, un peu désuet... Mais elle a beaucoup de volonté, Annie.
Assez pour ignorer la " nullité" de leurs familles ...
Le seul vrai problème du couple, c'est l'argent.
L'argent qui manque, qui faut sans arrêt aller chercher par des petits boulots, difficilement compatibles avec les études. Ils habitent chez une logeuse et lorsqu'ils vivent avec 5 dollars par semaine, c'est le paradis...
Il ne se passe pas grand- chose et pourtant , on accroche. Ils sont attendrissants tous les deux, d'ailleurs tout leur entourage est sous le charme...
Charmant, frais, gai, instructif , mais aussi désuet, naïf et tout doux
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Quel plaisir de découvrir ce roman ressorti dans la collection Vintage de Belfond ! .

Nous sommes en 1927 , aux États - Unis, dans le Middle West.

Carl , Vingt ans, étudiant en droit en seconde année à l'université et Annie dix- huit ans, qui a quitté l'école à 14 ans afin d'aider sa mère à subvenir aux besoins de ses deux petits - frères , enthousiastes, ils sont sur le point de se marier, sans le consentement de leurs familles respectives .

Nous suivons avec bonheur les étapes de leur première année de vie de couple .

Ils sont très amoureux , un souffle de légèreté et de fraîcheur irrigue chaque page de cette vibrante chronique , la force étonnante de l'amour entier qui les unit , la naïveté d'Annie, avide d'émancipation , de liberté , fascinée qu'elle est par la vie estudiantine , elle n'a qu'une seule envie , au fond : apprendre, apprendre,, lire , au regret de ne pas avoir pu suivre des études. observatrice , curieuse , touchante , attendrissante .

Carl, sérieux , travailleur, courageux doit accepter des travaux à temps partiel afin de continuer ses études , le manque d'argent étant un gros problème pour le couple .

Une belle histoire de petites gens au jour le jour , pétrie des joies simples du quotidien , une femme enfant, son portrait sensible , celui d'une jeune personne américaine des années 20, sa franchise et sa joie de vivre, cherchant constamment le contact plus ou moins chaleureux avec l'entourage , sa faim de connaissance et les premiers chagrins , l'apprentissage compliqué de la vie , les ressentis , les émotions mêlées de Carl , plus réaliste et Annie assoiffée d'expériences nouvelles et de culture , passionnée par la vie.

Elle deviendra le moteur du couple .

Une lecture rapide , facile, désuète, charmante , simple, divertissante , qui touche au coeur et nous fait du bien ! .

L'écriture est moderne, vive, fluide .
L'auteure naît en 1896 à Brooklyn et décède en 1972.
Son premier roman publié en 1943 «Le-lys-de-Brooklyn » connaîtra un immense succès .
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J'aime beaucoup cette collection Vintage des Editions Belfond : couverture et choix des textes.

1927 - Carl (Carlton) et Annie vont se marier. Ils s'aiment depuis des mois, lui 20 ans suit des études de droit, elle 18 ans, d'origine irlandaise a dû arrêter ses études afin d'aller travailler et ramener un peu d'argent à la maison.

Ils se marient seuls, sans famille, car des deux côtés cette union n'est pas acceptée : trop jeunes mais aussi incompréhension des parents de Carl. L'une pense que le mariage est précipité par l'arrivée d'un enfant, l'autre que leur fils s'est laissé abusé et va sacrifier ses études.

Ils sont amoureux, ils voient la vie en rose mais sans occulter les difficultés qui les attendent et principalement financières. Nous allons les accompagner pendant les premiers mois de leur union : ils vont se découvrir l'un l'autre véritablement, affronter la faim, le manque et bien d'autres petits événements, heureux ou non. Ils vont faire des projets, se soutenir mais c'est surtout Annie qui va être le moteur. 

Oh qu'elle est attachante cette Annie : elle est curieuse, observatrice, elle a soif d'apprendre et porte le regret d'études qu'elle n'a pas pu suivre. Elle résout les problèmes avec logique, s'attache aux gens qui l'entourent, essaie de comprendre le pourquoi de leur attitude. C'est une optimiste née, elle exploite tout ce qui s'offre à elle. Elle aime Carl mais s'affirme dans le couple, et c'est très moderne pour l'époque, en cherchant sa place, en refusant de sacrifier sa passion pour la littérature et en trouvant les moyens de l'assouvir. 

Une histoire de petites gens, vivant au jour le jour mais ayant de grandes espérances, où chaque dollar est compté, espéré mais en gardant les petits plaisirs de la vie. Leur grande force à ces deux jeunes gens c'est leur amour, qui faillit déraper mais qu'ils ont su faire évoluer au fil du temps et des difficultés, en se parlant, en s'écoutant.

De nombreux thèmes sont abordés : place de la femme, sexualité, grossesse, travail, argent, relations humaines etc... L'écriture est vive, moderne par les thèmes abordés (publication en 1963).

J'avais beaucoup aimé il y a des années le Lys de Brooklyn du même auteure, roman que je conseille souvent autour de moi : Betty Smith décrit à chaque fois des personnages n tout noirs ni tout blancs, ils sont attachants et pour les deux romans elle évoque la possibilité pour des personnes, même de condition très modeste, de se sortir des difficultés et de s'élever grâce aux livres, à l'écriture. Peut-être une part importante de son propre parcours. 

Si je ne l'écris pas, je peux penser que je serai un auteur, un jour. Si je l'écris, je constaterai peut-être que je ne serai jamais un auteur. Alors de quoi pourrai-je rêver. (...) Valait-il mieux rêver qu'on pourrait au lieu d'essayer de prendre l'énorme risque de constater qu'on ne pouvait pas ? Elle conclut que, pour certains, il était préférable de ne pas tenter de réaliser leurs rêves. (p181)

J'ai passé un délicieux moment, dans un univers un peu désuet mais si attachant.
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La joie du matin se veut une suite au Lys de Brooklyn, même si les noms des personnages ont changé et que leur situation familiale s'est quelque peu modifiée. Exit Brooklyn et bienvenue dans une bourgade du Mid-West américain où Annie, dix-huit ans et Carl, vingt ans sont sur le point de se marier devant le juge de paix en ce début d'automne de 1927. Les deux jeunes gens vont faire l'apprentissage de la vie commune à la dure, lui étudiant en droit sans le sou et elle, peu scolarisée mais pleine de bonne volonté et de joie de vivre.
Le style d'écriture est naïf mais rend compte de façon réaliste des moeurs de cette époque et du fatalisme dans lequel les époux vivaient face à l'arrivée inopinée d'un premier enfant. le récit s'arrête en juin 1929, avant la krach boursier, et on ne peut que s'imaginer dans quelle précarité ce couple attendrissant se trouverait pendant les années suivantes. Une lecture facile, rapide mais divertissante.
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Quelques jours après l'anniversaire de sa majorité, Annie débarque dans une ville universitaire du Midwest pour rejoindre Carl, son amoureux. le couple se marie aussitôt. le garçon ne prévient sa famille qu'après coup, le privant ainsi de subsides essentiels à la continuité de ses études. Quant à Annie, elle fuit surtout son beau-père, au regard de plus en plus libidineux…
Personne ne donne crédit à ce mariage, pas même le doyen de droit à l'université, persuadé que Carl devra rapidement abandonner ses études. Il faut dire que les jeunes mariés manquent singulièrement d'expérience (et pas seulement sur le plan sexuel) et cette première année de mariage sera parsemée d'embûches : tout d'abord l'argent. Carl étudie et ne peut accepter que du travail à temps partiel, et encore au détriment de ses études. Quant à Annie, elle n'a qu'une expérience en usine et ne peut guère espérer trouver du travail de bureau. D'autant plus qu'elle se passionne pour la lecture et espionne certains cours d'université, délaissant d'autres activités. Et puis Annie rêve d'avoir une vie moins limitée que celle de femme au foyer.
En plus des soucis pécuniaires les deux amoureux découvrent que la vie de couple demande des compromis de tous les jours et malgré l'affection qu'ils se portent l'un à l'autre, la colère gronde parfois dans la petite chambre meublée où ils habitent. Quand la jeune femme se retrouve enceinte, les complications ne font que s'accentuer. Mais c'est sans compter sur la bonne volonté de Carl et surtout sur le caractère optimiste d'Annie.

Le roman de Betty Smith vaut d'ailleurs l'intérêt surtout grâce au portrait de la jeune fille : à la fois femme-enfant, cherchant le contact avec les gens (elle ne peut se contenter de faire des courses de façon anonyme et se doit de connaître les commerçants qu'elle côtoie), sa franchise et sa joie de vivre lui apporteront rapidement des complicités utiles pour la suite et sa faim de connaissances lui permettront de découvrir tout un monde inconnu jusqu'alors.
Sans être aussi marquant que le lys de Brooklyn, ce roman nous fait découvrir le portrait sensible d'une jeune femme américaine des années 1920, avide de liberté et d'émancipation mais surtout passionnée par la vie et la lecture.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Valait- il mieux rêver qu'on pourrait, au lieu d'essayer de prendre l'énorme risque de constater qu'on ne pouvait pas ? Elle conclut que pour certains, il était préférable de ne pas tenter de réaliser leurs rêves.
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Si je ne l'écris pas, je peux penser que je serai un auteur, un jour. Si je l'écris, je constaterai peut-être que je ne serai jamais un auteur. Alors de quoi pourrai-je rêver. (...) Valait-il mieux rêver qu'on pourrait au lieu d'essayer de prendre l'énorme risque de constater qu'on ne pouvait pas ? Elle conclut que, pour certains, il était préférable de ne pas tenter de réaliser leurs rêves. (p181)
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«  Elle m’a dit qu’elle était désolée .
——Facile à dire, après le plaisir qu’elle a pris à m’insulter.
——-Pense- t- elle que «  désolé » est un mot qui efface la façon odieuse dont elle m’a jugée et les choses qu’elle a dites ? . »
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«  Soudain, ils éprouvèrent un sentiment de honte.
Chacun détourna la tête.
«  C’est vilain, …….vilain, dit- elle..
Que jamais personne ne me dise que la pauvreté rend les gens généreux .
Nous sommes en train de souhaiter la mort d’un homme. ….. »
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« Désolé », un mot bien commode, comme une gomme sur un trait de crayon.
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Videos de Betty Smith (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Betty Smith
La chronique de Gérard Collard - Le lys de Brooklyn
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